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Le carnet de route de la famille Rolly


Mardi 23 janvier

Agra… Réveil glacial dans la chambre de notre hôtel « l’Amar Yatri Niwas ».
Il fait froid à Agra , mais il fait très froid dans notre chambre. Il n’a pas été possible de régler, la veille au soir, la température. La clim a tourné à fond et nous avons dormi habillées et couvertes de nos vestes.
Il est 6 heures, il ne fait pas encore jour et nous nous préparons dare-dare . Chantal me fait remarquer que tel Dagobert, j’ai mis ma culotte à l’envers. Je lui réponds que bien que mal culottée, je continue de me hâter. Nous avons RDV avec notre chauffeur à 6 h 20 pour assister au levé du soleil sur le Taj Mahal, le top du top d’après tous les guides.
Une petite marche dans la fraîcheur matinale finit de nous réveiller. Il fait froid, je dirais entre 5 et 10° à vue de bonnets, écharpes et gants indispensables. L’amplitude journalière est très importante puisque en milieu de journée, nous aurons chaud (T° entre 20 et 24 °).
Le Taj est beau comme un sous neuf. La pollution du site est vérifiée en permanence par plusieurs capteurs.
Nous étions prévenues que les services de sécurité empêchaient l’entrée des boissons, aliments et tout le bataclan habituel, avec fouille en règle des sacs. Afin d’éviter d’être prise en défaut, j’ai laissé mon sac photo à l’hôtel. Je ne savais pas alors que ma batterie de rechange s’y trouvait.
Ben oui, vous avez pigé, je suis tombée en panne de batterie au moment où le monument s’éclairait . Rage ! mais bon, dans ce cas là , il faut savoir garder le sourire et penser à l’avenir.
Il me restait le seul plaisir des yeux, qui fût grand bien sûr. Le marbre blanc incrusté de pierres fines est superbe et doux sous nos pieds convenablement chaussés par les services de sécurité de chaussons en in tissé. A l’accueil, nous avons droit également à une petite bouteille d’eau.







Juste devant la grande porte du Taj.

A la sortie nous sommes assaillies par 3 pousse-pousse et 4 gamins (entre 8 et 14 ans) qui ne nous lâcheront plus. Parmi eux une fillette de 14 ans qui se prétend « business woman » et qui répète sans accent : « Fiche-nous la paix » sans trop comprendre ce que cela veut dire mais à bon escient tout de même. Un garçon d’une huitaine d’années se montre à la fois hargneux vendeur et prévenant à l’égard de ses camarades et de nous-mêmes : Une sacrée personnalité.
Inde pays de contrastes, après le calme et la sérénité du mausolée, nous trouvons dans la rue le désordre bruyant de la vie.
Nous voici rendues, en fin de matinée, au Fort d’Agra : Palais prison d’un Maharadjah qui vivait là avec ses 5000 femmes. Le plus hallucinant, c’est qu’il est dit que chacune d’entre elles avait sa propre chambre, bon d’accord à vu d’œil elles semblent très petites, mais tout de même ! Peu de prison sont aussi luxueuse. Je me suis régalée à arpenter ce palais des mille et une nuit, beaucoup plus vaste et imposant que celui que j’avais visité à Istanbul.



La porte de la place forte, un vrai château médiéval.




Pour accéder au palais un chemin étroit.




La salle d'honneur est imposante, les touristes donnent l'échelle.




La mosquée en marbre blanc contraste avec les pierres rouges du fort.
















Les jardins :





Les intérieurs vides de leurs anciens fastes mais remplis de douce lumière.











Les chambres HLM des femmes, beaucoup ont été détruites.

Et cela n’est pas fini , nous embrayons par la visite du mausolée d’Itimadud Daula. Pas mal comme petite tombe, si je n’étais pas décidée de devenir un diamant bleu à ma mort, je m’en contenterai bien.








Nous terminons nos visites par un autre mausolée appelé encore « le little Taj Mahal » , tout blanc et délicat comme son grand frère.












La circulation à Agra c’est quelque chose …. Pendant les transferts, j’étais assise à côté du chauffeur. La manière de conduire ici est impressionnante. Je suis incapable de m’y adapter , en aucun cas je ne pourrais conduire. J’ai déjà dit qu’il circule toutes sortes d’engins et d’animaux mais en plus ici la route est coupée en deux par un parapet et il n’y a aucun moyen pour tourner à droite si ce n’est de faire des km pour trouver un rond point. Du coup, il nous arrive de voir des véhicules roulant en sens opposé. Le chaos, finalement, ce n’est pas si « pire » que l’on veut bien nous le faire croire.



Scènes de rues :




Sur le pont l'impression de confusion est plus forte.

Le soir à l’hôtel nous avons toujours aussi froid. L’hôtel est un peu vieillot mais pas cher pour Agra et somme toute des plus convenables. C’est Chantal qui l’avait réservé via Internet parce que les guides disaient qu’il est souvent difficile d’avoir de la place pour dormir à Agra.
Dormir il s’agit bien de cela à présent, du moins, essayer parce qu’avec un mariage dans la rue juste en bas, c’est pas gagné.

Lundi 22 janvier

Tout est plat, bruyant, désordonné, vivant….
Après un petit déj au United où nous avons dorénavant nos entrées, nous cherchons partout un adaptateur pour prise électrique jusqu’à qu’un beau jeune homme travaillant pour une agence de tourisme nous dise que cela n’était pas nécessaire. A notre hôtel de Delhi, il y avait plusieurs trous dans les prises femelles qui correspondaient semble-il à deux standards différents, il était donc possible d’utiliser une sorte de prise ou une autre. Une technique confuse totalement hors norme en Europe.
Nous voilà parties en direction d’Agra. Au bout de deux heures, à mi-chemin, nous faisons un arrêt pipi dans un restaurant spécial touristes le « Rajasthan Motel ». L’endroit est plaisant mais nous assistons à une dispute féroce entre un touriste italien et un serveur à propos de gros sous.
La route est pénible, mais fort distrayante, nous traversons une immense plaine verdoyante et cultivée. Nous croisons des rickshaws, des charrettes tirées par des chameaux , des ânes, et même un éléphant. A chaque instant il y a quelque chose d’exotique à observer.
Nous arrivons à 17h 30 à Agra. Juste deux minutes pour check-in, poser nos bagages, signaler à la réception qu’il faut nettoyer la salle de bain et nous voilà reparties pour admirer le Taj Mahal de loin au coucher du soleil.
Il est juste un peu trop tard pour le coucher du soleil, les photos ne sont plus possibles sans pied. L’espace dans lequel nous nous trouvons est une préfiguration glauque du futur « beautiful garden » dominant le lit de la rivière et le Taj Mahal. C’est plein de poussière, de saletés diverses et de tas de cailloux.
Notre chauffeur nous conduit ensuite dans notre premier magasin pour touristes. Ils font de la marqueterie de marbre. Le marbre est gravé et en lieu et place de la matière soustraite, de fines lamelles de pierres ornementales comme de la cornaline, du lapis-lazuli, du jaspe, ou de la malachite sont collées. Le résultat est fort joli.
J’achète un petit vase, tout en pensant que c’est très cher. Certes, cela ne l’est pas au vu de notre pouvoir d’achat mais en sortant les 800 roupies demandées , je trouve étrange que je sois en train de sortir le plus gros billet qui existe ici c’est à dire une coupure de 500 roupies pour payer un petit rien. (en fait nous avons eu entre les mains plus tard au cours du voyage un et un seul billet de 1000 roupies).
Assis à même le sol dans des conditions de travail qui ferait tomber d’inanition un militant syndicaliste de la CGT, quatre jeunes garçons nous montrent comment ils procèdent pour réaliser ces belles choses, c’était fascinant de les voir faire.
Le soir nous dînons à l’hôtel. Nous invitons à notre table un allemand croisé précédemment dans le dit magasin. Au bout de deux minutes il commence à parler fric et nous laissera paraître sa pingrerie. Qu’est-ce que c’est au juste le contraire de « prince charmant » ?

Sur la route d'Agra : L'hôtel à mi-chemin.



Scène de rue (enfin, ici en l'occurence, il s'agit plutôt une route, très cool pour une fois).



Un rickshaw, peut-être un bus scolaire?


Le travail du marbre. Un tour rudimentaire.



Les pierres taillées en fines lamelles sont poncées et mise en forme.



Un apprêt recouvre le marbre afin de pouvoir distinguer le motif à travailler.



Les lamelles de pierres sont mises en place.



Gravure.


Les conditions de travail : En plus de la position inconfortable le local est un couloir sans ouverture.



Le résultat....

Dimanche 21 janvier

Ce matin nous prenons notre petit déjà l’United un coffee house ouvert pour nous avant l’heure. Nous y aimons la déco vieille Angleterre kitsch à souhait, le thé avec à feuilles, et le jus de mangue.
Notre chauffeur s’appelle Bharat, il nous emmène visiter le « Humayn Tomb », mausolée posé au milieu d’un grand jardin calme et spacieux. Nous nous prenons pour des princesses, bavardons en français avec des congolais, grimpons sur les toits des tombes.
La visite suivante est pour le temple Bahà’i (ce culte est considéré comme secte en France) . Temple moderne à l’architecture en forme de lotus, il a quelque chose dans ses formes qui nous rappelle l’Opéra de Sydney. Le jardin est vaste et fleuri, c’est un bel endroit. Une hôtesse nous oblige à poser nos chaussures et à les faire garder gratuitement. A l’intérieur, le sol et l’assise des bancs sont en marbre blanc. C’est très beau et froid (surtout à pieds nus !) dommage les photos sont y interdites. De nombreuses jeunes filles de toutes couleurs et de toutes ethnies veillent au grain et l’on se sent à la fois fliquer et chouchouter.
Un petit saut au Khan Market pour récupérer les fringues des filles, repos autour d’un sandwich au Chonas. Aujourd’hui, c’est dimanche et de nombreux magasins y sont fermés (sauf ceux des fringues).
Nous ne comprenons pas pourquoi l’agence et notre chauffeur voulaient absolument nous faire quitter Delhi la veille en prétextant qu’à l’approche de la fête nationale, la circulation serait insupportable. Il n’en est rien au contraire.
Le soir, repas gastronomique au Veda. Déco rutilante avec une lumière douce de bougies se reflétant dans de hauts miroirs . Seul hic à cette ambiance feutrée, la musique pop assourdissante, une musique douce aurait été plus appropriée.
Avec Noëlle, j’ai partagé un menu végétarien qui a eu raison de nos appétits. Nous nous sommes amusées comme des enfants à goûter à tout ce qui nous était proposé, du pur plaisir gustatif.


L'united Coffee



Humayn tomb



Sur les toits



La porte d'entrée, fin petite pour un éléphant.



Le tombeau, je savais que le monument d'Agra était une tombe mais j'ignorais que toutes les personnes importantes d'ici se faisaient construire des tombes plus imposantes les unes que les autres, nous aurons l'occasion d'en voir d'autres...



Lumière céleste à l'intérieur du tombeau.



Le temple Baha'î.






Escale dans un magasin pour touristes, juste pour voir. Heureusement que nous avons vu après la photo, l'écriteau d'interdiction de photographier. Ici, je fais une parenthèse ( vous pouvez me voir habillée d'un jean. Je n'en avais pas porté depuis longtemps trouvant peu confortable ce vêtement de travail, hors Isa m'avait dit qu'en fait ce qui est confortable dans un pantalon, c'est le fait qu'il soit taille basse. J'ai donc essayé un jean taille basse et c'est vrai, c'est le confort total. J'ai voyagé ainsi habillé pendant près de 3 mois) fin de la parenthèse.





Jôliii les lumières le soir au Veda.




Le samedi 20 janvier

Réveillées à 9 heures nous décidons d'aller prendre le petit déjeuner dehors. Le café choisi dans le guide n'existe plus, on se rabat sur le Mac Do du coin qui, ouvert à cette heure, ne propose pas de petits dèj (sic). Nous nous retrouvons dans le restau de l'hôtel Saravana Bhavan où je goûte une sorte de crêpe jaune (ghee poli) parfumée à la cardamome et des boules de graines de sésame accompagnés de jus de fruits frais, notamment du jus de grenade, exotique et délicieux....
A pied nous nous rendons ensuite au cottage industries emporium où l'on déploie pour nous le grand jeu :tapis en Cashmere, écharpe en pashmina, de beaux produits, les filles se laissent tenter. Le prix de l'écharpe en pashmina qui me plaît est de l'ordre de 100 euros, je ne suis pas pressée. J'admire avec beaucoup d'intérêt les tapis du Cashmere et un collier en émeraude (10 000 euros quand même). je demande au vendeur de nous montrer des saphirs et des rubis étoilés ainsi que des rubis "sang de pigeons". Une petite bague ornée d'un rubis étoilé n'est pas trop cher (300 euros), elle me fait envie mais bon....
Nous nous rendons ensuite dans une agence de voyage "Perfect Holiday Travels" où nous faisons affaire. Nous louons une voiture avec chauffeur pour 304 euros par personnes pour 22 jours.
Dans les rues l'ambiance est "busy" et nous sommes parfois arrêtées par des hommes ou des mendiantes mais cela reste très souple.
Nous faisons connaissance avec notre chauffeur et testons sa voiture "Embassady" de construction locale robuste mais de confort et de look des années 50.
Passage au Khan Market où les filles achètent des puces téléphoniques avec lesquelles elles auront quelques déboires pour leur activation et leur utilité (impossible d'envoyer des SMS en NC). Pour acheter les dites cartes il faut se munir de son passeport + de son visa + d'une photo d'identité.
Halte dans une boutique de fringues où les filles achètent des tuniques mais leurs cartes bancaires de passent pas dans l'appareil défectueux, chou blanc donc.
Nous terminons la soirée autour d'une table au restau "Embassy". La cuisine est excellente, nous apprécions le poulet tandoori et le plat d'épinards.
Enfin relax à l'hôtel avant un bon dodo.


Dans le restaurant....j'ai les yeux plus grands que le ventre.


Princesse jusqu'au bout, j'en ai même les bijoux.


Scène de rue à Delhi, presque cool.

Le vendredi19 Janvier

Dans l'après-midi, je change de chambre. Celle-ci est plus accueillante, elle a au moins une fenêtre malgré la vue qui donne sur l'arrière cour d'un immeuble vétuste en rénovation. De toute façon, on ne voit rien puisqu'il y a une double fenêtre et celle qui est à l'extérieure est en verre granuleux. Je demande au gérant où je peux aller pour avoir internet. Il me fait accompagner, à trois pâtés de maisons plus loin, dans une petite agence de voyage qui m'offre le service gracieusement.
Je vais ensuite me promener dans le jardin du "circus" espace public récemment aménagé après les travaux du Métro. Un homme vient me parler, il m'assure qu'il veut juste faire la conversation. En toute innocence, je lui raconte que j'attends des amis et que ceux-ci ont tout merveilleusement organisé pour moi. Il finit par me laisser peut-être cherche-t-il une femme plus disponible et plus ouverte (sic). Méfie-toi des cashmiri m'ont prévenu mes amis de Toulouse.
Je dîne de bonne heure au "Piccadelhi". Un espace où l'on trouve différentes sortes de cuisine. Je pensais me régaler avec des côtelettes d'agneau mais celles-ci sont cuites à l'américaine, c'est à dire bouillies puis grillées, un scandale culinaire pour nous français.
J'écoute deux musiciens, regarde un charlot jouer de sa canne et de son chapeau melon. Je suis surprise par un nain-clown qui est si petit qu'il peut passer sous les tables. C'est la première fois que je vois une aussi petite personne.
De retour à l'hôtel, je regarde à la TV des pub de Garnier (ceci est une info spéciale pour DIDI) et le film des visiteurs avec Reno et Clavier dans sa version américaine traduite en Hindi, cela donne, je vous assure.
Il est 21 h 30 Chantal et Noëlle arrivent. Cela fait du bien de voir des visages amis. On papote, instinction des feux à 23h 30, elles ont eu une journée rallongée par le décalage horaire.

Jeudi 18 janvier

Je suis à Roissy à l'aeroport 1 (et non le 2 comme pour Istanbul) et aujourd'hui tout est normal, pas de contrôle intempestif d'identité, du coup j'arrive trés en avance à l'embarquement. L'hôtesse me propose d'avancer mon vol. Pourquoi pas, bonne idée surtout que les retards à cause du mauvais temps seront nombreux au cours de la la journée. Nous montons dans un petit avion sans passer par un couloir d'embarquement, ouah ! j'ai l'impression d'être une star de film montant dans son jet privé. Ce qui est amusant c'est que le jeune prince charmant, à côté de qui, je suis assise, me dit la même chose. Il est cambodgien, trés affable et passionné de politique puisqu'il embraye immédiatement sur ce sujet. Il donne des cours à l'université de Sydney. A ma gauche, est assise une princesse de type inuit. Elle vit à Chicago et nous raconte comment son voyage en Europe a été magnifique, au point qu'elle désire à présent apprendre le français.
Le temps passe vite en si bonne compagnie et nous voilà rendu à Franckfort. Nous descendons du petit jouet pour monter dans un car qui met une éternité pour parvenir à l'aéroport. De temps en temps, il s'arrête et attend qu'un avion passe. C'est quelque peu surréaliste comme procédé.
Passons rapidement sur l'aéroport qui est quelconque, seule originalité nous avons des vraies chaises (style bistrot) et des vraies tables dans la salle de boarding, sympa, mais du coup plusieurs personnes sont obligées de rester debout.
Dans la salle d'attente, je sens tout de suite l'ambiance indienne. Les passagers indiens sont lourdement chargés de bagages. Je me demande toujours comment font certains passagers pour avoir autant de bagages ? Dès que je dépasse les kg imposés je me retrouve avec des ennuis à l'embarquement, paient-ils des excédants d'enfer?
Huit heures de vol plus tard, je sors de la zone de transit après avoir attendu longtemps ma valise. Il faut dire qu'il est l'heure de dormir ici : 2 heures du mat.
J'ai RDV avec un chauffeur, mais je ne vois personne, il y a beaucoup de monde qui attend, malgré l'heure tardive, mais personne qui porte un turban orange. Je stress un peu mais bon. Je change de l'argent, puis je téléphone au numéro donné et là nous comprenons qu'il m'attend dehors.
A présent il roule jusqu'à l'hôtel 55 à Connaught Circus. L'ambiance est chaude sur la route.... Des dizaines de gros camions circulent de toutes parts. La conduite se fait au klaxon et quelquefois les passages se font "à l'arraché". Personnes ne semble se soucier des feux tricolores.
La course coûte 750 roupies, je suis incapable de me rendre compte si c'est beaucoup ou pas (en fait c'est le prix je le sais maintenant). A l'aéroport l'employé qui manipulait les billets le faisait avec une telle désinvolture que je suis restée à l'observer plutôt qu'à rassembler mon energie pour comprendre le taux de change.
En bas de l'escalier qui monte à l'hôtel, j'enjambe un homme qui dort dans l'escalier, enveloppé dans une couverture. Il me rattrape illico pour me montrer le chemin. On me place dans une chambre assez propre mais délabrée. J'y dors jusqu'à midi.