Ouaméo le chien
Je suis Ouaméo le chien et j'ai de l'importance.
Je suis né sur la grande Terre et je veux rejoindre mes maitres qui résident à l'ile des Pins.
Pour mon voyage en avion, j'ai besoin de papiers délivrés par un véto. Ça va, je vais bien et mes vaccins sont à jour. Le véto a délivré le papier.
Mais cela n'est pas fini, je suis obligé de rester quelques jours de plus à Nouméa parce qu'il faut une autorisation de la chefferie pour que je puisse débarquer sur l'ile.
Je vous l'avez bien dit que j'étais quelqu'un d'important......
Je suis né sur la grande Terre et je veux rejoindre mes maitres qui résident à l'ile des Pins.
Pour mon voyage en avion, j'ai besoin de papiers délivrés par un véto. Ça va, je vais bien et mes vaccins sont à jour. Le véto a délivré le papier.
Mais cela n'est pas fini, je suis obligé de rester quelques jours de plus à Nouméa parce qu'il faut une autorisation de la chefferie pour que je puisse débarquer sur l'ile.
Je vous l'avez bien dit que j'étais quelqu'un d'important......
Par Mireille Rolly, samedi 31 janvier 2009 à 07:40 :: General
Auto-portrait au chevalet
Grâce à mon "dispensateur de conseils" comme il aime à se définir, j'ai pénétré dans un nouveau monde.
Je suis comme Alice qui vient d'ouvrir la petite porte de l'arbre et qui découvre tout un univers de possibles.
J'apprends et c'est prodigieux.
J'apprends à percevoir des nuances jusqu'ici invisibles.
J'apprends la patience, la proximité, le doux passage du pinceau sur la toile tendue, la ligne presque imperceptible qui métamorphose une atmosphère naissante.
J'apprends l'amalgame et la puissance de la contrariété.
J'apprends l'effet papillon imprimant des effets subjuguants dans la matière.
J'apprends la vie, son ardeur, sa triste raison.
La raison d'une telle passion ?
Le professionnalisme sans faille de mon Maitre, il domine.

Je suis comme Alice qui vient d'ouvrir la petite porte de l'arbre et qui découvre tout un univers de possibles.
J'apprends et c'est prodigieux.
J'apprends à percevoir des nuances jusqu'ici invisibles.
J'apprends la patience, la proximité, le doux passage du pinceau sur la toile tendue, la ligne presque imperceptible qui métamorphose une atmosphère naissante.
J'apprends l'amalgame et la puissance de la contrariété.
J'apprends l'effet papillon imprimant des effets subjuguants dans la matière.
J'apprends la vie, son ardeur, sa triste raison.
La raison d'une telle passion ?
Le professionnalisme sans faille de mon Maitre, il domine.

Par Mireille Rolly, mardi 27 janvier 2009 à 04:55 :: General
Le gratin de pommes de terre
Cela n’est pas aisé de bien le réussir. Les pommes de terre doivent être à point, fondantes, bien imprégnées du gout du lait et du fromage, ne doivent être ni sèches ni flottées.
Le gratin est une spécialité de ma mère et de ma grand-mère savoyardes toutes les deux et j’ai mis du temps à bien le réussir mais je crois que je tiens une bonne recette que je vous livre ici, comme un héritage.
Ingrédients :
N’oubliez pas que dans n’importe quel plat cuisiné, le choix des ingrédients est primordial. Je dis toujours que si l’on y met de bonnes choses, cela sera forcément bon. C’est pour cela que vous devez choisir les meilleures pomme de terre à cuire à la vapeur (bio de préférence), du lait entier, du bon gruyère voire mélanger celui-ci avec un peu de Comté fruité, de la fleur de sel de Guérande, du poivre noir sorti du moulin, de la farine bio type 55 ou 65, de l’ail bien frais, de la bonne crème entière plutôt fluide, et enfin du beurre fin de qualité.
Si vous vous attachez à ce choix de produit, le gratin sera, certes, sublimé mais il vous reviendra aussi plus cher. Réservez donc cette recette pour de grandes occasions, mais ne tombez jamais dans l’à peu près, cela tue la gastronomie. Je déteste lire des recettes où l’on dit de mettre de la crème ou du lait allégée. Si vous êtes au régime, il vous suffira de prendre la moitié de votre portion habituelle, de savourez le plat lentement et de vous remplir l’estomac avec une crudité.
Je ne donne pas de quantités exactes, je m’adresse ici à des personnes qui savent déjà cuisiner et qui ont l’habitude de leur public, qui plus est, vous trouverez cela partout sur le net si vous voulez vous faire une idée.
Ustensiles :
Le plat à gratin en terre est peut-être le mieux adapté, néanmoins un plat en verre pyrex (comme celui que j’utilise) est bien aussi. Éviter les plats en tôle et revêtement téfal.
Le couteau à lame fine en céramique prend ici toute sa valeur, il évite l’oxydation accélérée et permet de trancher très finement.
Passoire, pinceau à beurrer.
Casserole à fond épais.
Tamiseur à farine.
Torchon propre.
Manique.
Allumer le four à 220°.
Râper le gruyère, réserver.
Écraser l’ail, réserver.
Graisser largement votre plat à gratin avec du beurre, réserver.
Laver bien vos pommes de terre, les sécher dans un torchon propre et les éplucher.
Attention: ne pas relaver les pommes de terre, au risque de leur enlever trop d’amidon.
Mettre le lait entier à chauffer. Attention que le lait n’attache pas dans le fond de la casserole.
Couper les pommes de terre en fines rondelles (4 à 5 mm d’épaisseur).
La coupe doit se faire au fur et à mesure de la mise dans le plat.
Étaler une couche uniforme de rondelles au fond du plat.
Saupoudrer très légèrement de farine avec le tamiseur.
Étaler le gruyère râpé, donner un tour de poivre, saler légèrement, et disperser un peu d’ail écrasé. Verser un peu de crème fraiche sur l’ensemble (pas partout juste en filet).
Remettre une nouvelle couche de pomme de terre.
Remettre une nouvelle couche du mélange : farine, ail, sel, poivre, gruyère et crème.
Terminer avec une couche de pomme de terre et parsemer de gruyère.
Les pommes de terre doivent remplir le plat jusqu’à 15 mm (environ, bien entendu) du bord.
Verser le lait bouillant, il doit affleurer la couche supérieure de pommes de terre.
Enfourner sans attendre.
Laisser environ 10 mn jusqu’à ce que le lait bout dans le plat puis baisser la température jusqu’à 180 ° et cuire 50 à 60 mn (pour un gratin familial, moins si c’est un petit plat).
Nota : Ma mère met du lait froid et laisse le gratin sur le feu pour qu’il commence à cuire (à éviter si c’est un plat en terre) avant de l’enfourner.
Par Mireille Rolly, samedi 24 janvier 2009 à 21:03 :: General
Les aventures de mimi chez Carrefour
Dimanche :
Je vais rarement chez Carrefour en fin de semaine, trop de monde, néanmoins je n’en fais pas un principe et si le frigo crie famine, je m’y rends de bon cœur.
Pourquoi de bon cœur, parce je suis assurée d’y rencontrer une connaissance pour un papotage en règle et à cause des petites hôtesses. Le plus souvent ce sont de charmantes jeunes filles qui vous donne à manger et à boire gracieusement pour faire la promotion d’un produit qui ne se vend pas très bien. Évidemment je suis bon public et je goute à tout avec enthousiasme.
Je suis attirée par deux dames au rayon bébés. Étrange, elles sont d’un âge mûr, ce qui rend la promo bien moins charmante que d’habitude. Il faut tourner une roue (genre roue de la fortune) et l’on gagne un petit truc pour le bébé. C’est Pampers qui essaie de vendre ses couches anti-fuite et celles qui permettent l’éducation à la propreté (sic).
Moi, je veux évidemment tourner la roue, et la dame me dit alors que je suis trop vieille pour cela ( re-sic). Piquée à vif, je lui dis que oui bien sûr, mais que c’est pour mes petits enfants et même s’ils ne sont ici, je pourrai toujours leur envoyer le petit cadeau.
OK, cela s’appelle un mensonge, j’ai quand même potentiellement la possibilité d’en avoir, alors…..
J’ai gagné une petite marionnette nounours toute douce. Je vais la mettre de côté pour le trousseau de mon premier petit enfant ….. Merci Pampers.
Pourquoi de bon cœur, parce je suis assurée d’y rencontrer une connaissance pour un papotage en règle et à cause des petites hôtesses. Le plus souvent ce sont de charmantes jeunes filles qui vous donne à manger et à boire gracieusement pour faire la promotion d’un produit qui ne se vend pas très bien. Évidemment je suis bon public et je goute à tout avec enthousiasme.
Je suis attirée par deux dames au rayon bébés. Étrange, elles sont d’un âge mûr, ce qui rend la promo bien moins charmante que d’habitude. Il faut tourner une roue (genre roue de la fortune) et l’on gagne un petit truc pour le bébé. C’est Pampers qui essaie de vendre ses couches anti-fuite et celles qui permettent l’éducation à la propreté (sic).
Moi, je veux évidemment tourner la roue, et la dame me dit alors que je suis trop vieille pour cela ( re-sic). Piquée à vif, je lui dis que oui bien sûr, mais que c’est pour mes petits enfants et même s’ils ne sont ici, je pourrai toujours leur envoyer le petit cadeau.
OK, cela s’appelle un mensonge, j’ai quand même potentiellement la possibilité d’en avoir, alors…..
J’ai gagné une petite marionnette nounours toute douce. Je vais la mettre de côté pour le trousseau de mon premier petit enfant ….. Merci Pampers.
Par Mireille Rolly, mardi 13 janvier 2009 à 22:59 :: General
Ce n'est pas du tout cuit
Pour les vœux cette année, je vais vous faire bosser :
Cliquer ici sur ce lien et entrer votre texte : ex Bonne année, meilleurs vœux, bonne santé, amour et convivialité, je vous laisse le choix....
Ensuite choisissez french et votre porte-parole, enfin cliquez sur "say it".
Cliquer ici sur ce lien et entrer votre texte : ex Bonne année, meilleurs vœux, bonne santé, amour et convivialité, je vous laisse le choix....
Ensuite choisissez french et votre porte-parole, enfin cliquez sur "say it".
Par Mireille Rolly, dimanche 11 janvier 2009 à 06:39 :: General
Vache
Situation :
Un après-midi dans un grand magasin parisien en période de soldes d’hiver. De grands bacs sont installés au rez-de-chaussée, ils contiennent divers articles de maroquinerie.
L’histoire :
Je fouille dans les bacs sans grande conviction, petit à petit, j’en viens à converser avec une maghrébine qui porte un foulard discret.
- Chez nous, me dit-elle, quand la nouvelle année arrive, on doit de s’acheter un nouveau porte-monnaie afin de s’assurer qu’il sera bien rempli pendant les mois à venir.
- Chez nous, lui répondis-je, nous ne sommes pas superstitieux, néanmoins pourquoi pas se rassurer en se faisant plaisir.
Réflexion :
J’ai tout de suite pensé que cela devait être la providence qui avait placé là cette femme et j’ai acheté le plus grand porte-monnaie de l’étalage preuve que je ne suis pas vierge de superstition également.
Conséquence :
Chaque nouvelle année, je repense à elle. Hier, j’ai acheté mon porte-monnaie de l’année, il ressemble à cela :
Ma p’tit vache à lait, avec cela nul doute qu’elle se remplisse au-delà de toute espérance.
Un après-midi dans un grand magasin parisien en période de soldes d’hiver. De grands bacs sont installés au rez-de-chaussée, ils contiennent divers articles de maroquinerie.
L’histoire :
Je fouille dans les bacs sans grande conviction, petit à petit, j’en viens à converser avec une maghrébine qui porte un foulard discret.
- Chez nous, me dit-elle, quand la nouvelle année arrive, on doit de s’acheter un nouveau porte-monnaie afin de s’assurer qu’il sera bien rempli pendant les mois à venir.
- Chez nous, lui répondis-je, nous ne sommes pas superstitieux, néanmoins pourquoi pas se rassurer en se faisant plaisir.
Réflexion :
J’ai tout de suite pensé que cela devait être la providence qui avait placé là cette femme et j’ai acheté le plus grand porte-monnaie de l’étalage preuve que je ne suis pas vierge de superstition également.
Conséquence :
Chaque nouvelle année, je repense à elle. Hier, j’ai acheté mon porte-monnaie de l’année, il ressemble à cela :
Ma p’tit vache à lait, avec cela nul doute qu’elle se remplisse au-delà de toute espérance.
Par Mireille Rolly, dimanche 11 janvier 2009 à 06:14 :: General
Ceci n'est pas une bonne résolution
Quand j'étais jeune lycéenne, je faisais de l'auto-stop pour aller au lycée. A l'époque, il n'y avait pas autant de véhicules dans les rues et pas le sentiment d'insécurité qui existe aujourd'hui.
C'était la mode des minijupes et des sabots à talons compensés hauts.
Comme dans les films, j'ai été, un jour, la cause d'un accident de voiture. Un homme n'a pas freiné parce qu'il me regardait et a embouti la voiture qui roulait devant lui. J'ai refusé une seule fois de monter dans une voiture où, il y avait quatre individus qui semblaient alcoolisés. C'est à peu près toutes les aventures que j'ai pu vivre en tant qu'auto-stoppeuse.
J'avais mes chauffeurs attitrés, entendez par là, que souvent c'était les mêmes personnes qui me faisaient monter dans leur voiture.
L'un d'entre eux était professeur au lycée technique et faisait, donc, le même chemin que moi chaque jour (commode pour moi....).
Cet homme m'a avoué un jour qu'il lisait l'avenir dans les lignes de la main.
Qui aurait raté une occasion pareille de connaitre sa vie future ?
- Que veux-tu savoir me demanda-t-il ?
-Si un jour je serai célèbre, répondis-je candidement, avec des étoiles plein les yeux.
Il observa attentivement la paume de ma main encore immaculée par l'innocence de la jeunesse et me répondit.
-Il te faudra beaucoup travailler pour cela, fut sa seule réponse, éminemment psycho-pédagogique.
En fait, et je sais que c'était déjà le cas, je me fous de la célébrité et des honneurs. Par contre, ce qui m'importe, c'est de laisser une trace sur cette terre. J'ai toujours eu cette idée en tête alors que pour d'autres personnes cela n'a aucune importance, ils se contentent de vivre au mieux la vie qui leur est offerte.
Laisser une trace sur cette terre pour mes proches, voilà ce qui m'importe, voilà ce que j'aimerais faire.
C'était la mode des minijupes et des sabots à talons compensés hauts.
Comme dans les films, j'ai été, un jour, la cause d'un accident de voiture. Un homme n'a pas freiné parce qu'il me regardait et a embouti la voiture qui roulait devant lui. J'ai refusé une seule fois de monter dans une voiture où, il y avait quatre individus qui semblaient alcoolisés. C'est à peu près toutes les aventures que j'ai pu vivre en tant qu'auto-stoppeuse.
J'avais mes chauffeurs attitrés, entendez par là, que souvent c'était les mêmes personnes qui me faisaient monter dans leur voiture.
L'un d'entre eux était professeur au lycée technique et faisait, donc, le même chemin que moi chaque jour (commode pour moi....).
Cet homme m'a avoué un jour qu'il lisait l'avenir dans les lignes de la main.
Qui aurait raté une occasion pareille de connaitre sa vie future ?
- Que veux-tu savoir me demanda-t-il ?
-Si un jour je serai célèbre, répondis-je candidement, avec des étoiles plein les yeux.
Il observa attentivement la paume de ma main encore immaculée par l'innocence de la jeunesse et me répondit.
-Il te faudra beaucoup travailler pour cela, fut sa seule réponse, éminemment psycho-pédagogique.
En fait, et je sais que c'était déjà le cas, je me fous de la célébrité et des honneurs. Par contre, ce qui m'importe, c'est de laisser une trace sur cette terre. J'ai toujours eu cette idée en tête alors que pour d'autres personnes cela n'a aucune importance, ils se contentent de vivre au mieux la vie qui leur est offerte.
Laisser une trace sur cette terre pour mes proches, voilà ce qui m'importe, voilà ce que j'aimerais faire.
Par Mireille Rolly, mercredi 7 janvier 2009 à 19:09 :: General
