C'est à peine croyable qu'après tant d'années et de voyages, je sois encore obligée de m'asseoir sur ma valise pour la fermer... Heureusement, le vol du mardi ne partant pas aux aurores, cela m'a servie à me rendre compte qu'au moins j'avais acquis une certaine expérience en matière de blocage de fermeture éclair. La Super Shuttle étant passablement en avance je suis arrivée à l'aéroport deux heures et demie avant le départ de l'avion. Les portes s'ouvrirent toutes seules afin de me laisser passer et je me suis retrouvée très vite devant l'hôtesse qui était en pleine crise de fou rire avec sa collègue. Tata petite valise. J'ai attendu un peu aux services de Police, dans la file, une jeune femme, fière comme un Artaban nouvellement père, donnait le biberon à son bébé qui pendouillait devant elle dans une porte bébé kangourou (je l'ai revu une heure plus tard dans la même position, j'ai pu voir qu'il avait déjà grossi!). Mon bagage à main est resté entre les mains d'une matrone, il est passé deux fois dans la machine puis j'ai dû tout sortir jusqu'à qu'elle trouve l’intrus, un très gros crayon en graphite. Intriguée, elle repassa une troisième fois le bagage dans une autre machine pour, in fine, me rendre mon bien. J'ai fait le tour des magasins à la recherche de Toblerone, et n'ai rien trouvé, seul le chocolat NZ est vendu ici, j'ai mangé des frites, c'est bien les frites, cela cale bien. Dans l'avion, n'ayant rien à lire, j'ai ressorti le gros crayon et fait le dessin d'un animal sorti du bestiaire moyenâgeux. En sortant à Tontouta, j'ai cru entrer dans un four. Les arbres sont plus feuillus qu'il y a quinze jours comme si le printemps était revenu.
Voilà, Nathalie...