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Le carnet de route de la famille Rolly


En promenade





Nous sommes allés près du lac de Monbel, histoire de se se rafraichir un peu. C'est un joli endroit duquel il est possible de faire le tour sauf que nous n'avons pas trouvé le début du sentier, qu'à cela ne tienne, nous avons vu, ce jour là, des choses fort peu communes. D'abord un panneau que je n'ai pas pu photographier et qui indiquait "Danger fourmis" puisque il était triangulaire, bordé de rouge et présentait le dessin d'une fourmi. J'ai cru avoir une hallucination et en même temps, je me demandais si je n'avais pas un besoin urgent de me recycler en matière de code de la route. Ensuite, j'ai tout compris après avoir observé de loin les fourmis que voici.







La deuxième chose inhabituelle a été d'être témoin de l'incendie du château de Léran. Cela n'est pas tous les jours que l'on voit une histoire vieille de huit cents ans partir en fumée. Les flammes démesurées étaient visibles de très loin, elles s'accompagnaient d'un large panache de fumée gris. Tous les villageois avaient le regard en l'air et se montraient affligés par le drame. Nous mêmes, qui ne connaissions pas cet édifice un quart d'heure plus tôt, étions affectés en pensant aux propriétaires des lieux.





Un peu de calme enfin, près du lac où les troncs décolorés d'une mini forêt noyée, ressemblent à de longs cierges éteints.






Photos oubliées













Concours "Ecrire en Océanie"




Dans le cadre du concours littéraire « Célébrer un paysage » le Prix Médiathèque de l’Ouest 2013 est attribué à Mireille Rolly pour son texte "Ici, c’est le Grand Sud".




Bientôt en ligne le dit texte...

Odalisque audoise



Il fait chaud, je suis à poêle dans mon jardin !






Petites fleurs



Ici, les fleurs ont une passion: croître coûte que coûte.





Thermes à terme d'une route sans histoire



Les thermes d'Ax, nous réjouissent toujours autant, d'autant plus que nous avons eu une journée fort lumineuse, de quoi bien s'amuser, en vérité.



















En haute Aude à mille mètres



Balade très facile, dans le sud du département, en forêt domaniale de Callong-Mirailles. Nous avons suivi le sentier d'interprétation sylvicole. C'est un parcours pour la tête et les jambes, avec la lecture de plusieurs panneaux qui expliquent comment s'exploite une forêt du sapin aujourd'hui. Je suis restée scotchée devant le panneau de la "Dendrochronologie" un mot de rêve pour les passionnés de scrabble.
La fraicheur bienfaitrice et l'exercice physique, nous ont redonné la pêche et pour fêter cela nous en avons dévoré une, achetée un peu plus bas dans la vallée à un producteur. Enorme, rouge, gouteuse, sucrée, j'ai eu une pensée pour tous mes amis calédoniens.


















Noir c'est noir




Aussi bien ici qu'à Nouméa, lorsque je me réveille en pleine nuit, avec une tension périnéale qui appelle une détente dans les plus brefs délais, je me lève rapidement sachant par expérience que j'ai beau ignorer le problème, il ne se solutionnera pas de lui même. Habituellement, je n'ai pas besoin d'allumer la lumière, ma vision nocturne étant comme celle de toutes les femmes qui ont passées des générations à l'entrée des cavernes, suffisante pour que je puisse me déplacer sans heurts. Il y a toujours une menue lueur ayant tracée son chemin depuis je ne sais où, pour me guider jusqu'à mon soulagement. Sauf que cette nuit là, en ouvrant mes yeux bleus confiants, je n'ai rien vu, que du noir de chez noir. J'ai paniqué, parce que pendant quelques secondes je me suis crue aveugle, drôle d'impression, je vous assure, en fait non, cela n'était pas du tout drôle, drôle d'idée d'utiliser cet adjectif. J'ai allumé immédiatement ma lampe de chevet en remerciant Edison pour sa si belle invention. Ouf! Mehr Licht ! Comme le disait si bien Goethe sur son lit de mort, je suis voyante. Comment diable, cette obscurité totale a pu s'insinuer dans ma chambre, alors même que la veille, je vivais encore normalement. J'ai eu la réponse deux jours plus tard, avec la visite de Monsieur le Maire qui me demandait où était l'ampoule publique signalée grillée par une voisine plus pertinente que moi ; une lune noire a fait le reste. Depuis, une lampe torche, a pris ses quartiers sur ma table de nuit, histoire de ne pas déranger toute la maisonnée avec mes histoires nuiteuses.