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Le carnet de route de la famille Rolly


Les aventures de mimi chez Carrefour



C’est génial, Carrefour m’accompagne partout en Europe.
Je suis avidement ses panneaux publicitaires bleu blanc rouge qui indiquent, de fort loin, la route à suivre pour le trouver et cela quelque soit le lieu où je pose mon paréo.
L’ambiance est plus anonyme qu’à Nouméa, je ne peux pas y rencontrer la belle-fille de l’oncle par alliance de la cousine germaine ni la copine de fac habitant le Grand Nord depuis toujours, néanmoins je ne suis pas trop dépaysée, partout les produits Carrefour sont là pour me rassurer.
C’est beau la vie, quand même!
Dès le premier jour de mon arrivée à Beaucaire, je n’ai pas manqué de m’y rendre.
Comme une joie n’arrive jamais seule, j'ai eu une expérience extraordinaire :
Je pose sur la balance ma botte de carottes, je ne suis pas certaine du bon fonctionnement de l’appareil parce qu’il me présente un écran tout noir et là, comme un sapin de Noël qui s’éclaire, il se met à clignoter dans tous les sens.
Bling bling, un icône « carotte » en couleur apparaît comme par magie sur l’écran avec le poids et le prix écrit en grosses lettres élégantes. Je n’ai plus qu’à valider.
Quelle émotion! Vous vous imaginez bien que du coup, j’ai acheté tous les légumes et les fruits existants uniquement pour voir fonctionner cette merveille. Ah! merci Carrefour.

La corrida



Ma première corrida :
Il y a quelques années, je ne serais jamais allée voir une corrida. A présent, j’ai mis de l’eau dans mon vin et je m’étais dit qu’après tout cela n’était qu’un spectacle culturel de plus à explorer, autant qu’un bon pilou de chez les «nous-autres ».

Arènes de Beaucaire, Dimanche18 heures, le Mistral soulève les jupes des filles et les capes des toréadors, les photons impriment une pression si forte sur ma peau qu’ils me piquent et me collent à mon siège.
Les participants entrent en parade, les toréros sont sexy dans leurs habits de lumière qui moulent leurs petites fesses hautes et rebondies (est-ce la gestuelle spécifique à cette activité, très cambrée, qui leur donne cette apparence?) A chacun sa couleur de chaquetilla, tendre ou chaude et argent ou or mais tous portent des bas roses.
L’ambiance est masculine, seule une femme monte un fier cheval gris assorti à la couleur de ses cheveux.

Deux petits tours et puis s’en vont, place au premier taureau 600 kg de muscles à faire pâlir de jalousie le Minotaure lui-même.
Il est vif, ardent, court dans tous les sens, n’hésite pas à se casser une corne contre les barrières. Après trois ou quatre Olé, Olé les toréros aux capes roses, piteux, courent se réfugier hors de portée de la bête.




Bientôt le picador entre en scène. Du haut de son cheval rendu aveugle par un bandeau sur les yeux, il s’approche au plus près de l’animal et lui enfonce sa puissante pica entre ses deux épaules. Le taureau s’immobilise quelques instants, son sang gicle haut, au rythme des battements de son cœur et ruisselle le long de son poitrail, rouge sur noir.
J’imagine la scène inverse, un homme seul au milieu de huit taureaux décidés à l’exterminer. Aurait-il plus de chance de s’en sortir grâce à son intelligence? Parce que l’homme ici, mise sur une particularité congénitale du taureau : foncer tête baissée sans réfléchir et sur un autre élément : le dégager de son milieu naturel afin de le déstabiliser.

Enfin, le Matador entre en scène, en signe de défi, il pose sa montera sur le sable. Il porte l’épée et la muleta rouge. Il commence son ballet alors que son adversaire halète profondément, sa souffrance est tangible, sa vue doit déjà être brouillée. Il a perdu tout son panache, n’est plus que l’ombre de lui-même.




Lorsque qu’il entre son épée jusqu’à la garde dans la chair de l’animal, il me vient une pensée : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».
Bien sûr, qu’une maîtrise du geste et de sa peur ainsi qu’une haute connaissance animalière sont nécessaires. Cela n’est pas à la portée de n’importe qui, mais je suis déçue de voir que si peu de chances de s’en sortir sont laissées au taureau, qu’il est piégé et que tout est programmé à l’avance pour sa mise à mort.
C’est une fin plus noble qu’à l’abattoir disent les passionnés des arènes. Je pourrais leur répondre à présent : c’est une fin infiniment plus douloureuse, juste pour du spectacle, du vrai, c’est vrai mais qui rappelle à chaque instant l’inexorabilité d’un destin tout tracé et la grande injustice de la vie.
Comme presque chaque année, une polémique a éclaté entre les conservateurs et les associations anti-corrida, pour ma part je pense que l’homme a suffisamment d’intelligence pour trouver comment continuer les féria avec les taureaux sans pour autant être obligé de les faire souffrir de la sorte.
Première et dernière corrida.

Jeu



A lire à haute voix à votre interlocuteur/trice :

Oie niche bas, pie niche haut, où niche hibou? Hibou niche ni haut ni bas, hibou niche pas

Les potiers de Saint-Amand en Puisaye



Saint-Amand est construit sur de l’or gris : du grès.




Depuis des dizaines d’années et toujours actuellement, des potiers travaillent cette terre qui a la capacité de se vitrifier lorsqu’elle est chauffée à 1280°.
Au début du siècle dernier, il y avait dans le village plusieurs grands fours couchés (grands comme des caves) comme celui que nous avons visité. La production de grands saloirs était presque une petite industrie.
L'intérieur du four, les parois sont comme vitrifiées par les innombrables cuissons.








La terre était foulée en sabot avant d’être façonnée.




Le château du village a été transformé en musée du grès, ici un autre objet de la vie de tous les jours mais je n'ose pas vous refaire le coup de l'objet mystérieux. Il s'agit d'un conservateur à raisin.




Le château de Guédelon

Au cœur de la France, il existe un château du XIII° siècle en construction.
C’est le château de Guédelon.
Sous la pluie, l’avons visité.
Son histoire, l’architecte nous a conté.
Le châtelain voisin voyant le sien de briques rouges caché.
Décida, un beau matin, d’en construire un autre, en pierres taillées.
La forêt achetée, la carrière trouvée, en 1997, l’aventure a pu commencer.
Encore pendant quinze ans, bûcherons, forgerons, maçons, y travailleront.
Voûte en croisée d’ogives, fenêtres gémellées,
Nos connaissances se sont améliorées.
Avec la corde à treize nœuds, apprenons à moulti-plier.
Pour le lieu visité, neuf euros de ban, avons payé.
Dans quelques années, sûrement y retournerons.





La charpente de la maison du seigneur en attente d'être couverte par quelques-unes des 100 000 tuiles faites à la main.







Le festival des jardins





A la fin de la journée, nous évoquions Alain et moi notre déception. Je m’attendais à une profusion d’idées novatrices quand à l’aménagement d’un jardin et n’ai vu que des installations paysagères, certes pour certaines dignes d’intérêt mais dans l’ensemble trop peu surprenantes.
Vous pourrez aller voir les jardins sur ce site si cela vous chante. Je n’ai pas fait d’assez bonnes photos ce jour-là pour la simple raison que les jardins sont trop mal entretenus et qu’ils ont perdu pas mal de leur aura du départ.
Le lendemain en regardant l’album, je suis revenue sur ma première impression en pensant heureusement qu’il y avait en fin de compte quelque belles choses à voir.








Celui-là était plein d'humour :








Nous en avons profité pour visiter également le château de Chaumont qui a été la propriété de Diane de Poitiers.




Le voyage dans le voyage



J’ai joué à Yann Arthus-Bertrand avec mon appareil photo au-dessus de la Loire. La virée en baloon a été plaisante si l’on supprime de son esprit de bruit assourdissant que fait le lance flammes qui chauffe l’air expulsé dans la toile de la montgolfière.





Avec un décollage aussi doux qu'une âme s'évaporant, le petit voyage à travers un ciel radieux a été un moment particulier.
Je n’ai, ni eu peur ni été malade, passionnée que j’étais par la vision de la campagne devenue d’un seul coup lilliputienne.




La brise nous a poussé durant une heure vers l’ouest, finalement nous avons atterri dans un champ de blé fraichement coupé.








Les jardins en Creuse



Le jardin de colette et de jacques : Sauveterre.




Après un licenciement malheureux, ils ont acheté un peu plus d’un hectare dans la Creuse, il y a une quinzaine d’années et ont décidé de produire des graines de fleurs sauvages, du coup lorsque l’on visite leur jardin, on se retrouve environné de fleurs de toutes les couleurs par champs entiers. Comme ils ont un label bio, les insectes s’en donnent à cœur joie alors que moi, j’essaie tant bien que mal de les immortaliser.
Nous avons goûté des cassis, des framboises et des myrtilles. De vrais fruits aux goût de l’enfance.
Pendant notre séjour dans le centre de la France. J’ai rencontré trois familles qui ont opéré un retour à la terre ces dernières années. A part Colette et Jacques, il y a eu Richard, paysan boulanger ex-informaticien qui désire faire son pain avec les céréales produites sur ses terres ainsi que le proprio de la maison d’hôte de Saint-Amand qui se définissait comme étant un ancien esclave mobile/Mont-Blanc. Aujourd’hui il fait des confitures pour ses hôtes (notamment une aux fleurs de pissenlits) et s’occupe de ses poules. C’est bien, cela confirme ma théorie selon laquelle dans quelques années la campagne française va petit à petit se repeupler. Au vu des prix de l’immobilier dans les grandes villes et des impôts fonciers, les jeunes ne peuvent déjà plus qu’acheter en dehors des agglomérations là, où leurs enfants pourront vivre en toute sécurité.







Nous avons visité également un arboretum qui cache des elfes dans ses branches et des mobiles en corail venu de Madagascar.
















Land art


J’ai trouvé par hasard sur la toile, un stage de Land Art. Cela collait bien avec mes possibles dates, et je m’y suis inscrite. C’est ainsi que j’ai exploré une région où je ne serais peut-être jamais allée de mon propre chef.
Le département a mauvaise réputation, peu de pôles touristiques et une histoire que rappelle les douloureux « enlèvements » des enfants des dom tom après-guerre.
Le village qui m’a accueilli pendant une semaine était Châtelus-Malvaleix au creux de la Creuse Profonde. Les maisons construites en granit sont quelque peu austères du fait que rien ne dépasse mais elles paraissent être d’une solidité à toutes épreuves.
Le soir du 14 juillet, alors que j’attendais le feu d’artifice de la commune (un peu moins spectaculaire que ceux que nous faisons entre nous à Noël) habillée chaudement j’ai eu super froid, je ne veux même pas imaginer ce que cela doit être en hiver.




Les journées presque toutes belles m’ont permis de m’amusez à décorer la forêt. Je n’ai pas appris grand-chose mais la dynamique collégiale qui animait le groupe était une bonne expérience humaine et artistique.
J’ai particulièrement aimé chercher juste autour de moi ce qui pouvait améliorer mon espace de création.
La démarche de la formatrice n’était pas dans une mouvance de land art pur et dur où l’on est obligé d’utiliser exclusivement des matériaux naturels. Le groupe avait à sa disposition un atelier de sculpture où il était possible de préparer différentes choses avant de les emmener dans la forêt.
J’ai choisi de faire quelque chose de petit et j’ai bien fait parce que cela m’a pris pas mal de temps.
Lors de la présentation, j’ai inventé une histoire de recherche de l’Eldorado qui a amusé les stagiaires.
C’est une forme d’art qui m’a beaucoup plu parce qu’elle correspond à ma manière de fonctionner : créer de l’éphémère et prendre des photos. Pour le coup, je n’ai pas pu assouvir cette dernière passion ici, pour bien faire il aurait fallu un pied pour prendre des poses longues et trouver le moyen d’atténuer les grands écarts d’ombre et de lumière.
Je ne peux pas mettre toutes les photos de toutes les œuvres mais en voici quelque unes.

Un tricot rayé dans une rivière de la Creuse, peut-être le réchauffement climatique?








Eau source de vie :




Aile de papillon :




Liane bleue en balade :




Entraves pour monter jusqu’à l’Eldorado, cordes, branchages, rideau de ronces :








L’Eldorado, tronc doré aux pigments or riche :
(Impossible de faire une belle photo du site, dommage pour vous.)




Quatre exemples des œuvres des camarades :





















Les équipées de mimi à Ménilmontant


Pendant ma semaine à Paris, j’ai fait un truc que je voulais faire depuis longtemps. Un stage de maquillage.
Le matin était consacré à une démonstration de maquillage et l’après-midi à la mise en pratique.
Le lieu, l’espace, étaient agréables et les autres stagiaires, toutes des filles, sympa.
Le site de l'atelier.
Un peu déprimant de voir la compétence des formateurs, leur maîtrise est totale et en même temps, de les voir pratiquer leur art était un régal. Ils s’appuient sur une vaste gamme de produits pro, exemple : il y a une trentaine de fond de teint différents, pour coller pile poil à votre carnation.
Un petit truc que j’ai appris, si votre mascara a débordé partout, ne l’enlevez pas tout de suite mais attendez qu’il soit sec et grattez -le avec un goupillon (en vente dans la boutique ou récupéré d’un mascara vide).
L’effet pervers du stage est qu’à présent je mets encore plus de temps pour me maquiller. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, allez mimi, bouge-toi !

Les équipées de mimi à Ménilmontant


« Je suis à Paris et c’est les soldes. »

J’avais imaginé qu’en disant cela, j’exciterai la convoitise de toutes mes amies calédoniennes.
Première destination, rue de la Chaussée d’Antin, je cherche le magasin de Chantal Rosner.
Point ne le trouve.
La rue est recouverte de têtes de toutes les couleurs, cela bouge, lance des bribes de mots incompréhensibles à tous les vents, traverse la rue sans regarder, coupe mon chemin sans exprimer la moindre excuse, fume et jette les mégots sur le trottoir.
Je suis perplexe, mais où donc se cache ce magasin ?
Y-a-t-il quelque chose que je n’ai compris ce matin, en regardant le site du magasin ?
Lasse de me crever les méninges et attirée par le Désigual d’une vitrine, j’entre dans une boutique pour demander mon chemin à la patronne qui fait front avec son mari, vieux couple grippe-sous qui craint à chaque instant d‘être dévalisé. Le ton est sec, tranchant : « Non, je ne connais pas. »
Comme je suis de bonne composition, je laisse couler mais n’en pense pas moins, comme si elle ne savait pas ce qui se passe dans sa rue, n’importe quoi.
Attirée par une belle robe de soirée, je monte l’escalier.
« Il n’y a pas de soldes là-haut » crie-t-elle. J’appuie mon pas qu’elle embraye immédiatement. L’atmosphère est si pesante que j’ai envie de déguerpir.
« Je descends, vous serez plus tranquille ainsi » dis-je en me dirigeant vers la sortie.

Sous le dôme des Galeries Lafayette, je traîne mon ennuie. Devant un portant, j’entame la conversation avec deux dames. L’objet de nos débats est la tunique que je tiens entre mes mains. En coton blanc si fin qu’il semble sorti tout droit du placard de ma grand-mère après moult bouillages et si léger qu’il pourrait habiller une star de Bollywood. La dame à ma gauche est surprise de voir cet article portant cette marque, parce que dit-elle « Je connais bien ce qu’il font et je n’ai jamais vu cet article de toute la saison » binp. L’autre dame renchérit en disant que les vêtements d’aujourd’hui n’ont plus ni boutons, ni fermetures éclairs, ni ourlets, ni rien du tout. Moi, je regarde éberluée le prix : 80 euros soldé à 60 pour ce bout de tissu effiloché.

Je change mon sac d’épaule et me voilà rue de Rennes réputée pour ses boutiques. Après quelques entrées-sorties infructueuses, je déprime. J’ai l’impression d’être au milieu d’une gigantesque vente d’uniformes chinois. D’une boutique à l’autre seules les impressions des tissus présentent des dissimilitudes. Le glas sonne lorsque je trouve le même corsage acheté 15 euros à Lyon vendu 50 et heureusement soldé à 30. Tout se trouble d’un seul coup, je sors de la boutique, aperçois au loin le 96, je cours jusqu’à l’arrêt du bus. Bredouille, je rentre me réfugier à Ménilmontant.

Les équipées de mimi à Ménilmontant


Deux heures du matin, Paris encore chaud, peut-être plus de métro et surtout pas l’envie de monter la rue de Ménilmontant. Je monte dans un taxi, immédiatement, le chauffeur, un grand brun européen part dans un long monologue. C’est un bavard, il profite de la fatigue de ses clients pour raconter sa vie, étrange.

Je ne ferai que l’écouter, arguant peu, sentant que ses convictions bien trop tranchées ne laissent aucune part à la discussion.
Il parle des nouveaux godillots des jeunes filles branchées. Ceux-là même qui ressemblent à des échasses, leur cambrent un peu plus le dos, les laissent épuisées en fin de soirée, les obligent à marcher chaussures à la main dans les rues sales, recouvertes de tous les excréments des animaux d’appartement, une bien piètre promesse de septième ciel en vérité.
Il me dit qu’affubler de la sorte, elles présentent sans vergogne leur fragilité aux rapaces en tous genres parce que dit-il « Elles ne peuvent pas courir avec ces trucs aux pieds », (donc ne peuvent pas s’échapper en cas d’agression). "Tous les hommes ne sont pas des violeurs mais au fond d’eux-mêmes, ils le sont tous" renchérit-il. Bon !

Je ne sais plus qui plaindre le plus, les jeunes filles un peu trop séductrices ou les hommes aux bourses pleines prêtes à exploser à tous moments.
Puissant comme raisonnement parce que cela n’est absolument pas ma manière de penser.
Pour lui, que la pression de la mode oblige les nanas à s’affubler de la sorte montre bien que notre société est en totale régression et que la violence prend résolument le pas sur la tolérance. Re-bon! Où nous mènent nos pompes, quand même…

Bravo


Bravo à Brice qui vient de réussir son Master II avec mention bien et qui a obtenu une bourse de thèse.

J'ai été obligée de chercher ce que voulait dire l'intitulé de son diplôme : Physique, spécialité recherche "Optique et photonique, signal et image".

"Le terme photonique est de création récente et ses contours sont encore mal définis. Il est formé sur le même modèle que le terme électronique. On peut par conséquent mettre en parallèle les couples optique-photonique et électricité-électronique. Cependant dans le premier cas le premier terme est issu du grec ancien ὀπτική, « qui concerne la vue » alors que le second est issu de φοτον, « lumière ».

Les composants étudiés dans le cadre de la photonique sont notamment les lasers, les DELs, les fibres optiques, les modulateurs optiques, les amplificateurs optiques.
Source : Wikipedia

Tous drogués 1



J’ai eu il y a quelques mois déjà, une réflexion à propos de ma consommation de sucre. Je voulais le supprimer de mon alimentation pendant le temps d’un court régime de fille, hors je me suis rapidement rendue compte que je n’y arrivais pas. J’ai pu, certes diminuer la quantité absorbée chaque jour, en retrouvant le goût des yaourts natures, mais le supprimer totalement, était chose impossible.
Sans pour autant avoir des malaises physiques, je me sentais à cran et je ne pouvais pas maitriser cette envie irréversible. Je me suis vraiment sentie droguée.
Comme une idée n’arrive jamais totalement par elle-même mais flotte d’un esprit à l’autre jusqu’au moment où elle trouve un ancrage possible, je me suis rendue compte que de nombreuses personnes avaient la même perception que moi. Dans le mensuel « La Recherche » du mois courant, un article a capté plus particulièrement mon attention «Tous dépendants du sucre ? ». Je vous livre et vous instillerai quelques réflexions à petites doses sur ce sujet, histoire que vous deveniez vous aussi, accro.

« Chez le nourrisson, ce plaisir (celui du goût sucré) est même associé à un état analgésique puissant qui est utilisé en médecine néonatale dans des actes chirurgicaux courants : on donne par exemple de l’eau glucosée à 30% aux nourrissons par voie orale avant de réaliser des ponctions lombaires. »

Les équipées de mimi à Ménilmontant


Retour de Grèce oblige ou longue baguenaude à travers Paris, je sens aujourd’hui mon talon d’Achille, le droit. Que lui prend-t-il à celui-là ? Jusqu’à présent, il était resté totalement anonyme à mon esprit.
Je vis pour une semaine à Ménilmontant. Première constatation, la rue monte et… comme par un implacable destin le métro est situé en bas de la grimpette.
Deuxième constatation, si je veux ménager mon talon, je dois en passer par là, prendre le métro sans mot dire ou maudire.
J’évite les heures de pointe néanmoins, je me suis faite piéger dimanche en fin d’après-midi. Le wagon est bondé, je crains de ne pouvoir me frayer un passage avant le sifflement de fermeture des portes. Je m’approche de la poterne pendant la descente de l’avant dernière station au moment où, un groupe de jeunes gens entre et remplit tout l’espace encore possible. Ils sont immenses, genre rugbymen, peau d’ébène aromatisée avec Axe de chez Carrefour. Je suis coincée entre une paire de fesses rebondies posées sur mon tendre bedon et le bas ventre du gringalet derrière moi. Les soubresauts du train induisent un mouvement de va et vient peu propice à la concentration de cette situation tendue. Loin d’enflammer mes sens, cette posture me gêne à l’extrême, je sens mes joues s’empourprer pendant que la bobine du temps tourne d’un seul coup, au ralenti.
Enfin, l’affreux bleu et blanc du panneau « Ménilmontant » me sauve, je m’expulse.