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Le carnet de route de la famille Rolly


Activités culturelles dans l'île de Gaua (2)




A Gaua, il y a des femmes qui jouent de la musique en claquant la surface de l'eau de mer (en anglais : water music). Elles sont super synchrones, nous avons pu voir deux groupes différents, j'ai essayé avec elles les deux fois. Mon premier essai n'a pas été concluant mais dès la deuxième fois, j'ai compris qu'il faut claquer l'eau comme lorsque l'on fait "un plat" à la place d'un beau plongeon. Au bout d'un moment, cela fait mal aux mains.
Je suis contente d'avoir pu voir cette particularité culturelle.
Avant le spectacle, les femmes se préparent et les papas gardent les enfants.





























Pendant ce temps, à proximité, des enfants jouent avec leur mini-pirogue.



Ensuite nous sommes allés voir un artiste qui met en place un espace culturel, à terme sur l'esplanade, on pourra voir des danses. Pour l'heure nous avons visité une case traditionnelle, spécialement étudiée pour résister aux cyclones, sa base est en pierre de lave et le toit descend très bas. Beau travail de construction. L'artiste peint sur des plaques de fougère arborescente avec de la peinture faite avec de la résine de l'arbre à pain et de la cendre du volcan. J'ai beaucoup aimé son travail. Je lui a acheté une œuvre. Je vous la montrerai plus tard et vous raconterai ce qui lui est arrivée.
Il sculpte aussi, passionnant de trouver des artistes qui travaillent loin de tout.
Il cherche un nom pour son lieu culturel, je propose "Aire coutumière" ; "Customs aera".

La maison et l'aire de danse.












L'artiste à gauche sur la photo et quelques unes de ses œuvres.









Activités culturelles dans l'île de Gaua (1)

Lundi 13 h :


Un peu de géographie...
Sur Gaua, il y a un volcan sur le mont Gharet (800m) Il y a très, très longtemps un volcan a creusé un fort gros cratère qui a façonné une caldeira ensuite celle-ci s'est comblée en formant un lac. Et puis un jour, un nouveau volcan a resurgit au beau milieu de la caldeira. Aujourd'hui, il y a donc un volcan bordé d'un lac en forme de haricot. Pour aller voir le volcan de près, il est donc impératif de traverser le lac en bateau ou bien de le contourner ; chose possible mais comme il n'y a pas de route, on va dire que c'est plutôt long.


Avant même d'être installés et restaurés notre guide nous rappelle que nous devons partir pour 4 heures de marche pour rejoindre le lac. Il précise qu'arrivés là-bas aucune pirogue ne pourra nous faire traverser parce qu'elles sont toutes HS pour l'instant. Ah ! disons-nous en cœur Alain et moi. Je ne vois pas très bien l'utilité de partir pour le plaisir de dormir sous une tente approximativement étanche en saison humide sous un climat tropical chaud, infesté de moustiques Anopheles porteurs du paludisme, s'il n'est pas possible de traverser le lac de bonne heure le lendemain avec pour objectif l'ascension du volcan.

Il est difficile et compliqué de savoir ce que l'on peut ou pas faire, les discussions vont bon train entre Pascal, Olivette (responsable du tourisme pour la province de Torba) et les guides locaux. C'est franchement nébuleux, nous n'avons pas l'habitude de rester ainsi dans l'incertitude, d'attendre un consensus et surtout de ne rien comprendre de ce qui se trame envers nous. Nous sentons de la bienveillance et, in fine, c'est cela l'important à retenir.
De plus, Pascal et Olivette partent en expédition culturelle, le choix n'est pas cornélien, nous allons nous joindre au groupe de touristes pour cette balade prometteuse.

En attendant, nous nous installons dans notre chambre, le rose me va si bien... Nous sommes contents d'avoir un vrai lit avec des draps propres, il n'y a que le coussin qui sent fortement le moisi, normal sa house l'est. C'est vrai que le matelas est un peu anti-mémoire de forme mais je le répète, très content de cet accueil. Le jardin est joli, bien entretenu, les lieux d'aisance et la douche sont dehors sous un abri plus que sommaire, il y a bien de l'eau (comme c'est dit dans la pub...) mais elle n'est pas courante, on se douche à la casserole, sa fraicheur est bienvenue. L'eau est récupérée des toits, les rivières sont loin d'ici, pas facile donc de s'approvisionner en période de sécheresse.





Attente



J'ai déjà posté les photos de l'arrivée à Santo; pourtant nous n'y sommes pas encore... en effet, une fois installé dans l'avion, la ceinture "cliquée" comme il se doit, le commandant de bord fait descendre tout le monde à cause d'un problème technique. Bon, nous travaillons sur l'espérance que le vol pour Gaua, nous attende.
Dans le vol pour Port-Vila, j'ai oublié le polar que j'avais acheté en vu d'occuper ce genre de "moments de rien". C'est le premier roman policier écrit par un aborigène australien et traduit en français, tant pis pour moi. Je parle avec un passager, il s'agit de Pascal qui est coach en tourisme et qui se rend également à Gaua afin de mettre en place une stratégie touristique sur cette île. Cool, nous pensons, nous allons pouvoir voir des choses en dehors des sentiers battus.
Montez, descendre de l'avion, n'est pas un souci, nous avions bu toute notre bouteille d'eau à nous en faire péter la bedaine, pour rien en fait, parce qu'il n'y a aucun passage de sécurité, cela se passe comme il a quarante ans, en toute confiance, tranquille....
Notre billet d'avion prévoyait deux bagages de 20kg, entre Nouméa et Port-Vila puis 10 kg inter-îles, en fait, personne ne nous a jamais rien demandé, en même temps à Gaua, je ne vois pas bien comment l'agent aurait pu encaisser quoi que soit.
Enfin, nous arrivons à Santo, puis peu après, on monte dans un Twin Otter, 21 places, beaucoup de libres.
Forte odeur de carburant, chaleur pesante, le vol est court, le temps calme imprime une stabilité heureuse à l'appareil. L'avion bouge légèrement verticalement et comme, dans tout ce bleu, il ne semble pas bouger horizontalement, on se croirait comme suspendu à un mobile géant.
Je repense à notre retour de Malicolo en 1978. Je ne savais pas encore que j'étais enceinte, et j'avais été surprise d'être prise de nausées. Je remercie toutes les petites mains qui consciencieusement place des sachets salvateurs au dos des sièges.
Je fais coucou du coucou à l'arrivée à Gaua :





L'aérogare, minimum...




Il n'y a que deux voitures dans l'île, nous partons à pied, au gîte qui se situe à quelques pas.




En vol




Dimanche 13 avril 2014.
Une navette nous attend à Port Vila, nous n'avions rien demandé, tant mieux, il est presque très tard pour le pays : 21H30.
Alain avait réservé dans un hotel low cost le "Paradise motel" (4500 Vatus) vu le nombre d'heures que nous devions y passer, c'était bien suffisant et le contraste avec le gîte de Gaua devait se faire ainsi en douceur. L'hôtel est près de l'aéroport, parfait pour le transfert très matinal du lendemain.
La Mazda traverse une zone industrielle, la lune est presque pleine, elle reflète une lumière blafarde qui rend plus glauque encore cette partie peu avenante de la ville.
Nathalie, mince, l’œil vif, nous accompagne jusqu'à notre chambre, elle nous attendait pour laisser son service. "N'hésitez pas à venir à la réception si vous avez besoin de quelque chose" lance-t-elle en nous quittant. Eh bien, oui, nous avons besoin que l'on nous change les draps, vu leur état de saleté au pied du lit. Elle ouvre son placard et me tend des draps propres. Je les prends et précise que je me débrouillerai toute seule pour les mettre.
Le reste est spartiate mais convenable.
On se fait une grosse barre de nougat à deux, le maigre sandwich d'Air Vanuatu est digéré depuis un bon moment déjà.
A matelas dur, sommeil léger.
Le lendemain matin...
L'hôtel, ne sert pas de petits-déjeuners, dans la chambre il y a de quoi faire chauffer de l'eau mais il n'y a ni thé, ni café.
Telle Mary Poppins, je sors de mon bagage des sachets de thé et des biscuits Figolu de quoi tenir jusqu'à l'aérogare.
Il y a de belles plates-bandes très fleuries à l'hôtel, nous n'aurons pas l'occasion de les détailler, arrivés de nuit, nous repartons à l’extrême aube.
Nous ne sommes pas encore habitués à la forte odeur de géranium qui flotte autour de nous, tel le doudou de Linus dans Charlie Brown.
C'est l'anti moustique à la mode qui se présente sous forme de bracelet à porter au pied et au poignet. Je ne sais pas si cela est vraiment efficace vu que nous n'avons jamais vraiment entendu de moustiques durant tout notre séjour.
Arrivée à Santo :





Aéroport de Santo : La dent de cochon, symbole du pays.










Voyage au vanuatu



C'est pour bientôt sur le blog :


A la Pêche




Il y a un peu plus d'une semaine Alain, Brice et Jack sont allés à la pêche, là-bas derrière le récif. L'absence de vent rendant la mer douce comme un lac a permis à notre trio une pêche exceptionnelle.
"Je n'ai jamais pêché un si gros poisson" a dit Alain...
C'est un vivaneau, à chère blanche d'une grande finesse qui a fini sa vie cuit en papillote arrosé de vin blanc sec.