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Le carnet de route de la famille Rolly


Port-Vila et retour




Dans les jardins de notre hôtel, bien camouflés, il y a de gros lézards dans des vivariums.
A part cela, on se croirait évoluer dans un film : "Année 1970, le grand retour".
Je pars flâner du côté du marché, le temps est pluvieux, de temps à autre je suis obligée de m'abriter dans une des nombreuses échoppes chinoises où l'on trouve du tout "made in china" pour le touriste lambda.
Chance comme c'est un jour de "Ship" tout est soldé à moins 20 voire 50%. Sur les étiquettes les prix sont fixes mais bien entendu avec la ristourne du jour tout est négociable...(sic)
Un touriste australien essoufflé, vieux et gras sur les bords, me demande tout de go, son chemin, je lui réponds en français, je déteste cette façon dont les anglo-saxons t'abordent dans la langue de Shakespeare parce que tu es blanc, sans se soucier si tu parles ou non leur langue. Ici, on parle soit français soit anglais avec une nette avancée de cette dernière langue par rapport à notre dernier passage ici.
Je parviens dans un marché couvert où l'on trouve de l'artisanat local, je bavarde avec une femme qui fait de beaux petits dessins et j'achète une poupée noire pour Clara, relookée par les femmes du centre.
Je prends un taxi pour me rendre à la fondation Bastien. Une exposition temporaire regroupe des artistes locaux et des calédoniens sur le thème du centenaire de l'éruption volcanique d'Ambrym, belle expo. Je bavarde avec une australienne, elle vend des pièces d'art premier de sa collection qu'elle a commencée avec son mari voilà plus de quarante ans. Je lui achète deux colliers pour ma collection d'ornement de France, un des îles Salomon et un autre des îles Banks. Je suis contente d'avoir quelque chose de là-bas. Lorsque j'avais demandé d'en voir pour en acheter, on m'avait regardé avec de grands yeux pour me dire que cela n'existait pas (sic) ; hors voici que je tombe sur un collier fabriqué avec des perles de cône qui ont été limées/usées, afin de présenter un aspect non lisse. Cette activité est réalisée par des femmes qui s'enfermaient dans les cases à l'abri des regards des hommes. Un travail ingrat parce que la poussière générée est très irritante pour les yeux.
J'ai gagné ma journée...
Remarquables les œuvres : "Maps blongVanuatu" de Patrice Cujo, qui appartiennent maintenant à la Fondation.
Extrait :




Non loin de là, la fondation Michoutouchkine et Pilioko me déçoit par le fait qu'il faut payer cher pour y entrer et comme j'arrive en plein repas je n'aurais même pas droit à la visite en entier, personne pour m’accueillir ni me guider.
Il y a quand même des choses rigolotes dans le jardin.












Le soir à l'Oustalet, le restaurant qui accueille la délégation Lions à part le fait que l'on y sert de la roussette, (une grosse chauve-souris) rien de va plus pour le reste des mets. La salle n'a pas changé depuis quarante ans, c'est vieux et moche, mais je pompon revient au disque de musique avec les tubes de l'époque. Une fois le disque terminé (ouf!) et bien cela recommence en boucle et comme cela toute la soirée. J'avais hâte de rentrer.


Le lendemain Aéroport de Tontouta :

Nous avons voulu être en paix avec notre Terre-mère et déclarer au service phytosanitaire notre écorce de fougère acquise aux Banks. Nous pensions naïvement qu'un coup d'insecticide plus tard, nous serions rentrés avec.
Ho la la...
Ceinturé par les douaniers appelés par les agents du phyto, ils nous ont accusés de violer la convention de Washington ( ie :La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Le truc grave quoi, passible de toutes une série de trucs carrément méchants.
Pas d'amende, parce qu'ils ont compris notre bonne foi mais destruction de l’œuvre, "à pu" mon écore, passée au feu, elle a été.
Le dessin est sympa, il peut se voir dans les deux sens.




Dernier jour à Santo



Vous allez avoir droit à une série de photo plutôt trash, en effet, afin de tromper une attente, bien trop vaste à mon goût, j'ai investi les vestiges d'antiques docks qui datent de la présence américaine sur l'île. C'est un peu dommage que ces structures aient été ainsi délaissées, Alain se rappelle y avoir joué, enfant, lors d'une visite chez un oncle.






























Nous avons attendu trèèèès longtemps la navette sensée nous conduire à Hore Island Resort, sis sur l'îlot face à Luganville. Autour de l'hôtel, arrêt sur image, je me vois évoluer dans une carte postale, tant le calme est enveloppant. La mer, se prenant pour un lac, s'adoucit, s'étire, créant une surface miroitante tantôt d'un bleu profond, tantôt d'un vert tendre selon sa contiguïté avec la berge luxuriante.






Allongés sur des transats près de la piscine, nous nous demandons combien de mouches est capable de gober une hirondelle à l'heure. Il faut dire que leurs va-et-vient incessants, contrastent vivement avec notre farniente.
Le glaçon de mon verre de coca est un véritable iceberg sauvage, jamais vu un glaçon pareil, il m'oblige à me resservir cinq fois pour arriver au bout de la bouteille. Chacun sait que je ne bois du coca qu'en cas d'emergency, mes entrailles ne sont guère vaillantes. Le repas est très décevant mais son prix lui, est rondelet. Je pense que je n'ai bien mangé que chez l'habitant ici.
Tout près de la table, j'admire cette cordyline, elle m'est inconnue. J'en veux une dans mon jardin...Ah la la.






Plus loin, à quelques encablures, le lotissement Lapita est opérationnel depuis 2012, déjà, des maisons sont habitées. Une habitation si près de la plage, n'est-ce pas le paradis ? Moi, je pense plutôt aux cyclones dévastateurs et aux tsunamis, l'eden se transformant en enfer.






En parlant de paradis, notre petit hôtel "The Paradise" à Luganville a été la bonne surprise de notre séjour. Un espace sans prétention, propre et commode avec sa grande cuisine et son jardin intérieur.
De jeunes prof de Port-Vila en recherche d'émotions sous-marines, ont pu laisser leur fils à l'employée de maison pour la journée. Sympa de trouver une nounou au pied levé.


J'aime bien Luganville. L'absence de circulation intense et de tracé de place de parking au sol (ce qui sous-entend que l'on peut se garer n'importe où, n'importe quand) associé à la largeur honorable de ses rues, me rendent ce paysage urbain bien sympathique. Régulièrement, on croise des gens marchant nonchalamment le long des trottoirs, ils entrent dans les bazars chinois qui se suivent et se ressemblent, tous vendent les mêmes marchandises venues d’extrême orient. Le métal des marmites y est si mince qu'il ne semble n'avoir qu'un côté, les fleurs synthétiques ont des couleurs fluo, les chaises en plastiques côtoient les tee-shirts Bob Marley.


















Encore là



Les commentaires sont (normalement) ré-ouverts sur ce blog, bientôt la suite de coconut road....