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Le carnet de route de la famille Rolly


Les petits mouchoirs





Je viens de voir "Les petits mouchoirs", jeudi dernier à Auckland à l'occasion du Festival du Film Français.
Le film m’a fait rire et pleurer. L’émotion est donc bien présente mais les situations peu réalistes, toutefois je m’efforce de penser que cela reste du cinéma. Il faut une part d'excès lorsque l'on raconte une histoire afin que l'émotion que l'on a ressentie puisse passer à l'autre. Les marseillais qui racontent qu'une sardine a bouché l'entrée du port savent bien faire cela. Je n’ai pas du tout aimé la manière dont il a été filmé. Cela bouge trop, les gros plans et les plans très serrés donnent une impression de pauvreté comme si, il n’y avait vraiment rien d’autre à filmer. Il manque de belles images. Les scènes sont interminables. Avec une heure de moins, on aurait eu un film plus dynamique. C’est un film d’hommes, les femmes sont reléguées au deuxième plan sauf pour la Marie pleureuse. Ma note ✭✭

In NZ



Samedi dernier, à peine débarquée de l’avion, je suis partie avec Diane et Boris passer le WE dans la région des Coromondale, à deux heures au sud d’Auckland.
Nous sommes tout de suite allés sur la plage qui, quasiment désertée à cette heure, offre un point de chute aux mouettes gourmandes d’appât en plastique Made in China. Nous avons eu beau lui expliquer qu’elle avait fait un mauvais choix, elle n’a rien voulu entendre.








Je suis surprise par la dualité du sable qui accentue le témoignage des villégiateurs de ce lieu paisible. Le sentiment de paix est de loin ce qui prime lorsque l’on circule dans ce pays. Je me sens envoûtée. De mémoire, je n’ai jamais entendu quelqu’un dénigrer la Nouvelle-Zélande. Quel dommage que cela speak enghish ici !





Le lendemain, réveillées à cinq heures, Diane et moi avançons prudemment sur le chemin qui nous conduit à Cathedral Cove. Le but de cette expédition est de photographier le lever du soleil. Les couleurs de l’aurore ne souffrent d’aucune comparaison avec celles du couchant, elles lèchent la paroi de cette cathédrale de pierre avec avidité, nous transportant dans d’authentiques décors de cinéma. Le plaisir est fugace, très vite l'éclat s’estompe, nous ramenant soudain à la réalité. Nous n’avons d’autres choix alors, que d’explorer la plage, le mystère du lieu se prolonge à travers ces arbres qui, semblant attirés par le grand large poussent à l’horizontale.
















L’après-midi, armés d’une pelle rouillée, nous avons creusé notre trou dans le sable de Hot Water Beach. Une eau saumâtre, très chaude suintant du sable s’écoule lentement dans l’océan ; il s’agit de la retenir et en même temps de la rafraîchir afin de pouvoir la supporter.
Belle expérience, cela m’a fin amusée.



Les aventures de mimi ailleurs que chez Carrefour.



Je suis allée récemment dans mon magasin de parfumerie habituel afin de m’offrir le parfum que j’achète habituellement : « Gemme » de Van Cleef and Arpels. La vendeuse m’a dit qu’elle ne l’avait plus parce que la marque a cessé de le produire.
Ahhhhhhh, horreur « Que vais-je devenir » lui ai-je répondu sans que cela ne la trouble le moins du monde, disons-le carrément, elle s’en foutait comme de sa première chaussette.
Sitôt rentrée à la maison, je vérifie ses dires sur le site officiel et je constate avec désolation qu’elle a dit vrai, il ne figure plus dans leur gamme de produit. J’avais bien vu à la télé que sauf exception les parfums ne sont commercialisés que pendant une vingtaine d’année environ mais, j’avais naïvement espoir que cela ne pouvait pas arriver au mien, ou que je n’étais pas aussi vieille que cela.
La solution serait d’acheter tous ceux qui traînent encore dans les sombres boutiques virtuelles afin de me constituer un stock pour les dix années à venir ou bien, la mort dans l’âme, de me résoudre à en acheter un autre.
C’est ainsi que je suis arrivée avec une heure d’avance au duty free de l’aéroport de la Tontouta afin de m’asperger copieusement de senteurs extraordinaires. En passant je vous signale que je parviens jamais à apprécier un parfum déposé sur les languettes de papier mises à disposition cela ne rend rien du tout aussi, après avoir utilisé chaque centimètre carré de mes bras et avant bras j’ai dû me résoudre à acquérir le seul qui me plaisait à peu près « Diorissimo » néanmoins alors que présentement j’en exhale toutes ses molécules odoriférantes, je le trouve beaucoup moins subtil, sans âme vraie.
Ah « Gemme », je t’aime, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Au-delà




Magistralement interprété, beaux plans certes, mais l'histoire est cucu la praline, Eastwood nous a habitué à plus de profondeur, je ne le recommande pas.
Deux étoiles.




Les conséquences psy de mon voyage.




Les questions qui reviennent souvent lorsque nous croisons des amis sont les suivantes :
- Quels endroits avez-vous préférés ?
Pour ma part, c’est le désert de l’Atacama au niveau des paysages et Alain ce sont les glaciers de la Patagonie.
Au niveau culturel cela a été la Grèce mais j’ai été également émue par la somptuosité du printemps en Macédoine, la magie de la Toscane, la sensibilité de l’Irlande, le Québec lui, m’a amusée.
J’ai donc vécu des choses différentes dans les divers pays traversés un peu comme l’on vit des choses distinctes lorsque l’on rencontre des gens singuliers. Cela a, partout été, émotionnellement fort, ce haut niveau d’émotion a été générateur de fatigue. Ma vieille tante a été la seule à me demander si je n’étais pas trop fatiguée. Il est vrai que vers la fin du voyage je sentais que je me mettais parfois en retrait afin de ne pas en prendre plein la figure, je sentais que j’avais besoin de me préserver, de rentrer dans ma coquille.

De retour à Nouméa, j’ai repris mes marques exactement comme si, j’avais quitté le pays une semaine avant ; comme si, réveillée après un long coma je retrouvais avec bonheur ce qui constituait l’essence de ma vie.
Avant de rentrer, je craignais d’entrer dans une phase apathique conséquence probable d'une trop longue excitation. Pas du tout, j’ai des tas de projets et l’envie de les réaliser au mieux m’enthousiasme, je bouillonne.
Physiquement je m’en sors pas trop mal. J’ai pris du poids parce que ce n’est pas la préoccupation première des chefs cuistot de fournir une cuisine saine et légère. Cinq turistas dont deux sévères n’ont pas eu le temps de décrocher une once de cellulite de mes fessiers. A mon retour, mon miroir m’a fait miroité une peau lisse et tendue, j’ai cru naïvement à une vraie révolution de la dernière crème l’Oréal achetée juste avant de partir. Binp, cela n’était que de l’œdème dû probablement au choc thermique 0° - 35°.

- Est-ce qu’un tel voyage transforme ?
A priori je dirais non. J’ai l’impression d’avoir toujours suffisamment de recul pour échapper à une quelconque influence qui pourrait me transformer en profondeur. Il me semble que lorsque l’on a comme moi, des valeurs bien ancrées de respect et de tolérance peu de choses peuvent modifier notre rapport au monde et aux gens, néanmoins je reste prudente parce que si transformations il y a eu, elles ne deviendront conscientes que plus tard. Ici je ne parle que d’un changement qui ferait de moi quelqu’un d’autre. Que chacun se rassure, je suis toujours moi-même ! Prête à accueillir l’autre comme il est, prête à l’aimer toutefois, je me sens plus remplie. Chaque jour qui passe offre une richesse qu’il est nécessaire d’attraper au vol et c’est vrai que le voyage en présente bien davantage parce qu’il te place en abîme de ce que tu es, de ce que tu vis ou as vécu.

Lorsque acculée, je suis obligée de résumer en deux mots mon voyage, il me vient à l’esprit « Que du bonheur ! » même si, il est impossible qu’il en fût chaque jour ainsi. Qui aime passer plus de dix heures assis dans un avion à compter les secondes ? Qui aime se sentir rouler par un autre sans rien, pouvoir faire ? Pourtant, toutes ces contraintes font partie du voyage. Il me semble que c’est aussi important de les avoir vécu que d’avoir eu le contentement compensatoire, c’est éminemment vivant, éminemment nourrissant.
Avant de partir je craignais que mes amis et ma famille me manquent. Le lien social est parfois si ténu qu’un rien peut le rompre. Je savais que certains quitteraient à jamais cette terre et d’autres viendraient à la vie, que des alliances se feraient et se déferaient. Ainsi va la vie, les évènements étant en dehors de soi, nous ne pouvons en être que témoin, apporter quelque réconfort ou avoir de la compassion, mais c’est tout. Quelque soit sa vie, la vie de l’autre continue...

Le partage, l’intimité façonnent le lien indispensable à toute relation, celui-ci libère de la solitude vraie, de celle que l’on ressent perdue au milieu d’une foule. Qu'il dure une heure ou plusieurs années, le temps passé à vivre les mêmes « Aventures », déplace ce qui en fait le ciment à un autre niveau intellectuel, émotionnel et spirituel.
Le live prend le pas sur le virtuel, l’ancre profondément dans la mémoire, crée une histoire commune, rapproche à jamais.
Le rapport au corps est différent lorsque l’on n’est pas dans son milieu naturel. « Pour vivre heureux, vivons cachés » dit l’adage. J’ai eu l’impression de cacher mon corps pendant une année entière sous ma polaire australienne noire et mon blue jean que je n’ai quittés qu’une petite quinzaine en tout et pour tout. Revenue ici, le nu s’imposant de jour comme de nuit. Il m’a été impossible de passer devant un miroir sans ignorer les stigmates du temps accrochés çà et là subrepticement. Même si je le vaux bien, tout l’Oréal ne suffirait pas à y remédier. J’hésite entre laisser faire la nature ou bien l’aider un peu. Les images de milliers de femmes me viennent à l’esprit toutes couleurs et âges confondus. Sans vouloir me laisser aller, je me demande s’il est bon de frapper son corps à coup de produits chimiques toxiques ou de scalpels malheureux mais, ce bon dieu sens de l’esthétique est toujours là, présent ; il reste planqué, prêt à ressurgir à la moindre ridule trop marquée.

Il y a une semaine, tout en plaçant sur mon nez ma nouvelle paire de lunette solaire un jeune opticien me disait.
« Vous êtes mimi avec ses lunettes rondes, cela va bien avec l’arrondi de votre visage. »
Et toi, tu es bien mimi de me dire ces choses mimi, ai-je pensé.
Mimi reste donc mimi, toujours enthousiaste à l’idée de vivre de nouvelles aventures ; c’est l’essentiel n’est-il pas ?

La Foa



Un autre dimanche en couleur cette fois. Il serait presque indécent de ne pas montrer cette somptueuse couleur verte qui, grâce aux dernières pluies, a envahi la nature calédonienne. L'herbe a poussé de façon spectaculaire plaçant les niaoulis dans une véritable mer de verdure. Ici, il n'y a pas de changement de saison mais nous avons malgré tout, un fort changement de coloration au fil des mois. Vert, doré, rose, gris les paysages changent au grès des pluies et de leur absence.















Bouraké



Un dimanche tranquille à Bouraké afin d'observer la pousse des arbres du jardin bio de Cathy et Alain.

















La plage, une graine de palétuvier, et Lilou. L'ailleurs totalement.

L'année du minou



Les chinois ont fêté l'année du lapin mais moi, celle du chat avec pétards et danse du dragon comme le veut la tradition vietnamienne. Cela m'avait totalement échappé qu'il y avait cette différence et j'ai bien failli arriver à la soirée coiffée d'oreilles de lapin, j'aurai eu l'air fin. En tout état de cause, cette année s'annonce pleine de douceur. Le tigre même faisant patte douce ne peut rivaliser avec un bébé chat côté douceur et candeur.










Le clafoutis aux cerises.



Ne vous inquiétez pas le blog ne va pas devenir un blog de recettes de cuisine, ce n'est juste que le hasard des choses.


Sur un des rares journal que je lis « Le chien Bleu » du mois courant, un article a attiré mon attention en effet, il parle de mon cher Carrefour.
Pov lui, il est la cible d’un journaliste sans pitié qui met en exergue la politique commerciale du magasin en ce qui concerne la lutte contre la vie chère et, cerise sur le gâteau il nous donne le prix d’une cerise. 27 F la cerise (moins de cinq cerises pour un euro) heureusement que je ne mange pas souvent des pâtisseries…
Du coup, cela m’a rappelé qu’il fallait que je vous donne la recette du clafoutis aux cerises avant le printemps. Je ne l’ai pas encore testé et pour cause. C’est Diane en Nouvelle-Zélande qui la voulait. Elle lui a fait parler anglais à la recette, en gras ce qu’elle a fait, en normal la vraie recette, à vous de juger.
Pour 8 personnes :

400 g de cerises rouges, c'est plus joli.(No: plus - environ 600g je pense (mais elles etaient grosses), il faut qu'il y en ait partout dans le plat, avec un tout petit peu de place entre).
125 g de farine (Yes: 1 cup)

2 œufs (No: 3 œufs comme ils étaient moyens et pas gros)plutôt petits et maigre alors? Je suis toujours d'accord pour l'histoire des œufs.

100 g de sucre en poudre (No: un peu moins de 1/2 cup)
Alors là, chapeau je ne rajoute rien, pas assez forte en maths.

Une pincée de sel Yes

2 dl (un verre) de lait Yes Petit ton verre alors...

20 g de beurre pour le plat Yes

Attention ces proportions sont à adapter en fonction de l’acidité des cerises et de la grandeur de la tourtière (ici 24 cm).
Mettre le four à chauffer à 200°. Yes.
Beurrer et fariner le moule. Yes. Dénoyauter les cerises, les laisser en attente dans un plat. Eviter une trop grande perdition du jus. No: j'ai pas dénoyauté les cerises, juste laver et sécher.
Bon, ça va que vous étiez entre copains attention toutefois de ne pas les avaler, tu te vois avec un cerisier dans l'intestin ?
Mélanger la farine tamisée + sel + moitié du sucre + œufs. No: je bas les œufs d'abord et ensuite je mets la farine puis le sucre puis je mélange au batteur électrique.
Ajouter le lait cuillère par cuillère afin d’éviter les grumeaux. Bien mélanger le tout. No: Je fais chauffer le lait préalablement, après oui je mets un petit peu par un petit peu au début puis tout après, je bats entre deux au batteur électrique.
Verser quelques cuillerées de pâte dans le plat, étaler-la sur un demi cm partout. Mettre au four quelques minutes jusqu’à que la pâte soit solidifiée. Cette action peut également se faire sur le feu à condition que le plat s’y prête. Disposer les fruits dans le plat, saupoudrer de sucre, et verser le reste de pâte. Mettre immédiatement au four. No: je verse de la pâte dans le moule (genre 0.5 cm) puis je mets les cerises entières puis je mets le sucre (un peu moins de la moitie) puis je mets le reste de pâte par dessus et j'enfourne.
C'est toi qui vois si cela marche comme cela.
Attendre 4 minutes puis baisser la température du four à 180°. Yes
Cuire environ 40 mn. Je ne sais plus, tu regardes quoi ! Tu piques, tu vois, je pense que c'était moins que 40 min quand même (four a chaleur tournante). Se déguste chaud, tiède ou froid. A noter: les cerises que j'avais étaient énormes. Bises Diane

En commentaire, nous voulons savoir si cela a marché....

RED






Il n’y a vraiment que le sourire ironique de Bruce Willis qui puisse bien résumer ce film. Belle prestation d’acteurs, humour, une ambiance « casse pas la tête ». Le réalisateur a vraiment su montrer la connivence qui existe dans le groupe des RED. Un très agréable moment pour ceux qui aiment le genre. Note 4/5