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Le carnet de route de la famille Rolly


Les pierres levées



Un petit tour au néolithique avec la visite à l’est de New Grange et à l’ouest des dolmens près de Sligo.

A New Grange, les tombes y sont plus anciennes que les pyramides ( -3500 ans). La reconstruction/recontitution du site est intéressante de même que le petit musée attenant. Ici, nous sommes encore au néolithique, la technologie est toujours tournée vers la pierre. Le tombeau est une borie géante, beaucoup plus large que haute, moins haute toutefois que celle que nous avons vu en Grèce.




La campagne est douce.




J’étais très intéressée par les hiéroglyphes essayant de trouver des similitudes avec ceux du caillou, un aperçu des motifs regroupés dans le musée pourrait servir de modèles pour une quelconque œuvre picturale plus contemporaine. A vos pinceaux…








A l’ouest, en pleine campagne, entre les bouses de vaches, ce sont des dolmens que nous avons vu. Ce jour là, la pluie et le vent ajoutaient au mystère de cette terre me rendant euphorique et pleine de gaité. Le plus prestigieux est entouré d’un mur en gabion, celui-ci apporte un peu de verticalité à la platitude de la lande.








Re la campagne douce.




Les haras nationaux



Notre première surprise a été de voir les devantures des magasins et des pubs soit peints en noir, soit très colorés.




Notre première sortie : Kildare, où nous nous sommes baladés dans les haras nationaux et le parc attenant. Un endroit charmant où les champions jouissent d’un confort luxueux en comparaison à nos écuries de NC, il faut dire que lorsque l’on se targue de gagner plus de deux millions d’euros au cours de sa carrière, l’on peut espérer quelques égards. Les poneys étaient vraiment très petits, ce bébé-là n’était pas plus grand qu’un chien.
















Le temps du temps



Les irlandais bien que fatalistes en ce qui concerne le temps qu’il fait, en parlent sans cesse encore plus que les français.
Souvent, ils ne prévoient leurs activités qu’une demi-heure à l’avance parce que le temps se fout du temps ici.
Partout, la nature est très propre, elle se douche plusieurs fois par jour, le reste du temps, il fait beau.
On ne va pas passer du temps en Irlande pour son beau temps, c’est bien connu, on peut y passer, malgré tout, du bon temps. C’est-ce que nous avons fait. Un peu difficile, quand même de se retrouver en hiver, c’est le quatrième de notre voyage parce qu’à chaque fois qu’un petit huit degrés à huit heures du matin m’oblige à porter mon gros manteau, c’est un nouvel hiver pour moi. J’ai du mal à imaginer qu’une toulousaine, suivez mon regard, se plaint d’un excès de chaleur en ce moment même.
Sur la route, nous rêvons d’un GPS qui soit couplé avec un bulletin météo local, ceci afin de nous indiquer l’aire de pique-nique restée au sec.
On roule à gauche, cela n’a pas été trop difficile de s’y faire ce qui a été plus compliqué, c’est d’accepter que les kilomètres soient plus longs. Sur certaines routes, cinquante kilomètres égalent à une heure et demie. Tout est près et tout est loin en même temps.

Et les sous-sous



Une chose que nous ne regretterons pas, à Québec, ce sont les taxes. Bien sûr, nous savons qu’il y en a dans tous les pays mais en général elles restent cachées. Le prix y gagne en netteté, c’est propre et sans bavure. C’est astucieux parce que le consommateur n’a pas l’impression d’être taxé à tout bout de champ et se trouve heureux de vivre. Au Canada, en arrivant, le prix des repas ne semblait pas exorbitant mais ensuite lorsque l’on passe à la caisse et qu’aux taxes, s’ajoute le service, le plat prend un bon 3O% de plus. Du coup, pour la même qualité de mets les prix que nous avons dans nos restaurants calédoniens sont de bons prix. Pour les hôtels, c’est un peu la même chose, à qualité égale nous sommes compétitifs. Il faut que cesse cette idée préconçue que la Calédonie est une destination chère pour le touriste. Pour visiter le parc animalier nous avons payé 35$ par personne et le moindre centre d’intérêt est payant ; à Paris, un Perrier pris dans le bar du coin coûte 4,5 euros, en Irlande une chambre modeste dans un B&B revient à 70 euros pour deux. Qu’on se le dise…

En ville de Québec



Belles balades dans la ville de Québec, aussi bien la nuit pour admirer un spectacle tout en lumière retraçant l’histoire du pays que dans le musée visité, ancienne prison de la ville ou bien les expos de peinture contemporaine mise en valeur dans d’antiques maisons ou encore sur le chemin des sculptures du bord de la rivière Saint Laurent. Très bien accueillis chez Marie et Alix, le séjour dans la ville nous a comblé.





























Parlons français



La petite serveuse (toujours la même) nous a dit que les gens du Lac Saint Jean ont un accent de bûcheron à couper à la tronçonneuse. Nous n’avons pas trouvé de différences frappantes. Partout, nous avons compris parfaitement ce que l’on voulait nous dire. Sauf peut-être lorsque Virginie parlait. Virginie était notre nouvelle guide, toujours d’humeur égale, elle nous indiquait poliment notre chemin mais sa voix synthétique ne passait pas avec l’accent. Alain l'a remplacée par Nathalie à l’accent plus neutre, moi j'attends toujours une voix plus virile mais cela ne vient pas.

A Montréal, il est de bon ton de parler anglais. On passe d’une langue à l’autre avec une facilité déconcertante. Je ne sais pas si ce sont les vacances qui avaient apporté leur lot de touristes anglophones mais c’était sans conteste l’anglais qui l’emportait dans les rues.

A l’intérieur, par contre, le Français est parlé partout avec, au contraire, une certaine volonté de ne pas se laisser faire. C’est ainsi que nous voyons écrit sur les panneaux de signalisation « Arrêt » au lieu de stop. Que nous avons un service au volant chez MacDo, un fureteur au lieu d’un browser et des bains tourbillon dans les hôtels.
Ce qui peut être plus gênant ce sont les mots qui changent totalement de sens, comme par exemple « les gosses » qui deviennent ce que les hommes ont de plus cher dans leur pantalon.
Tout ceci ne sont que des exemples… Il faudrait y rester plus longtemps pour en capter toute sa richesse et sa fantaisie.
A la télé, de nombreuses émissions sont françaises. La population de Québec n’étant d’environ que de quatre millions, il est normal de n’avoir que peu de production locale. Ils ne sont donc pas surpris eux, lorsque nous parlons.

Montréal



Nous n'avons fait que passer à Montréal, une journée à l'allée et une au retour.
En arrivant, la pluie nous a retranché dans les musées notamment celui-ci consacré au développement durable. Je voulais voir en vrai cette Biosphère en pensant être à l'abri sous sa bulle, que nenni, ayant brûlée, il ne reste plus que sa structure. Les différentes activités qu'elle propose ne sont valables que pour les moins de dix ans. Je n'ai appris qu'une seule chose dans la maison écologique 100% autonome sur le plan de sa consommation énergétique, c'est qu'il vaut mieux chauffer des masses plutôt que l'air, c'est plus rentable au niveau énergétique. Il est possible que tout le monde sait cela mais moi, non.












Juste avant de prendre l'avion, nous avons visité le jardin botanique. Superbe journée! Ce jardin est le deuxième plus important du monde, il mérite bien sa renommée. Il est superbement entretenu. J'ai fait des photos de fleurs et certaines d'entre elles sont nettes, hourra, ici, vous ne verrez que la princesse des fleurs, celle que tout le monde veut avoir dans sa photothèque et son jardin (mais c'est plus facile en photo) :












Les serres sont remarquables par leur biodiversité, cactus, broméliacées, orchidées, fougères, etc étrange cette rose du désert qui ressemble à un caillou.








L'arborétum nous rappelle que Noël n'est jamais bien loin.




Points forts



Nous avons fait un peu d'archéologie industrielle, juste un grand mot pour dire que nous avons visité un ancien village de fabricants de pâte à papier : Val-Jalbert. L'usine a fermé en 1924 (à peu près), tout un village a ainsi été rayé de la carte, enfin presque puisqu'il renaît aujourd'hui de ses cendres et ouvre ses portes aux curieux que nous sommes. La pâte à papier qui était produite là, était exportée notamment en France. C'est donc grâce au travail de toute cette communauté que mon grand-père a pu lire son quotidien, émouvant.
C'était pas mal, cette visite.
Une chute d'eau naturelle fournissait l'électricité du village et de l'usine. Un téléphérique la remonte offrant une belle vue sur la plaine et le lac Saint Jean.




Le sapin, la matière première :




Dans les bâtiments de l'usine, la lumière est à nouveau présente :




Mini Land Art





Sur cette photo prise dans un parc québécois, il y a au bout de la route un point rouge. Oui, c'est bien cela vous ne pouvez pas le voir à l'œil nu, toutefois si vous y tenez vraiment vous pouvez toujours agrandir l'image mille fois pour vous rendre compte que je dis la vérité. Le point rouge c'est Alain qui marche tout seul après m'avoir distancé. Lorsque je lui ai fait remarquer qu'il m'avait abandonnée au beau milieu de la forêt habitée par des ours et des loups, et que cette photo en sera la preuve que je brandirai au monde entier, il m'a répondu que c'était moi qui l'avais obligé à marcher devant pour servir d'appât en cas d'attaque féroce.
Nous nous amusons bien...
Tout comme le mini land art que j'ai réalisé ce jour-là sur le bord de la rivière. Pour apprécier l'ambiance du lieu, il ne vous manque que le silence. Étonnant ce mutisme de la sylve boréale.
















La cuisine au Québec





Puisque je parlais de bouffe autant continuer.
Nous avons eu une bonne surprise dans la région du Lac Saint Jean : les bleuets.
Première pensée : Je veux goûter cela, j’aime manger des fleurs.
Deuxième pensée : Je dois comprendre que je suis dans un pays étranger et donc qu’il y a d’étranges choses qui peuvent se passer.
Nous achetons des framboises et des bleuets qui ne sont pas des fleurs mais des myrtilles, très bleues et très sucrées. Miam, mais encore plus miam avec les tartes aux bleuets, faites maison, nous en avons mangé presque tous les jours. Dans la ville de Dolbeau-Mistassini, capitale mondiale du bleuet, les habitants le mettent à toutes les sauces jusqu’en décor dans leur jardin, c’est kitch mais tellement sympa.








A part cela, la cuisine n’a pas trop hérité du côté français. Dans un restaurant, j’ai demandé à la jeune serveuse (toujours la même) des explications en ce qui concerne « la poutine » spécialité québécoise « C’est très bon la poutine m’a-t-elle dit, ce sont des frites avec par-dessus de la sauce italienne (bolognaise) » Ah! C’est tout ce que j’ai pu lui répondre.
Chez Marie nous avons essayé les petits pains "bagel" fourrés au saumon fumé, très bon le saumon mais les bagels sont sucrés, alors vous comprenez bien que…

Inception






15 août, 15° pluie incessante, Cherbourg n'a pas démérité, nous avons donc sorti nos parapluies juste le temps d'aller au ciné.
A l'affiche "Inception" L’idée du film est captivante, sa réalisation est accrocheuse, voire crispante mais dans le bon sens du terme. Il est impossible de rester indifférent, donc l’on peut dire que c’est une réussite, néanmoins « la planche à billet » entendez par là l’adjonction de scènes violentes, est trop présente et inintéressante, en outre elle contribue à rendre encore plus difficile la compréhension de l’histoire qui est assez compliquée comme cela. Un film à éviter le vendredi soir après dix heures de travail et une heure de transport pour se rendre dans la salle. Les scènes n’étant pas superbes, le film peut très bien se voir en DVD, cela ne supprimera en rien le plaisir qu’il procure et permettra d'aller chercher à boire pendant les scènes inutiles.

Les animaux du Canada





A Saint-Félicien (ici, c’est un peu comme à la Réunion, de nombreuses villes portent des noms de Saint) nous sommes allés dans un parc animalier. C’est en petit train grillagé que l’on s’y promène, c’est donc un peu moins triste que dans un zoo conventionnel.
Outre les orignaux et les caribous (et bien d'autres) que nous avons pu observer (et dont je n’ai toujours pas retenu la différence fondamentale) je vais vous parler seulement de deux d’entre eux : l’ours noir et le bœuf musqué.
Celui-ci tout d’abord parce qu’il m’intrigue depuis que j’ai appris qu’il peut résister à des température de -70° voire même -90°. J’ai besoin de le connaître mieux afin qu’il me donne ses trucs pour ne pas mourir de froid. C’est en partie sa laine, plus fine que le cachemire qui est responsable de cette qualité majeure. Malgré son nom, c’est un caprin qui n’a qu’un seul ennemi mortel : le loup. Particularité de l’animal, il ne se laisse pas faire et les loups meurent beaucoup à cause de ses coups de cornes. Son autre ennemi non pas mortel mais exterminateur est l’homme, il a été sauvé de justesse. Chassé pour sa toison bien entendu. Exit donc, le pull en bœuf musqué, l’animal n’étant quasiment pas élevé (il n‘existerais qu'un seul élevage dans le monde…), sa laine doit coûter encore plus cher que celle de la vigogne (cf un autre billet parlant de cet animal andin). Donc, si je résume bien, ce n’est pas qu’il n’existe aucune solution à ma frilosité, cela ne relève que d’un simple manque de menue monnaie dans mon pauvre porte-monnaie.




Je me sens solidaire de cet ours en semi-liberté. Il est grassouillet parce que trop nourri dans le but de laisser en paix les herbivores du coin. Il est comme moi, qui ne pars plus à la recherche de ma nourriture mais mange tous les jours au restaurant. Il n’a aucun choix, je n’en ai guère plus, les menus ne variant que de peu d’un pays à l’autre. Quand je pense que des femmes se plaignent de devoir faire les courses et la cuisine. Elles ne connaissent pas leur chance. Pouvoir choisir ce que l’on veut manger et dépenser des calories par avance en préparant le repas et en laissant place nette, c’est un trésor qu’il ne faut pas laisser passer; d’ailleurs les hommes le savent bien, c’est une des rares activités ménagères qu’ils font sans rechigner.
Hier, j’ai laissé quasiment toute mon assiette, la mayo était sucrée, la vinaigrette était sucrée, la tourte aux poireaux/champignons et poulet ne comportait qu’une seule tranche de champignon et cinq lamelles de poireaux. Il y a des jours comme cela où je craque.




Ma cabane au Canada



Nous venons de quitter le Québec. Un court séjour qui nous a enchanté. Il faut dire qu'au beau milieu de l'été le pays est emplit d'un charme certain mais, il y a un vrai hiver là-bas, petit truc qui me refroidit lorsque j'y pense. Une jeune fille m'a dit tout sourire "C'est tellement beau l'hiver" je lui ai répondu "C'est tellement froid".
Je vous livrerai en vrac ce qui m'a étonné ou intrigué.
Commençons par les maisons : Tout fait penser à un pays anglo-saxon, si bien que lorsque quelqu'un se met à parler et que de sa bouche sort des mots en français, je me demande ce qui coince, ce qui est décalé. J'ai du mal à imaginer que des francophones puissent habiter de tels logis, ce n'est point qu'ils me déplaisent (au contraire) mais cela ne semble pas coller.
Nous avons aimé le fait qu'il n'y ait pas de barrières, cela élargit l'espace urbain. De même, dans les villages, les maisons et les immeubles ne sont pas serrés les uns aux autres mais bien séparés. Il est probable que c'est un choix contribuant à lutter contre les feux domestiques puisque de nombreuses habitations sont en bois.
Certaines demeures ont des airs de petites coloniales, les lambris de façade y sont certainement pour quelque chose. J'ai eu envie de les photographier toutes, mais cela aurait pris du temps et nous n'en n'avions pas beaucoup.
























Dans les villes les maisons ont pris un peu de hauteur :








Une maison typique des années vingt dans le village de Val-Jalbert et une autre "La vraie cabane au Canada" reconstitution d'un habitat colonial.








Pourquoi ?



Je suis à Montréal et il pleut, mais il pleut vraiment. Taux d'humidité 100% (Ce n'est pas moi qui le dis mais le site de météo que j'ai consulté, pleine d'espoir). Le bas de mon jean,trempé, ne sèche pas.
Cela, n'est pas la plus grave. A chaque fois que nous arrivons dans un pays sans euros, nous nous accrochons à la première borne d'ATM que nous croisons en trainant derrière nous nos valises stressées dans le but d'en sortir des sous-sous indigènes.
Binp, cela ne marche pas, nos deux cartes visa sont refusées par cette implacable machinerie avec laquelle la conversation est plus que limitée.
Je sors mon joker, ma carte American Express, la belle dorée, ouf celle-ci fonctionne et nous permet de nous fondre dans la populace locale en prenant le bus pour la ville.
Bizarre, bizarre, c'est tout ce que j'en conclus.
Nous sommes comme tout un chacun, on mange et même, plusieurs fois par jour.
Le monde est ainsi fait qu'en échange de notre pitance, nous sommes obligés d'ouvrir grand notre bourse.
Re-binp, la Visa fait de nouveau sa fière, ne veut toujours rien savoir, inquiétude.
Je repense à ma première corrida, je suis devant les cornes du taureau, par la seule force de mes bras, il doit plier sinon je ne pourrai plus ni manger, ni dormir.
Le vieux libanais du magasin de l'hôtel nous explique comment utiliser la carte de téléphone que nous venons de lui acheter, belle invention, le téléphone.
Nous appelons notre chargé de compte qui nous explique que les cartes Visa sont actuellement bloquées pour le Canada et les USA parce qu'il a eu des fraudes. Cela prendra 48H pour débloquer la notre. Bien...
Est-ce normal que les utilisateurs ne soient pas informés de ces mesures?
J'ai faim moi.

Deux par deux (enfin presque)



Des photos deux par deux des derniers sites visités :
Abbaye troglodyte de Saint-Roman du V°, émouvante par ses tombes creusées à même la roche et son look cappadocien qui m’a étrangement rappelé l’Inde. Une visite à ne pas manquer si vous passez dans la région.










Au musée de la vannerie, à Vallabrègues, rencontre avec la « conservatrice » et le dernier vannier du village, tous deux de plaisants bavards. Plus de quatre cents vanniers habitaient le village autrefois, ils travaillaient l’osier qui poussait dans la région. Une fibre très résistante et souple remplacée depuis par le plastique.










J’ai bien aimé la ville de Tarascon où un libraire spécialisé dans le livre ancien m’a vendu un Tartarin, une édition numérotée de 1949. J’ai à peine commencé le Daudet, je le retrouverai dans quinze jours à mon retour du Canada. L’immense château austère de l’extérieur se révèle avoir des pièces lumineuses et chaleureuses à l’intérieur, par quel prodige? Mystère.










Une seule photo pour parler du mas des Tourelles, normal, il n’y avait pas grand-chose à voir. Les propriétaires-vignerons ont retrouvé des recettes de vin romain et le vendent dans leur magasin. Un film nous montre leurs vendanges romaines au cours de laquelle le raisin est foulé aux pieds avant d’être mis sous la presse romaine reconstituée. Un truc énorme cette presse.
Le vin goûté est bon à boire à l’apéritif, il est rehaussé avec des épices, notamment du fenugrec et de la cardamome.





Il y a deux points qui tarabustaient mon cerveau d’enfant:

Comment était-il possible d’écraser du raisin avec des pieds pour en faire du jus?
A quoi pouvait bien servir le pont du Gard? Un pont qui a de l’eau qui court dessus lui alors qu’il y a en a plein dessous qui coule toute seule.
J’ai eu la première réponse, avec des petons propres, du moins je l’espère, on ne faisait que fouler le grain, travail pénible, mais qui avait pour simple but de faire éclater le grain afin de faciliter le travail de la presse. Cela, je ne crois pas l’avoir appris, un amalgame bien malheureux, en vérité.
Je suis retournée voir le pont du Gard mais c’était de nuit, les lumières rendaient ses arches encore plus irréelles. J’ai eu la même impression que devant les pyramides, un site prestigieux, vraiment. Je n’en avais pas appréhendé sa démesure avant vendredi soir. Couleur et pierre, pierre et couleur.
Quand à savoir à quoi sert un pont rempli d’eau, je préfère garder toute la poésie de cette étrange réalisation.










Aigues-Mortes : eaux mortes, parce que rien ne vit dans ses marais salants, seule une algue rose ne trouvant pas de prédateur s'y développe donnant une couleur de couché de soleil aux étendues tranquilles et sereines, tout au long de la journée.
Connue déjà des Romains pour la production du sel, la ville en vie depuis.
Saint Louis en a fait le point de départ de ses croisades et accessoirement n'a pas oublié au passage sa part de gabelle.
Ses habitants actuels cachent entre ses remparts des commerces de souvenirs et de nombreux restaurants.
Moi, je me promène dans le petit train de sa saline, émerveillée, conseille une balade en 4X4 de trois heures plutôt que ce véhicule inconfortable qui roule suffisamment vite pour faire rater toutes les photos.
C’est vrai que la voiture coûte quatre dois plus chère et qu’il faut réserver, mais ce site le mérite vraiment.
J’espère y retourner par un jour de beau temps comme c’était le cas jeudi dernier.