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Le carnet de route de la famille Rolly


Le gâteau Reine de Saba



Je ne suis pas fan de gâteaux au chocolat, je leur préfère toujours le chocolat noir brut néanmoins je trouve celui-ci bien équilibré.

La fameuse cuisinière Madame Saint-Ange attribue le nom de ce gâteau à une sorte d’épisode familial. Mythe ou réalité, peu importe, en reprenant une des grandes légendes de notre culture judéo-chrétienne, il nous plonge dans un rêve de douceurs et, c’est tout ce qui compte.

Eventuellement, préparez la veille la pâte d’amande (voir ci-dessous).

Préchauffez votre four à 200° en chaleur tournante si possible.

Beurrez et farinez un moule à manqué carré de 4 cm de haut et de 20 X 20 cm de préférence ou équivalent.

Préparez devant vous vos ingrédients dans des petits bols séparés :

- 125 g de beurre fin en pommade. (Très souple mais non liquide).
Pour assouplir le beurre, la première solution la plus simple est de le laisser en dehors du réfrigérateur, (sur le radiateur l’hiver, c’est commode) néanmoins si vous avez oublié de le sortir par avance, vous pouvez l’enrouler dans du papier étirable et le battre au rouleau à pâtisserie (méthode barbare, je vous l’accorde).

- 125 g de très bon chocolat de ménage ramolli. Pour le faire fondre sans le cuire je le place dans une petite jatte en verre fermée (genre bonbonnière) puis au micro onde où je le regarde heureuse, tourner pendant deux ou trois minutes après avoir appuyer sur le bouton décongélation. Ajouter immédiatement deux cuillères à soupe de 100% cacao en poudre petit à petit, il se mélangera sans difficulté.

- 3 jaunes d’œufs. J’ai souvent tendance à en mettre un quatrième parce que par chez nous les poules se croient à Liliput.

-125 g de sucre semoule aromatisé avec une vraie gousse de vanille que vous aurez laisser dans votre boîte.

-125 g de pâte d’amande mole. C’est ici qu’interviennent vos bonnes intentions. Je ne parle même pas de pâte achetée toute prête qui est pour moi proche de l’abomination. Si vous voulez faire vite et que vous achetez de la poudre d’amande ne vous étonnez pas de ne pas recevoir d’éloge. La méthode lente consiste à aller dans un bon magasin bio et d’acheter 200 g d’amande. Vous voilà à la maison avec des amandes que vous devez éplucher, hum hum. Pas d’inquiétude, c’est super facile à faire mais c’est un peu long c’est pour cette raison que je vous conseille de le faire la veille en lisant de blog de mimi par exemple. Mettez de l’eau à bouillir dans une casserole, dès l’ébullition y jeter les amandes dedans et éteindre le feu. Posez un linge par dessus la casserole et attendez quatre minutes. Rincez, entre le pouce et l’index appuyez sur les fruits, la peau vous reste dans la main et l’amande elle hou, est partie dessous le buffet. Faites un peu attention que diable, vous cuisinez ! Rincez une dernière fois et séchez dans un linge propre. Voilà une bonne chose de faite. Sortez votre mixer et réduisez les amandes en poudre. Pesez la quantité nécessaire. Ajouter deux à trois cuillères d’eau, vous devez obtenir une pâte un peu molle. Ajouter quatre à cinq goûtes d'extrait d'amande amères. Si vous ne l’utilisez pas immédiatement mettez-là au réfrigérateur dans une boîte hermétique afin qu’elle ne sèche pas.

- 50 g de farine tamisée type 55 ou un peu moins. De la vraie, bien blanche avec du gluten, pas un truc bizarre de révolutionnaire bio en mal de reconnaissance.

- Quatre ou cinq blancs d’œuf montés en neige bien fermes.

Ouf, Êtes-vous prêts à attaquer ? Le plus amusant et le plus joli reste à venir...

Dans une grande jatte et à l’aide d’une cuillère en bois mélangez petit à petit mais énergiquement tous les ingrédients dans l’ordre indiqué ci-dessus. Attention aux jaunes d’œuf qui doivent être mélangés un à un et aux blancs qui ne doivent pas être cassés pour se faire, commencez par en mélanger un tiers en soulevant bien l’appareil à chaque tour de cuillère.

Verser dans le moule et mettre à cuire sans tarder pendant trente à trente-cinq minutes, sitôt le plat enfourné baissez la T° à 180°

C’est là que l’homme entre dans la cuisine pour dire : « Quelle bonne odeur, que fais-tu ? »

- « Ce soir c’est une reine pour t’émouvoir mon chéri ».

Ok, cela ne se passe pas toujours comme cela, ah très chère image d’Epinal.

On doit voir le gâteau se détacher du bord et une aiguille à brider en ressortir nette. Attendez que le gâteau soit refroidi pour le démouler. Votre gâteau peut se garder deux jours hors du réfrigérateur dans une boîte hermétique.

Le glaçage au chocolat doit se faire juste avant la dégustation :

30 à 40 g de chocolat et 100 g de sucre glace.
Faites fondre le chocolat et tiédir un peu d’eau.
Passer le sucre glace au tamis.
Mélangez le chocolat jusqu’à ce qu’il soit bien fondu. Ajoutez petit à petit le sucre glace et l’eau afin d’obtenir une pâte qui puisse s’étaler facilement à la cuillère. Garnissez le gâteau de ce glaçage.

C’est prêt.
A bientôt.

Ma sauce à sashimi



Voilà, le blog s'enrichit d'une nouvelle rubrique, je prendrai le temps de faire glisser dans cette catégorie les recettes de cuisine que j'ai déjà posté.



La veille :
Mettre à macérer :
Pour moitié du jus de citrons des 4 saisons mûrs et un mélange de sauce de soja, black soy et kikoman.
Du gingembre râpé.
De l’ail pilé ou coupé fin.
Le zeste d’un combava.

Le lendemain :
Passer le tout au tamis fin.
Mettre dans un bol quelques goutes de sauce huître et un jaune d’œuf. Ajouter petit à petit en fouettant de l’huile en filet comme vous le feriez pour une mayonnaise. Lorsque la sauce est bien épaisse ajouter le reste de la sauce macérée. Cela va bien entendu rendre la sauce plus fluide mais vous obtiendrez une belle sauce liée.
Déguster c’est prêt.

Jardin




Je suis partie en guerre, c’est une guerre difficile que je ne suis pas sûre de gagner, j’en ai probablement pour des années. Mon adversaire semble beaucoup plus intelligent que ses congénères pour preuve, cette photo.



Vous voyez nettement que ses structures racinaires ressemblent à s’y méprendre à notre système neuronal. Une plante neuronée qui ne fait pas que marcher sur mes plates-bandes, mais les occupe sans vergogne.
Ses racines extrêmement fines se brisent à la moindre traction laissant dans le sol leur oignon prêt à relancer la machine à la moindre petite pluie. Si je me contente de tirer sur la partie aérienne de la plante afin de la soustraire, à jamais, de ma vue, une de ses sœurs réapparait en moins d’une semaine, rageant…
Mes armes sont une paire de gants et un pieu en bois. Les siennes, de la malice qui planque ses oignons bien profondément dans la terre, les emberlificotent autour des racines de mes chouchous. C’est très frustrant parce que quelque soit l’attention que j’y mets, je ne parviens pas à extraire la totalité du système racinaire.
Nos ennemies ne sont souvent là que pour nous apprendre la vie. Cette chère « herbe à oignons » me donne une sacrée leçon de constance, jusqu’à quand ?
Heureusement que le jardin ne me donne pas que du mal, les treize roses de mon rosier, petites mais robustes, me rappellent que la vie distille chaque jour un peu de douceur, pour peu, que l’on garde ses yeux ouverts.




Les aventures de mimi ailleurs que chez Carrefour.




J’ai décidé de ne plus être responsable de rien, comme ça, d’un coup. Cela va me faciliter grandement la vie, plus aucune bribe de culpabilité à trainer derrière moi comme une âme en peine comme le fait si bien Linus dans Snoopy et les Peanuts.
Par exemple, lorsque mon portail se ferme automatiquement alors que ma voiture recule et que cela fait un méchant scrachhhh, je pense que les hommes auraient dû prévoir cette éventualité et inventer une carrosserie à mémoire de forme au lieu de passer leur temps à jouer au foot ou autre baliverne.
Impossible diriez-vous ?
Mais non, ils ont bien inventé le matelas à mémoire de forme, nous n’en sommes donc pas si loin…
Mais, j'y pense, je ne vous ai pas raconté mes expériences des matelas, c’est quelque chose.
Nous voilà il y a deux mois de cela (déjà !) à OX Literie afin d’acheter un matelas.
Pour ma nouvelle maison, il y avait trois choses sur lesquelles je ne voulais pas acheter cheap et/ou made in China. C’était : un lit, une ménagère, et des casseroles, tout le reste n’avait que peu d’importance.
Exit donc Carrefour pour le choix de mon matelas que je désire de bonne qualité. Après avoir dormi pendant près d’un an sur des lits parfois incroyables et souvent à quarante-cinq degrés parce qu’Alain est plus lourd que moi. Je voulais le confort d’un bon de chez nous.
Chez OX literie, on essaie les matelas (tous en latex) un peu comme on le fait pour du vin dans une cave de viticulteur. On commence par le plus ordinaire pour finir sur l’excellence. A cinq cents euros, je sens qu’il y a forcément mieux, puis cela va crescendo jusqu’à ce que je m’allonge sur celui à deux mille huit cents euros. Immédiatement je sens que cela va profondément changer ma vie. J’ai l’impression d’être délicatement posée sur un nuage immaculé. Je sais que jamais plus je ne pourrai en apprécier véritablement un autre. J’essaie d’ouvrir alors mon porte-monnaie qui se met à hurler méchamment. Il ne veut rien savoir et reste hermétiquement fermé. Le regard hagard je quitte alors, le magasin.
Pour entrer aussitôt dans un autre bien entendu ; « La maison de la literie ». Nouvelle expérience formidable en se couchant sur un matelas à mémoire de forme qui est ( je cite ) "un matelas en mousse constitué de fibres viscoélastiques aérées. En s’imprégnant de la chaleur du corps, il en épouse toutes les parties : les creux liés aux diverses formes du corps s’estompent et il diminue les points de compression, assurant ainsi un meilleur maintien et facilitant la circulation sanguine. » Hourra, je vous avais bien dit que cela était possible ! Parfait mais malheureusement encore trop cher, puisque c’est ainsi, j’irai chez Confo qui fait des promos de fin d’année intéressantes. Ok, Confo = Carrefour ; mais nous choisissons un bon latex d’une grande marque qui fera bien l’affaire pour les quelques semaines par an que nous habiterons notre maison de France. De retour à Nouméa, je me pointe dare dare au magasin de La Maison de la Literie, toute excitée, j'ai laissé mon porte-monnaie en otage à la maison, je lui ai substitué la bleue qui elle, ne râle jamais. Je ne retrouve pas le matelas que j’avais essayé mais je profite de la bonne humeur du patron qui me fait une ristourne sur le seul matelas à mémoire de forme qu’il vende.
Eh bien, depuis que je dors dessus, je n’ai presque plus mal au dos et mes insomnies ont diminué. Il y a vingt ans, c’est la première chose que nous avait dit notre kiné, si vous avez mal au dos, commencez par changer de matelas. Ben, nous avons mis du temps à comprendre….

Jeux de mains, jeux de gentils



Jeux du jour pour un petit bonjour.














Vania



Vania est : une marque de produit d’hygiène intime pour les femmes. On peut se procurer les produits Vania dans mon magasin préféré, mon cher Carrefour ; sauf peut-être pour leur nouveau produit phare : Le patch chauffant thermo-actif que je n’ai pas encore trouvé. Si vous tombez dessus, essayez-le pour moi…

Oncle Vania est : le nom d’une pièce de Tchekhov que j’ai dû voir ou lire un jour ; il me semble.

Vania est : la forme slave de Jean, le prénom le plus répandu du monde chrétien. Les Vania sont « Intelligents, l'esprit toujours en éveil, très actifs, volontaires, ils épuisent leur entourage qui s'essouffle à vouloir les suivre ».

Personne ici, n’a envie de suivre « Vania » cyclone tropical qui devrait toucher le territoire demain matin. Le fort vent qui souffle déjà depuis hier bien loin de s’essouffler se renforce peu à peu. La nuit risque d’être longue.

Je me demande bien lequel de ces "Vania" a inspiré les météorologues qui ont choisi ce prénom pour nommer ce phénomène.

La reine dans l'arène



C’est toutes voiles dehors que nous sommes allés à la baie Maa, j’y suis devenue reine jusqu’à que ma couronne ne s’envola au vent et ne s'égara sur l'arène de la plage.
Aucune entrave ne barrait la vue du capitaine pas du tout mal barré bien au contraire, il barrait s’en penser (heureusement pour nous !) à se barrer pendant ce temps le mousse ayant terminé de siroter sa mousse bien fraiche finissait sans se faire mousser ni se faire de la mousse inutilement de laver le pont avec de l’eau et de la mousse tout en rêvant à un tapis de mousse bien verte.
Moi, je jouais à photographier les choses et les gens, en fin de compte deux belles journées et une nuit à bord de dépaysement complet.




















Bonne année



Le voyage est une interpellation de soi,
Une remise en émotions,
Une leçon d’humilité,
Une confrontation, un effleurement
De tous les bonheurs possibles.
En 2011, puisse chaque jour être un voyage.









L'Anse-Vata, photo dédiée à Joëlle, merci à Diane, Aurélia et Laura pour leur aide.

Essais



Premiers essais de photo réalisés avec mon appareil photo utilisé comme un sténopé.
Le cadrage se fait au pif, le flou est normal. Je ne sais pas si d'autres photographes ont pu réaliser des clichés nets.














Lumière



La lumière des cyclones, c'est ainsi que j'appelle cette lumière particulière en cette période de l'année.