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Le carnet de route de la famille Rolly


La Provence


Nous sommes allés à Pélissanne rendre visite à Frédéric et Irène, devenus depuis peu des purs provençaux.
Ils nous ont accompagnés à la cathédrale d'images des Baux de Provence où l'Australie est à l'honneur. C'est avec une certaine nostalgie de l'Océanie que nous avons admiré la réalisation de cette année.








L'archipel des Frioul

En montant les escaliers de la station de métro « Vieux Port » cela sent fortement la marée. Dehors, il y a toujours des étals avec les fameuses poissonnières qui vendent la pêche du jour à la criée. C’est rassurant de voir que les normes d’hygiène n’ont pas encore réussi à supprimer tout ce qui a toujours fait le charme de la ville.

La traversée est courte jusqu’au quai du château d’If.





Il vit au rythme de ses anciens détenus et notament le plus connu « le Comte de Monte-Cristo ». Un trou dans une cellule montre le passage de l’abbé Faria et un poste de télé parfaitement intégré dans son environnement retrace son histoire. C’est un peu too much mais rien n’arrête le marché du tourisme.




Sinon, la forteresse, jamais prise, remplie toujours sa fonction de gardienne de la ville. J’ai lu quelques commentaires sur sa naissance et c’était amusant de voir qu’au XV° sa construction avait déplu fortement aux marseillais, créant des polémiques qui n’en finissaient pas. Aujourd’hui, haut lieu touristique et emblème de la ville, il ne faudrait pas y toucher.






Le bateau a continué sa route et à quelques encablures nous débarquâmes dans le petit port d’une île de l’archipel des Frioul. Le port est sympa mais ses alentours immédiats en béton cubique sont affreux.

Les îles, domaine militaire pendant des siècles, recèlent de beaux vestiges d’architecture militaire. Ils sont tous à l’abandon et s’écroulent lamentablement depuis les bombardements de la dernière guerre. Rétrocédées à la ville en 1975 des parties restent encore fermées au public tant elles présentent de dangers. Cela crée une ambiance particulière. Le temps semble arrêté, la poussière et les ronces tout recouvrir alors même que les villégiateurs profitent de la pureté des eaux des petites criques protégées.








Marseille et ses Calanques



Mon séjour à Marseille a été trop court pour goûter toutes les richesses de la région.
Le temps radieux, un été avant l’heure a grandement participé à la joie de pouvoir s’écarter de la ville afin d’explorer les Calanques et la petite ville de Cassis.

L’expérience de la colloc Castellane s’est révélée un moment privilégié. Les cinq garçons qui y vivent passent beaucoup de temps à cuisiner et à dîner ensemble. Il y a une bonne ambiance, une communication amicale qui n’empêche pas que les choses soient dites même si une bonne dose d’humour aide à les faire passer.

Les calanques cela a été longtemps mon arlésienne perso, j’en entendais parler, mais je ne les voyais jamais.
Brice nous a emmené voir celle d’En Vau « la reine des Calanques » que nous avons faite à pied en deux heures aller-retour. Les roches découpées tombent en à pic dans les eaux méditerranéennes qui rivalisent en couleur turquoise avec les plus belles baies de chez les nous-autres.
Peu de baigneurs dans l'eau mais pas mal de monde, tous avides des premiers rayons de soleil allongés sur les galets tout doux.















Les autres Calanques, nous les avons vu depuis un bateau de plaisance pris au port de Cassis.









La ville est charmante mais elle est déjà envahie par les touristes, je ne veux même pas imaginer comment cela peut être en juillet-août.
Le soleil est riant autant que les commentaires du guide qui avec l’accent et ses « quand même » appuyés, font très couleur locale. Il nous apprend que la pierre de Cassis est très renommée, c’est un calcaire clair aux reflets à peine orangés qui malgré sa solidité et sa densité est facile à travailler et donne un joli poli doux. Elle est exploitée depuis l’Antiquité et a été utilisée entre autre, pour réaliser le socle de la statue de la liberté. Elle est la chouchou des sculpteurs depuis longtemps.





Aujourd’hui elle n’est plus exploitée en regard à la préservation des côtes. On voit encore des vestiges des aires d’embarquement comme ici. Des morceaux entiers de collines ont ainsi disparu laissant la part belle aux promoteurs qui ont construit de belles résidences donnant directement sur des criques rocheuses.




Partout poussent des pins d’Alep. Sortant directement de la roche, ils ressemblent à des cierges posés sur de la meringue. Les charpentiers de marine n’avaient pas loin à aller pour faire leur embarcation avec leur bois souple et dur. C’est la résine de cet arbre qui mélangée au vin grec lui donne son goût si particulier enfin, ses pignons comestibles sont appréciés pour leur goût inimitable.

Des maisons se croient coloniales ou se prennent pour des châteaux alors que le vrai, lui, du haut de son piédestal loue ses chambres aux milliardaires.








Au retour une crème glacée à la violette et du vin blanc de cassis (premier vin à recevoir l’AOC ) complètent à merveille le plaisir de nos sens.

Le pays basque suite


Je fais vite là, parce que les jours passent et je ne parviens pas à mettre à jour ce blog.
La traversée du pays basque a été des plus plaisante malgré le temps souvent bof.
La Navarre, un pays qui a presque rejoint les légendes s’étale en hauts et en bas devant nous au fur et à mesure que nous l'avons traversée. Passant le col, je sens l’âme de Ronceveaux qui y plane encore. Partout, les maisons semblent être posées en équilibre sur des tapis de tendre verdure. Elles ressemblent toutes à des dessins d’enfant avec leurs murs blancs et leurs volets pourpres. Je les adore, leur blancheur me touche autant qu’un bel homme bronzé portant une chemise lactescente et immaculée. On dirait qu’elles ont revêtu leur habit du dimanche.

Nous avons été transportés au temps des pèlerins de Compostelle en faisant halte à Saint-Jean Pied de Port qui comme son nom ne l’indique pas s’appelle ainsi parce que l’on se trouve au pied du port c’est à dire aux portes de l’Espagne. Le village garde sa vocation d’étape incontournable en proposant des hébergements pour les randonneurs à moindre prix ou même carrément gratuit. Nous avons choisi une chambre d’hôtes un peu en dehors du village non pas pour le calme bucolique qui y régnait mais parce que ses tenanciers étaient des homonymes de mon nom de jeune fille.








Une halte à Espelette pour y acheter du piment. J’ai aimé la poste qui donne le ton des maisons décorées de piments ainsi que son chocolat qui pique.








Le pays basque



Nous voulions traverser les Pyrénées au col de Roncevaux en mémoire de mes cours d'histoire du CM. Je revois encore la page de mon livre d'histoire : Roncevaux soufflant dans une corne pour appeler à l'aide ses troupes, sans résultat, le pauvre. Nous avons déjeuné à Pamplelune. J'adore la sonorité de ce mot. En Espagnol cela donne Pamplona (ridicule) et en basque Uruna (avec le truc sur le n). Souvent je me demande pourquoi les noms de villes (et de pays) sont francisés, il me semble qu'il serait plus simple d'utiliser le mot que leur donne les populations locales même si de toute évidence la prononciation serait différente. Je fais toutefois une exception pour Pamplelune, le rêve n'a pas de logique.
Cette ville a été fondée par Pompée qui lui a laissé son nom : Pompaelo. Fortement convoitée pendant de longs siècles, elle devient la capitale de la Navarre. Lorsque j'étais petite je me demandais bien ce que cela voulait dire "Roi de France et de Navarre" mais où donc se cachait celle dernière?
Nous avons marché le long de remparts de la citadelle comme neuve malgré son âge honorable de cinq siècles.





Des sculptures ultra modernes ornent son parc où les tapis de fleurs ont remplacé les canons.





C'est à présent un haut lieu de villégiature pour les habitants de la ville.





La ville dans laquelle nous n'avons fait que déjeuner mérite une visite plus approfondie, l'architecture y est très particulière, les vieux immeubles semblent sortis tout droit de films hollywoodiens alors que les nouveaux donnent dans un minimalisme de bon ton.






























Bilbao



Encore bien malade, j’ai été obligée de faire d’énormes efforts pour rester debout à Bilbao et ne pas sombrer de vertige au vue du musée Guggenheim. Le bâtiment est à lui seul une pièce de musée. Prodigieux.








Dans la première salle à gauche en entrant une série de sculpture de Richard Serra me passionne immédiatement alors qu’elle laisse Alain indifférent. Ce travail est une utopie d’artiste. Par ses dimensions, sa matière, sa disposition, elle est pharaonique. Le visiteur est invité à pénétrer en son sein même, il s'y perd dans une autre dimension. La salle qui l’accueille a été construite spécialement pour elle.




Deux sculpteurs sont à l’honneur pour quelques mois.

Autant Anish Kapoor est captivant grâce à l’imagination qu’il déploie, au renouvellement dont il fait preuve et la diversité de ses travaux autant Robert Rauschenberg ne m’a absolument pas émue avec ses séries de sculptures toutes identiques. Aucun étonnement, aucune poésie, aucun humour mais, un profond ennui. C’est un zéro pointé.

C’est bien de voir différentes œuvres de Kapoor en même temps. L’hétérogénéité est la richesse de son travail ; cela va du caca boudin de béton (l’artiste se refuse de toucher la matière, ils sont conçus par ordinateur puis fabriqués automatiquement, bon !), au canon qui lance des boulets de cire rouge (genre Babybel) sur le coin d’un mur (ne me demandez pas, le pourquoi du comment, je serai bien incapable de vous répondre, c’est trop conceptuel pour mon simple esprit, de plus, j’ai trouvé bizarre que les spectateurs applaudissent le manipulateur du canon qui n’est pour rien dans cette histoire). Mais, d’autres œuvres m’ont captivée comme ces volumes creux qui subliment les couleurs sombres, ou les miroirs déformant qui sont de véritables études optiques et d’autres encore.












Ces collections temporaires sont un concept sympa, ainsi à chaque voyage, l’on peut admirer d’autres choses.

A l’entrée du musée un minou fleuri attend sagement une méga caresse qui n’arrive pas (en fait c’est un toutou d’après son auteur…), l’on dirait une pièce volée au carnaval de Nice.








Viva Madrid



Madrid affirme sa culture partout dans les vitrines de ses magasins. Le jambon cru y a une part importante ainsi que tout ce qui tourne autour de la corrida. Moi, au lieu de toréer je préfère me faire des potes.












Il fait très beau pour la saison. Annie, ayant plus envie d’activités out doors afin de profiter au mieux du printemps, nous guide dans les jardins et les rues calmes de la ville. Son aspiration colle parfaitement à la mienne, surtout depuis notre balade dans l’intérieur des terres où l’odeur du printemps me rapellait mon enfance en Haute Provence.

Je me suis ainsi rendu compte que le printemps a son odeur propre mais celle-ci se délétère au fur et à mesure de la saison.
Dans les jardins de drôles d'arbres colorés ont poussé ça et là.



Nous avons (quand même) visiter Le Prado cela eut été une hérésie de ne pas le faire. Les peintures de Goya, Vélasquez, El Gréco, Murillo, mais aussi Jérôme Bosch et de nombreux italiens de la renaissance nous ont captivés plusieurs heures durant. C’est quelque chose de voir en vrai des œuvres majeures que l’on ne connaît que par reproductions microscopiques. Cela change autant qu’entre un écran de netbook et un Imax.

Nous sommes arrivés trop tard dans l’après-midi pour visiter le palais du roi. Une file d’attente d’une heure et demie nous en a bloqué l’entrée, en lieu et place nous avons pris du temps pour visiter un autre musée : Thyssen-Bornemisza avec des œuvres plus modernes dont une toile de Bacon représentant une femme seule dans une chambre. J’ai beaucoup aimé ce tableau.
La cathédrale est moderne et minimaliste, cela lui donne un cachet particulier assez élégant.








La crypte qui la jouxte est réservée au VIP. Cette différence de classe jusque dans la mort horripile.




Nous avons trouvé que le cœur de la ville se divisait en quartiers distincts les uns des autres. L’architecture est vraiment belle, s’y promener fût très plaisant.












Un peu partout, des saltimbanques s’exposent ou jouent de la musique pour le plus grand plaisir des heureux badauds que nous sommes.












J'ai fait des châteaux en Espagne



Pour notre première nuit sur le vieux continent, nous avons voulu non seulement faire des châteaux en Espagne mais carrément en acheter un pour une nuit. Nous avons choisi un château fort sis à Oropesa, fort ancien doublé d’un plus récent transformé en hôtel de luxe. Des salons en enfilade, une déco discrète et élégante partout. Dès notre arrivée dans la chambre, nous avons mis le chauffage à fond. Quelle douceur…









Nous visitons la partie fortifiée, en nous prenant pour de gentes dames et de preux chevaliers.




Un autre visité le lendemain à ... , s’avère mignon à souhait, j’en ferai bien mon quatre heure, mais son propriétaire qui ne le fait visiter qu'une seule après-midi pas semaine, nous dit que cela coûte très cher à entretenir, il n’est pourtant pas si grand !
Chimène y a séjourné (vrai, pas vrai ?), elle a dû s'y plaire autant que nous qui, transcendant notre vertige, avons monté jusqu'en haut des tours.













J'ai aimé ces colonnes qui ressemblent à de bâtons de sucre candi.



La campagne de la province de Tolède couverte d’oliviers vert de gris s’étire avec grâce et douceur, le tracé des routes est si facile que nous avons l’impression de rouler dans des vacances.





Les villages que nous traversons sont quasiment vides, de nombreux magasins ainsi que des habitations légendaires sont en vente, si près de la capitale c’est vraiment étrange.














Propre



Après notre petit tour en voiture dans la campagne espagnole et avant notre week-end à Madrid, nous avons été obligés de laver notre belle voiture de location.
Cela a donné cela.
















Avril mai



Après un silence un peu long je reprends le blog. Différents aléas et une paresse utile m'ont éloignée de ce travail au point de me demande si je suis encore capable d'écrire ! Une part de mauvais sort avec des connections plus qu'aléatoires dans les petits villages d'Espagne, des "ite" qui m'ont passablement affaiblie : bronchite, laryngite, otite, sinusite et l'oubli à Toulouse de l'alimentation de mon ordinateur ont participé à ce résultat.


J'ai envie de commencer par ce que j'ai vu ce week-end comme cela c'est encore tout frais dans mon esprit, vous y gagnerez un peu de culture et un espace fleuri.

Samedi, nous étions au château de Caumont où une fête des fleurs battait son plein. Ayant oublié mon appareil photo, je me rongeais les sangs en pensant aux champs d'iris que je perdrai. En fait, de champs, deux ou trois efflorescences pâlottes dans un jardin laissé à lui-même ne nous ont pas laissé de souvenir mémorable. Nous sommes arrivés pile poil à l'heure de la visite guidée et ceci a un peu compensé cela.
J'ai appris/vu différentes choses :
- Dans la cuisine voutée un potager (premier fourneau en céramique permettant de cuisiner debout) promettait de cuire des cassoulets encore longtemps.
- Dans le salon la gravure d'une bataille napoléonienne est en vue cavalière, c'est à dire dessinée comme si elle l'était du haut d'un cavalier.
- Dans la chambre du roi, un moine ( appareil formé d'un cadre en bois où l'on suspend un réchaud de braises et servant à chauffer les lits) aurait pu chauffer le lit de sa majesté, vu les températures plus que fraîches pour la saison.
- Dans le jardin une glacière nous a impressionné par sa taille. 3m de diamètre, 8m de profondeur, elle était munie autrefois d'une poulie pour faire descendre la glace venue des Pyrénées. La glace pouvait y rester deux ans sans fondre. Je savais que Louis XIV mangeait de la crème glacée et que celle-ci venait par diligence depuis la Haute-Savoie mais j'ignorais que celle-ci pouvait être stockée dans de tels édifices.








C'est le printemps, les serres municipales de Toulouse ouvrent leurs portes au public. Les amateurs de plantes d'ornement et de petites fleurs sont tous au rendez-vous.
Les serres elles-mêmes sont à admirer, la plus ancienne de type Eiffel date de 1885.
Les milliers de fleurs, j'en ai rarement vu autant en même temps nous enchantent. Dommage que la glycine de la tonnelle soit à peine fanée de même que les violettes (faut-il rappeler ici que cette dernière est la fleur fétiche de Toulouse ?) Malgré tout, la violette Madame Dumas à la fleur renflée souffle toujours sa fragrance caractéristique pour le plaisir de nos sens.
A noter, les visiteurs peuvent repartir avec un sac de compost gratuit à la fin de leur promenade.

























Il doit quelque part exister un jardinier amoureux mais cachotier parce que ce joli cœur n'est pas visible depuis les allées, il est apparu ainsi alors que j'ai déplacé mon objectif au-dessus de la plate bande.