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Le carnet de route de la famille Rolly


Il fait froid



L'automne s'installe, nous avons allumé du feu suite à une baisse de la T° extérieure, nous en avons profité pour griller des côtelettes et les châtaignes cueillies dans notre future forêt.




Dans le Jurançon



Dans le Jurançon, il y a pèle-mêle, de bons amis, un vin de grande qualité, des chiens de bergers très bien dressés, des restaurants remarquables, un jeu de quilles étrange, de vieux monuments, tous les ingrédients pour passer un super we.
Je suis certaine que vous auriez du mal à décoder cette photo sauf si vous connaissez la ville et encore...
Nous avons pris le petit funiculaire de Pau de bas en haut puis de haut en bas, compris grâce au chauffeur pourquoi flottaient autant de drapeaux face au panorama des Pyrénées. D'un coté les rails et de l'autre les sequoias, c'est du vrai.




Le point de vue est surprenant du funiculaire :




Visite et dégustation chez un producteur, le raisin est bientôt prêt à être vendangé. Il porte en lui toute la richesse du terroir.












Nous voilà, à présent, à Lacommande, à écouter deux jeunes filles qui nous parlent de Saint Jacques de Compostelle et d'autres choses encore en rapport au relais hospitalier datant du moyen âge. La visite est instructive et réserve des surprises photographiques.












Ensuite tout le monde (sauf moi) s'essaie au jeu des 9 quilles, c'est amusant, voyons comment se débrouille Alain :
























Il a bien joué 3 d'un coup, certains vont jusqu'à 7 je crois bien.
Pendant que certains s'agitent d'autres récupèrent.




Le dimanche, nous ferons plusieurs km en voitures pour voir un spectacle de dressage de chiens de berger. Le couple berger et son chien, champion de France nous ont fait une superbe démonstration.
Sur le chemin :








Barcelone






A peine assisse dans l'avion qui devait nous conduire à Barcelone, je sentis la nausée me prendre au ventre. Pendant tout le vol et le trajet en taxi jusqu'à l'hôtel les vomissements ne cessèrent pas. Eh bien, notre escapade commençait bien...
Je serai restée au lit toute la journée du lendemain et du jour d'après si j'avais été chez moi. Le lundi matin, avec un manque de vaillance évident de ma part, nous nous sommes rendus à la Sagrada Familia, il était 10 heures du matin et une pancarte indiquait que les prochaines entrées se feraient à 14H. Au moins cela avait le mérite d'être clair. Les tickets en poche, nous prîmes le métro afin de nous rendre au Parc Guell. Le parc étant ni plus ni moins un parc, il fallu quand même, le mériter en effet, il est haut perché comme le montre la photo ci-dessous, des escaliers y montent couplés heureusement par des escalators. Nous voulions aller sur la place décorée afin de mêler nos pas à ceux des autres touristes, mais il aurait fallu payer huit euros et attendre trois heures, alors nous sommes redescendus.








Visite de la cathédrale, c'est un spectacle en soi cette cathédrale, il y a des petites choses à regarder partout, partout. Dans le métro, cette céramique nous rappelle que nous sommes sur le bon chemin.





















Le soir paëlla sur les bords du port de plaisance, je voulais manger du riz et Alain des fruits de mer, c'était parfait.
Le jour suivant, nous avons fait un tour en car touristique histoire que je puisse me reposer un max. Un arrêt au musée Miro s'est révélé un moment sympa. Les photos intérieures étant interdites, je vous laisse vous amuser avec cette sculpture remplie d'humour.




Nous voulions nous arrêter dans un ancien château transformé en lieu d'artisanat d'art et gastronomique mais l'entrée étant de douze euros par personne, nous avons rebroussé chemin.
Nous avons déjeuné comme à la cantine dans un grand magasin genre Galerie Lafayette, c'était ambiance cantine par son bruit et le défilé incessant de personnes affamées, sinon c'était relativement rapide et bon.
Photos diverses, prises du haut du car, la ville est sympa dès lors que l'on quitte son centre.












Notre hôtel, était bien, sa déco, à la Miro, affichait des contrastes forts de rouge, noir et blanc, un truc que personne n'aurait osé.




Je ne me suis jamais sentie autant touriste à présurer qu'à Barcelone, allez-y que si vous avez gagné au Loto.

Visite des cousins



Le premier jour, nous sommes allés aux bains d'Ax les Thermes, Madeleine y a étrenné son nouveau maillot et elle semble avoir apprécié ce nouveau challenge. Gabriel était ravi du peu de monde dans les bassins. Ensuite, nous avons pris de la hauteur où à l'ombre d'un sorbier en graines nous avons pique-niqué comme il se doit en été en France d'une salade composée et de saucisson. Un arrêt dans la ville de Foix, puis dans notre "future" forêt a terminé cette escapade.
Le rouge des graines du Sorbier contraste merveilleusement bien avec la couleur verte environnante.








Le lendemain, balade dans les rues de Montolieu, haut lieu dédié aux livres puis au moulin de Brousses où est fabriqué du papier comme à l'ancienne avec des fibres de tissu. L'endroit est charmant et la visite guidée agréable, elle gagne à être faite avec des enfants.
A Montolieu : la maison aux volets bleus mi-habitation, mi-boutique est gardée par une statue de plâtre (c'est comme pour "Où est Charlie", vous devez la repérer vous-même).












Les anciennes installations ne sont là que pour épater la galerie, les petites machines qu'ils utilisent aujourd'hui sont autonomes énergiquement. A noter qu'ils sont capables de fabriquer sur commande des feuilles aux dimensions hors normes (grandes comme des piscines, petites les piscines mais quand même!)



Le but de notre périple est Lastours et ses châteaux, en soirée la montée est possible, à l'approche de la nuit le soleil s'est apaisé.








Le soir, nous dînons seuls dans la salle au restaurant Le Puits du Trésor, espace et cuisine agréables.
En face, tout le monde nous attend pour commencer le spectacle son et lumière "Spectacles nocturnes inspirés d'étonnantes illustrations de la Canso, magnifiques dessins qui décrivent les combats, les sièges et les drames de la Croisade contre les Cathares. Grâce aux technologies modernes, les images animées s'élancent sur les parois des rochers de Lastours pour faire revivre au public cette épopée médiévale." C'est cette annonce qui m'avait séduite, le spectacle était sympa mais court, je suis restée sur ma faim.

Blanc sur blanc


Une table sous le signe de la dentelle pour recevoir les cousins à dîner.






Dans l'Aude




Promenade à Carcassonne, sur les rives du canal du midi, en attendant l'heure du cinéma. Il y a une nouveauté là-bas c'est un passe livre, nous en profitons grandement, on ne sait plus trop si on y va d'abord pour échanger des livres ou voir un film.






















A part des salades, le potager est en berne cette année mais la voisine Marie-Rose et son mari Eugène nous ont donné des légumes du soleil de leur jardin. Les tomates ne pas justes énormes, elles sont aussi excellentes..




Nous profitons des douces soirées pour recevoir à dîner dans le jardin.




La Dordogne



Accueillis royalement chez Joëlle et Bernard, la Dordogne nous a encore offert de bons moments conviviaux en famille et entre amis.
Par le seul jour de beau temps, nous sommes allés à la piscine de Périgueux puis Clara nous ayant montré qu'elle aimait le chocolat au restaurant, nous avons fait une petite promenade dans les ruelles typiques de la ville afin de faire un peu d'exercice pour faire passer tout cela, à moins que cela ne soit le contraire... d'abord le restaurant puis la piscine.










Le soir j'ai profité des longues soirées éclairées de l'été pour mettre en place ma toile dans le jardin de Joëlle, nous avions fait un vide grenier le matin même où j'avais trouvé la dentelle et la ficelle de la même couleur écrue.




Le lendemain, le temps maussade prévu, nous a incité à cuisiner, non pas au coin du feu mais sur la table du nouveau gîte, une salade de poisson à la tahitienne. Miam.

Le jour suivant, le temps restant pluvieux, nous avons décidé de nous rendre au château de Hautefort, une visite sympa où les photos sont interdites...
Le soir nous sommes allés explorer les ruines de l'abbaye de Boschaud à Villard, une parcours libre sur un site en rénovation par une association de sauvegarde du patrimoine.










Entre ces divers temps, bons vins et bonne table et bla-bla-bla.

Conques-Marcillac










Etape incontournable sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, l'abbaye de Conques est un joyau de l'art roman. L'église est longue comme un jour sans pain et magnifique sont ses ferronneries moyenâgeuses. Un cloître, un petit musée, clos le tout, parfaitement. Les vitraux de Soulages, sont ce qu'ils sont. Je suis une fervente défenseur du mélange du contemporain et de l'ancien, c'est pas mal ce qu'il a fait, je ne regrette que le fait qu'il en ait fait tout un pataquès. Le dépouillement de son graphisme colle bien avec le style géométrique de l'art roman.























Les deux grandes figures du lieu : Sainte Foy et Saint Jacques.








Le cloître et le musée :








Si vous allez là-bas un de ces jours prochains, je vous conseille le restaurant d'Hervé Busset. Sur sa carte il dit "Vous entrez dans le monde d'Hervé Busset.
La nature est un gigantesque garde-manger"
j'ai ajouté, très enthousiaste pendant le repas :
"Le découvrir est une aventure palpitante et énigmatique.
La partager un sensationnel geste de sympathie pour ne pas dire d'amour".

Nous sommes allés de surprises en surprises toutes plus époustouflantes les unes que les autres.
C'était du grand art, j'ai vraiment adoré.
Mise en bouche : mousse d'ortie (aspect d'une éponge, se mange avec les doigts, on n'ose pas le toucher de crainte qu'il dégouline mais cela tient comme une éponge).
Tuile brûlée de bambou (sur la photo, nous sommes habitués à manger les pousses de bambou mais là ...).
Bonbon de lierre terrestre, j'ignorai que le lierre était comestible (info à mémoriser en cas de grand cataclysme....)
Quenelle de poulet sur lit de ratatouille puis filet de porc, patate douce, crème de lard et feuille de pourpier.
Épiaire des bois et sauce aux girolles.
Abricot cuit dans du miel de lavande, glace et tuile à la lavande, un délice.
A la fin, mignardises : macaron à la verveine, guimauve à la rose, caramel. La guimauve déchire grave, heureusement que je n'en ai pas toujours avec moi, je finirai diabétique.
Toutes les plantes aromatiques poussent aux abords du restaurant qui est construit sur un ancien moulin, au bord d'une rivière bouillonnante.
Un service d'une grande classe allié à une cuisine très fine, sans épice pour masquer les goûts, vraiment bravo, je suis rarement autant épatée. Après cela, je n'ai plus osé sortir une casserole me trouvant vraiment trop nulle (heureusement que la faim fait toujours sortir le loup du bois).








Ville de Rodez




La cathédrale en impose dès l'arrivée au centre ville, l'autre bâtiment impressionnant est le musée Soulages, entre les deux comme pour faire une liaison de matière, d'histoire, de sens, et d'alibi le jardin au kiosque à musique. Nous avons beaucoup aimé nous promener dans cette ville, découvrir son histoire grâce la visite commentée de l'office du tourisme.








Jouxtant la cathédrale, on peut encore voir l'habitation des Évêques. Vaste espace richement paré qui interpelle, comment une ville centrale comme celle-ci, ne débouchant sur rien et entourée de terres peu arables a pu, dans les temps anciens, se développer au point de construire pareilles bâtisses? La guide nous donnera la seule réponse à laquelle j'avais pensé, le commerce de la laine de mouton et son traitement.
Massive et gracile à la fois, grâce à ses décorations en dentelle, la cathédrale ne passe pas inaperçue et sert même de chemin détourné entre le Nord et et le Sud de la ville pour ses habitants pressés.
Après un déjeuner dans un restaurant de la place, marche jusqu'au musée Soulages en passant par le kiosque qui immanquablement nous rappelle celui de la place des Cocotiers. Autre temps, autre lieu tout s’emmêle et se télescope.




J'ai beaucoup aimé l'architecture ultra contemporaine du musée qui une œuvre d'art en soi. Tout le monde connait mon penchant pour la tôle rouillée alors, lorsque, comme on le voit ici, il fait plusieurs centaines de mètres carrés aussi bien sur le murs que sur le sol, je suis ravie.
























A l'intérieur les trois tableaux de Soulages qui m'ont plu, je comprends sa démarche mais c'est un peu long.












Le film de sa création des vitraux de l'abbatiale de Conques m'a particulièrement énervé, on dirait que le temps qu'il a mis à les réaliser n'a été nécessaire que pour justifier son coût (oui, je suis très critique, nous avons tellement de vitraillistes hyper compétents qui auraient pu réaliser ce travail avec finesse et magnificence au lieu de cela les vitraux sont certes modernes mais si peu joyeux...)


Direction ensuite musée Fenaille, où une fantastique collection de Pierres levées sculptées vieilles de 5000 ans m'offre une bonne dose d'émotion préhistorique. Je resterai éternellement captivée par tous les objets usuels de nos ancêtres, ils façonnaient déjà, si bien la terre, les bols que nous faisons aujourd'hui se retrouvent à avoir la même forme : gestes ancestraux et esprit de partage. J'adore la louche, la fourchette a mis très longtemps à s'implanter sur nos tables mais rien de mieux qu'une bonne louche pour servir la soupe!
La pierre levée, je ne sais pas s'il en existe une interprétation quelconque qui tienne la route.






















Lors de la visite commentée, nous avons appris, qu'au moyen âge, existait une vive opposition entre les comtes et les évêques au point qu'il fût construit deux enceintes circulaires l'une à côté de l'autre, avec une seule porte séparant les deux cités. Lors de la balade, Alain remarqua avec perspicacité une drôle de maison : une maison en pierre à encorbellement, il se demandait comment elle pouvait encore tenir debout si tant est qu'elle ait pu tenir un jour. La guide précisa alors que c'était une des très très rare maisons de ce type. En fait, il s'agit de colombages camouflés par un parement en pierre. Les bourgeois aimaient déjà paraitre à cette époque. Ok, mais elle est toujours là, à nous intriguer et nous rappeler notre passé d'humain. Elle est richement décoré avec toutes sortes de sculptures.












Et pour finir un couple de petits angelots illuminés.




Dans les Corbières



Au début de notre séjour, nous sommes allés par trois fois dans les Corbières. Deux fois afin de visiter des forêts et une fois pour une visite chez des amis. Ils nous ont emmené faire trempette dans la rivière qui passe dans le très beau village de Lagrasse. C'est toujours très agréable de se baigner dans de l'eau douce même si celle-ci est souvent trop froide à mon goût, du coup j'ai joué avec les cailloux.




















Celle-ci est un jeu de transparence à travers la vitre d'une fenêtre détachée de son support.





Les forêts que nous avons visité dans le coin pas loin de Saint Hilaire, m'ont paru d'une sécheresse rédhibitoire, j'avais l'impression qu'à part le buis, la plaie des forestiers, rien ne pousserait. Elles portaient pourtant beaucoup d'émotion mais les maigres routes sinueuses des Corbières ont achevé ma désillusion.





Tant que nous étions là, nous en avons profité pour visiter l'Abbaye de Saint Hilaire. Bien conservée, elle vaut le détour.
Ci-dessous vous verrez en autre, la salle des abbés commendataires et ses plafonds peints du XV° retouchés au XIX°. Les abbés commendataires pouvaient être des laïcs, ils ne venaient qu'épisodiquement dans l'Abbaye, juste pour en prélever des profits. Ces abbés étaient nommés par le pape ou autre autorité ecclésiastique ou carrément par les rois ou autres détenteurs de pouvoir politique. C'était il y a bien longtemps, cela n'existe plus de nos jours. Toujours est-il que nous voyons ici le luxe de leur chambre, nous sommes bien loin des dortoirs des moines ou de leur cellule lugubre.



















Les maisons du village semblent écrasée par le soleil d'été.