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Le carnet de route de la famille Rolly


Une petite dernière pour la route



Notre dernière balade dans le sud avant notre départ. Comme le dit Alain : "L'extraordinaire est parfois moins loin qu'on ne l'imagine."








Plus d'eau



Nous étions au Parc de la rivière bleue ce dimanche, je voulais photographier la végétation pour un dessin que je suis en train de faire.

La surprise du jour a été de découvrir le lac sans son eau.
J'ai pu ainsi marcher sur son fond et m'approcher des arbres de la forêt noyée qui du coup ne l'était plus tellement.
Le sol était si meuble que j'avais l'impression de peser une tonne néanmoins, je suis parvenue à sauter comme une gazelle et ne pas salir mes chaussures propres, cela a été le challenge réussi de la journée.





















Il y a presque quinze jours



Une superbe balade coatchée par George qui connait bien tous les sentiers de cette région, nous a conduit entre les Koghis et la Thy deux très belles forêts des environs de Nouméa.
Je n'ai pas fait de photos ce jour-là mais je vous livre celles des autres pros.
La belle feuille rouge du palmier chambeyronia n'est visible que les premiers jours de sa vie, au bout d'une semaine elle devient verte comme les autres.




La végétation est magnifique tout au long du chemin, c'est un plaisir total.








Derniers jours



Vendredi soir, après la visite de l’expo de sculpture, nous sommes invités à un repas brochette-cuisine nord-africaine absolument excellent. L’ambiance est décontractée et gaie sous cet abri près de la mer. La pluie vient nous déloger, cela ajoute une touche de piment à la soirée qui se termine bien au chaud autour de bons gâteaux.

Samedi, dernières folies du côté des magasins out-doors et préparation des bagages. Je repars avec tout juste 20 kg, et sans sauter sur la valise pour qu’elle se ferme, pour une fois je suis fière de la gestion de tout mon barda.

J’ai passé une mauvaise nuit. Je regrette de ne pas avoir apporté des bouchons d’oreille et un cache yeux. En arrivant, je ne rangerai pas ma valise sans ces deux éléments indispensables en voyage.
Le conducteur du shuttle est indien, comme je suis sa première cliente il me fait la conversation. Je suis obligée de le faire répéter à plusieurs reprises parce que son niveau d’anglais est pire que le mien. Nous parlons de l'Inde, il est ravi.
Peu après, P monte dans la voiture et nous parlons ensemble. Elle me raconte combien est belle la nature australienne entre Perth et Adélaïde avec la traversée de forêts immenses et marche sur la canopée. Je n’en avais jamais entendu parlé et cela m’attire beaucoup.
A l’aéroport, je croise plusieurs connaissances mais je n’ai qu’une envie : dépenser mes derniers dollars ! Je n’ai pas réussi à le faire, un scandale en règle pour une shopping addict comme moi.
En montant à bord, une femme m’interpelle en me disant qu’elle me connait, comme je réponds par une mimique dubitative appuyée, elle change de discours et me dit que j’ai un ménechme en la personne de la chef d’escale d’Air NZ à Aukland. Méfiez-vous donc, si vous vous promenez par là-bas et que je semble vous snobez,vous aurez affaire à mon autre.
En face de moi, une autre femme bloque l’allée, elle veut absolument mettre son bagage à main dans le compartiment se trouvant juste au-dessus de son siège alors que celui-ci est déjà plein. Cela dure de longues minutes, j’admire la patience de la jeune fille qui attend qu’elle ait fini….. et de tous les autres qui ne savent rien du problème. Je me demande si elle fait cela pour calmer un besoin de sécurité important ou bien pour ne pas gêner les autres passagers en mettant son bagage, là où il doit être, point barre. Si c’est pour la deuxième raison, elle en gêne d’autres présentement mais, cela ne semble absolument pas la perturber, elle est trop dans son truc pour voir ce qui se passe juste à côté d’elle.
Le petit dèj est superflu, poken et peu appétissant, je me venge en voulant acheter la base de teint à l’or pur de Guerlain, l’ordinateur de bord étant en panne je ne peux pas accéder à mon plaisir. Il est grand temps de rentrer à la maison.

Jeudi toujours



Nous débarquons ensuite à Manly après une petite demi-heure de ferry.





Sur le bateau, un homme arbore une barbe rousse colorée, d’un orange cadmium violent, il est vieux et dégarni, c’est d’un surréalisme hollywoodien. Il me fait penser à barbe rouge le pirate. Je trouve cela amusant au possible et explose de rire. Ne vous mèprenez pas ce n’est pas parce que je me moque de lui que je ris mais parce que je trouve fantastique de vivre dans un monde aussi coloré et bizarre.

Manly, c’est « la » plage des surfeurs, le spot incontournable pour les accros du genre. Les vagues et le vent froid ne m’incitent pas à la baignade, pour tout l’or du monde j’ y mettrai un orteil (enfin c’est une façon de parler, je pense que pour tout l’or du monde, je ferai un effort).




La rue qui donne sur la plage commerce les grandes marques de surf wear, moi, je ne regarde que les belles maisons, chacun son truc.








Dans l’après-midi, Idir, nous emmène dans sa belle voiture voir la campagne. Il a fallu des kilomètres et des kilomètres pour ne plus voir des alignements coquets des villas des subburbs. J’espérais apercevoir des kangourous et des koalas mais il ne garantissait que les arbres.
Nous en avons vu, des eucalyptus pour la plus part, en plus il y avait une belle rivière que nous avons traversé avec un bac, sympa.




Le soir, nous dinons au Nepalese Kitchen, rue Crown st. Nous mangeons super bien, c'est une excellente adresse que je recommande aux amateurs de cuisine indienne.
Une journée bien remplie et joyeuse, super.

Le ferry



Nous avions le choix pour aller en ville : dix minutes de métro où une bonne demie heure en ferry en comptant le temps de marche pour se rendre au quai.
Le plaisir de la découverte a prévalu et nous avons embarqué sur un bateau jaune.
Le temps est triste. La veille nous avions été surpris par la chaleur accablante (plus de 35°) et ce jour-là la pluie et le vent ont fait descendre le thermomètre de plus de quinze degrés gla-gla. Tout cela pour vous dire que les photos ont un petit air mélancolique. D'un autre côté, vous pourrez voir que toutes les photos du port de Sydney sont éclatantes de couleur (cf le site de la ville) avec moi, cela sera différent, vous aurez quelque chose de plus doux.




Ok, la photo est un peu trafiquée mais bon.


Arrivés à Circular Quay nous avons pris un autre ferry pour Darling Harbour. Nous cherchions le marché aux poissons, nous nous sommes un peu perdus mais nous avons fini par nous retrouver, ce jour-là la faim nous motivait.
Mon père le disait déjà et je l'ai vérifié quand vous demandez votre chemin à un Australien, il répond toujours "Go strait and turn left". Parfois il y a une variante "Go strait and turn right".


Le food court du marché est busy, nous trouvons une table et nous tournons autour des stands pour choisir notre repas. Je goute pour la première fois de l'abalone. C'est un baby abalone qui arrive tout juste de Tasmanie. Je le déguste cru avec un léger filet de citron. Je fais bien parce que sa saveur est subtile et légère. C'est intéressant et j'espère en déguster plus tard apprêté autrement. Je mange aussi un crabe mou cuit en deep fried, moyen mais récréatif.




En passant devant le musée maritime, je capte le reflet du port.




La maison de l'Opéra



Je suis entrée pour deux concerts de musique dans la belle maison de l'Opéra. J'étais très enthousiaste parce que c'était la première fois que j'y allais.
Deux registres bien différents mais porteurs tous deux de plaisir.
Au programme Prokofiev par l'orchestre philharmonique de Sydney où les musiciens sont placés au centre de la salle et le lendemain une chanteuse : Camille O'Sullivan, une irlandaise de passage à Sydney.
J'y étais avec mes deux compagnons de voyage Laurence et son fils Adrien.
Dehors, il fait nuit la soirée est belle.








Premier jour



Je n'ai pas pris mon appareil photo tout le temps, la photo et le shopping sont souvent incompatibles, néanmoins je l'ai fait le premier jour et je vous invite à suivre mes pas.
L'architecture de la ville est empreinte de culture anglo-saxonne. C'est parfois austère, jamais totalement laid et relativement bien entretenu. Il est agréable, si l'on fait fi du bruit des voitures de s'y promener.
Aux abords de la City, là où est placé notre hôtel, on trouve de nombreuses petites maisons des années 40/50 qui faisaient vieux et démodé lorsque j'étais plus jeune et qui à présent, bien rénovées valent de petites fortunes.
Cela donne des petites rues aux dimensions humaines qui semblent tranquilles.








Les immeubles ultra modernes côtoient des bâtisses plus anciennes, la pierre contre le béton mais j'y trouve mon bonheur.
















Mon premier arbre de Noël de la saison, je le verrais dans la prestigieuse galerie marchande Victoria. Il est immense (trois étages) et scintille de mille feux. Les deux photos qui suivent donnent l'ambiance du lieu.
















La balade continue jusqu'à Circular Quay où un pseudo aborigène joue du didgéridoo, il a un peu trop de maquillage et la peau pas assez noire pour être crédible mais aux regards et sourires que nous échangeons je comprends qu'il a le sens de l'humour, il m'a amusé. De son instrument, sortaient des sons bien rauques et puissants, c'est là tout ce que je puis dire en total néophyte que je suis dans la matière.









Enfin, je suis sur l'esplanade de l'opéra, un groupe de jeunes (des coréens peut-être ?) posent pour une photo.




A Sydney

C est un peu un retour en arriere. Pas d internet dans la chambre de l hotel. Je tape sur un clavier poken qui a ou n a pas c est selon d accent. Cela me rappelle l Inde et ses galeres.
Je ne pense pas faire de zele et ecrire chaque jour une histoire dans ces conditions vous aurez tout en bloc a mon retour at home.
Les rues m envoient des bribes tenues de souvenirs diffus, cela sent le CO2 et le goudron, rien de bien neuf de ce cote la. A bientot

Mont Dore



Il continue à faire beau temps. Notre rando, ce matin, nous a conduit au sommet du Mont Dore. Quatre heures de marche aller-retour. Quatre heures de bonheur entre les fleurs et les contrastes de couleur parfois violents, toujours ardents.

Je suis la seule fille et étant la plus faible, j'ai beaucoup plus payé de ma personne. Je n'ai quasiment pas fait d'arrêt, même pas au sommet où j'ai eu à peine le temps de jouer les stars et de faire des photos plutôt que de m'assoir pour me reposer. Les garçons étant arrivés bien avant moi, avaient eux, hâte de repartir. Les faibles font plus d'efforts que les forts c'est bien connu.
En forme quand même ! Un jeune couple marchait plus ou moins en même temps que nous. Ils ne sont pas arrivés jusqu'en haut et la jeune fille s'est carrément faite porter sur le chemin de retour par son homme grand et fort. Le mien a eu la délicatesse de m'attendre avant d'attaquer la descente la plus dangereuse. C'est bien là, la seule entorse à notre pacte d'autonomie que je puisse concevoir.


Partis depuis peu, je suis séduite par ce petit autel, il est plein de délicatesse et d'humour avec ce mini bonnet rasta sur la tête du Christ et Ganesh qui surplombe le tout.








Contrastes violents et doux au loin:












Au sommet, les photos pleuvent cela change.... Le Mont Dore est réputé pour être le pot de chambre du Grand Nouméa.









Enfin un petit tour d'horizon sur les plantes de la journée.












Sur le chemin



Ce matin, nous avons accompagné pendant une heure les hommes qui allaient passer la nuit à la mine Soleil.
Une bonne grimpette dans un jardin naturel de toute beauté, c'était super sympa.
Ici, vous pouvez distinguer le barrage de la Dumbéa qui nous fournit en eau potable toute l'année. Cela fait longtemps que j'ai envie d'aller le voir tout près. Cela sera pour une prochaine fois.




Au bout d'une demi-heure de marche, nous sommes déjà haut (la voiture est en bas toute petite).




Au bout d'une heure la voiture n'est plus qu'un petit point.




En haut le point de vue est magnifique et le jardin naturel enchanteur.








Parc des grandes fougères



Nous sommes déjà allés à plusieurs reprises dans ce parc sis dans la commune de Farino. Aujourd'hui nous avons fait un peu plus de chemin qui nous a conduit au sommet du Pic Vincent d'une altitude de 700 m environ. Il y a peu de dénivelé, le chemin est en fait une route, la circulation accessible à tous.


Arrivés un peu en avance à la Foa, nous nous sommes arrêtés au pont pour copier Henri et ses photos d'érythrines en fleurs. J'ai voulu me rendre sur la passerelle et là, je me suis faite agresser par des molosses de chiens gras et vilains. Je suis tombée à la renverse, ils ont bien failli me croquer. C'est scandaleux comme accueil. La passerelle est un spot touristique, son accès devrait être libre, c'est la moindre des choses.
La photo des érythrines, bucolique à souhait, que j'ai bien mérité.




Les photos des chemins empruntés. Apparemment malgré le plan qui est donné à l'accueil et les explications de la gardienne, nous nous sommes un peu égarés en suivant un chemin non balisé (en pointillé sur la carte).















Des petits bouts de plantes m'ont fasciné sur le sentier.












Enfin, effet graphique en noir et blanc.








Le lac




Hier, c'était séance photo au lac de Yaté en vue de trouver un modèle pour ma prochaine peinture.
172 photos et peu de bons résultats.... Je commence dès ce WE à peindre, alors donnez-moi vos avis sur celle que vous aimez bien (enfin, je vous demande cela par pure politesse parce qu'en réalité, je ferai comme j'ai envie, c'est l'avant dernière qui me plait le plus).
















Et la der de der juste pour le fun....



Trois jours en brousse



Un peu de verdure et de calme pendant ces trois jours en brousse.
Une randonnée à cheval pour Didi et Bo à Pocquereux. C'était moins bien que la 1° fois que nous y sommes allés. D'abord la rando prévue initialement pendant trois heures s'est réduite à une heure, ce qui a impliqué beaucoup d'attente, ensuite le repas du soir un peu trop simple (riz et cerf point barre).












Il en fallait plus pour casser notre moral et nous avons poursuivi jusqu'à Poya chez Reine, une courte halte pour admirer la palmeraie des royaux de Moindou et le panorama en haut du col de Moméa. Nous avons pris le col de Boghen comme au bon vieux temps.








Le repas sur la natte en dessous du pont de la rivière du Cap se compose d'un sandwich ordinaire et de framboises sauvages extra mures achetées à Bourail.
Les taggeurs sont arrivés jusqu'ici, au-dessus, aucune habitation visible, ils sont forts.












Chez Reine la même bouilloire réchauffe inlassablement l'eau depuis plus de sept ans que nous avons l'habitude de venir ici. Le soir, sa sauce noire au combava agrémente prodigieusement bien les légumes du jardin, nous nous régalons.






Le lendemain matin, nous décidons de retourner à pied à la tribu de Nékliaï. En voiture, la route est longue entre Nékliaï et Nétéa parce que l'on est obligé de contourner une colline mais à pied l'on peut longer la rivière et y être assez rapidement.
C'est une belle promenade de deux heures environ. Cela descend à peine, nous traversons plusieurs types de végétations : petite forêt, maquis minier, bambouseraie, savane à niaouli, aloès mais aussi bourbier. Il faut traverser la rivière cinq à six fois pour suivre le chemin. J'ai tout de suite pris le parti de mouiller mes "Salomon" ce qui m'a permis de les nettoyer après avoir patauger dans le boue.













Arrêt à Poé... Quand il se met à faire beau à Poé, il fait vraiment beau de chez beau.




La sortie du dimanche



Dimanche nous étions sur un bateau pour une courte balade mais une longue pêche fertile. Les hommes s'en sont donnés à cœur joie. Ensuite nous avons partagé un bout de plage avec d'autres plaisanciers sur l'ilot Bailly.










En soirée, Anne et moi sommes allées boire le pot de l'amitié au MV Lounge, nous avons profité de la fin du coucher de soleil.