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Le carnet de route de la famille Rolly


On coconut road



A Santo, comme partout au Vanuatu, il y a beaucoup de cocotiers. Le coprah est encore une source de revenus importante pour beaucoup de familles. A Gaua, Charles qui conversait avec Alain, raconte que la vie sur leur île est facile parce qu'il y a encore beaucoup de place pour faire des jardins, quiconque veut se donner la peine, récolte de quoi subsister. Pour avoir des sous, il fait du coprah, le seul truc embêtant, c'est d'être obligé d'attendre deux mois avant de récolter des cocos à nouveau après un passage dans la plantation.
Partout, le potentiel agricole est énorme, tout pousse ici. Il serait possible de développer d'autres cultures tropicales comme par exemple le palmier comestible, l'ylang-ylang, le santal (il y a déjà une action gouvernementale qui est déjà accès dessus), le cacao et j'en passe. Des lianes géantes recouvre parfois toute la végétation, grimpent à des dizaines de mètres de haut sur les troncs de cocotier, recouvrent tout, si bien qu'à couvert dessous, il fait noir. Je raconte toujours une histoire qui illustre bien ces dires, comme vous pouvez le voir sur une des photos, ci-après, les clôtures sont faites avec des branches qui bourgeonnent et font, in fine, une haie naturelle. J'ai vu une fois, une branche qui bourgeonnait alors qu'elle était posée à l'horizontale (placée sur deux autres sen formes de "Y" ) pour faire un but de football
Rien donc, ne semble arrêter la puissance de la nature qui semble se dépêcher de se reproduire avant la prochaine éruption volcanique.
Laissant notre petite voiture sur le bord d'un chemin, nous sommes tous montés dans le 4X4 afin prendre une route sensée nous mener plus à l'intérieur des terres. Cette route est toute petite sur la carte, mais en réalité après 1/2 heure de creux et bosses et au vu du peu de km parcourus, nous avons rebroussé chemin. Devant notre voiture, une autre était arrêtée, des hommes guettaient, l'air de rien, nous sommes montés et repartis. Fin de l'expérience route en corail.
La première photo est un four à coprah, encore chaud, cela travaille dans le coin...





















Port Olry

















Port Olry est "The place to be" à Santo. Magnifique paysage, la plage tropicale par excellence qui n'a rien a envié à Kuto à l'ïle des Pins ou Borabora sauf qu'ici, c'est encore vierge de toutes véhémences touristiques. Il y a de vrais gens qui vivent sur la plage ! C'est si loin de tout que je n'espérais même pas pouvoir manger. Que nenni, restaurant, il y a et fameux en plus. J'ai pris une langouste entière servie grillée, du pur régal, parmi les autres mets servis à table nous avions aussi du crabe de cocotier et des filets de viande (la viande du Vanuatu est réputée).
Le sol du restaurant est en sable doux, les tables taillées dans d'épaisses pièces de bois et l'arrière cuisine s'orne d'une tonnelle recouverte de pomme lianes. Entre les deux, aucun service d'hygiène n'a posé ses remarques, nous faisons confiance, c'est comme à la maison.








Ci-dessus, j'adore le petit bonhomme sur l’extrême gauche qui cache son visage avec une feuille.


Pendant que certains se reposent à l'ombre des grands arbres du bord de mer, moi, je pars en expédition photographique. Je parle avec des pêcheurs en français, merci à Sainte Anne et la mission catholique proche sans qui ces paroles n'auraient peut-être pas été possibles. Une mention spéciale à mon ami Michel, qui aime peindre les enfants du Vanuatu, comme je le comprends, ils ont tous des expressions tellement spontanées.




Cette photo pour preuve que les gens habitent ici, j'espère qu'il en sera toujours ainsi.



























La plage dite "Champagne"



Mise à part le lieu très "carte postale", la particularité de la plage Champagne est de "buller". A un endroit, il y a un ruisseau qui se jette dans la mer, avec les coraux présents, cela crée des remous qui émulsionnent l'eau de mer. C'est pas mal sauf que le phénomène n'est visible qu'à marée haute, bien entendu, nous y étions à marée basse.
Ceci étant, j'ai pu photographier des coraux roses, et certains se sont baignés.
L’accès à la plage est payant 1000 vatus par voiture, elle est aménagée pour recevoir les paquebots, chance qu'il n'y en avait pas une horde de touristes roses lorsque nous y sommes passés ; malchance aussi parce que du coup, les toilettes étaient fermées.























Sur le chemin, j'aime bien ce côté tropical/bucolique avec les cuves à eau.






Bleu comme un trou bleu


Jeudi, toute la journée:

A Luganville sur l'île d'Espiritu Santo , nous avons pris un backpacker : ----- le nom va me revenir. 4500 vatus la chambre avec la possibilité de se faire la cuisine, un établissement tout neuf, très propre et convivial. Cela a été la bonne surprise de notre séjour.
J'ai tout de suite aimé cette petite ville, la rue principale est large, peu de voitures y circulent. Il y a la possibilité de stationner devant n'importe quel magasin sans faire de créneau (c'est bon pour moi cela). Nous avons fait un tour dans le centre, les magasins chinois se suivent et se ressemblent, certains articles semblent bon marché et d'autres très cher par rapport à ici ; notamment une simple chaise en plastique est vendue ici, 5000 vatus alors que c'est moins de la moitié en NC. Je comprends à présent pourquoi il y avait au, gîte de Gaua, une chaise rafistolée avec du câble électrique !


Ce jeudi matin, nous avions rendez-vous avec Danie, Henri, Denis et Vanessa, direction le nord de l'île. Le réseau routier se limite à une seule route goudronnée, les autres sont taillées dans le corail. Elle longe la côte Est. A l'ouest, il n'y a que de petits villages approvisionnés seulement par bateau. Entre l'Est et l'Ouest, une chaîne de montagne avec un sommet qui culmine à près de 1800 m. j'aurai bien aimé les voir ces montagnes mais d'où nous étions, elles n'étaient même pas visibles au loin.
Premier arrêt au Riri blue hole, l'entrée sur le site est payante, 1000 vatus par voiture. Il y a quelques aménagements notamment une cabine pour se changer aux planches tellement disjointes que mes fesses ont fait le buzz sur le site. A part cela, les trous bleus sont une particularité bien sympathique. Rien de vaut un bain dans de l'eau douce, ici la piscine est naturelle et volumineuse. L'eau de pluie infiltrée dans le corail resurgit à certains endroits. Elle est limpide. En dessous le corail clair renvoie bien les couleurs, selon sa lumière la surface est bleue, verte ou bleu-vert. Sa transparence est étonnante.



Cherchez notre Tarzan sur la photo n° 2 :





















Départ de Gaua


Mercredi matin :

Le vol pour Santo a été avancé, nous devons partir à 14 h.
Le matin, c'est farniente dans le beau jardin du gîte, un petit bain de mer, un allongement de jambe sur le transat et le tour est joué.
Nos hôtes font la coutume avec nous, nous héritons d'une belle natte en pandanus. Vraiment sympa.











Nous faisons un tour en ville, où l'on peut voir la banque et la poste dans le seul bâtiment en dur. Nous croisons les touristes australiens qui étaient de la rando. Un couple de notre âge qui ont superbement bien marché. Ils avouent que cela a été très difficile pour eux aussi, je suis un peu soulagée en me disant "Il n'y a pas que moi..." comme ils étaient logés dans un autre gîte, nous n'avons pas eu la réelle occasion d'exercer notre anglais avec eux.




Nous étions les premiers touristes de l'année. Les températures sont peu propices à un exercice physique intense avant le moi d'avril. La bonne saison pour marcher commence à peine.
A l'aéroport, tout le monde attend l'avion et les merveilles qu'il cache dans son ventre d'acier.











L'avion est complet, c'est pour cette raison que le vol a été avancé, c'est une sorte de vol supplémentaire en fait, je crois bien.




"La rando"



Mardi matin, devant quitter Gaua le mercredi après-midi, nous avons décidé de suivre le groupe et de faire une randonnée à travers la forêt pour aller jusqu'à la cascade en passant par le lac. Nous avions prévu de partir le mercredi; pensant qu'il n'y avait que deux vols par semaine (lundi et mercredi) hors, en fait, les vols sont quasi-journaliers pour Gaua(sic). Cette info est cruciale pour ceux qui désirent se rendre dans l'île afin de porter leurs pas en haut du volcan.

Nous quittons le gîte un peu avant 8h du matin, il fait déjà très chaud, cela ne me fait pas peur, sachant que la marche se fait toujours sous la frondaison de la forêt tropicale.
La queue des marcheurs s'étale longuement, 6 touristes, Pascal et Olivette, le guide officiel local, plusieurs guides locaux (dont deux jeunes filles) ceux-ci sont présent pour prendre une leçon. En fin de queue, moi et mon porteur. J'ai eu la bonne idée d'en prendre un, vous saurez pourquoi tout à l'heure.

Au début du sentier alors que cela ne monte pas encore, nous croisons par-ci par-là des champs cultivés, et quelques habitations traditionnelles ; les lianes cœur (appelées ainsi à cause de la forme de leur feuille) envahissent toute la végétation visible, créant par endroit des murs végétaux presque infranchissables.














A la pause :





Vous savez que je suis en peu rebelle, je réfléchis sur les choses et ne laisse pas les leadeurs en prendre à leur aise.
Pascal est devant avec une équipe sensée nettoyer le sentier. Au bout d'un moment, j'en ai assez, je remonte la file pour discuter avec lui. Cela n'est pas possible de garder un rythme de marche valable si l'on s'arrête tous les vingt mètres. S'il doit faire du nettoyage qu'il le fasse en bout de queue. Ok, nous pouvons y aller à présent, j'avance déjà pas vite... Le sentier n'est qu'un concept de sentier pour moi qui ne sais rien à cette forêt. Pour les locaux, connaisseur de chacun des brins d'herbe planté, le suivre est facile et lumineux mais pour moi cela demande une réelle concentration. Je me mets à penser que si je prenais un homme d'ici et que je le laissais en pleine ville de Paris, il serait tout autant épuisé nerveusement.
Ca y est, il pleut, c'était présumable, j'avais acheté en prévision, un imper assez large pour me couvrir moi et mon sac, sauf que je n'ai pas de sac, du coup le truc traine par terre et s'accroche partout, nul, nul, nul.
Le côté positif : la pluie cela rafraichit, tendre bonheur.
Le côté négatif : La pluie cela rend le sentier glissant et de fait plus dangereux.
Pour aller jusqu'au lac, le sentier n'est pas facile mais le pire est celui entre le lac et la cascade, il est peu emprunté. C'est plus une direction générale qu'un véritable chemin.
Partis de 0m, il faut en monter 500 pour atteindre le haut de la caldeira, ensuite cela descend de 100 m pour arriver au lac. Normal autrement toute l'eau s'écoulerait... La progression est constante et peu marquée. Sur le chemin avant et après le point de vue de la cascade, le chemin grimpe et descend fortement, si bien que mon guide m'attrape, me tire et prend bien soin de moi pendant ces moments difficiles.
Avant de voir le lac, chaque visiteur se doit de planter quelque chose ; voici ma plante bien entourée :






Le chemin et la forêt, lorsqu'il pleut, ici, personne n'utilise de parapluie.















Il me faudra 4 heures pour arriver jusqu'au lac. Pause déjeuner de vingt minutes. Nous laissons le jeune couple de français avec un guide, ils vont tenter l'escalade le lendemain. Ils sont surpris, personne ne leur avait dit qu'il leur faudrait bivouaquer ici, ils pensaient passer la nuit en haut du cratère. Ce n'est pas possible a dit Pascal, il est interdit d'y passer la nuit. Coutumièrement, il est également interdit de passer la nuit au pied du volcan. C'est pourtant ce qui serait le plus logique en terme de gestion du temps. Ah au fait, pirogue il y a bien, nous avons du mal à comprendre tout cela. Le produit touristique de cette ascension a besoin d'être mieux étudié. Logiquement, il faudrait faire la marche jusqu'au lac le matin, traverser (1H30) le lac l'après-midi, dormir au pied du volcan, monter de bonne heure, et refaire le chemin inverse le lendemain. Notre guide dit qu'il faut 20 mn pour monter en haut du mont, hors il y a un dénivelé de 400 m dans un terrain pour le moins étrange (cendres et cailloux), c'est impossible, 2 heures semblent être plus logiques. Donc cela donnerait : 3 h aller/retour pour le volcan, 1 h là-haut, 1 h30 de pirogue, 3h30 de marche depuis le lac, c'est bien pour une journée. Suffisant, je pense.
9 heures, c'est le temps que cela nous a pris pour voir le lac et la cascade avec l'impression de n'avoir profité de rien, tant le rythme était soutenu.
Mais, mimi, c'est parce que tu es une vieille dame, possible néanmoins, il faut savoir que cela n'est donc pas à la portée de n'importe qui. Il faut être un jeune Warrior, rechercher l'exercice physique avant toute chose. Le produit ne s'adresse pas au touriste lambda. Il est trop ciblé pour être rentable. Je ne tire aucune gloire à avoir subi cette rando. Ma recherche à moi, c'est la belle balade avec quelques découvertes humaines sympa, dans un milieu naturel époustouflant. Le pompon, je crois bien a été le fait que pendant près de 8h30, j'ai entendu parler la langue autour de moi. Cela a été vraiment pénible, de subir un flot de paroles ininterrompu. Je me rends dans une lointaine île où il n'y a pas de voitures, pour être au calme, ben là c'était un peu raté. Fort heureusement, la sympathie des hommes a racheté quelque peu ce désagrément.
Après la pause déjeuner, la pirogue a embarqué une partie des marcheurs puis est revenue chercher l'autre. Elle nous a déposé après la rivière. Apparemment, il n'est pas possible de traverser cette rivière qui prend naissance depuis le lac. Ce cours d'eau est une espèce de trop plein qui se déverse ensuite sous la forme de cascade. Fascinant.

Toute première vision du lac :




Pendant la pause :







Dans mon imaginaire, les abords d'un lac finissent par une douce plage de sable soyeux. Ici, ils ressemblent plus à la paroi rocheuse d'un torrent rugueux. La forêt inextricable tombe directement dans l'eau, point d'espace libre. Cela me contrarie. Je pensais découvrir un endroit avenant où trouver un peu de repos, tel un havre de paix, parcequ'avec leurs eaux calmes les lacs ont toujours un effet apaisant sur mon mental. La nature ne laisse, ici, aucune chance à l'amabilité, elle se défend bien, on sent qu'elle veut garder son emprise, elle promet d'autres colères si on l'agace. Je ne suis pas à l'aise. Je le vois enfin ce volcan qui veut rester seul, son panache en dit long sur ses intentions. Je ne reviendrai probablement jamais, il y a tant de choses à découvrir dans ce vaste monde. Je le laisse à son inaccessibilité.
Les abords du lac :












Dans la pirogue (pour un petit quart d'heure) afin d'attraper le sentier de la cascade.
Au loin le Mont Gharet.









Je suis passionnée par les calendriers et leur histoire. Souvent je me demande comment faisaient les gens des îles pour se repérer dans le temps. J'ai essayé de transmettre ce questionnement à mes élèves, jadis, mais aucun n'a accroché, je leur racontais comment est né notre calendrier actuel et pourquoi à la révolution française, les anticléricaux brisaient les clochers des églises. Pourquoi encore, au moyen âge, on ne se situait pas dans le temps en donnant une date précise mais avec l'aide des fêtes des saints. Depuis les égyptiens, les religions ont été les garantes du temps, un savoir gardé jalousement.
Quel jour sommes-nous ? c'est tellement simple aujourd'hui de regarder sur un calendrier. Quelle heure est-il ? Il suffit de regarder sa montre.
A Gaua, je n'ai vu personne porter une montre. Je comprends alors pouquoi lorsque j'ai posé la question à mon guide "Combien de temps, faut-il marcher encore ?" Il ne m'a pas donné la bonne réponse. Lorsqu'il m'a dit 20 mn, naïvement j'ai multiplié par 4, j'étais loin du compte, 2 heures après je marchais toujours.
Alain dit que les choses sont en train d'évoluer, parce que de plus en plus de personnes possèdent aujourd'hui un téléphone portable. Sur l'appareil, il y a l'heure et le jour, merveilleux.
Franchement après neuf heures de marche effective, je ne sentais plus mes jambes. Je n'ai jamais autant marché et il faut une grande concentration pour arriver au bout.
Nous avons vu la cascade qui est la plus haute du Vanuatu, mais impossible de s'en approcher cela aurait encore rallonger le trajet.










Arrivés en bordure de mer, nous avons traversé 3 rivières sur la plus grande, il y avait un pont. Cela doit être le seul de l'île.
Enfin nous avons embarqué sur un bateau, qui remplit de gens partout tenait plus du boatpeople que du bateau de pêche. Il nous fallu 55 mn pour rejoindre la plage près du gîte. Enfin un peu de repos. Il fait nuit lorsque nous arrivons. Après la douche, Charles Digoué vient nous chercher pour nous montrer l’éclipse de lune. Voilà ce qui clôt bien cette journée harassante, demain est un autre jour.

Repas du soir







Au gîte de Charles, c'est sa femme qui cuisine. Que cela soit dans les restaurants réputés de Port-Vila ou bien dans les hôtels de luxe de Santo, je n'ai pas aussi bien mangé.
J'ai goûté pour la première fois du fruit de l'arbre à pain, du crabe des Banks (on ne peut en trouver que là-bas..) mais aussi de ce qu'ils appellent les Navele, je crois bien qu'ils ont dit ce nom là. Les 3W nous indiquent qu'il s'agit d'un Barringtonia Vanuatuais.
La table, recouverte de lino, est tous les jours garnie de fleurs fraiches. Les plats sont bien présentés sur un lit de feuilles de bananier. La cuisine est aromatisée au lait de coco, les quantités sont plus que raisonnables.
Avec nous dans le gîte, nous avons quatre danseurs calédoniens en résidence de travail. Ils préparent un spectacle pour le mois d'août au Centre Culturel JM Tjibaou. Il s'agit de Charles Digoué et de trois de ses jeunes danseuses. La troupe travaille avec les femmes qui claquent l'eau, elles feront le déplacement jusqu'ici. Dommage que je ne serai pas à Nouméa pour voir leur prestation. Ils ne semblent jamais avoir faim malgré le travail physique que leur prend les répétitions dans l'eau. Ils mangent tard, nous sommes déjà couchés lorsqu'ils se mettent à table.
Nous avons eu également de petits poissons grillés, du riz, des pamplemousses, des haricots du jardin.




Les fleurs, graines (qui peuvent se consommer crues) de "Navele" et cuites comme présentées ici sur ce plat, c'est bon mais il n'est pas possible pour nous qui n'y sommes pas habitués d'en manger beaucoup. Alain les observe, dubitativement avant de passer à table...