Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le carnet de route de la famille Rolly


Re-fais meleuleu



Lorsque à cinq heures cinquante-six du matin je sors de ma chambre climatisée, J’apprécie pendant les trois secondes quarante-cinq qui suivent la douce chaleur du carrelage blanc.
La fleur de frangipanier ramassée la veille sur le chemin continue à distiller son parfum de vacances, elle me rappelle le farniente de la plage ointe d’huile de monoï mercurochromée. Je me revois, encore jeune, dansant nue sur les plages désertes des îlots de Rédika ou de l’Araignière, les cheveux long au vent, la poitrine arrogante.
Les photons trépignants d’impatience depuis une heure déjà me sautent aux yeux. Agressées, mes pupilles font un maxi effort afin de se rétracter dare-dare, me permettant ainsi de ne pas me prendre les pieds dans le tapis rouge.
Très vite, je sens l’air chaud pénétrer dans mes poumons, dilater mes alvéoles, réchauffer mon sang afin d’équilibrer les températures de l’intérieur avec l’extérieur.
A cette recherche d’harmonie, mon corps réagit étrangement, mon alliance semble enserrer mon annuaire plus fort au point de le teinter de rose-violet, en état de dilatation extrême, mes pieds commencent à ressembler à de petits ballons de baudruche. J’ai l’impression d’avoir été soudainement gonflée par une pompe à vélo géante.
Après les trois secondes quarante-cinq du premier bonheur du matin, j’ai déjà, négligemment jeté mon tee-shirt sur la première chaise rencontrée, aspergé ma tête et mon corps d’eau tiède, allumer le ventilateur acheté il y a à peine une semaine et espérer que l’alizé soit un peu fort aujourd’hui afin d’être un peu plus agissante en ce beau mais chaud très chaud même, jour de plein été.

Pas encore



Je n'ai pas encore fait de photo de l'Anse Vata mais je vous livre mon amusement du jour, après une balade dans le parc de la Rivière bleue. Comme nous avons raté le RDV de la navette, Diane et moi avons fait un mini land art tout près du pont Pérignon. Nous avons traversé la rivière à la nage avec nos affaires enveloppées dans une poche poubelle gonflée comme un ballon. J'ai été bluffée parce que cela a super bien marché. Il suffit de nager d'une main et de tenir le sac de l'autre, celui-ci a flotté super bien malgré les deux sacs à dos qu'il contenait. Lara Croft n'aurait pas fait mieux.
Je me suis rendue compte que cela n'est pas évident de faire des photos intéressantes des installations. Piouffff encore tout plein de nouvelles choses à apprendre.
























Enfin, parce que c'était Noël hier, une belle orchidée sauvage du Parc pour tous.






OQP



Comme y a pas moyen, même en moyennant, d'avoir les moyens d'être châtelaine, je suis devenue touraine.
1270, en pleine révolution cathare dans un Languedoc limitrophe du pays de cocagne, une nouvelle bastide se construit. Une tour basse, s'accroche aux lourds remparts du village.
2010, Mimi et Alain rachètent cette tour qui est à rénover entièrement.
Accessoirement, elle est aujourd'hui flanquée d'une vaste demeure que nous occupons depuis une dizaine de jours, ceci explique ce silence virtuel.
Cela prend du temps d'organiser un nid douillet mais en même temps, c'est un nouveau terrain de jeux formidable où des connaissances techniques et humaines méconnues jusque là se mélangent avec bonheur.
A bientôt à Nouméa, je pars dans trois jours, je n'aurais pas tout de suite une nouvelle connexion.
J'ai promis une photo de l'Anse Vata à Joëlle...