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Le carnet de route de la famille Rolly


Pensée nocture




La perfection n'existe que pour mettre en exergue l'imperfection.


L'émotion de la perfection est fugace, celle de l'imperfection tenace.


Truc



Joëlle, nous a montré un truc, je vous le donne parce que si vous êtes une nana comme moi qui se désole de n'avoir jamais pu siffler de sa vie, ce truc va vous enthousiasmer.
Sur la photo, vous voyez bien comment elle a placé le cul d'un gland (sans jeu de mots...), il est bien calé entre ses doigts.
Il suffit alors de de refermer les doigts, de les approcher de la bouche et de souffler, et cela siffle. Cool.


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Virée entre fille 6



Château, château...
La Dordogne est connue pour ses 1001 châteaux. Ce jour là, nous en avons bien profité du plus majestueux au plus petit.
Commençons d'ailleurs par le plus petit ; cela a été la surprise du jour. Joëlle nous a emmené voir ce qu'un gentil paysan a fabriqué dans son jardin, un genre de facteur Cheval, en moins spectaculaire mais tout aussi riche en fantaisie, c'est de l'art brut périgourdin.










Voici quelques autres pièces. Dans le village on peut voir plusieurs cache-pots au pied des maisons de sa création, cela lie bien l'ensemble.






Le pépé est malheureusement décédé il y a peu, et c'est un neveu qui a repris la maison, toutes ces créations ne lui plaisent guère et il veut aller tout jeter dans l'étang. Il nous a ouvert l'atelier et proposé de prendre ce que l'on voulait. Joëlle et moi, nous ne nous sommes pas faits prier. On a rempli le coffre de la voiture avec toutes sortes de trucs délirants qui iront se poser dans notre jardin pour y mettre une touche de bizarrerie. Elle a fait promettre au monsieur de l'appeler lorsqu'il sera prêt à jeter le reste.
Une autre chose particulière qu'il nous a montré est sa plantation de kiwis. Au-dessus d'une tonnelle longue mais étroite pendaient des dizaines et dizaines de gros fruits en maturation. Je savais que l'on cultivait le kiwi en France mais je n'en avais jamais vu chez un particulier. Ce foisonnement donne envie d'en avoir dans son jardin, dommage je n'ai pas fait de photos.
Un dernier détail pour la fin de la visite...



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Nous nous sentions de plus en plus une âme de châtelaine et décidâmes d'aller déjeuner au château de Saint Geniès. Tous les clients étaient installés sur la terrasse pour profiter des quelques rayons de soleil que le ciel dans sa grande mansuétude nous offrait ce jour là. Nous, nous demandâmes d'être placé dans la grande salle, c'était beaucoup plus amusant, le restaurant est de bonne facture, nous avons apprécié de bout en bout. Pour renforcer le côté médiéval du lieu de grands posters ornent les murs.










Enfin, nous arrivâmes à Jumillac, pour la visite guidée du château, celui-ci est habité et seules certaines parties sont ouvertes au public. Joëlle fût mon modèle pour les photos suivantes. J'aime bien mettre un petit personnage dans les paysages, il donne souvent l'échelle et une dimension plus humaine à la photo, mais j'hésite toujours à cause du droit à l'image. Ici, vous pouvez voir le devant puis l'arrière du monument où pousse un tilleul immense.



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Entre intérieur et extérieur:


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A l'intérieur, nous avons pu visiter les anciennes cuisines qui datent du 17°, nous essayâmes de décrypter les signes cabalistiques de cette plaque de cheminée et restèrent pantoises devant cet instrument en cuivre qui servait à chauffer l'eau du bain. Des braises sont dans le corps de l'objet et après, eh bien je n'ai pas tout compris comment cela fonctionnait... Les porte-casseroles de cheminée, je n'en avais jamais vu non plus.
Le sol de la cuisine, en pisé est resté tel quel.




















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Chantal, Noëlle et moi avons retrouvé Joëlle en Dordogne.
En arrivant, je me demandais bien pourquoi les gens du coin avaient tous eu la lubie de mettre d'immenses préservatifs sur leur toiture ; en même temps, je trouvais cela plutôt joli, ces tâches colorées de bleu, rose, noir dans le paysage. Serait-ce que la Dordogne avait mis en place un immense programme de land art en cette fin d'été ? Hé bien non, nous a raconté Joëlle, tout le monde s'en serait bien passé. Une grêle venue tout droit des enfers a brisé des milliers de tuiles. La plupart des habitants désirant faire appel à un artisan pour réparer leur toiture, devront attendre au moins deux ans, gla gla cet hiver. N'est pas couvreur qui veut, c'est un travail qui n'est pas à la portée de n'importe quel bricoleur, aussi doué fût-il, néanmoins lecteur, si vous cherchez du travail dans cette branche, là-bas cela ne manque pas !
Heureusement, dans la maison de nos chers hôtes seule la marquise a été endommagée, les toits sont saufs mais pas la table de jardin en plastique qui a été trouée de part en part en plusieurs endroits. Bon, j'ai un peu joué avec la photo pour vous montrez cela, disons que j'ai été inspirée...




Nous nous amusons comme des gamines de lycée et nous nous prenons en photo devant le miroir aux sorcières.





Ensuite, nous nous sommes transformées en spéléologue pour partir explorer les grottes de Tourtoirac. Nous y avons admiré le blanc pur scintillant de ses concrétions en calcite. Nota : Cette grotte est une des rares accessible aux handicapés.





Après, dans le village du même nom, nous nous sommes arrêtées à son abbaye que nous n'avons pas pu visiter parce qu'il était trop tard. Je ne vous dis pas quelle bêtise nos avons fait là, c'est l'omerta.
Fenêtre close de l'abbaye :




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Au sud de Carcassonne, on trouve des collines qui croissent peu à peu jusqu'à devenir des montagnes, loin là-bas près des Pyrénées. Ce sont les Corbières. Le paysage y est rude et battu par de forts vents "le Cers" et "le Marin" ou "vent d'Autan". Ici les gens appellent le Cers "le vent qui rend fou", tellement il occupe tout et obnubile. On n'y cultive que peu de choses dans cette contrée à part de la vigne avec laquelle on fait un vin qui commence à avoir une certaine notoriété. Mon chouchou est un vin rouge de Monsieur Serres Mazard de l'année 2007 mais son blanc est très bon également.
Lorsque j'ai proposé aux filles d'aller à Mayronnes, il était prévu que pour s'y rendre on ne mettrait qu'une grosse demie-heure depuis Carcassonne. Eh bien, avec Mappy, on ne doit pas avoir la même montre parce que la route étroite et sinueuse n'en finissait pas. En fait si, elle a fini par finir parce qu'après ce village, il n'y a plus rien. On atteint le bout du bout.
Tout cela pour vous dire qu'il faut mériter cette balade, ou être de parfaits inconscients comme nous.
Qu'est-ce qui peut valoir autant d'efforts?
J'avais lu sur la pub d'un dépliant quelconque mais très attractif que l'on pouvait suivre un sentier sculpturel. Nous étions prêtes à tenter l'aventure ; sauf que le repas s'est un peu trop prolongé et à cela s'est ajouté une fort longue route, comme je vous l'ai expliqué. Nous voici donc à l'arrivée un peu tard pour faire la marche complète de 2H30, aussi nous avons pris "un coupé" comme disaient mes élèves, ce qui a eu pour conséquence que nous n'avons pas vu toutes les sculptures.
Je commence par celle qui m'a le plus intrigué : Le miroir aux alouettes de David Lachavanne.
Voici une boite fermée à même le sol.






Ouverte, votre image y est comme volée, vous voilà tout petit au fond d'un tunnel de bois.





Les autres que je vous livre ici, ont toutes un intérêt particulier.
La toile d'araignée m'a rappelé que j'en avais fait une lors d'une expo à Bourail (plus petite quand même) il y a presque vingt ans de cela.




J'aime bien aussi cette sorte d'enclume qui semble défier la pesanteur.




De petites tortues éparpillées sur les rochers, mignons.




Un dieu égyptien autant perdu que nous.




Sur la route du retour, nous avons fait une halte rapide dans un village qui pourrait bien devenir un autre de mes chouchous (décidément, les Corbières ont la côte!) Il s'agit de Lagrasse. Village d'artistes qui organise un festival littéraire tous les ans où l'on cause histoire et philosophie.








Virée entre fille 3



Passage dans la cité de Carcassonne où les hourds du château semblent avoir été construits hier par les vilains et les cerfs des comtes du même nom. Une chouette nichée dans le mur d'enceinte de la cathédrale observe les dizaines de touristes qui s'étalent en flux continu depuis Tierce. Des bambins brandissant une épée en bois rêvent d'en découdre si l'on en croit l'énergie qu'ils mettent à imiter les preux chevaliers. Vous aurez compris que l'ambiance était on ne peut plus médiévale et festive en cette matinée de fin de vacances.
Nous, nous avons déjeuné agréablement et acheté des oreillettes (variété de beignets à pâte fine) pour notre goûter (oui, oui, nous sommes gourmandes, et le revendiquons).









Virée entre fille 2



Après quelques emplettes à Mirepoix, tout en regagnant le village, je demande à Danielle, de me parler de ce château qui domine la plaine et attise ma curiosité depuis que je passe en dessous. Ni une ni deux, virage à gauche toute et nous voilà devant la porte de cette demeure de prestige hélant son propriétaire. Là, nous avons rencontré une personne extraordinaire qui depuis seize ans, a fait de ce lieu, laissé complètement à l'abandon, un petit bijou. Ce qui est d'autant plus surprenant, c'est que le sieur en question avait soixante-dix ans lorsqu'il a acquis ce bien. Il semble que la passion qui l'habite l'aide à garder toute sa vitalité, je lui donnais dix ans de moins.
Nous sommes dans une enceinte cathare, le premier château a été complètement détruit lors de la croisade menée par Simon de Montfort. Il n'en restait pas moins les pierres qui ont été réutilisées pour reconstruire une tour carrée et remanier le corps du château lui-même. Passionnant de se promener dans les douves que vous pouvez juger vous-même grandement démesurées.
Lorsqu'il a acheté, les douves étaient complètement envahies par de ronces et de buissons comme le château de la belle au bois dormant, un arbre poussait dans la chapelle extérieure et l'intérieur était quasiment inhabitable.
J'ai vraiment adoré cet endroit, et je salue la passion de tous ces entrepreneurs qui ont l'esprit du patrimoine et savent le préserver en respectant son histoire.
Nous, nous faisons un peu pareil avec nos petites mains et nos petits moyens dans notre tour du 12°, c'est notre terrain de jeu mais la passion est tout aussi présente.
Nota : comme il s'agit ici d'un monument historique, je n'ai pris que quelques photos extérieures pour mettre ici, la première est empruntée au site de la ville.
















On touche le fond des douves...





Virée entre fille 1




Promenade dans la brousse audoise, croisé des cervidés quelconques, marché sur la borne du plus haut sommet de la commune, admiré les fleurs des champs de fin d'été, et grignoté des mûres pourpre foncé




















Il était une fois




Dans la ville de Foix, les promeneurs qui visitent pour la première fois le château des comtes de Foix dont le premier connu est Raimond Roger au 12°siècle mais probablement pas le premier à habiter cette place défensive, ces promeneurs donc, sont surpris par le chemin pavé de pierre rondes qui cassent les pieds, la position dominante du lieu, et l'impression de solidité du bâtiment. Enfin un château fort debout, parce qu'avec cette histoire de catharisme, nous avons l'impression qu'en Aude et en Ariège, il n'existe que des ruines.





Sur ce chapiteau, toute l'histoire de la chevalerie :






Moi, sensible à la longue histoire du lieu et à la lumière, je joue :










Ensuite, promenade dans les champs alentours, où nous avons pris un thé chez l'habitant, ce qui nous a permis de toucher au plus près l'ambiance et l'histoire récente de la région sur fond de guerre et de contrebande.
Les alentours de la ville sont montagneux, froids et pluvieux, les gens d'ici savent ce que travail et pugnacité veulent dire.





En Ariège




Nous avons remonté 14 000 ans avec Brice et Manon lors de notre exploration des grottes de Niaux. Il faut prendre rendez-vous un peu avant de s'y rendre parce que les visites sont limitées. Les dessins d'animaux préhistoriques que l'on peut y voir sont de vrais dessins pas des fac-similés. L'entrée de la grotte est majestueuse, plusieurs centaines de personnes pourraient s'y abriter, c'est une véritable cathédrale naturelle. Le plus incroyable est le fait que les historiens ne pensent pas que des hommes vivaient là puisque ils n'ont pas retrouvé de restes de vie communautaire.
La grotte n'étant pas éclairée, il nous a fallu donner de la lumière à nos pas à l'aide d'une lampe portative. Les six cents mètres à parcourir ne sont pas toujours aisés, en effet le sol y est glissant de plus, je vous le rappelle, il fait super noir dans les grottes ; cala m'a fait regretter de ne pas avoir pris mes bâtons de marche.
La magie opère lorsque la guide illumine bisons et bouquetins. La question qui se pose alors est "Comment pouvaient-ils avoir un si bon coup de crayon puisque apparemment les dessins sont faits d'un seul trait?".
Il a été retrouvé dans une partie inaccessible de la grotte des traces de pas et des dessins dans le sable aussi j'ai imaginé que nos ancêtres s'exerçaient dans le sable afin d'acquérir le geste parfait. J'aime l'idée, c'est tout ce qui compte.
Les photos suivantes ont été empruntées au site officiel puisque il n'est pas possible de prendre des photos.







L'autre grotte que nous avons visité est celle de Labouiche. En fait Labouiche est une rivière qui gambade sous terre. Les visiteurs y sont comme des coqs en pâte parce qu'ils ne font que s'assoir dans la barque. Un guide tire sur un câble pour faire avancer l'embarcation (un peu comme lorsque l'on prend passage sur un bac). La grotte par elle-même n'est pas extraordinaire mais cela reste une balade bien singulière et amusante. Bien entendu, les photos y sont interdites mais ils ont un site.