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Le carnet de route de la famille Rolly


Au feu




Ce we, nous étions chez Catherine et Alain, à Bouraké, pour faire une cuisson Raku. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, en deux mots : il s'agit d'une cuisson d'émail qui subit un choc thermique lors de sa sortie brutale du four, conséquemment l'émail se fissure. On place alors l'objet dans de la sciure qui brûle en dégageant de la fumée qui viendra se déposer dans les interstices de l'émail craquelé. C'est une technique ancestrale japonaise, l'effet rendu est sympa.
L'expérience et la chance priment sur la méthode. Notre première cuisson n'a pas donné ce que nous espérions, qu'à cela ne tienne, le lendemain portait l'espoir d'une pratique plus féconde.
A cause de la pluie, le bidon contenant la sciure a été placé sous une table du hangar ouvert. Il avait été, bien évidemment, purgé de toutes braises.
Il est une heure et demie du matin et j'admire la voie lactée lors de ma sortie contrainte, rien de particulier est à signaler.
Une demie-heure plus tard, un fort remue-ménage me réveille à moitié, de mon lit j'aperçois une lueur inhabituelle. Je sors précipitamment et vois des flammes surgir du hangar. Je crie à plusieurs reprises, non pas au feu mais "Y a le feu". Cela réveille Alain qui bondit du lit, je m'attends à voir sauter par la fenêtre l'autre Alain et Catherine mais non, ils sont déjà dehors et ont maitrisé l'incendie.
Encore dix minutes et c'était trop tard, le dock, les canoés, les voitures auraient pris feu, les bouteilles de gaz auraient explosées...
Sans le redoutable instinct de sioux d'Alain, ils auraient tout perdu.
Il y a eu, quand même, des dégâts matériels puisque tout le matériel Raku, posé sur la table, est perdu. Les pots d'émail ont littéralement fondu formant un amas puant indescriptible qui n’a laissé aucune chance à une récupération possible.
C'est plusieurs milliers de francs de dégâts, une expérience riche en émotion et le concept de prudence renforcé.










Pièces Raku de Catherine.


Fleurs et mauvaises herbes



J'ai des fleurs dans mon jardin, cela attire les petites bêtes et les amis pour un pique-nique sous la tonnelle en devenir.
Sous la serre, les arbres et les plantes attendent sagement leur tour d'entrer en terre.





















Ça, c'est le côté fleurs bleus mais il y a aussi l'enfer vert de l'autre.
Je crois bien que nous avons toutes les mauvaises herbes locales, et même quelques meilleures du monde (dixit Bernard Suprin dans son livre). En voici un échantillon, sachant que l'herbe a été coupée il y a à peine plus d'une semaine. C'est une biodiversité maximale dont je me serais bien passée.
Je chouchoute à mort le moindre brin de "bonne" herbe que je croise sous ma pioche. Tout ce qui court, à dit Alain, le reste doit être anéanti. Le reste cela fait beaucoup quand même !





Arc en ciel rasant




Savez-vous que l'on ne voit pas toujours un arc en ciel, arqué de la même façon? Ici, tout prés de l'horizon, on ne voit que haut du cercle. Très haut dans le ciel (en avion par exemple), il est possible de le voir en entier, c'est alors un "cercle en ciel". Tout cela parce qu'à la base le soleil a une forme sphérique. J'ai toujours pensé que le mot "arc en ciel" ne définissait pas bien le phénomène aussi bien sur le plan scientifique que poétique.
Je me rappelle deux arcs en ciel remarquables, le premier c'était en France dans les Hautes Alpes, j'étais enfant. Le demi cercle le formant était parfait et ses couleurs vraiment vives. Partout le ciel était sombre sauf sous l'arc où régnait une lumière radieuse. C'était si fantastique que plusieurs voitures étaient stationnées le long de la route, tout le monde voulait profiter de ce fabuleux spectacle.
Le deuxième prodige a été remarquable non pas à cause de la forme ou de la lumière de l'arc mais plutôt à cause de son nombre. A Bourail, entre la plage de Poé et La Roche Percée, il y a un petit col, ce jour là, il nous a été donné de voir une multitude d'arcs, à peine un disparaissait qu'il en naissait un autre et à maintes reprises, il a été possible d'en voir plusieurs ensemble. C'était magique.
Bonne journée à tous.




Arc en ciel, hier matin, îlot Canard.

Croquée




La nuit dernière, j'ai bien dormi, c'est bien de le remarquer parce qu'avec mes insomnies récurrentes, il n'en est pas toujours ainsi. J'étais seule dans mon lit, mais l'habitude aidant, je n'occupais que ma place habituelle. Aux environs de 10H30, au beau milieu d'un rêve alourdi d'une ambiance pesante et peu sympathique, je me suis réveillée en bondissant littéralement de mon lit. J'ai eu la nette sensation d'une morsure sur mon avant bras. J'ai soulevée le drap en cherchant la petite bête, rien, j'ai cherché encore, toujours rien. J'ai pensé à un margouillat, parce que c'était une morsure légère qui ne m'a même pas égratigné.

Je me suis rendormi très vite, plus rien n'a perturbé ce sommeil réparateur.

Ce matin, au réveil, en me remémorant cette sensation de morsure, j'ai pensé que cela pouvait être une souris, mais je renvoyais cette idée bien loin de mon esprit, je détestais cette pensée

A midi, lorsque j'ai voulu ranger le pain dans son sac, j'ai constaté qu'il était troué. L'idée de la souris ne faisait alors plus aucun doute. En cette saison, cela arrive souvent qu'une souris, voire une famille entière, trouve la maison plus confortable que les égouts. Je les comprends, il y a à boire et à manger et l'on est en dehors du mauvais temps. Cette compréhension, ne m'aide pas à développer une dose suffisante de compassion afin de les accueillir, à placards ouverts.

Mais, c'est surtout cet après-midi, lorsque j'ai tiré un tiroir, où sont rangés mes outils de sculpture que j'ai pesté contre tout le genre de mus musculus, des crottes partout, m'obligeant à tout faire tremper dans de l'eau javellisée. Cela m'a coupé dans mon délicat élan de créativité mais pas dans celui de placer les pièges et des appâts empoisonnés, on verra bien qui sera croqué en dernier.



Déso



Les commentaires ne s'enregistrent plus sur ce site, c'est une sombre histoire de captcha, de barbe pas rasée, de home à rendre plus sweet, cher lecteur, prenez patience, un jour cela sera rétabli.


Habitant





Voici deux photos du serpent de terre que j'ai trouvé dans mon jardin, avant hier. J'avais toujours cru qu'il ne vivait aucun serpent, ici, sur la Grande Terre. Aussi, vivement intéressée par ce petit animal, j'ai activé mes réseaux facebookiens pour en savoir davantage.
Il fait une dizaine de centimètres et son diamètre rappelle celui d'un ver de terre anorexique. J'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un serpent à cause de la façon dont il se déplaçait. Une amie m'a dit qu'ils ont une minuscule langue fourchue mais je ne l'ai pas vu. Je l'ai vite relâché en ayant pris soin d'essayer de le traumatiser le moins possible afin qu'il reste parmi nous.
Il s'agirait d'un Typhlops angusticeps d'après Joachim, mon ami allemand passionné de geckos.
Longue vie à toi petit Typhlops.













Rapido




Surprise, hier à notre arrivée au jardin, des champignons avaient poussé dans la nuit. Deux sortes différentes quand même! Nous n'y avons pas goûté parce qu'il n'y en avait pas de quoi faire une fricassée.
Les blancs étaient d'une délicatesse extrême mais d'une fragilité sans pareille.




















Balades avec amis






Nicole et Guy en vacance sur le caillou, ont eu la chance d'avoir un temps clément ; depuis qu'ils sont partis, il ne cesse de faire gris, voire plus. Nous en sommes, quand même, à notre 5° dépression en quelques jours.
Le première balade, guidée d'un bon pas par Annick, nous a conduit dans le parc des Grandes Fougères. La frondaison nous a permis de marcher sans trop peiner, une fraicheur providentielle se faisait sentir aux abords des ruisseaux, cherchant à l'accentuer, j'aspergeais d'eau ma nuque bouillante.




Dans le parc, il y a de grandes fougères arborescentes, c'est toujours un peu magique lorsque l'on en croise une. Je me prends à me demander si je ne suis pas transportée, d'un seul coup, dans un pays de géants.






Il y a aussi des chemins tapissés de feuilles aux couleurs de l'automne. C'est peu commun ici, parce que les arbres perdant leurs feuilles au fur et à mesure de l'année, le sol est souvent recouvert d'une végétation déjà grise, à moitié décomposée.











Quelques jours plus tard, nous avons exploré le Parc de la rivière Bleue. J'ai déjà mis dans ce blog, cette vue de la rivière mais je ne résiste pas. Joli, n'est-il pas ?




Mon intention était de faire découvrir les cagous à Nicole et Guy, sans être certaine qu'ils daigneraient se montrer ; nous avons fait un arrêt prolongé, dans leur coin de forêt. Nous y avons eu droit, les photos sont ce qu'elles sont, de part et d'autres, il y avait toujours un petit rien pour le dissimuler à moitié.









La forêt noyée n'était plus noyée (sic), rarement vu aussi peu d'eau à cet endroit. Depuis quelques jours, c'est le contraire, tout est sous l'eau. Ici, nous n'avons pas de changement de saison mais l'alternance des périodes sèches et humides tout en modifiant le paysage, nous permet de découvrir de nouvelles réalités particulières.




Le pont Pérignon vu d'en bas, vaillants, nous sommes descendus récupérer la casquette de Guy qui flottait entre deux eaux. Cela sous entend, qu'il y avait pas mal de vent.







Début décembre









Chaleur et sécheresse, le début de la saison chaude s'annonçait ardu. Étant en manque des paysages du Grand Sud, et de sa flore extravagante, je désirais à nouveau fouler sa terre rouge. Avec Cathy, Alain C, le mien d'Alain et Lilou le chien nous sommes allés nous rafraichir sous une puissante cascade. Les spa urbains peuvent se rhabiller, je vous l'assure. Il était quasiment impossible de rester dessous et Alain qui en a abusé, est ressorti rouge comme un homard bien cuit, je dis un homard même si cela ne fait trop local parce que je trouve qu'ils sont plus rouges que nos langoustes.





















En nous promenant alentour, nous avons pu voir les essais de reboisement, les petits kaoris vont bien, d'autres dans le lointain commence à être visibles.









Bô pas bô



La deuxième dépression est sur nous et il recommence à pleuvoir ; les crêpes c'est déjà fait, le rangement lui, n'est pas achevé mais en matière de recherche d'ordre, on effleure toujours l'infini, alors...
J'ai trié des photos et repensé à cette journée du mois de janvier à la Baie Ma, vous ne pourrez pas sentir le vent en revanche si vous vous concentrez le soleil viendra vous faire un petit coucou.










Quelque part entre Bourail et Poya



Initialement prévue il y a une quinzaine de jours, ce WE à la rivière du Cap, s'est avéré, en fin de compte, des plus exquis. Le démiurge de la pluie a transformé une terre de rien, âpre et monochrome en un lieu riant et ardent à souhait. Les citrons ont cessé de se nanifier pour devenir des fruits gonflés d'un jus puissant et les cerfs ont retrouvé leurs courbures de bon augure.
Tout cela, en à peine quinze jours, la vigueur de la nature est stupéfiante, merci la vie.
J'ai aimé les trous d'eau à débordement, la couleur des ciels, la quiétude.
















Double dépression



Quelle heure est-il, Madame Persil ?
Cinq heure et quart, Madame Placard.
En êtes vous sure, Madame Sciure ?
Assurément, Madame Géant.
Je ne sais l'heure qu'il est mais je sais que c'est celle des crêpes...
Ce charmant temps m'a laissé du temps pour ranger mon placard de fringues. A présent, il est au cordeau, Mary Poppins n'aurait pas fait mieux !

Bon, cessons les plaisanteries, il y a longtemps que je n'avais pas vu autant de pluie, tout déborde en brousse.

Houra




"Après l’inscription du lagon au patrimoine mondial, la plaine des lacs du Grand Sud calédonien vient d’être inscrite à la convention Ramsar qui récompense les zones humides salées ou douces de moins de 6 mètres de profondeur.
Moment d’importance donc, aujourd’hui, à la Province Sud où Cynthia Ligeard, sa Présidente, en présence du Haut Commissaire et de nombreux élus, a dévoilé la bâche Ramsar 2014 au slogan évocateur “L’eau : Or bleu du Grand Sud” qui recouvre désormais l’hôtel de la Province."


Très contente, c'est rassurant que cela bouge enfin sur la plan écologique.


Une belle vidéo à regarder là où, il y a une connexion à internet normale. Ici, en ce moment, cela bloque à l'entrée et à la sortie, du coup, impossible de regarder quoi que cela soit.
Je fulmine.


http://www.newcaledonia-tv.com/ciel-et-mer/le-grand-sud-vu-du-ciel
je tente le lien en direct : cliquez ici.

Attention



Il pleut, les moustiques vont devenir plus agressifs avec nos mollets et nos bras. Une nouvelle maladie véhiculé par l'Aedes, le moustique aux pattes tigrées, appelée Zika fait son apparition sur le caillou. Tout le monde va se ruer sur les répulsifs en tout genre, c'est le moment de constituer des stocks.
La maladie s'est propagée comme une trainée de poudre à Tahiti où elle a fait 70 000 cas, parmi les personnes touchées par le Zika, 54 ont développé des complications neurologiques dont 27 syndromes Guillain-Barré (SGB). Je ne sais pas ce que c'est mais cela ne doit pas être sympa.
Lu pour vous :

[EN DIRECT] Épidémie de Zika La Nouvelle-Calédonie se trouve depuis aujourd'hui en phase épidémique de Zika. La Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) a en effet décidé de mettre le territoire en zone épidémique de Zika suite à l'apparition de nombreux cas autochtones dans quatre foyers du Grand Nouméa. Dix cas autochtones ont été recensés depuis vendredi dernier, sur un total de 39 cas. Pour rappel, les symptômes du virus du Zika sont : de la fièvre, des douleurs musculaires et/ou articulaires, des éruption sur la peau et des maux de tête. Si vous ressentez ces symptômes, n'hésitez pas à consulter un médecin afin de réaliser un dépistage. Retrouvez cette information sur notre site internet : http://www.lnc.nc/article/actualite-en-direct/epidemie-de-zika.


3° festival de sculpture à l'îlot Canard






L'expo s'achève après plus d'un mois, voici mon araignée qui a besoin d'un petit coup de pouce pour se remettre sur pattes... Catherine et moi y avons fait une permanence, un dimanche, il y avait aussi deux autres artistes, dont Jérémie Tourneux qui continuait, malgré la chaleur de cette journée très ensoleillée, à bétonner, bon grè mal grè, son pêcheur. Cette œuvre imposante est appelée à rester sur place.
Je n'ai pas tout photographié mais je peux vous dire que cela valait la visite.















Les animaux estropiés par l'homme de Catherine et elle-même à l'oeuvre.









Cela a été un dimanche sympa, rencontre avec les jeunes artistes, land art collectif, repas en commun.

Fleur du Grand Sud



Belle surprise au détour d'un chemin. En parlant de fleurs et de plantes, je suis fan du dernier livre du botaniste Bernard Suprin, il le présente par couleur de fleurs. J'ai donc pu constater qu'il y a beaucoup plus de fleurs blanches, Je n'ai pas le livre en main pour essayer de trouver le nom de celle-ci. Cela sera pour une prochaine fois.