Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


Boulot, dodo mais pas métro



Voici Alain au fond du trou...Il a commencé à bétonner les murs de la cave qu'il a péniblement creusée l'année dernière. C'est un travail très physique, cela avance doucement mais sûrement.






Les Pyrénées : jour 6




Le temps ce matin là : léger mieux. Nous décidâmes malgré tout d'aller marcher.
Petits pas à petits pas, à couvert dans la forêt, nous prîmes de la hauteur. Là-haut, un vert pré, des vaches occupées à ruminer et des montagnes encore plus hautes que celles que nous venions péniblement d'ascensionner.










L'après-midi, nous étions déjà sur la route, nous avions pris rendez-vous avec le soleil à la maison, un peu plus de chaleur, certes, mais pas tant que cela en définitive.



Les Pyrénées : jour 5



Encore du mauvais temps et pas trop de courage pour une marche... Alors qu'une partie du groupe est reparti vers d'autres aventures, le reste des nous-autres est redescendu dans la plaine. Ayant déjà roulé en voiture dans la caverne du Mas-d'Azil, nous voulions y retourner et visiter ses grottes. La montagne a été percée par la rivière Arize ; c'était, hou la-la, il y a fin longtemps. Sa traversée en voiture est surprenante. Ce qui en fait sa particularité est l'immensité de son entrée : soixante dix mètres de haut sur cinquante de large, notre voiture fait tout petit petit à côté. Pinocchio entrant dans la bouche de la baleine a dû ressentir la même impression de gigantisme et d'impuissance.
Afin d'agrémenter la visite des grottes qui n'ont que peu à offrir, les organisateurs présentent deux petits spectacles son et lumière, ce n'est pas mal. La guide nous a expliqué que les hommes des cavernes n'y habitaient probablement pas. J'ai adhéré tout de suite à ces idées parce que je sais qu'il est impossible d'enfermer un homme quelque part si, il a la possibilité d'aller chasser ou pêcher. Elle dit aussi que nos ancêtres nous ressemblaient comme deux gouttes d'eau. S'il est vrai qu'ils s'habillaient de peaux de bête, celles-ci étaient très souples et cousues avec élégance si l'on tient compte que l'on a retrouvé de fines aiguilles en os ayant un chas tout petit (non pas miaou...). J'ai d'ailleurs pris en photos ces aiguilles dans le musée du village pour vous les montrer.
Y étaient présentés également de beaux propulseurs et autres armes préhistoriques fabriquées dans des bois de cerf sculptés avec beaucoup de finesse.Ma foi, une petite mais bien belle collection. Tout cela a été dans son ensemble fort intéressant, une bonne journée ouaip.

Les animations de lumière à l'entrée de la grotte et les fameuses aiguilles.











Sur le chemin du retour, ce graffiti nous a fait sourire.
Dans la montagne, les bergers en colère écrivent partout "Non aux ours", s'opposent à eux les écologistes, bien sûr.
La polémique du mariage homosexuel est encore toute fraiche dans les esprits.





Les Pyrénées : jour 4



Bravant les intempéries, la glace, le vertige et la peur, les valides sont repartis à l'assaut de la montagne, ils ont fait une belle balade même si une partie de la marche était dans le brouillard. Moi, j'hibernais dans la maison, je ne suis sortie que pour cueillir quelques minuscules succulentes dans l'espoir qu'elles s’acclimatent chez moi. A côté de la porte du gîte, j'ai observé une vipère (ou bien un orvet...qui sait ?) qui se prélassait tranquillou sur un caillou, dérangée par l'insistance de mon œil de lynx et avec cette souplesse extrême propre aux reptiles, elle a ondulé jusqu'à disparaître sous les pierres.
Il y a eu aussi une autre rencontre, celle de cette salamandre. Ne vous en faites pas, je suis consciente du manque de netteté de la photo mais, c'est "ma" salamandre, c'est surtout la première fois que j'en voyais une en vrai. Enfant, la fréquentation de cet animal hautement symbolique et mythique était inconcevable et le simple fait d'en apercevoir une, assurait une descente définitive au caveau près du grand-père mort à la guerre.
Les propriétaires du gîte ignoraient que l'animal est toxique, étrange pour des montagnards, en même temps il ne l'est que si on le croque malgré tout, il vaut mieux ne pas mettre ses mains à la bouche après l'avoir manipulé.
En parlant de bouche, nous nous sommes bien gâtés pendant cette semaine, je passe sur la quantité de bouteilles de vin qui étaient de quatre fois supérieure aux nombre de repas (on n'a pas tout bu, je vous rassure) ; pour mettre l'accent sur nos dîners au coin du feu : cassoulet, lentilles et saucisses du marché, asperges-jambon à la béchamel, magrets grillés au feu de bois, et comme c'était loin d'être l'été alors que nous étions pourtant le 21 juin, une fondue savoyarde que j'ai particulièrement réussie grâce au fromage d'un crémier du marché de Mirepoix et un producteur de vin des Corbières qui a un vin blanc sec et fruité vraiment bien adapté à ce plat.




Les Pyrénées : jour 3



Je vous ai parlé des ruisseaux impétueux de l'Ariège, voici la rivière qui longeait la route, presque prête à déborder en emportant tout sur son passage. La grisaille a effacé notre panorama, cela n'est pas toujours heureux d'être dans les nuages. Les amis s'inquiètent: Tu es dans les Pyrénées, tout va-t-il bien? Oui, je leur répond parce que nous étions plus près de l'orient que de l'occident où de graves intempéries ont dévasté la région. C'est ainsi que la ville de Lourdes s'est retrouvée sous les eaux pendant de longues heures.





Au vu de ce mauvais temps, nous avions décidé de redescendre dans la vallée afin de visiter Saint Lizier. Un peu de culture n'a jamais fait de mal à personne... Nous avons eu de belles surprises dans ce village. Je recommande aux voyageurs d'y faire une halte.
Un tour du village rapide, mon œil s'arrête sur de petites surprises :















Jouxtant la cathédrale, nous avons déambulé dans le cloître, seul rescapé du département. Ses chapiteaux aux motifs celtiques m'ont intéressé. Il n'était pas possible de monter à l'étage, dommage.










Ensuite, nous avons intégré la visite guidée de l'apothicairerie de l'Hôtel Dieu, restée telle quelle depuis le XVIII°. Au centre de la pièce, trône une ancienne table d'opération avec ses outils de chirurgie, qui ressemblent plus à des instruments de torture qu'autre chose. Ils ont été déplacés là, pour attiser la curiosité du promeneur qui bénit le ciel de n'avoir pas vécu à cette époque. La pharmacopée nous parait sortir tout droit d'un film d'heroic fantasy avec ses extraits de plantes étranges, de vipère, de scorpions, de crapaud, d'urine de vache, de crottin de cheval et autre poudre d’araignées.
Quelques livres de médecine ancienne s'y trouvent également où l'on peut lire la recette du fameux Thériaque sensée être la (vraie...) panacée. Basée sur soixante-trois plantes mélangées avec des troncs, des cœurs et des foies de vipères desséchées. Avec de pareilles recettes, pas étonnant que des guérisseuses se soient retrouvées au bûcher.





Afin de répondre au besoin naturel de se ressourcer après pareille visite, nous avons exploré le jardin. Ces quelques pas, nous ont aidé à retrouver nos esprits. Le parc, délaissé et mal entretenu depuis le départ des derniers malades, offre une divine vision de ce que peut-être une alcôve de roses.





Sous les couverts, nous avons déjeuné, servi à table, d'une salade dans un snack tenu par un jeune homme tout seul! C'était moins de deux qu'il nous refuse parce que disait-il cela n'est pas évident de servir six personnes en même temps.
Direction à présent au Palais des Évêques qui abrite aujourd'hui le musée de la ville. Des vestiges anciens attestent d'une occupation fort lointaine. Nous avons été fascinés par la photocopie murale d'une des première carte routière du monde : la carte de Peutinger. L'original est gardé à la Bibliothèque Nationale d'Autriche. Elle mesure plus de six mètres sur trente centimètres de large.
Ici, j'ai photographié notre région. OK, cela n'est pas très lisible, de plus c'est écrit en latin ce qui n'ajoute guère à la compréhension.





Pas d'envie débordante de visiter le dernier étage sur la vie des paysans d'autrefois. Eh bien, cela m'a captivé, d'abord ces coiffes colorées qui me donnent des idées pour des travaux d'aiguilles et surtout cela :










Je suis certaine que vous ne savez pas à quoi servent ces tiges de bois décorées. Nananère, moi je sais, et comme je suis gentille je vais vous le dire parce que lorsque l'on a entendu parlé de quelque chose pendant longtemps sans jamais l'avoir vu, on est curieux de l'examiner. C'est comme une maman qui a gardé pendant neuf mois son bébé dans son ventre et qui le voit pour la première fois. Ce sont des quenouilles, vous savez celles de la Belle au Bois Dormant. Fascinant n'est-il pas ? A présent, une autre interrogation prend le relais, comment la Belle a-t-elle pu se piquer le doigt jusqu'au sang avec une tige si peu pointue, cela l'histoire ne nous le dit pas.
La visite se termine par le récit d'une charmante dame qui tout en nous montrant le plafond peint de la cathédrale Notre Dame de la Sève, nous raconte comment il a été retrouvé et restauré. Après, c'est un peu sibyllin pour moi tout ce qu'il y a là-haut, normal me direz-vous puisque il y est peint des sibylles. Je n'ai pas tout écouté parce que cela n'avait pas de résonance pour moi pauvre néophyte en matière de symbolisme biblique.




Les Pyrénées : jour 2



Après toutes ces émotions, j'ai préféré laisser les valides, faire leur balade de valides et moi, je suis partie de mon côté. J'ai tout de même marché pendant trois heures mais doucement, à mon rythme. Les émotions ont été certes moins violentes mais lorsque l'on se trouve en pays inconnu dans le seul but d'en prendre plein les mirettes et bien, l'on n'en a pas pour son argent, non ; mais pour son envie, oui.
Ce que j'ai surtout retenu de cette promenade, ce sont les pierres, il y en a partout, c'est aisé de construire dans ces conditions, elles sont presque toutes prêtes à être sellées. Les plantes ne sont pas en reste, elles s'immiscent dans la moindre faille, créant de gracieux jardins verticaux.












Je suis allée fureter dans les ruines d'anciennes mines de plomb et de zinc qui étaient encore exploitées il y une cinquantaine d'années. Je n'y ai pas fait de belles photos, à part celle-ci révélatrice du soin apporté à la construction du bâtiment.



J'ai omis de vous dire que les cours d'eau étaient particulièrement bondissants cette année. En longeant celui-ci, je repensais à une colo de mon enfance, je devais avoir onze ou douze ans. J'ai détesté toutes les colos. Celle-ci se déroulait dans les Alpes, en altitude. Comme activités, c'était : promenade le matin et pour changer promenade l'après-midi, toujours le même chemin, toujours les mêmes chansons. Nous avions réussi à faire stopper les cheftaines dans une clairière comme celle-ci et afin de nous occuper un peu, nous faisions ce que l'on appellerait aujourd'hui du Land Art autour d'un petit ruisseau. On jouait à symcity avant l'heure créant de petites villes en mousse et des châteaux en brindilles.Dans mon souvenir, le décor de mon équipe était le plus abouti néanmoins, je ne me rappelle pas de jalousies ou de méchancetés, c'était comme s'il y avait un état de grâce. Chacune prenait plaisir à sa création, tout le reste était balayé.





Les Pyrénées : jour 1



Nous sommes allés nous balader dans une vallée (j'ai oublié laquelle..) mais je sais que c'était dans l'Ariège, puisque nous n'avons pas quitté le département pendant une semaine. Nous nous sommes perdus volontairement dans le gîte des Eylies, je dis perdu parce qu'après, il n'y a plus de route à voitures, il faut suivre des chemins de montagne qui grimpent sérieusement, de l'autre côté, eh bien vous le savez c'est l'Espagne.
Cette année, le printemps a peiné à s'installer, du coup les fleurs des champs étaient moins présentes mais nous nous sommes contentés de toutes celles qui étaient là. De belles floraisons d'aubépine tout de même.
Sur le chemin de départ : le panorama se déploie.












Quelques goûtes de rosée emprisonnées dans une toile d'araignée, c'est le genre de petites surprises que j'aime croiser en chemin.




Une petite pose dans la forêt, pour une cueillette de cristaux de quartz, les filles restent en haut, l'accès "à la mine" étant trop périlleux.





Nous avons traversé un bébé névé qui recouvrait un torrent, bien suffisant pour moi, ce bébé. Cela demande de la légèreté et de la souplesse pour aller de l'avant sur ces bandes de glace, deux qualités qui me font défaut en ce moment.
Ça, c'est un névé, mais cela n'est pas celui que nous avons traversé.





Sur le retour, nous avons pris un raccourci pour aller voir cette cascade qui joue à cache à cache avec la glace. Je me suis retrouvée en difficulté à cause de la forte pente et de l'absence de piste. J'ai fini sur les fesses, heureusement que Dany m'a coachée autrement, j'y serais encore. Après, voulant faire gagner du temps au groupe, je suis partie en avant, et j'ai suivi une mauvaise trace, j'étais perdue, pas trop tout de même puisque je savais qu'il fallait suivre la rivière. Les autres m'ont retrouvée à la marque de mes bâtons. Hein, vous le saviez pas cela, que les bâtons de marche laissent des petits trous dans le sol meuble.





Retour à la civilisation, la Haute Ariège est ponctuée de ces petites maisons en pierre au toit de lauze, costaude la petite pour soutenir pareille charge, c'est d'ailleurs la question que je me suis posée, comme cela juste pour penser un truc. Sont-elles petites exprès pour garder plus facilement la chaleur l'hiver, ou bien le sont-elles parce qu'elles ne supporteraient pas un toit gigantesque ? On fait plus confortable de nos jours, mais celle dans laquelle nous dormions avait beaucoup de charme et une cheminée avec un feu qui nous réchauffait le soir.





Voilà une douce journée qui s'achève, un clin d’œil du ciel pour nous dire au-revoir.





Confiture d'abricot



L'année dernière, j'avais fait une super confiture d'abricot, il est vrai que je l'avais faite avec de très bons abricots cueillis sur l'arbre à maturité. Cette année, j'ai acheté une caissette de fruits type, tout venant, même pas vraiment bien mûrs. Je n'ai pas retrouvé la recette que j'avais suivi aussi je note ici, celle d'aujourd'hui pour avoir une trace et pouvoir faire des comparaisons.

Pour 2 kg de fruits :
1, 2 kg de sucre que je prends toujours pur canne. J'imagine que les paquets, où il n'est pas noté "Pur sucre de canne", contiennent de la betterave plus encline à contenir des produits chimiques nocifs.
Une poignée d'amande douce et une autre d'amande de noyau d'abricot.
Le jus de deux citrons.
Poivre noir moulu frais.

J'ai coupé les abricots en quatre puis je les ai saupoudrés de sucre et laissés macérer une nuit.

Cuisson pendant quarante minutes à petit feu et en tournant de temps en temps.
J'ai enlevé les fruits qui étaient déjà bien colorés et continué la cuisson pendant un quart d'heure.
J'ai ajouté les amandes et le poivre et attendu encore cinq minutes.
J'ai vérifié la densité en posant un peu de confiture sur une petite assiette sortant du congélateur, elle m'a semblé prête.
J'ai stérilisé 8 pots pendant qu'elle refroidissait.


Je n'en ai rempli que six avec l'aide de l'entonnoir à confiture. Elle est bien bonne et je trouve, in fine, que c'est bien peu.

Nota : C'est un grand jour, aujourd'hui, parce que j'ai réussi à stériliser les pots sans me brûler. Lorsque l'on trouve une solution à un problème qui nous suit depuis la nuit des temps, c'est l'extase.
J'ai utilisé la pince à bocaux d'Estelle et des gants de ménage, élémentaire mon cher Watson, sauf que c'est écrit nul part dans les livres de cuisine, même ma mère trouvait presque normal de subir des brûlures, un genre de châtiment en amont pour le péché de gourmandise qui se préparait.
J'ai essayé d'acheter à Nouméa une pince de ce type mais je n'en ai pas trouvé. Un truc à mettre dans la valise avant de repartir...








Feu d'artifice dans le Lauragais



Hier soir, les festivités du 14 juillet battaient leur plein à Castelnaudary, cela a débuté par une remontée dans le temps avec un spectacle son et lumière. "La voix" nous a raconté l'histoire des moulins à vent du Lauragais en partant depuis leur première installation qui date du début du XIII°. C'est ainsi que j'ai appris que les moulins à vent, inventés par les Perses, sont arrivés en Occident avec les croisés et comme cela a piqué à vif ma curiosité, j'ai fouillé un peu sur la toile. Une grande révolution technologique a lieu au Moyen Âge avec la généralisation des moulins à eau qui parvenaient à faire en une heure le travail de quarante esclaves. Commode, mais cela nécessite un cours d'eau pas obligatoirement là, où l'on voudrait qu'il soit ; par contre ici, les vents sont puissants et parviennent facilement à faire tourner la meule, d'où l'installation de moulins un peu partout sur les collines. Au XX° siècle, la fée électricité les a renvoyé dans le vaste monde de l'obsolescence. Pourtant, il y a toujours du vent, et si l'on tient compte du prix de l'électricité qui continue à grimper inexorablement, qui sait si de nouveaux moulins ne feront pas leur comeback un de ces jours prochains. Les moulins n'ont peut-être pas dit leur dernier mot.
Reste une préoccupation, je ne sais pas pourquoi "la voix" a dit (à moins que cela soit simplement pour l'histoire...) que les moulins tournaient dans le sens des aiguilles d'une montre, venant tout juste de lire le contraire, je me demande qui a raison ? Celui qui a la réponse pourra peut-être la mettre en commentaire.

Photos du feu d'artifice avec le Pentax :

Ci-dessous, c'est avant pendant l'attente.




















Des roses et des ruines



Peu de temps après notre arrivée, nous sommes allés deux fois au village de Camon, afin d'y admirer les roses. Cette année alors que tous les français sont déprimés par un hiver pluvieux, froid et qui ne finissait pas ; les roses, elles, ont trouvé leurs marques, parce qu'elles n'ont jamais été si belles.
Camon est le village des 100 rosiers, chaque maison a le sien. Nous y avons vu des roses de toutes couleurs, magnifiques au parfum envoutant très différent de l'une à l'autre. Je n'ai qu'une envie, c'est d'y revenir la nuit en catimini, toute vêtue de noire, les oreilles flanquée d'écouteurs rugissant la musique de la panthère rose, munie d'un sécateur pour prendre des brins à bouturer. Sur les trois boutures que nous avons faites l'année dernière, deux ont bien pris et la dernière est toujours en vie. De plus nous avons vu sur le site "Intérieurs" comment les effleurer et les bouturer. Dans quelques années, nous aurons une roseraie ravissante, j'en suis sûre. C'est malheureux que je n'ai pas photographié celui de la maison qui était littéralement couvert de fleurs d'un rose poudré très british.




















Il n'y a pas que des roses à Camon, les caves y sont aussi noires qu'ailleurs.





Sur le retour, nous avons fait un arrêt au château de Lagarde qui domine la plaine et présente une belle vue sur les Pyrénées. Le château, en ruine, n'est pas ouvert à la visite mais l'on peut facilement imaginer son faste d'antan. C'est un vieux cathare lui aussi, à l'histoire mouvementée, oscillant entre destruction et reconstruction. Il me donne l'envie de redevenir enfant, de laisser aller mon imagination, de me retrouver princesse ou cendrillon, de scruter la montagne par le trou d'une tour ou de me cacher au fond de ses douves.










Arrêt sur image : Qui observe qui ? Une erreur d'aiguillage puis demi tour afin de retrouver le bon chemin...





Chemin faisant



Pour couper un peu la route, nous avons fait un arrêt au village du Puisserguier. Il s'y trouve un château qui abrita des cathares, si je me souviens bien. L'homme qui nous a fait partager sa passion pour l'histoire médiévale du pays le temps d'une visite commentée, nous a impressionné par son érudition. Le château à moitié détruit a été rénové grâce à la pugnacité de ses habitants, il présente plus d'intérêt historique qu'architectural.
En faisant le tour de ce dernier, j'ai été plus intéressée par les vivants que les vestiges quelque peu mastoc du lieu.



















Ce chien sur le balcon qui semble ici, simplement curieux lors de la prise de vue, est en fait une teigne diabolique qui s'est déchainée lors de notre passage, je n'ai jamais eu autant d'antipathie pour le "meilleur" ami de l'homme.





Marseille




Marseille, capitale européenne de la culture en 2013 abrite Brice et Manon qui nous ont reçu royalement dans leur maison où vivent aussi un coloc, une poule, et une grande famille de tortues.
Brice qui est en phase terminale de préparation de sa thèse, a pris le temps de se promener avec nous dans la ville. Manon, derrière les fourneaux a cuisiné divinement pour tout le monde, famille et plus.
Marseille s'affiche d'avant garde et ingénieuse, dès l'arrivée sur le vieux port, ce préau donne le ton, on y perd ses repères, intriguant.





Voici une autre photo qui va vous aider à comprendre ce qui se passe :





Que de monde...





Le Mucem, musée national des civilisations de l'Europe et de la Méditerranéei flambant neuf s'étale au bout du vieux port, plus loin que le le Fort Saint-Jean rénové pour l'occasion.
Le sol du Fort constitué de galets ronds peu commodes pour une marche aisée a été refait d'une façon astucieuse ; les parties hautes des galets ont été sciées, donnant ainsi une possibilité aux top models de marcher avec leurs talons hauts comme la Tour Eiffel et de ne pas s'étaler par terre.
Je ne sais pas trop, par contre, à quoi sert cette façade recouverte de cuivre mais l'effet est saisissant.




Il en reste tout de même une partie authentique, c'est haut et costaud comme un fort doit l'être.





Le bâtiment du Mucem est ajouré comme de la dentelle, le soir cela prend des airs de conte des mille et une nuits revisitée de façon moderne.
Depuis la passerelle qui mène du Fort au musée on peut voir le dessus de son toit et même bien plus loin.





Dedans/dehors :










Sur le retour, d'autres vaquent à leur occupation sans se soucier du reste.










Une balade au Funny Zoo nous permet de câliner les animaux sans risquer leur mauvaise humeur ni leur odeur de fauve. Quelle bonne idée de garder cet ancien parc zoologique comme lieu de promenade.















Un au-revoir au vieux port, il est temps de reprendre la route.





Stop over


Le voyage jusqu'en Europe depuis chez nous, c'est fin long. Huit ou neuf heures de vol jusqu'au Japon puis 12 ou 13 heures jusqu'à Paris. C'est bien si l'on s'arrête à Paris mais si on continue sur une ville de Province, on a encore quatre à cinq heures de voyage dans le meilleur des cas. C'est la même chose si l'on passe par Londres ou Amsterdam. A l'agence, le vol que j'avais choisi, nous faisait arriver vers 2 heures du matin à la maison. Pas cool du tout cela aussi, nous avons décidé de faire un arrêt à Amsterdam. Nous avons beaucoup aimé cette escapade qui ne nous a pas coûté très cher et nous a permis d'arriver frais comme des tulipes à Toulouse le dimanche matin.
Frais comme des tulipes, parce que comme image d’Épinal, la Hollande, pour moi, ce sont les moulins et les champs de tulipes. Ok, je savais que je ne verrai pas de moulins dans la ville mais j’espérais des massifs de tulipes partout, partout, ce qui n'a pas été le cas. Pas grave, tout cela me direz-vous et vous avez bien raison.
Le clou de la visite aurait dû être le Rijksmuseum mais voilà, nous n'avions pas fait gaffe que nous débarquions en plein long WE et que la réouverture récente du musée suscitait un engouement sans pareil. En descendant du bus, seulement vêtu d'une veste légère, une averse sérieuse nous a glacé et rappelé l'utilité du parapluie. Une attente de deux heures dans ces conditions s'avérait relever d'un héroïsme culturel que nous ne n'avions pas ce jour là.
Du coup, nous avons eu le temps de visiter le musée Van Gogh. Captivant, j'ai appris des choses sur l'artiste, notamment qu'il a peint des tableaux d'après des gravures, c'est un peu comme si, il avait semblé manquer de temps pour bien composer son tableau ou n'avait pas eu les moyens techniques d'avoir des modèles. Il n'a peint que pendant dix ans, il devait y passer tout son temps...
Ensuite, nous avons déambulé le long du marché aux fleurs qui est plus ou moins sur un canal. Ne résistant à la tentation, nous avons acheté un paquet de cent bulbes de fleurs inconnues (l'étiquette était en néerlandais), en bien je peux vous dire que c'est un peu une arnaque pour touristes en mal de printemps fleuri parce que nous n'avons eu que deux plantes qui ont germées...
Nous avons fini la journée dans le parc botanique où il n'y avait pas de tulipes mais toutes sortes de plantes et de fleurs sympa.





Le marché aux fleurs avec dans le fond les maisons typiques :




Des tulipes quand même :





Plus autres délicatesses :





En passant, ce vélo customisé écolo, m'a séduit :





CCL : Je n'ai pas jeté de pièces de monnaie dans le canal, mais j'aimerais bien retourner dans cette ville qui est très agréable.