Les aventures de mimi chez Carrefour
D’autres balades ont continué à la Réunion et je les mettrai en ligne très bientôt, aujourd’hui, je fais une petite parenthèse pour vous raconter mes nouvelles aventures chez Carrefour.
Pendant la journée d’hier à Toulouse où nous avons atterri de bonne heure, il n’a pas fait si froid. Onze degrés qui m’ont permis de sortir en simple veste polaire pour aller chez Carrefour.
Wouah, ce Carrefour Toulousain est du genre king size. Les gens ici, n’ont plus besoin de se rendre à la campagne pour se dégourdir les gambettes. Il suffit qu'ils pénètrent dans cet antre magique dédié à la consommation et sans s’en rendre compte, ils marchent deux bonnes heures dans ce dédale de consoles scintillantes.
Les parents du Petit Poucet avaient du boulot pour paumer leurs gamins. Marcher jusqu’au cœur de la forêt et s’éclipser pendant leur sieste méritée. A présent, il suffit de les emmener au milieu du magasin de faire mine de s’intéresser à la dernière casserole qui fait toute seule la cuisine et pouf les gamins ont disparu par eux-mêmes. C’est propre, net, sans bavure. L’histoire est bouclée en moins de dix minutes.
Donc, un conseil si vous tenez un peu, aux personnes qui vous y accompagnent, RESTEZ GROUPER.
Le but de notre visite, hier, était d’acheter un matelas gonflable. Bien entendu, nous avons trouvé l’objet de tous nos désirs, il faut quand même préciser que nous avions un bon guide autrement, qui sait, nous y serions encore !
Il y a le choix en qualité et nous optons pour un matelas double épaisseur qui se gonfle en seulement quatre minutes, que désirer de plus ?
Le matelas en question, posé sur un tapis dans la chambre de la cabane au fond du jardin, est confortable, nous pensons passer une bonne nuit peuplée par les rêves de nos futurs achats chez Carrefour.
Eh bien, c’est là que l’on se dit que l’on apprend à tous les âges. Les voyages ne forment pas seulement la jeunesse mais réveillent les plus agés si vous voulez mon avis.
Nous n’avons jamais utilisé de matelas gonflable dans des pièces peu chauffées donc cette nuit, nous n’avons pas vraiment compris ce qui nous arrivait quand on a senti le froid qui sortait littéralement du matelas. Cela pouvait passer lorsque l’on ne bougeait pas mais sitôt que l’on voulait se retourner le froid se faisait mordant.
Comme on fait son lit on se couche dit le dicton, ce soir nous mettrons une couette sous le drap housse et on verra bien qui gagnera. Je n’ai plus qu’à attendre à présent l’ouverture de mon sauveur. Ah Carrefour bienfaiteur de l’humanité !
Par Mireille Rolly, jeudi 4 février 2010 à 11:26 :: General
L'arbre sacré
Ce matin, à l’heure du petit déjeuner un margouillat vert aux yeux turquoises se promenait tranquillement sur la table à côté de nous. Nous le voyons alors, s’approcher de la confiture et avec souplesse placer ses deux petites pattes sur le rebord de la coupelle. Il déroule sa langue et suce allègrement ce nectar offert. Toutefois, il n’en abuse pas et je n’aurais pas l’occasion de le reprendre en flagrant délit.
Nous allons aujourd'hui visiter l'intérieur de l'ile, plus précisément l'arbre sacré.
Nous nous arrêtons à la cascade où un groupe de femmes et d’enfants nous accompagne sur les 50 m du chemin qui y mène.
Une femme me prend par la main pour m’aider à descendre. D’emblée cela m’énerve parce que je sens que son geste est calculé. En effet à la fin de la visite tout ce petit monde nous demande un cadeau.
Nous n’accédons pas à leur requête pour diverses raisons :
- Nous n’avons rien à leur donner (que des grosses coupures dans les sacs).
- Quand on donne à l’un, il faut donner à tous et en fin de compte vu leur nombre cela aurait fait beaucoup.
- Nous nous sommes acquittés d’un droit de passage, à quoi sert-il ?
Ils montrent de la colère et probablement nous insultent dans leur langue. Ce n’est pas cool.
Visite de l’arbre sacré. Melting-pot entre religion indienne et histoire culturelle du pays l’arbre est un banian qui occupe un demi-hectare. Le petit musée attenant et le discours du guide sont intéressants sur le plan de l’histoire du pays.
L’après-midi promenade dans les rues de Hell Ville. L’allée « coloniale » a certes perdu de son panache mais pas son charme.
Le soir alors que je donne un billet de 10 000 ariaris au taxi qui nous remonte à l’hôtel, je le vois examiner la coupure sous toutes ses coutures et enfin il lance : « Ce n’est pas 10 000 que je vous avais dit mais 17 000. »
Les hommes ne sont pas contents et il s'en va la carlingue basse.
Décidément, ce n’était pas le jour des relations cordiales avec les populations locales.
Par Mireille Rolly, jeudi 21 janvier 2010 à 13:26 :: General
Départ
Notre départ s’est placé sous le signe de la chaussette.
Alors que nous faisions la queue pour l’enregistrement, notre jeune voisin de derrière ouvre son sac pour en sortir une veste, il la tire si vivement que plop, plop deux paires de chaussettes pliées en boule saute du sac et roulent à mes pieds.
De déceler son léger embaras, nous occupe un moment et permet de nous faire oublier le sans gêne de la famille qui nous précède. Alors que je poussais tant bien que mal un chariot bien rempli, la mère m’a doublé sournoisement par la gauche. Une fois devant moi, les autres membres de sa tribu sont arrivés avec tout leur barda, nous avons dû de mauvaise grâce les laisser passer.
Dans la passerelle qui relie notre avion aux salles de l’aéroport de Sydney, une paire de chaussettes est posée là, toute seule au milieu du couloir. Avec précaution, les passagers l’évitent comme s’il s’agissait d’un objet précieux. Quelqu’un lance dans le silence : « Heureusement que cela n’est pas une petite culotte ». Enfin, dans le Boeing 777 de la compagnie d’Air Austral, il fait si froid que je suis obligée de porter deux paires de chaussettes pour avoir mes pieds à peu près au chaud.
Joies et déceptions pendant le vol :
Déceptions : Les sièges sont étroits et ne s’inclinent que très peu.
Les couleurs des uniformes des hôtesses bleu turquoise et bleu marine, bien mais leur veste est rose comme une glace à la framboise, je n’aime pas cette association de couleur.
La TV est accrochée au plafond et de nos sièges, on ne voit rien. J’ai repéré que les meilleures places étaient les n°30 et 10.
Joies : Les repas sont copieux et bons, on sent l’influence réunionnaise.
On garde le même avion donc moins de risques de se retrouver sans ses petites culottes à l'arrivée.
Les gens sont différents de ce que l’on a l’habitude de voir, plus jolis, plus colorés et plus sympa.
A Sydney, une pub pour l'Australie dédiée à Anne qui travaille sur les écritures.
A Saint Denis l'aéroport de Rolland Garros. Il fût un grand aviateur né à la Réunion donc rien à voir avec le tennis, cela c'est pour la petite histoire.
Par Mireille Rolly, jeudi 7 janvier 2010 à 16:53 :: General
Nous verrons bien
Quand tout a été rangé dans les cartons et que la maison s’est affichée vide, nous avons ressenti un apaisement venant des tréfonds de notre conscience généré probablement par le sentiment de liberté que donne le dénuement, l’absence d’attache. Alain et moi avons pensé la même chose au même moment. C’est mieux ainsi ! A notre retour, je ne sais pas trop dans quel état d’esprit je serai : Présentement, j’ai envie de plus jamais les ouvrir, de les peindre avec des belles couleurs, d’aller au marché aux puces et des vendre comme des pochettes-surprises ; mais après avoir jouer au coucou pendant un an avec un minima, je serai peut-être heureuse de reconstruire un nid sympa. Nous verrons bien.
Par Mireille Rolly, jeudi 7 janvier 2010 à 15:43 :: General
La cuisine moléculaire
Un copain m’a prêté ce livre. A Noël, Estelle a expérimenté les billes d’agar-agar colorées au sirop de violette. C’est une cuisine qui demande de l’attention, de la précision et un matériel particulier qui coûte souvent cher. La suite dans un avenir incertain.
Par Mireille Rolly, jeudi 7 janvier 2010 à 15:36 :: General
Les aventures de mimi chez Carrefour
Plus tu payes, plus tu as de réduction or plus tu as de réduction moins tu payes donc, plus tu payes moins tu payes.
Pensez-vous que ce raisonnement soit absurde ? Mais non … il suffit d’aller chez Carrefour pour y vivre cette aventure funambulesque.
Comme je suis une bonne consommatrice, Carrefour m’a offert la carte « conso » toute dorée, c’est super classe. A présent à chaque fois que je dépense plus de 2000 F, la caissière me décroche un sourire béa et dit : "Vous avez la carte conso ?"
Avec fébrilité, j’ouvre mon sac pour en sortir l’objet précieux. Je le lui tends, et après un passage sur sa machine, des points se cumulent automatiquement sur mon compte, merveilleux.
Il faut beaucoup de temps, et une bonne dose d’opiniâtreté pour parvenir à bénéficier, par ce biais, d'un avoir valable.
Je l’ai fait et vous pouvez me féliciter ! Vous avez devant vous une mimi qui a réussi à accomplir , sans fléchir, ce travail d’Hercule.
Parce qu'il faut y penser à la carte, c'est déjà fin compliqué de se retrouver sur le parking du magasin et de consulter mentalement sa check list : La pièce pour le caddy, la veste pour ne pas mourir de froid, et les sacs bio. Trois infos, passe encore notre cerveau est capable de les mémoriser facilement mais quatre cela devient problématique, vous voyez, cela n'est pas aussi simple qu'il n'y parait.
Tout cela pour vous dire que mon aventure chez Carrefour de ce matin, consistait à me trouver un cadeau de départ pour utiliser un avoir qui autrement se perdrait dans les affres de la compta du magasin, cela serait bien dommage, plus d’aventures possibles.
Par contre, ce que j’ignorais, c’est la difficulté que j’aurais à trouver « un quelque chose » qui me plaise. Côté fringues, ce n'’est pas ça, il ne reste que les invendus clinquants des fêtes. Les sous-tifs sont dépourvus de bonnets rembourrés, les slips trop larges promettent de rentrer dans les fesses après le premier lavage. Je n’ai aucune envie d’acheter des petits pois, ou du cassoulet, encore moins du foie gras, j’en suis saturée.
Un tour vers le rayon d’électronique et je trouve enfin l’objet miraculeux. Un téléphone sans fil ! Moi qui venait la semaine dernière de jeter celui que j’avais pour cause d’incompatibilité d’humeur entre lui et la vie, je suis comblée. Seul hic, je ne le domestiquerai que l’année prochaine. Une promesse d’aventure à vivre en 2011, merci Carrefour.
Par Mireille Rolly, samedi 2 janvier 2010 à 06:26 :: General
Joyeux Noël
Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.
[Wolfgang Amadeus Mozart]
Par Mireille Rolly, mercredi 23 décembre 2009 à 22:36 :: General
Fête
C'était ce week-end en Brousse. Nous avons dansé sur le buffalo, mangé un petit cochon, grimpé dans les arbres, regardé la rivière, dormi dans une chambre spartiate et typique et rencontré un allemand qui fait le tour du monde depuis 22 ans. C'est un sacré alter-égo celui-là !
Un moment bien de chez nous donc, avant les préparatifs de Noël.
Par Mireille Rolly, mardi 22 décembre 2009 à 20:13 :: General
Pour les gens de là-bas
Les flocons dansants se chargent de toutes les émotions du monde et de paroles aimables.
Paroles de l'auteure.
Par Mireille Rolly, vendredi 18 décembre 2009 à 05:15 :: General
Chaises désertiques
Ce qui est dérangeant quand on un œil critique c'est que l'on voit tous ses défauts, ce qui est traumatisant, par contre, c'est d'être incapable de les supprimer.
Cela me rappelle qu'il faut se montrer humble et patient dans toute entreprise.
Par Mireille Rolly, mardi 15 décembre 2009 à 06:45 :: General
Préparatifs
Eh bien non, les préparatifs de notre voyage ne vont pas bon train. Il nous faudrait avoir un train à prendre alors que l'on se sait en retard pour faire un plein d'adrénaline suffisant pour nous mettre en train.
Ne trainons pas quand même...
Le jardin est prêt à 95% et cela n'est déjà pas si mal.
Dans un an pile, jour pour jour nous serons de retour, ici sur le caillou. Je me demande ce qu'il sera devenu, si les plantes à peine mises en terre auront fait des fleurs, des fruits et des petits où si le mauvais temps les aura anéanties.
L'échancrure est sévère et le laisse presque nu, il y a à présent de grands espaces libres qui feront l'affaire des herbes folles. A Dieu va !
Par Mireille Rolly, mardi 15 décembre 2009 à 06:35 :: General
Les derniers
Arnaud et Estelle sont arrivés juste au moment de la dernière cueillette de litchis, quelques kilos qu'ils ont emportés dare dare à l'île des Pins.
Par Mireille Rolly, jeudi 10 décembre 2009 à 04:05 :: General
Pas cool
C'est l'histoire d'une nana genre, pas très honnête avec elle-même.
Le matin, en s'habillant, elle se dit :
"C'est bizarre cette histoire, ce n'est pas la première fois que je mets ce futal pourtant il a rétréci au dernier lavage, mer.... alors"
Mon toubib me disait tout à l'heure qu'il y a 20 calories dans chacun des litchis plaisir.
Si l'on compte bien, cela fait 200 calories à chaque fois que l'on en mange 10, c'est hyper déprimant comme info. Dix litchis, c'est rien, j'en mange bien plus par jour en ce moment, et les fêtes qui approchent...
Par Mireille Rolly, lundi 7 décembre 2009 à 05:02 :: General
