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Le carnet de route de la famille Rolly


Sport



La semaine dernière, Alain et moi avons croisé Charlotte, jeune infirmière pétillante. Tout en restant très positive, elle nous a raconté pourquoi ses vacances étaient un peu gâchées à cause d’une coupure à son pied gauche. Son projet de faire le GR Nord, à raison de dix heures de marche par jour pendant cinq jours était de ce fait, tombé à l’eau. Je ne sais pas trop pourquoi, j’ai alors pensé mais quel gâchis ! Elle devrait venir dans mon jardin si elle a un trop plein d’énergie à dépenser. En effet, si l’on y réfléchit bien, le sport sous entendu « gratuit » c’est à dire ne visant pas un développement physique pour une pratique guerrière, est une invention récente à peine plus d’un siècle. A partir du moment où l’on a enfermé les personnes dans des bureaux, un nouveau besoin a vu le jour : bouger.
Il est aujourd’hui presque impossible de passer pour quelqu’un de responsable sans avoir la pression sociale d’une pratique sportive qui se veut épanouissante (mais aussi chronophage). Un vrai business est derrière tout cela, Décathlon avec son « matos » pour pro, en est un bon exemple mais nous pourrions en trouver des dizaines d’autres. Oui, va-t-on me répondre, mais les industriels ne font que satisfaire un besoin, les pauvres choux, cela n’est pas leur faute. N’empêche, je me pose quand même la question de l’œuf et de la poule. Perso, je ne pratique pas de sport, je n'en ai pas le temps. Mon temps est tourné vers quelque chose de plus utile et enrichissant : planter, désherber, tailler, récolter, admirer. Si vous avez besoin de vous dépenser et de prendre un bon bol d’air oxygénant, pelle, pioche, barre à mine et autres outils ancestraux sont à votre disposition chez moi, c'est gratuit en plus! N’hésitez surtout pas.

Collier blanc



Petit à petit, les oiseaux envahissent le jardin. Poules et coqs sauvages, bul-buls, suceurs, Long cou, hirondelles, etc, ici, j'ai pu photographier un collier blanc, c'est notre voisin d'à côté au lotissement Nogouta, mais les colliers blancs se promènent jusqu'au jardin.





Meduse



Dernières créations en céramique : Les méduses.




WE à Poé


Nous avons eu de l'or ce WE à Bourail, d'abord l'or des hautes herbes du chemin puis l'or brillant du couchant.

Hébergement en gîte à Poé, rando sur le domaine de Déva, champagne sur la plage, pique-nique à Temrock.






















Médoc, mon amour

Qu’est qui est gros comme un petit pois et rose comme un bonbon ? Un cachet de Tardyferon.
Ayant une anémie ferriprive, j’ai décidé, tout de go, d’aller chez mon pharmacien afin d’acheter un complément de fer.
J’en suis ressortie pleine de confiance dans l’avenir. Arrivée chez moi, j’ai fait comme c’est dit dans la notice, je l’ai lue entièrement.

Précision importante avant l’aller plus loin, je passe beaucoup de temps à faire mes achats dans les supermarchés parce que je lis toutes les listes d’ingrédients. Le côté pratique de la chose, c’est que bien souvent, je repose le produit sur l’étagère, ma gourmandise en fait les frais mais, pour ma santé, je ne lâche rien.

Donc, je vous disais que je lisais la notice, et le dernier point : le 6 ; indique les composants du médoc.
La substance active est du fer, c’est heureux, il y en a 50mg par comprimé. Je ne sais pas si vous voyez bien la quantité de ce que cela fait. On prend 1g (déjà ce n’est pas lourd !), on le divise en 1000 parts égales et on en prend 50. Cela ne fait pas beaucoup n’est-il pas ? Par contre le comprimé, lui est gros comme un petit pois, il y a un souci là. Alors qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Au moins 20 produits chimiques différents. Rien que pour pouvoir les lire, j’ai l’impression de devoir retourner au CP et pour les écrire tous, il me faudrait la matinée. Ce qui est navrant, c’est aussi leur manque de poésie. Mais, nous approchons du pire, parce qu'au milieu de ce fatras de mots improbables, j’en connais bien trois : le talc, le dioxyde de titane, et le E127 : l’érythrosine. Ce sont ceux là même (entre autres) que je chasse désespérément au super marché. Rien que la toxicité de ces trois me révolte. Je n’ai malheureusement pas de temps à consacrer à me renseigner sur les autres.

En fait je me sens trahie et prise en otage, trahie parce qu’un médicament, c’est sensé soigner et non pas provoquer plus de maladies et prise en otage parce qu’il n’est pas possible de se faire rembourser les médicaments, une fois qu’ils ont passé la porte de la pharmacie (pas folles les guêpes). Désespérée aussi, parce que je ne peux pas les rendre en ayant dans l’idée qu’ils feront du mal à d’autres et pas les jeter non plus parce que je pense à notre mère Nature. En plus de tout, je reste avec mon problème, « Tu devrais manger des lentilles » me suggère-t-on, eh bien non ; et pourquoi non ? Mais ça, c’est une autre histoire.