Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


Mardi 12 février

Ce matin il pleut et la pluie nous accompagnera tout au long de la journée. Elle de nous laissera tranquille qu’en soirée.
Nous ne profitons pas de la ville comme nous l’aurions aimé. Il fait froid et le fait de lire sur un panneau la T° : 15° me glace encore plus.
(Note pour l’auteure : Pensez à prendre un Jeans en voyage. Un Jeans dans une valise devrait être un pléonasme.)
Sinon, rien de particulier à dire, j’aurai voulu aller au musée d’art moderne et au jardin botanique mais c’est rapé, nous ne sommes bien qu’à l’intérieur des magasins dans lesquels nous n’achetons pratiquement rien mise à part de la crème de soin à la lanoline. C’est un achat inconditionnel chaque fois que je viens en NZ.
Il est 18 heures à peine quand nous retournons en ville après notre installation à l'hôtel. Tout est bouclé à double tour et vide de toute vie. Cela nous fait tout drôle.
Le soir nous dinons au Tap Room qui se trouve sur le strip, d’une pierrade de la mer. Les produits sont frais et d’excellente qualité, un régal.
Les rues typiques de Christchurch semblent sortir tout droit d’un film de cow-boy.








Lundi 11 février

Notre étape aujourd’hui est Hanmer Springs, petite station thermale de la région. Les 120 kms qui nous y conduisent sont peu fréquentés. Nous croisons en tout et pour tout une quinzaine de voitures.
Bien que l’altitude soit peu élevée (400 m en moyenne), la région est souvent vallonnée. Les quelques plaines qui s’y trouvent accueillent des stations d’élevage très isolées les unes des autres. Cela doit être tranquille mais particulier de vivre ici.
Les paysages me font penser au nord de la Calédonie vers Ouégoa.




Juste avant Hanmer nous nous arrêtons pour admirer le point de vue.




Dès notre arrivée nous allons plonger dans les piscines d’eau chaude et soufrée.
Les différents bassins, tous à l’extérieur, affichent des T° de 33 à 41°.
C’est sympa, mais je regrette l’absence de spa.
Désolés, les photographes sont à l’eau……
Ces bains auront une action bénéfiques sur mes courbatures, j'en ressors toute neuve.

Après le déjeuner nous allons nous promener dans une forêt qui jouxte le village. Pour notre bonheur nous y trouvons des arbres de toutes sortes, notamment des pins importés d’Autriche et plantés là depuis 1904. Comme leur développement a été considéré trop lent, ils n’ont pas été exploités. Il y a aussi du houx et des chênes. Je ne peux pas résister à prendre un beau gland dans ma main, Alain en profite et me piège.




D'autres photos des sous-bois un plus sérieuses.




















Après la promenade nous retournons aux bains (l’entrée est de 15 $ pour deux et pour deux fois par jour). Sitôt dans l’eau il se met à pleuvoir, cela ne nous dérange pas outre mesure ; les locaux eux sont ravis : ici c’est la sècheresse.
Dans une boutique du village, je me lâche et j’achète des trucs chauds pour mes petits qui vivent dans les pays froids ( les pauvres) : chaussettes, gants. C’est tout doux parce que c’est fait dans un mélange de laine de mouton mérinos et de la fourrure d’opossum.
Le soir nous dinons dans un café-restaurant familial. C’est spécial : Nous commandons au comptoir et nous attendons que notre numéro s'affiche sur l'écran ; nous nous croyons à la poste (sic). Ensuite nous allons chercher nous-même notre plat. Auparavant nous avons dressé le couvert tout seul comme des grands. C’est un café qui vise à l'autonomie sociale, belle découverte! Malgré tout ce que nous y avons mangé était bon.

Dimanche 10 février

En ouvrant les rideaux, ce dimanche matin et en voyant la pluie tomber sans discontinuité, Alain et moi, nous nous sommes regardés avec la même pensée en tête : “Nous avons de la chance d’avoir fini”.

Installés dans notre Kia, nous voilà partis pour visiter les domaines viticoles de la région de Malborough. Celle-ci bénéficie d’une micro climat propice à cette culture. Première étape le domaine Saint Clair qui exporte son vin dans plus de 40 pays dont la NC et qui rafle bon nombre de médailles. Le patron nous fait goûter du blanc et du rouge et nous optons pour une bouteille de blanc.

Une seule bouteille c’est peu, mais nous pensions en acheter aussi chez Michel George, un viticulteur français. Nous trouvons porte close, nous sommes déçus sur le prospectus, il était pourtant stipulé : “ Open seven days”.












Nous roulons à présent sur la 1 en direction de Kaikoura.
Surprenantes ses collines désertiques. Je suis étonnée de ne voir pratiquement plus de moutons. Autrefois, il y en avait partout.
Les trois photos suivantes sont prises depuis l’intérieur de la voiture. La rose n’est pas truquée ; c’était un marais salant.












Nous déjeunons à Ward, dans un café tenu par des femmes qui font la cuisine devant nous. Elles nous préparent pour 20 $ l’assiette, d’énormes filets de saumon succulents. Il est possible d’acheter là de l’huile d’olive produite localement.


C’est véritablement un peu plus loin que je suis tombée en amour de cette région à la fois désertique et sauvage. Nous nous arrêtons sur une plage et là c’est le délire. La plage de petits galets plats est jonchée d’algues géantes.
Alain les goute, ah !les hommes ils pensent toujours à manger.
Il y a mille photos à faire et une tonne de galets doux à ramasser pour le jardin.
Je parviens à surmonter ma frustration en shootant une dizaine de photos et en cachant une poignée de pierres dans ma poche.












v



Juste avant Kaikoura, nous faisons une halte pour observer les phoques. Ils se confondent avec les rochers, il faut attendre qu’ils bougent pour bien les voir. Nous renonçons à l’observation des cachalots en hélicoptère, un peu trop cher pour nous (600 $ le tour).








La plage du village est déserte, je m'amuse à faire du land art.








Ensuite c’est la visite de la petite ville hautement touristique et promenade sur la falaise depuis laquelle il est possible (avec beaucoup de chance) d’apercevoir des cachalots. Le soir nous nous installons sur le bord de la route et achetons à la roulotte du coin le fameux “crayfish” . C’est une sorte de langouste à la carapace toute fine. C’est délicieux cuit simplement sur une plaque chauffante.
Note pour votre culture perso : Kaikoura vient des mots maori Kai = manger et Koura = langouste. Voilà tout est dit.
















Samedi 9 février

Bien reposée, je prends la décision de continuer jusqu’au bout, pour ce faire je troque mon appareil photo et mon imperméable contre mes crocks qui me serviront à reposer mes pieds sur l’heure du midi et à marcher en bordure de mer à la fin du parcours.
Les photos suivantes sont donc celles d’Alain, lui aussi a pris de belles photos avec le casio qu’il dégaine plus facilement que moi. Je suis obligée de descendre le sac à dos, l’ouvrir, ouvrir ensuite son sac de protection afin de le retirer de celui-ci, c’est du boulot ! Sans compter qu’il faut faire ces actions en sens inverse une fois la photo prise. Le dernier jour est le plus plaisant et le moins difficile. Les derniers cinq kms descendent en pente douce jusqu’à la mer en traversant une forêt magnifique : Que du bonheur ! Si vous êtes dans la région et que vous n’avez qu’une journée à consacrer à une randonnée, je vous conseille de faire cette partie là : Portage-Anakiwa.








Il y a 20,7 kms et cela nous pris environ 6 heures de marche effective. Nous avons pris un temps de repos plus important à midi pendant lequel je me suis carrément couchée par terre. Le début du parcours monte très fortement puis descend de même, nous avions une super pêche et avons talonné un groupe de jeunes wouah….. Trois heures après j’ai commencé à sentir la fatigue et j’ai ralenti le pas.




Détail organisationnel : il n’y a pas d’eau sur le parcours pendant les 3 premières heures.
Un palmier pour les amateurs …..et un peu de la flore locale :












C’est sur cette portion là que nous avons rencontré la plus jeune marcheuse : 7 ans.
Sa poupée accrochée au sac à dos de son papa, elle marchait d’un bon pas.
C’est une petite calédonienne. J’ai bavardé avec ses parents à l’aéroport d’Auckland.
Ils ont fait le parcours en cinq jours.
La plus agée a commencé à marcher le même jour que nous mais son groupe s’est arrêté à Portage. La dame devait avoir entre 77 et 80 ans. Je suis déçue de n’avoir pas eu l’occasion de discuter avec elle plus longuement. Elle avait des mollets de jeune fille, impressionnant.
Tout cela pour vous dire que ce que je prends pour un challenge perso, n’est rien qu’une petite marche un peu longue réalisable de 7 à 77 ans.
Hourra, nous y sommes !



Tout est parfaitement organisé, à notre arrivée à Anakiwa Alain appelle la compagnie de taxi boat avec un téléphone qui est là pour ça. Le bateau arrive ¾ d’heure après. A bord, plusieurs personnes qui seront débarquées au fur et à mesure des arrêts du bateau. Le trajet est plaisant (on a croisé une centaine de dauphins) mais un peu long ; cela nous prend une heure pour rejoindre Picton.


Picton le retour :
1° mauvaise surprise : on nous débarque avec armes et bagages bien loin de notre point d’embarquement et donc bien loin de notre hôtel. Un jeune néo sympa qui conduit une navette accepte de nous y emmener ouf, je ne sais pas comment nous aurions fait autrement.
2° mauvaise surprise : Il y a une erreur dans nos réservations à l’hôtel et celui-ci est plein à cause de la foire aux vins qui a lieu à Blenheim. La dame (genre maitresse femme de plus de 65 ans) nous aiguille sur le BB en face : le Marineland . L’idée d’une mise en scène me traverse l’esprit d’autant plus qu’Alain est certain de n’avoir pas commis d’erreur de date.
C’est un peu difficile de monter les valises à l’étage et la chambre est minuscule mais impeccablement propre. Pour 80 $ petit déj compris c’est pas cher et au final nous y sommes super bien.

Le soir nous dinons d’un Tbone steak excellent par la tendreté de sa chair et sa cuisson. Nous sommes dans un pub irlandais Le Seumuss. Ne rater à aucun prix l’endroit si vous allez à Picton. Les boss sont super sympa. Cela a terminé en beauté cette journée bien chargée.



Vendredi 8 Février

Aujourd’hui nous sommes sur le pied de guerre de bonne heure. Nous entamons l’étape la plus longue du parcours : 23,6 kms.




Nous avons mis 8 h 15 en tout avec les arrêts que j’estime à ¾ h.
Pendant les deux premières heures nous marchons dans une forêt de grands conifères et c’est appréciable, la température est idéale.








C’est sur cette portion de chemin que nous voyons les plus beaux paysages mais c’est aussi celle qui est la plus pénible non seulement au niveau du temps de marche mais aussi au niveau de la topographie, il y a peu de terrains plats soit cela monte soit cela descend sauf en fin de parcours.




La matinée se passe bien et je suis encore en forme quand nous arrivons au poteau qui nous indique que nous avons accompli la moitié de notre route.




Je connais mes limites, je sais qu’après 5 h de marche je suis fatiguée. Ce jour-là entre la 7° et la 8° heure je me sens totalement explosée. Je ne parviens à marcher qu’ accrochée à mon bâton. Pendant cette heure là, je fomente des plans pour ne faire qu’une partie de l’étape du lendemain et même carrément de l’annuler.




Parfois la mer se teinte d'un vert tropical.




Les différentes personnes rencontrées sur le chemin nous disent qu’ils feront un arrêt de deux jours au Portage Resort Hotel. J’en aurais bien besoin mais notre voyage est déjà tout programmé.
Super hôtel et meilleure table au Portage Resort. Un bémol, j’ai trouvé qu’ils étaient un peu radin sur les quantités des plats servis (non, je n’étais pas morte de faim). Cela m’a fait prendre en plus, un dessert composé de plusieurs bouchées au chocolat et notamment un sorbet au chocolat et piment, délicieux ! (habituellement, je n’aime pas les desserts à base de chocolat, je n’apprécie celui-ci que nature).
Notre chambre, bien que confortable donne sur le toit du bar (sic). Demandez donc une chambre avec vue sur la mer si vous voulez y faire étape.
Nous avons la visite d'un couple d'oiseaux, c'est déjà ça.




Nous sommes couchés avant la tombée de la nuit. Je dors presque dix heures d’affilée, ce qui me retape. C’est le super avantage de ce track : un lit douillet à l’arrivée de chaque halte.
Jeu de reflets de lumière sous la véranda du restaurant.



Jeudi 7 février

Aujourd’hui encore, il fait beau à tomber par terre.
Le chemin est toujours aussi bien tracé mais un peu plus technique par endroit, cependant cela reste toujours facile.
Le temps de marche c’est rapproché du temps donné sur le prospectus : 4 heures. J’ai marché un peu moins rapidement que la veille et Alain m’a distancé quelques fois. Au début le chemin longe la mer, puis on traverse des forêts où poussent des fougères arborescentes. Il y en a à profusion, certaines collines en sont totalement recouvertes, de leur sommet jusqu’à la mer.










A tour de rôle, nous traversons le seul pont de singe du parcours. Partout les cours d’eau sont franchissables à sec grâce à des ponts de bois.





Par endroit, avec l’eau bleue en dessous du chemin, on a l’impression de marcher la tête à l’envers.
Nous déjeunons d’un lunch pack préparé par les cuicines de Furneaux lodge. Pour deux et 33 $ on a droit à un jus de fruit, une pomme, un sandwich coupé à l’envers qui accueille un brin de salade avec une lamelle de jambon et une part de gâteau aux fruits confits.
Nous arrivons à l’hôtel le “Punga Cove resort” à 13h 30, l’acceuil y est chaleureux cela nous change des autres hôtels où l’acceuil était en général cordial mais impersonnel. Farniente et plouf dans un spa pour norvégiens, cela détend quand même nos muscles.
Vue de notre terrasse privée.





Ici, tout est pensé pour nous rendre le séjour le plus agéable possible. Notre chambre est la plus grande de la maison N° 15. L’hôtel étant accroché à flan de colline, on se muscle drôlement les mollets pour y accéder. Notre maison comprend plusieurs chambres dont certaines avec une salle de bain commune, un grand salon deux salles à manger (dehors/dedans) et une cuisine équipée. L’hôtel comprend également un mini magasin où nous avons pu acheter de quoi nous faire notre petit déjeuner et nos sandwichs pour le lendemain. C’est vrai que je donne ici des détails matériels sans grande valeur littéraire mais c’est surtout pour tous ceux qui désirent faire cette marche. Je ne parle pas des prix des hôtels parce que ceux-ci sont accéssibles sur des sites dédiés.
Le soir nous n’allons pas au restaurant et dans un sens c’est dommage, il est tenu par un cuisinier français, et j’aurais bien aimé goûter sa cuisine mais nous avions déjà réservé notre repas avant de le savoir.
Nous mangeons un BBQ au café du ponton. Nous discutons avec des Australiens de Perth et une jeune serveuse française venue là, parce que son frère y travaille. Elle nous dit que pour elle c’est comme des vacances, elle profite de la mer, de la piscine et du spa. “On ne gagne pas beaucoup mais l’on dépense rien vu que c’est loin de tout, du coup on fait plus d’économie qu’ailleurs” ; nous dit-elle.





Le repas est moyen et nous nous amusons à nourrir les poissons avec les frites trop grasses ce qui attire les mouettes affamées.















Des drapeaux qui flottent sur le ponton indiquent les différentes nationalités du personnel, amusant.
Une bonne soirée en somme.





Mercredi 6 février

Il ne fait plus nuit depuis longtemps et le beau temps nous attend.

Le bateau taxi nous conduit au point de départ dans Resolution Bay connue comme étant l’endroit où James Cook a accosté à plusieurs reprises. Le panneau 71 km nous inspecte avec circonscription : Iront-ils jusqu’au bout?












C’est un nouveau challenge pour moi, je n’ai jamais marché autant de kms d'affilée. Nous avons prévu de faire le parcours en quatre jours. Les étapes ne sont pas égales entre elles et nous nous attendons à une grosse journée le troisième jour.
Le chemin est très bien tracé et ressemble à une autoroute d’Hollywood comparée à nos sentiers de randonnées.




Le sounds est plus remarquable vu d’en haut, de temps à autre une trouée nous révèle la beauté de petites baies diaprées. Le sentier qui louvoie entre l’ubac et l’adret nous offre des paysages variés.








Nous marchons tantôt sous le couvert d’une forêt efflorescente tantôt dans un maquis chantant de cigales.




Oh, un mouton, celui-ci arbore une queue longue et bien fournie. Je me demande si c’est une caractéristique de la gent masculine néo.




A midi de gros oiseaux de la famille des râles nous attendent au point de vue pour grappiller ce que nous voulons bien leur abandonner de notre déjeuner ; celui-ci est constitués de sandwichs préparés par nos soins le matin même.
Sur le chemin, nous entendons un oiseau invisible qui criaille comme le bip d’un jeu électronique, crispant !




Mon pas est rapide, je suis Alain sans me faire distancer, après 3 h 40 de marche effective nous nous installons à Furneaux Lodge.
Tout est admirablement organisé. Nos bagages laissés à Picton se retrouvent miraculeusement en bas de l’escalier de notre chambre.








L’endroit est sympa et un peu ouvert, la plage est jonchée de galets sur lesquels des moules s’accrochent tant bien que mal.




Le repas est bien de même que la suite qui abritera notre sommeil alourdi par un verre de champagne local.




Mardi 5 février

Nous nous réveillons de bonne heure pour nous rendre à l’aéroport domestique. Il est stipulé sur les billets électroniques d’y arriver avec deux heures d’avance, ce qui c’est avéré complètement inutile puisqu’il n’y a aucun contrôle à l’embarquement : ni d’identité ni de bagages à main avec la super machine qui voit tout à travers ; du coup nous avons une heure et demi d’avance.
Je me sens un peu désemparée de cet état de fait. Quand on a l’habitude d’être fliqué cela fait tout drôle.
Cinq jours plus tard nous lisons dans le journal qu’une nana armée d’un couteau a tenté de détourner un avion de cette ligne (sic).


Nous débarquons du petit avion dans le petit aéroport de Blenheim. On trouve à la sortie un chauffeur qui nous conduit à notre hôtel à Picton distant de 30 km pour 50 $. En passant par Blenheim j’observe cette petite (encore, oui) ville rafraichissante et tranquille. Je me dis que c’est le genre d’endroit où l’on passe soit deux jours soit le reste de sa vie.
L’aprem, la balade à Picton nous dévoile ses magasins de souvenirs et ses agences immobilières qui se suivent et se ressemblent sur High street.












Le soir, nous dînons et dormons au Beachcomber Inn. Les chambres sont spacieuses et le repas correct. Nous avons choisi cet hôtel parce qu’il n’est pas loin à pied du quai à partir duquel nous devons partir le lendemain avec tous nos bagages.
Il fait très froid à Picton ce jour là à cause d’un vent glacial. A la fin du voyage, je me suis dis que l’on aurait dû profiter de cette aprés-midi là pour se promener en voiture le long de la route des sounds.





Le “sounds” est une sorte de fjord, je ne sais pas s’il existe une traduction de ce mot en français, en tout cas je ne l’ai pas trouvé.
Il existe une route qui suit la topographie du sounds Queen Charlotte mais elle se trouve seulement sur la côte nord. Sur la côte sud où nous étions, les rares habitants privilégiés des micros baies se déplacent exclusivement en bateau. Les prix de ces petits coins de paradis sont très élevés. Nous en avons vu un à vendre à un million de $ qui comportait une maison toute simple en bois.




Picton est aussi la ville où arrive le ferry depuis Wellington.




Lundi 4 février

Aujourd’hui la priorité est donnée au shopping.
Repérés la veille nous faisons l’ouverture des magasins de sport. Allées et venues avant de se décider pour des sacs à dos de la marque Posprey, ultra légers et comportant des gadgets sympas.

Déjeuner dans un Food Court en bas de la ville. Pour 9 dollars on a droit à un plat qui peut satisfaire l’appétit d’un travaileur de force. J’ai choisi de manger indien et cela m’a replongé dans le pays. Vraiment bon. Seul bémol : l’endroit est très bruyant.

Nous nous arrêtons pour regarder des spectacles de rues. Un acrobate russe dévoile un tatouage imprimé sur son avant bras. C’est une tahitienne, quand il bouge d’une certaine manière son bras, on peut voir la voir danser le tamouré.

En passant devant la mairie, j'étudie la statue de Lord Auckland. Je ne savais pas que la ville portait le nom d'un mec.




Là, il me manque une fille pour faire le shopping avec moi, du coup, je ne suis pas tentée. Mine de rien on a besoin de concentration et d’intelligence pour faire les magasins et savoir où aller.
J’achète quand même une valise “Delsey”, la rose me tentait bien pour être repérable facilement sur les tapis roulants des aéroports mais Alain m’a dit “ Et si je la prends moi….”
Voilà du coup , elle est grise comme toutes les valises.

En soirée nous retournons en ville pour diner. Sur le chemin nous croisons un hurluberlu.




Nous entrons dans la seule galerie ouverte à cette heure. Une dame nous accueille et nous invite au vernissage. Les oeuvres exposées sont des travaux d’aiguille. Tout à coup l’hurluberlu entre dans la salle et nous fait un mini show naïf mais rempli d’émotion et de gentillesse. C’était la première bonne surprise de la soirée. Avec la permission de la dame, j’ai pris des photos de l’expo en lui promettant de n’en faire qu’un usage perso. Un détail quand même.




La deuxième bonne surprise est le pub belge dans lequel nous prenons une bière et des moules frites. Je ne suis pas fan des grosses moules vertes néo néanmoins après avoir enlevé le pied, le byssus et éventuellement les petits crabes qui se cachent dans le manteau de l’animal celles-ci se révèlent fraiches, gouteuses et délicieusement préparées. La charmante serveuse qui s’occupe de nous est une jeune française venue ici pour parfaire son anglais, c’est vous dire si nous sommes chouchoutés.



Il fait nuit, nous rentrons.








Dimanche 3 Février

Vous allez avoir droit à mon carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Un peu chaque jour pour ne pas épuiser vos neurones. Si je me monte trop bavarde, zappez mais regardez au moins les photos certaines sont sympas.


Ca y est, nous sommes dans l’avion qui nous conduit par delà les mers jusqu’en Nouvelle-Zélande, terre découverte par le Hollandais Tasman en 1642 (la Zeeland est une province des Pays-Bas).
Il nous est servi un petit-déj, celui-ci est parfait, et pourtant ! Je ne peux pas m’empêcher de penser que je préfèrerais payer moins cher mon billet d’avion et ne pas en avoir. En 2h 20 de vol nous n’avons pas le temps d’avoir faim. Je pense à toute la logistique, le respect des normes internationales, le temps et l’énergie développée pour servir un repas à bord.
Beaucoup de monde à l’accueil en sortant. Placés derrière des barrières de part et d’autres de nous, je sors dignement en me prenant pour une star marchant sur le tapis rouge.

Dans la navette qui nous conduit en ville, je reste scotchée devant le comportement d’une jeune fille genre “fashion addict” mais tête à claques qui laisse un parfait inconnu gérer son énorme valise sans un un regard ou un geste de remerciement.
Notre appart ce soir est dans le centre de la ville d’Auckland au “Oaks On Hobson” ce sont des apparts hotels. Super discret les résa avec le net : Il n’y a que le réceptioniste de l’hôtel entre ma chambre à Nouméa et celle de l’appart du 7° ; pas même de femme de ménage.
Vue de la fenêtre :




Nous marchons, à présent dans les rues de la city. Presque un désert en ce dimanche aprem. Je retrouve une sensation déjà connue de ville vidée après un cataclysme.





Victoria Park Market est un peu plus animé, des commerçants fatigués y attendent les rares touristes un peu perdus comme nous.
Vu dans une boutique cette étagère qui bouge électriquement, amusant parce que c'est la première fois que j'en vois une. D'ici quelques mois on en verra partout à coup sûr.








Un chapeau de cow-boy rouge plus tard (vous aurez l’occasion de l’admirer….) nous cherchons un salon de thé. Nous ne trouvons qu’une sorte de café rendu glauque par la saleté qui y règne. Vivement que Didi ouvre le sien pour que l’on se sente un peu plus chouchouté dans cette ville.
Arrêt devant un jeu à sensations fortes. Des jeunes calédoniens font le spectacle.




La tour nous sert de point de repère partout où nous allons.




C’est le soir à présent et nous dinons au Limon un restau choisi pour sa carte de fruits de mer sur Princes Wharf. Le repas s’avère médiocre voire pire et en plus c’est cher . Si vous passez par là-bas poursuivez votre chemin sans répondre à l’appel des serveuses.
Le chant des sirènes sonne toujours faux.
Et ne pensez pas que je suis difficile ou négative, c’est vraiment le pire restau que nous avons fait pendant notre séjour.