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Le carnet de route de la famille Rolly


Le roulé aux letchis



J’ai faim !!!!
Ce matin, je décidais dans un élan de gourmandise non répressible, de faire un gâteau et pas n’importe lequel, le gâteau roulé à l’orange portugais du p’tit chef.
En même temps, comme c’est mieux de faire un gâteau à l’orange avec des oranges, je suis allée au supermarché du coin pour en acheter.
En rentrant, toute guillerette, j’ai rangé, illico presto toutes les courses pour me rendre compte que je n’avais pas pris les oranges. Ah, j’avais donc, acheté les trois-quarts du magasin (de dire tout, serait présomptueux…) mais pas les oranges. Hum, hum, que faire ?
Et là, je pense à la Fontaine et ses fables, « Maître Renard, par l'odeur alléché,… » l’odeur en l’occurrence est celle des letchis cueillis, hier dans le jardin des GJ (gentils jardiniers) et qui, à l’ouverture du frigo, chatouille mes narines implorantes.
Ni une, ni deux, je décidais de la jouer 100% local et de faire un roulé aux letchis.
Epluchage des letchis, récupération du jus après centrifugeage, etc, une heure après j’étais encore dans la cuisine.
Voilà, c’est fait et même goûté ; cela ressemble à une omelette sucrée avec un vague arrière goût de letchis, très mais, alors très moyen, le truc.
Je n’ai pas eu le temps de cuisiner le reste du repas et donc j’ai faim.

Moralité de l’histoire :
Lorsque l’on veut exercer sa créativité en cuisine mieux vaut ne pas avoir faim.

Le gâteau aux noisettes



Ingrédients :
- 4 oeufs
- 250g de noisettes
- 200g de sucre roux
- Un peu de beurre
- Un peu de farine de riz ou autre farine sans gluten s'il y a lieu


- Un moule à Savarin
- Un hachoir moulinette
- Un batteur électrique
- Saladier

Préchauffer le four à 180°.
Chemiser votre moule à savarin avec le beurre et la farine. (Attention, ne toucher plus l'intérieur du moule avec vos doigts, sous peine de voir le gâteau rester tout plat.)
Préparer de la poudre de noisette, en passant les fruits à la moulinette. Attention, il ne faut pas que la poudre soit trop fine.
Séparer les blancs des jaunes.
Battre, au batteur électrique, les jaunes avec le sucre jusqu'à que le mélange blanchisse.
Ajouter la poudre de noisette, mélanger bien.
Battre les blancs en neige très ferme.
Ajouter à l'appareil une grosse cuillère de blancs et bien mélanger.
Petit à petit, ajouter le reste.
Attention mélanger en tournant de bas en haut, l'idée est de faire pénétrer le plus d'air possible.
Verser dans le moule sans attendre et mettre le tout au four.
Cuire 30mn à 180°.
Le gâteau retombera un peu à sa sortie du four.

Galette au sarrasin



Je mets cette recette ici, pour l'avoir tout le temps sous la main. Je la recommande à tout le monde, je l'ai trouvé dans un livre de cuisine.
Pour 12 à 15 galettes :
250g de farine de sarrasin
50g de crème fraiche
2 cuillère à soupe d'huile 3 œufs
1/3 de litre de cidre doux
Eau
Sel
Facultatif :
Parfum
Hachis d'herbes fraiches
Zeste de citrons ou d'oranges
Sucre etc
Dans une jatte placer la farine puis les œufs, ajouter la crème et l'huile.
Tout en versant le cidre, travailler l'ensemble à la cuillère ou au fouet électrique jusqu'à l'obtention d'une pâte bien lisse.
Ajouter l'eau afin d'obtenir la consistance voulue, sachant que plus la pâte est fluide et plus la galette sera fine mais difficile à manipuler.
Saler légèrement.
Repos 2 heures.
Cuire comme une crêpe (je trouve que cet appareil cuit plus rapidement qu'une pâte au froment).


J'ai confectionné des mini galettes pour un apéro cet aprem, comme cela, en plus de la confiture d'orange qui les accompagneront, je pourrai les manger avec d'autres préparations.





Confiture d'abricot



L'année dernière, j'avais fait une super confiture d'abricot, il est vrai que je l'avais faite avec de très bons abricots cueillis sur l'arbre à maturité. Cette année, j'ai acheté une caissette de fruits type, tout venant, même pas vraiment bien mûrs. Je n'ai pas retrouvé la recette que j'avais suivi aussi je note ici, celle d'aujourd'hui pour avoir une trace et pouvoir faire des comparaisons.

Pour 2 kg de fruits :
1, 2 kg de sucre que je prends toujours pur canne. J'imagine que les paquets, où il n'est pas noté "Pur sucre de canne", contiennent de la betterave plus encline à contenir des produits chimiques nocifs.
Une poignée d'amande douce et une autre d'amande de noyau d'abricot.
Le jus de deux citrons.
Poivre noir moulu frais.

J'ai coupé les abricots en quatre puis je les ai saupoudrés de sucre et laissés macérer une nuit.

Cuisson pendant quarante minutes à petit feu et en tournant de temps en temps.
J'ai enlevé les fruits qui étaient déjà bien colorés et continué la cuisson pendant un quart d'heure.
J'ai ajouté les amandes et le poivre et attendu encore cinq minutes.
J'ai vérifié la densité en posant un peu de confiture sur une petite assiette sortant du congélateur, elle m'a semblé prête.
J'ai stérilisé 8 pots pendant qu'elle refroidissait.


Je n'en ai rempli que six avec l'aide de l'entonnoir à confiture. Elle est bien bonne et je trouve, in fine, que c'est bien peu.

Nota : C'est un grand jour, aujourd'hui, parce que j'ai réussi à stériliser les pots sans me brûler. Lorsque l'on trouve une solution à un problème qui nous suit depuis la nuit des temps, c'est l'extase.
J'ai utilisé la pince à bocaux d'Estelle et des gants de ménage, élémentaire mon cher Watson, sauf que c'est écrit nul part dans les livres de cuisine, même ma mère trouvait presque normal de subir des brûlures, un genre de châtiment en amont pour le péché de gourmandise qui se préparait.
J'ai essayé d'acheter à Nouméa une pince de ce type mais je n'en ai pas trouvé. Un truc à mettre dans la valise avant de repartir...








La galette des rois dite parisienne


Je me suis posée un challenge toute seule : réussir une galette des rois.
Plusieurs jours de cogitation à travers divers livres et sites de cuisine.
J'ai appris plusieurs choses surprenantes que je vais écrire ici, de sorte que, si il y a une prochaine fois, je n'aurai pas à refaire toutes les recherches.
Lorsque l'on regarde des vidéos sur la fabrication de la pâte feuilletée, on jurerait que c'est un jeu d'enfant. L'amusement est simplement connu pour être très long d'ailleurs, une sorte de résolution intergénérationnelle plane dans la plupart des familles : "La pâte feuilletée, jamais de la vie, pas assez de patience pour cela !".
J'ignorais que cela était aussi très technique et qu'en l'absence des produits chimiques utilisés par les pâtissiers, pas facile du tout.
La chaleur que nous avons ici en ce moment ne facilite pas les choses. La galette se fait traditionnellement en hiver et dans le nord de la France ce qui est un cas aggravant.


Les proportions : Il faut compter 600 g de pâte pour être large et/ou faire une galette pour 10 parts.

Pour la pâte feuilletée :
300 g de farine type 45 (plus facile à travailler)
220 g de beurre doux
80 g de beurre fondu
110 g d’eau (ma pâte était un peu sèche, je pense, la prochaine fois je mettrai plus d'eau)
1 cuillère à café rase de sel
50 g de farine pour étaler la pâte



J'ai fait une détrempe avec l'eau et le beurre fondu, c'est plus facile lorsque l'on ajoute du beurre.
A part le temps de repos de la détrempe qui est de 2 h, j'ai chaque fois mis la pâte à reposer 20 mn au congélateur et 10 mn au frigo en la retournant parce que le beurre avait la fâcheuse manie de fondre trop vite, normalement on ne doit pas travailler dans une pièce qui affiche une t° de plus de 20°.
Les pro utilisent un beurre (ou pire une margarine !) à feuilletage tout prêt et bourré de produits chimiques. C'est pour cela que cela paraît facile sur les vidéos. En vrai, le beurre sort allègrement de la pâte qui se troue régulièrement. Cela fait peur mais, in fine, tout n'est pas raté !
Il faut toujours avoir à l'esprit lorsque l'on cuisine que, 80% de la réussite d'un plat, provient de la qualité des produits utilisés et je vous assure qu'une galette au beurre fin de France et à la farine bio, ce n'est pas mal.
Si les pro utilisent ce beurre là, c'est parce qu'il contient moins d'eau. Sur le plan chimique, le feuilletage s'obtient grâce à l'eau contenue dans la détrempe qui en s'évaporant, écarte les feuillets obtenus par les différentes pliures. On comprend alors que le beurre doit en contenir le moins possible afin que se crée un équilibre entre l'eau et la graisse.
"Le beurre et la détrempe doivent avoir tous les deux la même t° et la même consistance ". Je n'ai pas trouvé comment faire cela, binp.
D'avoir mis, la pâte au congélateur est un mauvais pis aller, il est important que la détrempe et le beurre restent à la même T° hors si l'on place le tout au congélateur le beurre va refroidir plus que la détrempe mais vraiment, cela ne pouvait pas se faire autrement.
Il faut envelopper la pâte dans du film alimentaire pour lui garder son élasticité.
Il est important de découper la pâte avec un couteau bien aiguisé. Toute irrégularité l'empêche de monter. La retourner une fois découpée.
J'ai laissé la galette reposer 15 mn avant de l'enfourner, Mme de Saint-Ange dit au contraire qu'il faut la mettre à cuire tout de suite après la dernière abaisse, je vais y réfléchir pour la prochaine fois.
Pour dorer au jaune d’œuf, il ne faut pas mettre la dorure jusqu'à l’extrême bord mais s’arrêter 2 cm avant.
Autrement, y a plus qu'à...
Pour garnir la pâte il faut faire une crème d'amande et non pas une frangipane qui contient outre les ingrédients de cette dernière de la farine. Cela alourdit inutilement le gâteau.
300 g d'amandes bio mondées réduites en poudre au mixer ; les mettre dans le mixer avec les 170 g de sucre et mixer ensemble. Les mélanger ensuite avec 3 œufs et 140 g de beurre mou.
A l'origine la galette n'était pas fourrée, on la mangeait avec de la confiture.
C'est l'italien Frangipani au qui donna son nom à la crème frangipane faite à l'origine comme une crème pâtissière dans laquelle on écrasait des macarons. Cela ne doit pas être mauvais tout cela! Aujourd'hui, un peu d'amande les remplace.

Indispensable de faire la crème d'amande et la détrempe la veille malgré cela, 2 h seront nécessaires le jour même pour mener à bien cette aventure culinaire.


Je n'ai pas essayé de rendre ma galette bien ronde, je ne voulais rien perdre après avoir passé autant de temps dans la cuisine. La rondeur m'a paru d'un coup superfétatoire.




Les scones



En pensant aux scones, je vous donne une recette qui marche !


- 2,5 cup de farine à gâteau type 55 (environ 325g = 130 x 2,5)
- Une cuillère à café de baking powder
- Une grosse cuillère de sucre
- 1/3 de plaque de beurre gardé à T° ambiante
- 2 œufs
- Un peu de lait
- Quelques raisins secs

La farine à gâteau contient normalement déjà de la levure. Il n’est donc pas obligatoire d’en rajouter néanmoins si votre farine est un peu lourde (type 65 ) ou bien si elle ne contient pas de levure il faut en mettre.
A Nouméa, vous trouverez de la baking powder chez Casino Johnston, ailleurs ....I don't know.

Préchauffer votre four th 5 (150°).
Dans une jatte, mélangez les éléments secs : farine, levure, sucre.
Ajoutez le beurre en petits morceaux et bien mélanger.
Ajoutez les raisins secs.
Dans la cup, cassez les 2 œufs, les battre et ajoutez un peu de lait jusqu’à avoir une cup pleine. Mélangez bien le tout.
Faites un puits dans la farine et verser les éléments liquides.
Avec une fourchette, mouillez la farine au fur et à mesure, le mélange ne doit pas être homogène, il ne s’agit que de mouiller les éléments secs.
A l’aide d’une cuillère, mettez la pâte dans des moules à muffins ou directement sur du papier sulfurisé en petit tas.
Laissez cuire 15 à 20 mn, ils sont cuits lorsqu’ils sont à peine dorés.
Les scones se mangent à leur sortie du four accompagnés de crème chantilly et de confiture, dégustez-les avec vos copines autour d’un bon thé anglais.
Vous les conserverez bien posés dans un grand saladier surmonté d'un torchon à peine humide.

La fondue savoyarde




Comme pour toutes les recettes mais encore plus ici, il faut choisir de bons produits.
Le mieux, bien évidemment, serait de la faire en Haute Savoie là, où se trouvent les vaches de type « Abondance et Montbéliarde » qui produisent le lait utilisé pour la fabrication du beaufort et du comté.
Comme nous en sommes loin, Carrefour, notre cher Carrefour, supplée à cet inconvénient néanmoins, rien n’est meilleur que d’acheter ses fromages chez les petits producteurs, tout le monde sait cela.

Outre le beaufort et le comté (que vous choisirez, si possible de type montagnard) qui sont pour moi incontournables, il est bon de mettre aussi un bon gruyère suisse (n’hésitez pas à goûter à tous les gruyères et à prendre votre temps pour choisir les meilleurs et tant pis pour les petites dames de la file d’attente qui vous lancent des regards méchants). Pour certains l’emmental est la base de leur recette, souvent moins cher, il produit plus de fils. Je le trouve insipide, je n’en mets jamais.

Comptez deux cents grammes par personne de fromage en équilibrant les trois à peu près.
Vous aurez besoin aussi d’une bonne bouteille de vin blanc. Traditionnellement, on utilise un vin blanc sec de Savoie. Je n’aime pas les vins de Savoie, il fait trop froid là-bas pour produire du bon vin. Je mets du gewurztraminer qui est à la fois fruité et sec. Le plus cher de votre caviste fera l’affaire.
Un peu de vrai kirsch, pas le truc sucré que l’on achète en petites fioles en bout de console.

Sel, poivre et noix de muscade à râper.
Une noix de beurre frais, une gousse d’ail.
Une cuillère à café de maïzena (facultatif).
Un bon pain au levain acheté le jour même ou la veille, légèrement rassis, il est plus digeste.

Ca y est, vous avez tout devant vous, ouf ! Rassembler tous les ingrédients est souvent le plus long à faire …
Les fromages doivent être coupés en très fines lanières, certains les râpent mais mon père a toujours été contre cette pratique. Perso, j’utilise mon éplucheur à légume mais je dois vous dire que j’ai un éplucheur de compétition et qu’il n’est pas certain que cela fonctionne avec l’éplucheur lambda, made in china, de chez Carrefour. Sinon un couteau bien affûté fera l’affaire.
Coupez le pain en petits morceaux, réservez.
Traditionnellement la fondue se prépare dans un poêlon qui est en fait une casserole basse en terre. Après moult poêlons brisés, je recommande d’utiliser une bonne casserole en fonte émaillée, de bonne marque s’entend.

L’apéro est terminé, les invités ont faim, il est temps d’attaquer la cuisson.

Mettez votre beurre à fondre doucement dans votre casserole. Ajoutez votre gousse d’ail coupé en très petits morceaux. Verser un fond de vin blanc (environ 1,5 cm) et ajouter votre fromage. Rajouter un peu de vin blanc de telle sorte qu’il effleure à peine le haut du fromage. En fait, on utilise peu de vin, à peine une demi-bouteille pour 1200 g de fromage. Tournez sans arrêt à la cuillère en bois en faisant des 8 jusqu’à ce que tout le fromage soit fondu.
Salez sans excès et poivrez abondamment, grattez un peu de noix de muscade et verser un à deux bouchons de Kirsch.
Il est possible, ici, d’ajouter de la maïzena délayée dans un peu de liquide pris sur le dessus du plat afin de lier au mieux les ingrédients. Cela n’est pas toujours nécessaire mais si vous voyez que le fromage et le vin ont tendance à se séparer, c’est bien de le faire.

Continuez de mélanger en criant que tout est prêt et que l’on peut passer à table, attention au transport de la casserole jusqu’au réchaud.
Et bon ap !

Ravioles !



Postulat n° 1 : Ici, il est impossible de trouver des ravioles de Roman.
Postulat n° 2 : L'enfant aime les ravioles et comme il vient passer le mois d'août avec nous, j'ai craqué et j'ai acheté un de ces petits livres à la mode dans lequel on trouve non seulement des recettes mais aussi des accessoires pour les réaliser au mieux.
Un débordement n'allant jamais seul, j'ai carrément acheté un laminoir pour faire des pâtes.
Ce soir, je n''avais que peu de temps à consacrer à cette nouvelle aventure et probablement pas la farine adéquat, mais lorsque l'on se targue comme moi de bien faire la cuisine, on peut partir avec des handicaps. J'aurai mieux fait d'attendre un peu et d'y aller avec de monstrueux avantages parce que j'ai tout raté.
Mon cher enfant, ce n'est pas demain la vieille que tu mangeras des ravioles maison...

Truffes au chocolat



Si si, je suis toujours là et pour vous faire patienter je vous livre ma recette des truffes au chocolat.
Je prépare le carnaval...


Les truffes de cette recette doivent être consommées dans les quatre à cinq jours après leur fabrication si toutefois elles résistent vaillamment à la première soirée.

Pour une vingtaine de truffes :
100 g de chocolat de ménage (bien évidemment meilleur il est, meilleur seront les truffes, c’est la base, tout de même. Faites les magasins bio et goûtez à tout, vous en trouverez bien un qui soit décent).
2 jaunes d’œufs extra frais (important la fraicheur des œufs puisqu’ils ne sont pas véritablement cuits).
100 g de beurre fin en pommade (ie : mou mais non fondu, cf gâteau de la reine de Saba).
½ dl de crème fraîche.
125 g de sucre glace.
50 g de cacao en poudre non sucré.
Quelques goûtes d’extrait de vanille.

Pour l’enrobage des truffes :
30 g de cacao non sucré.


Séparez les jaunes des blancs et les réservez à température ambiante.
Faire fondre le chocolat selon votre méthode habituelle, personnellement je le place dans un récipient en verre et je le mets au micro onde 2 mn en mode décongélation. Lorsqu’il est entièrement fondu mélangez-le énergiquement il doit être bien brillant.
Ajoutez les jaunes d’œufs puis le beurre en pommade tout en continuant de mélanger.
Ajoutez ensuite la crème fraîche, le sucre glace tamisé, le cacao en poudre non sucré tamisé aussi, petit à petit afin qu’il se mélange bien parce qu’à ce stade la préparation aura déjà bien refroidie.
Mettre la pâte une heure au réfrigérateur (ou plus, cela dépend du frigo lui-même, du joint de la porte, du thermostat etc, j’arrête là parce que je sens que vous devez en avoir assez) afin qu’elle devienne plus ferme.
Mettez dans une tasse du cacao en poudre et y jetez une par une les boulettes de chocolat formées avec deux petites cuillères. En fait, tout cela est compliqué juste pour dire qu’il est opportun de faire des boules mignonnes, c’est plus joli. En tournant la tasse, le cacao se met partout autour de la truffe sans l’abîmer et sans vous en mettre plein les doigts !
J’espère que vous avez prévu un récipient sympa pour les mettre dedans. Si vous voulez vous la jouer écolo, essayez un papier cuisson écologique (compostable !) pour les emballer avant de les mettre dans une boîte en papier recyclée construite par vos petites mains habiles.
Cela n’est pas le tout de bavarder, n’oubliez pas de les remettre au frais jusqu’au moment de servir.
Le fin du fin, serait de les placer dans une cave à vin parce que le chocolat étant un produit tropical n’aime pas le froid, il ternit et perd son arôme lorsqu’il est exposé au grand froid et fond lorsqu'il fait trop chaud (sic !) et en même temps tant mieux sinon vous ne pourriez pas vous essayez à réaliser cette délicieuse recette). Il préfère des températures tempérées comme les grands crus bordelais, comme je le comprends !

Le clafoutis aux cerises.



Ne vous inquiétez pas le blog ne va pas devenir un blog de recettes de cuisine, ce n'est juste que le hasard des choses.


Sur un des rares journal que je lis « Le chien Bleu » du mois courant, un article a attiré mon attention en effet, il parle de mon cher Carrefour.
Pov lui, il est la cible d’un journaliste sans pitié qui met en exergue la politique commerciale du magasin en ce qui concerne la lutte contre la vie chère et, cerise sur le gâteau il nous donne le prix d’une cerise. 27 F la cerise (moins de cinq cerises pour un euro) heureusement que je ne mange pas souvent des pâtisseries…
Du coup, cela m’a rappelé qu’il fallait que je vous donne la recette du clafoutis aux cerises avant le printemps. Je ne l’ai pas encore testé et pour cause. C’est Diane en Nouvelle-Zélande qui la voulait. Elle lui a fait parler anglais à la recette, en gras ce qu’elle a fait, en normal la vraie recette, à vous de juger.
Pour 8 personnes :

400 g de cerises rouges, c'est plus joli.(No: plus - environ 600g je pense (mais elles etaient grosses), il faut qu'il y en ait partout dans le plat, avec un tout petit peu de place entre).
125 g de farine (Yes: 1 cup)

2 œufs (No: 3 œufs comme ils étaient moyens et pas gros)plutôt petits et maigre alors? Je suis toujours d'accord pour l'histoire des œufs.

100 g de sucre en poudre (No: un peu moins de 1/2 cup)
Alors là, chapeau je ne rajoute rien, pas assez forte en maths.

Une pincée de sel Yes

2 dl (un verre) de lait Yes Petit ton verre alors...

20 g de beurre pour le plat Yes

Attention ces proportions sont à adapter en fonction de l’acidité des cerises et de la grandeur de la tourtière (ici 24 cm).
Mettre le four à chauffer à 200°. Yes.
Beurrer et fariner le moule. Yes. Dénoyauter les cerises, les laisser en attente dans un plat. Eviter une trop grande perdition du jus. No: j'ai pas dénoyauté les cerises, juste laver et sécher.
Bon, ça va que vous étiez entre copains attention toutefois de ne pas les avaler, tu te vois avec un cerisier dans l'intestin ?
Mélanger la farine tamisée + sel + moitié du sucre + œufs. No: je bas les œufs d'abord et ensuite je mets la farine puis le sucre puis je mélange au batteur électrique.
Ajouter le lait cuillère par cuillère afin d’éviter les grumeaux. Bien mélanger le tout. No: Je fais chauffer le lait préalablement, après oui je mets un petit peu par un petit peu au début puis tout après, je bats entre deux au batteur électrique.
Verser quelques cuillerées de pâte dans le plat, étaler-la sur un demi cm partout. Mettre au four quelques minutes jusqu’à que la pâte soit solidifiée. Cette action peut également se faire sur le feu à condition que le plat s’y prête. Disposer les fruits dans le plat, saupoudrer de sucre, et verser le reste de pâte. Mettre immédiatement au four. No: je verse de la pâte dans le moule (genre 0.5 cm) puis je mets les cerises entières puis je mets le sucre (un peu moins de la moitie) puis je mets le reste de pâte par dessus et j'enfourne.
C'est toi qui vois si cela marche comme cela.
Attendre 4 minutes puis baisser la température du four à 180°. Yes
Cuire environ 40 mn. Je ne sais plus, tu regardes quoi ! Tu piques, tu vois, je pense que c'était moins que 40 min quand même (four a chaleur tournante). Se déguste chaud, tiède ou froid. A noter: les cerises que j'avais étaient énormes. Bises Diane

En commentaire, nous voulons savoir si cela a marché....

Le gâteau Reine de Saba



Je ne suis pas fan de gâteaux au chocolat, je leur préfère toujours le chocolat noir brut néanmoins je trouve celui-ci bien équilibré.

La fameuse cuisinière Madame Saint-Ange attribue le nom de ce gâteau à une sorte d’épisode familial. Mythe ou réalité, peu importe, en reprenant une des grandes légendes de notre culture judéo-chrétienne, il nous plonge dans un rêve de douceurs et, c’est tout ce qui compte.

Eventuellement, préparez la veille la pâte d’amande (voir ci-dessous).

Préchauffez votre four à 200° en chaleur tournante si possible.

Beurrez et farinez un moule à manqué carré de 4 cm de haut et de 20 X 20 cm de préférence ou équivalent.

Préparez devant vous vos ingrédients dans des petits bols séparés :

- 125 g de beurre fin en pommade. (Très souple mais non liquide).
Pour assouplir le beurre, la première solution la plus simple est de le laisser en dehors du réfrigérateur, (sur le radiateur l’hiver, c’est commode) néanmoins si vous avez oublié de le sortir par avance, vous pouvez l’enrouler dans du papier étirable et le battre au rouleau à pâtisserie (méthode barbare, je vous l’accorde).

- 125 g de très bon chocolat de ménage ramolli. Pour le faire fondre sans le cuire je le place dans une petite jatte en verre fermée (genre bonbonnière) puis au micro onde où je le regarde heureuse, tourner pendant deux ou trois minutes après avoir appuyer sur le bouton décongélation. Ajouter immédiatement deux cuillères à soupe de 100% cacao en poudre petit à petit, il se mélangera sans difficulté.

- 3 jaunes d’œufs. J’ai souvent tendance à en mettre un quatrième parce que par chez nous les poules se croient à Liliput.

-125 g de sucre semoule aromatisé avec une vraie gousse de vanille que vous aurez laisser dans votre boîte.

-125 g de pâte d’amande mole. C’est ici qu’interviennent vos bonnes intentions. Je ne parle même pas de pâte achetée toute prête qui est pour moi proche de l’abomination. Si vous voulez faire vite et que vous achetez de la poudre d’amande ne vous étonnez pas de ne pas recevoir d’éloge. La méthode lente consiste à aller dans un bon magasin bio et d’acheter 200 g d’amande. Vous voilà à la maison avec des amandes que vous devez éplucher, hum hum. Pas d’inquiétude, c’est super facile à faire mais c’est un peu long c’est pour cette raison que je vous conseille de le faire la veille en lisant de blog de mimi par exemple. Mettez de l’eau à bouillir dans une casserole, dès l’ébullition y jeter les amandes dedans et éteindre le feu. Posez un linge par dessus la casserole et attendez quatre minutes. Rincez, entre le pouce et l’index appuyez sur les fruits, la peau vous reste dans la main et l’amande elle hou, est partie dessous le buffet. Faites un peu attention que diable, vous cuisinez ! Rincez une dernière fois et séchez dans un linge propre. Voilà une bonne chose de faite. Sortez votre mixer et réduisez les amandes en poudre. Pesez la quantité nécessaire. Ajouter deux à trois cuillères d’eau, vous devez obtenir une pâte un peu molle. Ajouter quatre à cinq goûtes d'extrait d'amande amères. Si vous ne l’utilisez pas immédiatement mettez-là au réfrigérateur dans une boîte hermétique afin qu’elle ne sèche pas.

- 50 g de farine tamisée type 55 ou un peu moins. De la vraie, bien blanche avec du gluten, pas un truc bizarre de révolutionnaire bio en mal de reconnaissance.

- Quatre ou cinq blancs d’œuf montés en neige bien fermes.

Ouf, Êtes-vous prêts à attaquer ? Le plus amusant et le plus joli reste à venir...

Dans une grande jatte et à l’aide d’une cuillère en bois mélangez petit à petit mais énergiquement tous les ingrédients dans l’ordre indiqué ci-dessus. Attention aux jaunes d’œuf qui doivent être mélangés un à un et aux blancs qui ne doivent pas être cassés pour se faire, commencez par en mélanger un tiers en soulevant bien l’appareil à chaque tour de cuillère.

Verser dans le moule et mettre à cuire sans tarder pendant trente à trente-cinq minutes, sitôt le plat enfourné baissez la T° à 180°

C’est là que l’homme entre dans la cuisine pour dire : « Quelle bonne odeur, que fais-tu ? »

- « Ce soir c’est une reine pour t’émouvoir mon chéri ».

Ok, cela ne se passe pas toujours comme cela, ah très chère image d’Epinal.

On doit voir le gâteau se détacher du bord et une aiguille à brider en ressortir nette. Attendez que le gâteau soit refroidi pour le démouler. Votre gâteau peut se garder deux jours hors du réfrigérateur dans une boîte hermétique.

Le glaçage au chocolat doit se faire juste avant la dégustation :

30 à 40 g de chocolat et 100 g de sucre glace.
Faites fondre le chocolat et tiédir un peu d’eau.
Passer le sucre glace au tamis.
Mélangez le chocolat jusqu’à ce qu’il soit bien fondu. Ajoutez petit à petit le sucre glace et l’eau afin d’obtenir une pâte qui puisse s’étaler facilement à la cuillère. Garnissez le gâteau de ce glaçage.

C’est prêt.
A bientôt.

Ma sauce à sashimi



Voilà, le blog s'enrichit d'une nouvelle rubrique, je prendrai le temps de faire glisser dans cette catégorie les recettes de cuisine que j'ai déjà posté.



La veille :
Mettre à macérer :
Pour moitié du jus de citrons des 4 saisons mûrs et un mélange de sauce de soja, black soy et kikoman.
Du gingembre râpé.
De l’ail pilé ou coupé fin.
Le zeste d’un combava.

Le lendemain :
Passer le tout au tamis fin.
Mettre dans un bol quelques goutes de sauce huître et un jaune d’œuf. Ajouter petit à petit en fouettant de l’huile en filet comme vous le feriez pour une mayonnaise. Lorsque la sauce est bien épaisse ajouter le reste de la sauce macérée. Cela va bien entendu rendre la sauce plus fluide mais vous obtiendrez une belle sauce liée.
Déguster c’est prêt.

Le gratin de pommes de terre


Cela n’est pas aisé de bien le réussir. Les pommes de terre doivent être à point, fondantes, bien imprégnées du gout du lait et du fromage, ne doivent être ni sèches ni flottées.

Le gratin est une spécialité de ma mère et de ma grand-mère savoyardes toutes les deux et j’ai mis du temps à bien le réussir mais je crois que je tiens une bonne recette que je vous livre ici, comme un héritage.

Ingrédients :
N’oubliez pas que dans n’importe quel plat cuisiné, le choix des ingrédients est primordial. Je dis toujours que si l’on y met de bonnes choses, cela sera forcément bon. C’est pour cela que vous devez choisir les meilleures pomme de terre à cuire à la vapeur (bio de préférence), du lait entier, du bon gruyère voire mélanger celui-ci avec un peu de Comté fruité, de la fleur de sel de Guérande, du poivre noir sorti du moulin, de la farine bio type 55 ou 65, de l’ail bien frais, de la bonne crème entière plutôt fluide, et enfin du beurre fin de qualité.

Si vous vous attachez à ce choix de produit, le gratin sera, certes, sublimé mais il vous reviendra aussi plus cher. Réservez donc cette recette pour de grandes occasions, mais ne tombez jamais dans l’à peu près, cela tue la gastronomie. Je déteste lire des recettes où l’on dit de mettre de la crème ou du lait allégée. Si vous êtes au régime, il vous suffira de prendre la moitié de votre portion habituelle, de savourer le plat lentement et de vous remplir l’estomac avec une crudité.

Je ne donne pas de quantités exactes, je m’adresse ici à des personnes qui savent déjà cuisiner et qui ont l’habitude de leur public, qui plus est, vous trouverez cela partout sur le net si vous voulez vous faire une idée.

Ustensiles :
Le plat à gratin en terre est peut-être le mieux adapté, néanmoins un plat en verre pyrex (comme celui que j’utilise) est bien aussi. Éviter les plats en tôle et revêtement téfal.
Le couteau à lame fine en céramique prend ici toute sa valeur, il évite l’oxydation accélérée et permet de trancher très finement.
Passoire, pinceau à beurrer.
Casserole à fond épais.
Tamiseur à farine.
Torchon propre.
Manique.

Allumer le four à 220°.
Râper le gruyère, réserver.
Écraser l’ail, réserver.
Graisser largement votre plat à gratin avec du beurre, réserver.
Laver bien vos pommes de terre, les sécher dans un torchon propre et les éplucher.
Attention: ne pas relaver les pommes de terre, au risque de leur enlever trop d’amidon.
Mettre le lait entier à chauffer. Attention que le lait n’attache pas dans le fond de la casserole.
Couper les pommes de terre en fines rondelles (4 à 5 mm d’épaisseur).
La coupe doit se faire au fur et à mesure de la mise dans le plat.
Étaler une couche uniforme de rondelles au fond du plat.
Saupoudrer très légèrement de farine avec le tamiseur.
Étaler le gruyère râpé, donner un tour de poivre, saler légèrement, et disperser un peu d’ail écrasé. Verser un peu de crème fraiche sur l’ensemble (pas partout juste en filet).

Remettre une nouvelle couche de pomme de terre.
Remettre une nouvelle couche du mélange : farine, ail, sel, poivre, gruyère et crème.
Terminer avec une couche de pomme de terre et parsemer de gruyère.
Les pommes de terre doivent remplir le plat jusqu’à 15 mm (environ, bien entendu) du bord.
Verser le lait bouillant, il doit affleurer la couche supérieure de pommes de terre.
Enfourner sans attendre.

Laisser environ 10 mn jusqu’à ce que le lait bout dans le plat puis baisser la température jusqu’à 180 ° et cuire 50 à 60 mn (pour un gratin familial, moins si c’est un petit plat).

Nota : Ma mère met du lait froid et laisse le gratin sur le feu pour qu’il commence à cuire (à éviter si c’est un plat en terre) avant de l’enfourner.

Ma recette du Poé

Je viens un peu tard en aide à Estelle, mais vaut mieux tard que jamais et comme cela ils ont eu le temps de digérer leur 1° poé.

Je fais souvent le Poé avec de la banane parce qu'ainsi on est pas obligé de cuire les fruits avant. Pour la papaye ou la citrouille il faut au préalable cuire les fruits les écraser et bien les laisser égoutter, c'est long. Pour les bananes (bien mûres) on les écrase à la fourchette, c'est tout.
Mélanger 2 bol de purée de fruit pour 1 bol de farine de manioc.
Prendre un plat à gratin aux bords hauts. Huiler le plat avec une huile neutre type arachide. Verser la préparation qui doit remplir le plat sur 3 à 4 cm de haut.
Remettre de l'huile sur tout le dessus de la préparation (c'est gras, oui, mais c'est comme cela!).
Mettre à cuire environ 40 mn th 6 (180°). Une croûte dorée doit apparaître sur toute la surface.
(A noter qu'il n'y a pas de sucre dans cette préparation et que cela n'est pas très bon si on la goûte comme cela).
Pendant ce temps préparer le lait de coco (faute de mieux le lait de coco en boîte fait l'affaire mais prendre soin de le vider dans une jatte et de bien le mélanger).
Il faut deux bols de lait de coco et celui-ci doit être très sucré puis que c'est cela qui sucre le poé. Verser 6 bonnes cuillères à soupe de sucre dans le lait et bien mélanger.
Attendez le refroidissement pour déguster. Miam miam, vous n'avez plus qu'à inviter des amis pour la dégustation et attention aux calories. Chez les polynésiens, d'avoir une femme grosse est un signe extérieur de richesse et de puissance alors vous comprenez que le poé se doit d'être riche en féculent, matière grasse et sucre, que du bon quoi !