L'énorme viticulteur accroché péniblement à sa canne, nous a reçu dans sa spacieuse salle de conférence. Il nous a parlé en terme élogieux de son entreprise et a dit, en passant, qu'ils ne sont que 6 ou 7 viticulteurs à pratiquer la culture du cépage "Amouroux" comme seule activité. Quasiment toute leur production est vendue aux particuliers via les conférences dégustation de la maison. C'est dire si, l'on s'est senti important d'être là, nous avions l'impression d'entrer dans le saint des saints des coteaux du Jurançon. Son exposé est bien rodé, intéressant, le bougre maniait le sens de l'humour avec brio si bien que dans la salle les rires fusaient de chaque côté. Se faisant, nous avons eu droit à une explication technique sur les bouchons. On distingue les naturels des synthétiques, ces derniers sont composés de colle et d'encre d'imprimerie (berk) alors que le "vrai" en liège coûtant 6 fois plus cher permet un bon échange gazeux, dure plus de 50 ans et étant pyrogravé s'avère beaucoup plus sain.
Et là, dans ma petite tête, il s'est passé quelque chose et j'ai posé une question. "Si l'on garde du vin dans sa cave et que la bague de la bouteille est recouverte de la fameuse capsule en étain étatique, comment se fait l'échange gazeux, parce qu'à priori, ces capsules sont étanches, n'est-il pas ?"
Réponse du professionnel : "Mais c'est bien sûr, c'est l'évidence même, il faut donc les enlever ou au mieux les percer, afin de favoriser la respiration du vin." Info capitale pour tous ceux qui laissent leur vin vieillir en cave.

Morale de l'histoire : On apprend chaque jour et c'est bien heureux que cela ne cesse jamais.
Ai-je eu l'air bête ? Certains le savait déjà et d'autres m'ont remercié pour ma présence d'esprit.
Tchin-tchin à la bonne votre!