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Le carnet de route de la famille Rolly


D'un monde à l'autre





Pendant que les fleurs du seul pêché de notre jardin de Païta s'épanouissent, je moissonne...

En effet, on ne nous dit pas tout ! Paillez, paillez votre jardin avant l'hiver qu'il disait. Ok, mais un printemps et un été plus tard quelques grains de blé oubliés ont germé puis poussé puis ont finalement donné de beaux épis dorés. Du coup, ce matin j'ai moissonné, activité totalement nouvelle pour moi. Affaire à suivre donc, mais nous sommes encore loin de l’odeur du bon pain. Il faudra vanner le blé avant de le broyer avec un pilon afin d’obtenir une farine complète, je sens que je vais me muscler tout en m’amusant….





Popper

Hier aprem, j'ai vécu dangereusement, en effet je n'ai pas mis de sousous dans le parcmètre alors même que j'étais garée au coin de l'immeuble de la Police municipale. Pourquoi une telle audace en ce vendredi que rien à priori ne différencie des autres vendredis de l'année, si ce n'est un beau soleil presque trop chaud pour la saison? Une raison toute simple, je n'avais plus de pièces dans mon porte-monnaie. Je m'étais délestée des toutes dernières en les offrant à notre SDF national dit "Popper" le matin même qui, deux poppers de vin vide dans la main gauche demandait en silence aux clients de la boulangerie de compléter son pécule afin de s'en acheter un plein au magasin du coin.
Ainsi, j'ai spolié les caisses de la mairie au profit des petits commerçants et des agriculteurs qui cela dit en passant ont bien besoin de notre soutien en ce moment.
Non, rien de rien. Non rien de rien. Non, je ne regrette rien.

Galette au sarrasin



Je mets cette recette ici, pour l'avoir tout le temps sous la main. Je la recommande à tout le monde, je l'ai trouvé dans un livre de cuisine.
Pour 12 à 15 galettes :
250g de farine de sarrasin
50g de crème fraiche
2 cuillère à soupe d'huile 3 œufs
1/3 de litre de cidre doux
Eau
Sel
Facultatif :
Parfum
Hachis d'herbes fraiches
Zeste de citrons ou d'oranges
Sucre etc
Dans une jatte placer la farine puis les œufs, ajouter la crème et l'huile.
Tout en versant le cidre, travailler l'ensemble à la cuillère ou au fouet électrique jusqu'à l'obtention d'une pâte bien lisse.
Ajouter l'eau afin d'obtenir la consistance voulue, sachant que plus la pâte est fluide et plus la galette sera fine mais difficile à manipuler.
Saler légèrement.
Repos 2 heures.
Cuire comme une crêpe (je trouve que cet appareil cuit plus rapidement qu'une pâte au froment).


J'ai confectionné des mini galettes pour un apéro cet aprem, comme cela, en plus de la confiture d'orange qui les accompagneront, je pourrai les manger avec d'autres préparations.





La cabane de mes rêves



L’île des Pins est un des lieux que je qualifie de magique. J’en ai vu d’autres, ailleurs, peut-être plus grandiose ou plus couru mais celui-ci a l’avantage d’être près de chez moi.

Imaginez-vous debout sur une petite plage de sable blanc, devant vous, la mer. Au loin, la couleur bleu marine qui trace l’horizon, se dégrade petit à petit jusqu’à devenir un évanescent turquoise. L’étendue de l’eau est douce et gracile, elle vient mourir sans vagues à vos pieds, Vous y êtes ? C’est chose aisée n’est-il pas ? A présent retournez-vous. Devant vous il y a une forêt primaire, oui, vous avez bien lu. D’un côté la mer et de l’autre la forêt tropicale, c’est fort surprenant lorsque l’on perçoit cela pour la première fois, tellement habitué à voir des rivages retravaillés depuis des millénaires par la main de l’homme. C’est dans cette forêt que je veux construire ma cabane.

Je n’ai besoin que d’une scie, et d’un sabre d’abattis tout est offert généreusement : le bois pour les poteaux, les lianes pour les liens, les palmes pour la couverte. Non, en fait je reprends, j’ai également besoin d’une barre à mine pour faire les trous afin de planter les poteaux et d’un outil pour les damer.

Hum, cela fait déjà beaucoup d’objets à transporter tout cela, parce que le paradis a son prix à payer celui de l’isolement. Point d’ânon amical pour traverser ce labyrinthe vert, je ne dois compter que sur mes maigres muscles.

Là, comme cela, tout de suite, je n’ai pas de plan bien défini dans ma tête. Ronde comme les cases locales, hexagone pour un peu plus de modernisme, à demie ensevelie dans la terre comme je l’ai vu dans l’île de Gaua au Vanuatu (procédé astucieux pour résister aux cyclones ravageurs) Alors, lequel ? Je ne sais pas encore. Je compte sur l’espace pour m’inspirer et les doghis bienveillants pour m’insuffler leur élan vital.

Il y aura une porte, une fenêtre, et à l’intérieur, un coin maintenu propre pour l’âtre. L’humidité et le froid peuvent être redoutable pendant la saison fraiche et je suis très frileuse.

Est-ce que j’ai fait le tour ? Non, il manque un point essentiel : un jardin autour de la cabane, d’une part c’est éminemment commode d’avoir à porter de main de quoi se nourrir mais surtout, un jardin cela occupe en satisfaisant l’esprit et le corps. Parce que c’est bien beau une cabane au fond de nul part, mais si l’on ne veille pas au grain, on est vite pris par l’ennui, et cela c’est pire que tout, croyez-moi.