Samedi
C'est le moment de mettre en ligne, ce que j'ai fait samedi dernier afin que la journée qui s'annonce me révèle aussi ses surprises.
Une journée sous l’égide d'un peu de culture. Cela a commencé par une visite au marché de Ducos avec son plein de bousculades et avec le caddie « grand-mère » rempli à la douille.
Direction ensuite la ville jusqu’à Calédolivres, la librairie des écrivains calédoniens, où autour d’une tasse à café, les initiateurs de la nouvelle revue littéraire « Episodes » nous conviaient à la feuilleter et bien sûr à l’acheter. J’aurai l’occasion de reparler de cette revue ultérieurement.
Déjeuner à la maison, après un saut rapide à la supérette « Chez Ravi » (ou Ravi tout court, je ne sais plus) d’où je suis repartie avec des frites chaudes et une barquette d’agneau au cari. Des plats à emporter de cuisine indienne, il n’y a pas à tous les coins de rue ici, alors de temps en temps, j’en profite.
Cette après-midi, sous la tente géante de la gare maritime, le salon du tourisme battait son plein aux rythmes des: djembes et des ukulélés. Rien de nouveau sous notre soleil tropical. Ici est toujours Ici mais, nous avons fait le plein de brochures pour ceux que nous attendons….
Surprise, nous apprenons que nous pouvons faire un baptême en hélicoptère (10 mn pour 3500F) cela n’est pas cher et l’on nous promet une attente de style humano-calédonienne.
C’est ce qu’il me faut, je ne suis encore jamais montée dans ce genre genre de véhicule.
Direction la route de Nouville, où se tient le salon du 4 X 4. Il y a là, beaucoup plus de monde, surtout des hommes. Cela suinte la virilité par tous les pots d’échappement des bolides clinquants. Je me sens téléportée au pays de Liliput face à ces engins anti-protocole de Kyoto. Nous regardons pendant quelques minutes une voiture rouler sur un circuit de trial, une voiture unique sur le Territoire parce qu’elle a des roues arrières directionnelles (traduction : des roues qui tournent dans tous les sens). Amusant.
Notre hélico est là, avec ses deux grands yeux de libellule jaune. C’est enfin notre tour, la gardienne de la porte nous laisse passer accompagnés de trois jeunes hôtesses qui nous installent, nous ceinturent et nous casquent. Parés ainsi, le bruit infernal du moteur devient tolérable et nous nous élevons doucement, moelleusement, tout en légèreté. L’impression est sympa. Je suis assise près du pilote et je profite de la vue à 180°. Cela fait la même impression que dans une salle de cinéma Imax. La vision que nous avons de notre ville s’enrichit de chemins inconnus, de squats de luxe avec plages privées, de bateaux de guerre, de voitures miniatures. J’ai l’impression de jouer aux Légo dans SimCity.
C’est déjà fini, dix minutes de bonheur, cela suffit à remplir la journée. Seul regret c’est d’être mains nues (sans appareil photo) et d’avoir oublié que je pouvais faire des photos souvenirs avec mon nouveau super téléphone, dommage.
Le soir spectacle à JMT, avec une artiste de Boston Déborah Henson Conant et sa harpe portative de quoi finir en chantant cette bonne journée. Un lien pour la connaitre : cliquer ici.
Par Mireille Rolly, vendredi 19 juin 2009 à 19:58 :: General
Réflexion
Je viens de comprendre pourquoi l'art plastique est pour moi quelque chose de totalement hermétique.
C'est en écoutant, hier, une plasticienne me parler de son travail que j'ai pigé.
L'artiste conceptualise, bien... Il élabore des liens entre différents éléments afin de concrétiser une idée, un évènement abstrait.
Le souci est que chaque personne crée ses propres liens. Ceux-ci sont différents d'une personne à l'autre ; le lien que je crée quand je suis face à un évènement m'appartient, il est différent de celui de mon voisin qui sera différent également du suivant et ainsi de suite. Les liens que l'on crée, diffèrent parce qu'ils sont liés à l'intelligence et à l'histoire de chaque personne. Il y a bien des symboles, des mythes qui peuvent être reconnus mais dans l'ensemble, il ne me semble pas possible de comprendre le cheminement personnel d'un cerveau inconnu.
Résultat, ce n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, alors que l'artiste crée pour exprimer quelque chose : une idée, un sentiment, une rêverie, il ne trouve pas en face de lui quelqu'un qui puisse le comprendre. Aucun lien, aucune accroche ne peuvent se créer. C'est de l'anti-art. L'art doit servir à créer des liens entre les hommes par la compréhension du monde que l'artiste appréhende. Par sa vision, il doit aider, faire valoir, révéler. Ce but m'échappe quand je vois certaines œuvres. J'ai envie de leur dire : calmez-vous.
C'est en écoutant, hier, une plasticienne me parler de son travail que j'ai pigé.
L'artiste conceptualise, bien... Il élabore des liens entre différents éléments afin de concrétiser une idée, un évènement abstrait.
Le souci est que chaque personne crée ses propres liens. Ceux-ci sont différents d'une personne à l'autre ; le lien que je crée quand je suis face à un évènement m'appartient, il est différent de celui de mon voisin qui sera différent également du suivant et ainsi de suite. Les liens que l'on crée, diffèrent parce qu'ils sont liés à l'intelligence et à l'histoire de chaque personne. Il y a bien des symboles, des mythes qui peuvent être reconnus mais dans l'ensemble, il ne me semble pas possible de comprendre le cheminement personnel d'un cerveau inconnu.
Résultat, ce n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, alors que l'artiste crée pour exprimer quelque chose : une idée, un sentiment, une rêverie, il ne trouve pas en face de lui quelqu'un qui puisse le comprendre. Aucun lien, aucune accroche ne peuvent se créer. C'est de l'anti-art. L'art doit servir à créer des liens entre les hommes par la compréhension du monde que l'artiste appréhende. Par sa vision, il doit aider, faire valoir, révéler. Ce but m'échappe quand je vois certaines œuvres. J'ai envie de leur dire : calmez-vous.
Par Mireille Rolly, vendredi 19 juin 2009 à 19:46 :: General
Bonne fête à toutes les mamans
Une rose photographiée par mon fils pour toutes les mamans.

Par Mireille Rolly, dimanche 7 juin 2009 à 00:28 :: General
Fête des mères
Je l'ai joué vraiment traditionnelle et misogyne, hier en allant choisir mon cadeau de fête des mères.
J'ai, à présent, une yaourtière. Une Moulinex avec de gros pots en verre et un couvercle transparent, la classe !
Ce n'est pas un achat compulsif, il y a déjà un moment que j'en voulais une et ce qui a accéléré ma décision c'est que hier en allant acheter du fromage pour la fête des mères justement, la dame du magasin m'a dit que Nestlé allait fermer bientôt. Je ne prends que cette marque de yaourts. Cette grande déception a induit une réaction vive de ma part et dans la journée, j'avais ma yaourtière. Maintenant, il s'agit de réussir les yaourts, aidez-moi, si vous avez des trucs issus de votre grande expérience.
Par Mireille Rolly, jeudi 4 juin 2009 à 21:38 :: General
Pensée de 4h 48
Elle parle, elle parle, ce qu'elle dit n'est pas vide de sens mais vide d'essence.
Nota : Cela n'est pas une réflexion purement sexiste, l'on peut changer facilement le "elle" par un "il".
Par Mireille Rolly, jeudi 4 juin 2009 à 20:41 :: General