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Le carnet de route de la famille Rolly


Ma vie à la galerie



D’aucun pensait que je me m’ennuierai à la galerie pendant les 12 jours de permanence, il n’en fût rien.
Evidemment si je devais y passer 365 jours par an, je finirai peut-être neurasthénique, mais douze jours, cela a vite passé surtout, que j’y ai vécu de petites aventures sympathiques.

D’abord, il a fallu accueillir les visiteurs, et si certains jours ont été très calmes (les lundis particulièrement) d’autres ont été chargés en visites bienveillantes. Certains amis sont venus et revenus et je les remercie tous, en particulier Cécile qui bien que maman de deux charmants enfants et travaillant à l’extérieur, a pris le temps de venir trois fois.

La situation de la galerie veut qu’elle incite le promeneur lambda à pointer le bout de son nez, attiré par les œuvres en fil de fer visibles depuis la rue, ainsi un papa mélanésien, s’est arrêté un peu intrigué et ne cessant de me répéter. « Ah oui, vous faites cela, mais nous, on jette les bouts de fil de fer, et on peut faire toutes ces choses avec des bouts comme ceux-là. » Je serais ravie à l’idée d’avoir suscité une démarche créatrice et écologique à, au moins, un visiteur.

Un enfant a dit à sa mère qu’il comprenait que je puisse faire ce travail avec le fil de fer parce que j’avais l’air doux. C’est mimi ça, n’est-il pas ?
Un grand que je me « débrouillais bien » (sic).
Maké, toujours de bonne humeur pensait tout fort qu’elle ne pourrait même pas étendre une de ses culottes avec les mini pinces à linge utilisées pour accrocher les dessins.

A part cela, j’ai invité mes amies « les anglaises » à boire le thé, partager du jeune cerf mariné à souhait avec Yannick et Frank qui m’ont invité en retour, bu du champagne en charmante compagnie, travaillé sur de nouveaux projets artistiques, écris à des amis pour leur annoncer la venue de notre chérubin, assisté au test de la nouvelle crème dépilatoire de Rodrigue, accueilli pieds nu un visiteur parce que le vernis de mes orteils n’était pas sec, discuté avec les journalistes des Nouvelles Calédonienne et du Télé 7jours, pris divers rendez-vous dont un avec Sophie pour un massage, écris, lu, sudokué, patienté, ri. Ce qui a été moins marrant, c’est de me rendre compte que des jeunes m’avaient volé mon petit appareil photo Sony du coup, vous n’aurez plus de photos de bubules !

Enfin, vous voyez, un condensé de vie avec ses joies et ses désillusions, mais il est bon de pouvoir se dire que grâce à l’amitié, l’expérience a été enrichissante et joyeuse autant sur le plan artistique qu’humain.
Je pense que la particularité de cette exposition a été sa diversité puisque j’exposais tout de go : photos, céramiques, peintures, dessins, et travaux en fil de fer.
En voici un extrait, vous aurez ainsi droit aux dernières photos prises avec le Sony ! Ce qui implique qu’elles ne sont pas d’excellente qualité. Par ailleurs, comme il serait ennuyeux de montrer chaque pièce, les vues d’ensemble ne sont là que pour vous donner une idée de l’ambiance.


Travaux en fil de fer + verrines en céramique. Détail avec ombre portée.
















Céramiques : le bouton est cousu sur le mur, j'avais 8 autres pièces que je n'ai pas présenté ici.
























Peintures, certaines personnes ont été bluffées par la porte croyant qu'elle était en bois. Le rocher birman est doré à l'or fin, une technique que j'ai découverte spécialement pour ce tableau.
















Série de dessins : Les clefs du voyage.





Photos imprimé sur un drap, les lits du voyage.







Enfin le plus important : mes sincères remerciements à Frank.



BB



Un joli cœur vient de naître à la vie, il s'appelle Dorian. Nous sommes très heureux à l'idée de le suivre dans sa vie future et le remplir d'amour.


Expérience



Après quatorze heures d’activités diverses, lovée au fond de mon canapé, je regarde en pointillé une émission littéraire. En pointillé, parce que je fais des efforts de thaumaturge afin de rester éveillée.
Soudain, je sens près de moi une présence, c’est une de mes amies, à moitié endormie, elle se lève pour aller se coucher. Je veux en faire autant, et essaie de bouger mais c’est impossible, mes membres ne me répondent plus. Je ne me sens pas paralysée, juste infiniment lourde au point de ne plus pouvoir faire un geste, je veux crier mais aucun son ne sort de ma bouche. Je me sens désemparée, en proie à une grande frayeur, je crains que personne ne puisse jamais, me venir en aide.
J’attends quelques secondes les yeux à peine ouverts, je finis par comprendre que je viens de faire un cauchemar. Je suis exactement à la même place que dans mon rêve. Je ressens la même lourdeur dans mes membres, la même angoisse.
Le rêve semble tellement réel et la réalité tellement rêvée que je ne sais plus où j’en suis vraiment.
Je me sens infiniment soulagée lorsque je réussis à me lever. Je ne cherche plus aller au-delà de ma fatigue, je marche quelques pas, ouvre le lit et m’y écroule.
Etrange expérience existentielle quand même !

Vous êtes tous invités






Volcano à toutes les sauces



Nous avons reçu à dîner un couple d'amis de NZ. Notre voyage à Tanna étant encore tout chaud, j'ai fait une déco de table "Volcan" avec le volcan en céramique que j'ai réalisé il y a quelques mois dans l'espoir d'en voir un en vrai.
Le cœur en pierre de lave a été trouvé par Alain sur la plage de sable noir, c'est un cœur lourd, noir mais empreint de belles promesses d'amour.
Les couleurs rouge et noir ainsi que la forme des sets de tables et des serviette évoquent la couleur et la forme du volcan.
On ne le voit pas ici mais de l'encens brûlant et des bougies symbolisaient l'activité du volcan.
Comme vous pouvez le voir, je me suis bien amusée.





















Lundi : dernier jour au Vanuatu



Nous avons eu du retard avec l'avion d'air Vanuatu qui était en panne, aussi de façon tout à fait sympathique, l'hôtel est revenu nous chercher et nous y avons déjeuné. Partis en milieu d'aprem nous avons eu un peu de temps pour faire un tour au marché de Port-Vila qui nous a impressionné par l'abondance, la qualité des produits vendus et leur prix.
Nous avons pris le frais en soirée autour d'un thé en regardant notre dernier couché du soleil, ici sous ce ciel resté radieux pour nous pendant tout le WE.
La première photo est le magasin de l'aéroport de Tanna avec sa marchande tout à fait sympathique.



















Sacré manioc ! Heu pardon c'est une banane.















A observer sur la droite le petit poisson péché.