Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


31 Octobre



On dit bien "Joyeux Noël" ou "Joyeuses Pâques" mais l'on ne souhaite pas une "Lugubre fête d'Alloween"...





La fête du cassoulet



En août, tous les ans, à Castelnaudary, capitale mondiale du Cassoulet, on fête le plat. C'est une grande fête, où l'on peut manger du cassoulet à toutes les sauces (si l'on peut dire). Nous n'y sommes pas allés pour cela mais pour voir le défilé du carnaval. C'était bon enfant, il y avait beaucoup de monde dans les rues pour en profiter. C'était sans prétention mais j'ai trouvé qu'il y avait une bonne ambiance de partage. C'était un carnaval comme je me le représente avec des groupes de dames qui lèvent haut la jambe et qui font cela surtout pour le plaisir (cela se sent), une fanfare conséquente, des petites lolitas en majorettes, des chars décorés de fleurs en papier et des personnes costumées marchant tranquillement derrière. Pas d'enfants si ce n'est les petites majorettes, c'est comme cela que devrait être le carnaval de Nouméa pour qu'enfin il ressemble à quelque chose.
























L'abbaye de Saint-Papoul



Alain et moi avons enfin visité cette abbaye qui appartient à présent à la municipalité du village qui porte le même nom. Je dis enfin parce que chaque fois que nous avions été dispo, le site était fermé. C'est un très vieil endroit et son statuaire semble en attester. J'ai aimé, également, cette porte anthropomorphe et cette croix de David qui m'a intriguée, en fait ce symbole ne semble avoir été utilisé par les juifs qu'à partir du XV° et au niveau de la chrétienté il symbolise "la trinité humaine et la trinité divine" (sic, parce que je ne comprends pas ce que cela veut dire.), c'est aussi un symbole magique protecteur, tout un programme ! Au moins, ma curiosité me donne une fois de plus l'opportunité de me cultiver.
J'aime bien aussi les pots de géraniums du cloître, cela lui donne un côté enfant sage.




















Bienvenu



A notre guide des restaurants du sud de la France : le guide Hubert. Il nous a permis de tester deux super endroits à Mirepoix "Le Ciel d'or" (notre chouchou) et "Les Remparts". J'ai joué avec mon Pentax lors de ce troisième déjeuner à Pamiers "Au gré des saisons" moins bien. C'est sympa, d'avoir un guide comme celui-là, en effet, lorsque l'on arrive dans une ville inconnue, l'on ne sait jamais où passer un bon moment, pléthore de restau sont décevants en France, ils ne sont relevés que par quelques uns vraiment valables à connaitre impérativement pour un petit bonheur en plus.




Nos activités dans l'Aude



Les jours dans l'Aude se sont écoulés aussi facilement que le déroulement d'une bobine de fil. Nous avions plusieurs projets que nous avons soit mené de front soit l'un après l'autre. Martin, un anglo-australien qui habite le village ne cesse de nous dire : "Lorsque l'on est à la retraite, l'on a besoin d'avoir des projets." Nous n'en manquons pas. Alain a fait un potager et nous avons mangé nos légumes super bio pendant trois mois. Il y a eu deux remarquables :

D'abord notre pied d'igname qui a poussé tout seul dans le bac à compost d'où le nouvel adage au village : "Bougna en juillet, igname en septembre ! "





Ensuite, il y a eu le seul pied de melon d'Arnaud qui a poussé et qui comme par enchantement, s'est transformé en un énorme pied de citrouille qui nous en a donné qu'une mais ma que bella, quelle citrouille, 18 kg sur la balance, il y en a eu pour tout le monde dans la rue.



La porte du garage, pas pratique du tout ces deux grandes portes qui risquaient de tomber à chaque ouverture. Alain a monté le rideau métallique tout seul ce qui a impressionné tout le monde, moi la première.

Avant :




Après :




Il ne reste plus qu'un coup de peinture pour faire joli.

Les travaux dans la maison : c'était mon affaire de relooker l'entrée et le living :
J'ai mis une semaine pour poncer les murs du living, je voulais des murs lisses alors que les murs étaient revêtus de papier mâché à effet rustique.

Avant :












Après :












Autour de la tour :
Alain a commencé à creuser dans la tour sa cave à vin après avoir pris une entreprise qui en a vidé son destroy contenu. Il ne reste qu'un long tube vide à l'intérieur.
J'ai fait quelques photos mais je ne les retrouve plus, bizarre cette histoire...
Il a déjà enlevé plusieurs tonnes de terre armé seulement d'une pioche, d'une pelle et d'une brouette, le boulot n'est pas fini, on continue l'aventure l'année prochaine (enfin, ce que j'en dis, c'est surtout lui ... moi, je prépare les magrets pendant ce temps là).

Devonport



Juste pour vous rappeler que je suis toujours là, je vous livre les photos du jour prises sur la plage de Devonport au nord d'Auckland et je fais la promesse de mettre les dernières histoires de l'Aude durant la semaine à venir.
En ce lundi férié, ( ici, c'est la fête du travail...) nous sommes allés prendre l'air sur la plage avec le Bébé bien calé dans son sac à dos de rando.
Une longue promenade dans la fraicheur du matin printanier. Nous avons suivi la plage qui, à marée haute, n'est plus accessible.
Au loin, le volcan Rangitoto, qui semble, histoire d'un instant, recracher de la fumée comme au bon vieux temps.





Quelques portions de vieux tuyaux rongés par l'océan titille l'imagination de la promeneuse entourée que je suis.














Ensuite, une suite d'états de surface, parfaites pour un fond d'écran ou une toile abstraite, à vous de voir...
On ne sait plus s'il s'agit de terre, de sable, d'animaux ou de métal.
























Et une petite dernière pour la route.




Un déjeuner au château



Rare privilège que de pouvoir visiter un bien d’exception, un vrai château du 15°-17°. Le bien est à vendre. Les héritiers veulent s’en séparer, le montant annuel des impôts locaux et de l’assurance étant exorbitant !

Sans réfléchir, comme cela, je rêvais de devenir milliardaire et de pouvoir acheter pareille demeure. A présent, je comprends les héritiers. Une maison autant démesurée, vous happe, vole votre temps, je ne suis même pas certaine que ma passion pour les vieilles pierres réussirait à capter l’énergie nécessaire à sa remise en état pour autant que les finances suivraient.

Après la visite, ce qui a frappé fortement mon esprit, est une évidence à laquelle je n’avais jamais vraiment fait gaffe : quelque soit le nombre de pièces de la maison que tu habites, tu ne peux être que dans une seule à la fois !

Certes, il peut y avoir plusieurs personnes qui occupent chacune, une pièce mais, si tu vis seul ou en couple ou même comme le veut le standard actuel, avec deux enfants, il est impossible de jouir complètement du bien. Alors, la question primordiale est : A quoi cela sert-il?

Certes, lorsque l’on a de l’argent, il faut le montrer, d’ailleurs le château est exposé à l’Est et non pas au Sud, juste pour qu’il puisse être vu depuis la plaine ; aussi, avec sa hauteur de plafond qui n’en finit pas, le froid hivernal se substitue à la joie de vivre.

Le château est vendu en l’état avec tous ses meubles et ses décorations. Il doit y avoir pas moins de trois cents huiles, gravures, aquarelles, photos accrochées aux murs. Une accumulation de meubles d’époques différentes partout, partout, semble nuire à l’ambiance ; in fine, nous avons déjeuné dans l'immense cuisine, la pièce la plus rustique et pourtant la plus chaleureuse du lieu.

Je suis tellement habituée au contemporain dont la tendance zen est au minimalisme qu’un tel entassement d’objets heurte ma conception du luxe et du confort. Certes, je sens que chaque meuble, bibelot, cadre, est porteur d’une histoire mais je ne parviens pas à la partager. Je reste étrangère à tout cela. Lorsque l’on entre dans une maison, l’on pénètre dans une intimité, sa décoration qui donne l’ambiance, est porteuse de la manière dont ses hôtes appréhendent et ressentent le monde.

Ce qui est amusant, pour moi, est la chasse aux trésors, trouver l’objet qui s’harmonisera au mieux avec le reste de la pièce. A n’en pas douter, les précédents propriétaires se sont amusés beaucoup et pendant longtemps mais du coup, il ne reste que peu de marge pour les suivants. La visite aurait été très différente si le château avait été vide, il est possible que j’aurais pu, plus facilement, me projeter dans cet espace immense. Mon imagination aurait eu de quoi s’occuper ! Certains objets très anciens, font que j’ai l’impression d’être dans un musée, de sorte que je n’ose rien toucher, cela accentue davantage mon impression d’être « en dehors de » du lieu. Si je devais vivre ici, il me semble que cela serait presque impossible de pouvoir un jour avoir l’impression que toutes ces choses m'appartiennent vraiment. C’est un sentiment assez étrange en lui-même cette impossible symbiose.

Le début de l’automne donne encore plus de charme au lieu. Un parc aux arbres majestueux, une vraie grille de château de conte de fée, le décor est bien planté.













Nous pénétrons dans la cuisine, sis en rez-de chaussée de l’aile droite, au sol de grandes dalles de pierre comme je n'en ai vu que dans les églises, sur un côté la fontaine en fonte et une immense cheminée flanquée de deux petits bancs où je prendrai place au coin du feu après la visite qui dure plus d’une heure tant il y a de salons, de chambres, et autres locaux techniques tels que, écuries, atelier à faire baver tous les bricoleurs à cent lieux à la ronde, lingerie, cellier, etc.


















N'oublions pas le chais et son puits qui fonctionne, au moins l'eau est bon marché, ici !







Le château est inscrit aux monuments historiques mais trois de ces pièces sont elles, classées. Surprenant, en effet, ces stucs, objets de luxe suprême, si l’on retourne quatre cents ans en arrière !





J’ai été bien bavarde pour vous raconter de cette sortie, n'est-il pas? Vous aurez donc compris que j’ai grandement goûté cette visite qui a renforcé certaines de mes valeurs. Un grand merci à nos hôtes Olivier et Germaine sans qui tout cela n’aurait pas été possible. Une petite déception perso, c’est de n’avoir pas pris mon Canon pour la visite, j’aurais aimé faire davantage de « vraies » photos, en plus je me suis rendu compte des limites du Pentax, petit appareil mais maigre résultat dès que la lumière manque.

L'escalier de la tour ronde :







Les cheminées sont tellement grandes que je suis entrée dans l'une d'entre elles afin d'attraper un petit bout de ciel.





Destroy



Dans les villages du Gers, il y a comme partout en France, de vieilles maisons à vendre. Lorsque dans une annonce l'on peur lire : "à rénover entièrement", cela n'est pas du pipeau, il faut vraiment tout enlever. Nous en avons visité une, pas mal dans le genre où, mes talents d'artiste ont pu, au moins, s'exprimer librement faute d'être charmés par le lieu. J'avais envie de prendre les crucifix malmenés par le temps afin de les sauver mais je n'ai pas osé demander, en regardant les photos, je l'ai regretté amèrement.