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Le carnet de route de la famille Rolly


Les tribulations des jardiniers de Païta




Ce matin, Alain a eu une crise de rage contre quoi ? Les rats ! Ils ont dévoré une conduite d’arrivée d’eau. Cette dernière, placée très haut, déverse une douce pluie sur les plantes de la serre. L’animal a dû jouer les funambules afin de croquer à pleine dent, l’objet de son désir ardent. Alain fustigeait en disant qu’il y avait des milliers de meilleures choses à ronger dans ce jardin sans s’en prendre à ses tuyaux.

Pendant ce temps, j’arrosais, en effet « no more rain » depuis la manne apportée par Pam. Cette eau, formidable don du ciel, avait eu un effet de véritable engrais sur les plantes, tout s’était mis à croître de concert. L’herbe recommençant à jaunir, mon temps semble, à nouveau, comme suspendu par cet effort, m’empêchant de mener à bien d’autres travaux d’aménagement.

N’empêche, je dois parallèlement, arracher les « mauvaises herbes » une expression pas très sympa pour qualifier tous les végétaux indésirables du jardin.

Et, j’ai, beaucoup, beaucoup d’espèces différentes, chacune à sa manière m’use un peu.
La bien aimée: (pour commencer l’histoire) le buffalo, j’en ai planté quelques godets, je le bichonne, néanmoins il m’agace lorsqu’il pousse dans le mauvais sens, « par ici » lui dis-je, « ne m’oblige pas à te couper au ras des plates-bandes », mais il n’en fait qu’à sa tête.
La discrète : l’herbe à oignons, par ci, par là, débarquée avec la terre des pots n’a pas encore envahi tout l’espace, je veille au grain.
Les expansives : Le signal grass, on ne voit qu’elle. A la pioche et au jet d’eau pour en venir à bout, fatigante, parfois, je désespère. Le chloris barbata autre plante fourragère est dans la même veine.
L’ambivalente : Mon cœur balance, l’herbe à paille pour les couvertures des cases est certes pénible (une des pires du monde !), mais recueillie, elle peut servir de paillage.
La disparue : L’arbre à ballons, moi, je l’aurais bien gardée, amusant ses fruits en forme de petits ballon. Alain n’a rien voulu savoir.
Les odorantes : Le basilique sauvage et le baume, leur odeur ne parvient pas à me faire oublier la difficulté que j’ai à les arracher.
Les piquantes : La fausse aubergine, une de mes plus détestée, ca pique grave et pour les arracher lorsqu’elles ont pris une certaine ampleur, c’est un boulot digne de musclor, j’ai aussi quelques cassis sauvages, c’est du pareil au même néanmoins, ces derniers sont moins présents.
La sournoise : La sensitive se referme sur elle-même lorsque j’approche armée de mes outils, piouf, elle croit avoir disparu mais elle ne sait pas que je le vois. Bêtement, il m’arrive d’essayer de l’arracher sans gants, je sais pourtant que cela pique, ah la la, la passion c’est quelque chose quand même.
Les lianescentes : Je commencerai par la plus cool, la margose, sous d’autres cieux, elle se mange, pour nous c’est royal, il y en a tant que nous ne risquons jamais de mourir de faim ! Je l’aime celle-ci parce qu’elle n’oppose aucune résistance à l’arrachage et nous fait de beaux fruits. Elle a la fâcheuse manie de recouvrir les broméliacés en même temps, cela leur offre un ombrage bienvenu.
La fausse cuscute, une petite peste jaune, récemment, elle s’est prise dans un citronnier, impossible de l’enlever à cause des piquants de l’agrume. J’ai été obligée de tailler l’arbre sévèrement, et de suivre l’affaire de près, parce si on laisse un soupçon de filament, c’est reparti.
Le meilleur pour la fin : le siratro, une vicieuse, elle parvient à survivre, tapie dans le sol, aux plus terribles sécheresses, elle s’enroule autour de mes arbres, les couche. J’ai l’impression que plus j’en enlève et plus il y en a. Non seulement, elle nuit par ses tiges aériennes mais ses racines sont profondes, m’obligeant presque à déterrer la plante près de laquelle elle a fait souche. C’est une guerre interminable entre elle et moi.

Bon, vous voyez, j’ai du boulot pour encore un grand moment.

Du côté de la Ouenghi




Une promenade en voiture et un repas aux Paillotes pour ce dimanche sans histoire.













CHIRURGIE du REFLUX GASTRO OESOPHAGIEN

Réduction d'une hernie hiatale. Il y a un mois, après 15 ans d'hésitation, j'entrais en clinique afin d'en finir avec le reflux qui me provoquait une sinusite chronique. J'ai écrit cette aventure médicale afin qu'elle serve de témoignage pour ceux qui désirent franchir le pas.

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Cyclone Pam




Alors que nous savions que Pam a fait beaucoup de dégâts matériels et humains au Vanuatu, nous décidâmes cette après-midi d'aller prendre l'air du large sur les promenades du bord de mer. Je pensais trouver les flots beaucoup plus tumultueux, toutefois sur l'Anse Vata, j'ai peiné à marcher contre le vent, ma large jupe rouge singeant celle de Marilyne, laissait mes cuisses nues se faire câliner par les embruns.
La circulation était naturellement ralentie, néanmoins, un peu partout, des sportifs irréductibles, pédalaient, courraient, kitesurfaient comme à leur habitude.
Au sommet du Ouen Toro, l'air vigoureux entrait aisément dans mes poumons, me donnant l'impression d'être sous tente à oxygène. Des odeurs de feuilles broyées me rappelait ma dernière infusion de niaouli.
C'était gris, agité, vivifiant.


Bien évidement nos pensées vont vers les victimes du Vanuatu.

















Pim, Pam, Poum




Entre les trois mon cœur ne balance pas, tous ici, nous aurions préféré ne pas en voir, ne serait-ce que la queue, du gros, gros cyclone Pam qui est positionné actuellement près de Port-Vila. La suite de l'histoire bientôt.
En attendant, des photos (OK, quatre, c'est un peu superfétatoire) de ce que j'appelle "la lumière des cyclones", observable avant le passage des dépressions, au coucher du soleil, c'est une lumière particulière, plus diaphane qu'à l'ordinaire. J'aimerais bien savoir pourquoi.
Mon compact a rosi exagérément les images, cela aussi, j'aimerais bien savoir pourquoi.
Retour de Païta, vers 18H30 jeudi 12 mars 2015 :