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Le carnet de route de la famille Rolly


Bye Bye Pérou



Quelques petites galères pour terminer en beauté notre séjour au Pérou.
Rétrospectivement, c’était hyper intéressant parce qu’à chaque ennui a correspondu une merveille. Sur le coup, la colère devient un stress si intense qu’il n’est pas facile de l’évacuer afin de conserver toute sa clairvoyance et son cœur ouvert.
Je passe rapidement sur notre retour du Machu Picchu. Nous avons réussi à changer à « une personne de queue près » l’heure de notre retour en train. Le jeune couple d’allemand qui nous suivait ne voulant pas refaire le trajet inverse à pied, (le jugeant trop pénible et dangereux), ont pris nos billets, s’ils étaient passés avant nous, nous n’aurions pas pu les modifier.
A l’arrivée du train, le bus Luci qui devait nous attendre n’est pas là mais, nous nous débrouillons pour en trouver un autre pas cher du tout.


A l’aéroport du Cuzco, il y a fouille obligatoire des bagages. Nous n’avons jamais vu cela. Nos valises sont empaquetées comme des princesses, nous ne voulons pas qu’elles soient ouvertes. Nous faisons un tel tapage que nous réussissons à avoir d’autres emballages plastique.
A l’ambassade de France, les jeunes fonctionnaires sont super sympa et nous obtenons un laissez-passer pour Alain sans difficulté aucune. Les beaux quartiers de Lima paraissent enchanteurs par cette belle journée.
A l’aéroport de Lima, le jeune gars qui fait l’enregistrement pour Avianca, ne comprend rien au laissez-passer et ne veut pas nous donner nos boarding pass. Il nous fait attendre des heures pour rien. Après, à l’immigration, la chef nous demande trois dollars pour apposer son tampon sur la feuille. Elle ne nous donne pas de reçu, cela veut tout dire mais nous payons sans rien dire.

Avant d’embarquer alors que nous avions huit heures d’attente entre les deux vols, je n’ai plus que 15 minutes pour dépenser mes derniers 30 soles. Je demande à Alain quel souvenir il veut. Il me répond :
- Tu n’as pas plutôt un « oublier » ?

Archi



Je pense être restée trop longtemps dans la ville de Cuzco. Si c’était à refaire, je n’y aurais séjourné que trois jours. A la place, j‘aurais résidé (entre autre) plus longtemps dans la vallée sacrée, tout en louant une voiture pour m’y promener. La circulation n’étant pas du tout dangereuse.

Le froid est la principale raison qui m’a fait peu apprécier la ville. Dès cinq heures du soir je commençais à grelotter et cela allait en empirant. Je me pétrifiais peu à peu jusque vers deux heures du matin où chaque nuit je me suis réveillée en sueur. Après cela, une insomnie me gardait réveillée jusqu’au petit matin. J’ai entendu dire que les insomnies ici, sont pires qu’ailleurs et qu’elles sont dues au manque d’oxygène. Je ne suis pas sûre de la véracité de ce phénomène, mais ce que je peux affirmer c’est que je n’ai fait que quatre nuits complètes durant tout mon séjour au Pérou.


Mise à part le cœur de la ville avec ses églises prestigieuses et trois ou quatre rues typiques, je n’en ai pas aimé l’architecture. C’est en grande partie parce que le principal matériaux de construction est l’adobe. Il y a aussi de la brique rouge mais celle-ci est tellement mal posée qu’elle donne exactement la même impression de pauvreté.
Les pavés d’adobe empilés les uns sur les autres sont recouverts d’un enduit qui, par endroit, se déchire. Avec la pluie, la terre s’humidifiant, coule le long des murs, laissant de larges traînées de boue sur les murs, rappelant le sang du christ sur les crucifix en ivoire. On dirait que les maisons se liquéfient petit à petit, créant un margouillis sur les trottoirs dallés. C’est ainsi que les rues ne sont jamais propres, dès qu’il pleut, elles se transforment en torrents fangeux qui ne suffisent jamais à la nettoyer. A force, les maisons finissent par s’écrouler et bloquent pour des semaines le passage des voitures.

Sur les toits sont posées des tuiles. C’est pour moi, une telle aberration que je ne peux pas en sentir toute leur beauté. Les tuiles sont parfaites pour des régions où l’hygrométrie est faible et la chaleur élevée.
C’est un matériau poreux qui se charge d’humidité lorsqu’il pleut, cela n’est pas un souci si une forte chaleur permet une évaporation salutaire mais lorsque les températures sont basses, cette même humidité accentue encore la sensation de froid. Dans la maison où nous étions la propriétaire est sans arrêt en train de faire réparer des fuites du toit, un travail sans fin. Les paysans des altiplanos l’ont bien compris, ils ont troqué la chaume par des tôles. Il est probable que, de part ma culture, j’aime la tôle mais ce que je trouve surtout notable, c’est sa facilité d’utilisation et son étanchéité à toutes épreuves face aux fortes pluies tropicales.

Je sens que mes critiques vont déplaire à beaucoup, est-ce une raison suffisante pour me taire?

Sagesse inca



La conversation que j’ai eue avec un guide parlant très bien le français dans le train qui me ramenait d’Agua Caliente a été des plus intéressantes. Nous avons parlé du temps qu’il fait et de celui qui passe, de chronologie. Il me racontait des histoires inca et moi je lui parlais des celtes, de la symbolique des éléments naturels. Deux choses à retenir de cette sagesse inca :

- « Nous passons les quarante premières années de notre vie, à allumer des feux et les quarante autres à être pompier. »

- « Mon père me disait qu’il faut profiter du froid. » (Un peu comme l’on profite de tout ce que la mère nature nous offre.)

Moi, qui suis devenue, depuis trois ans, une profiteuse professionnelle, je sais que jamais je ne pourrais profiter du froid, c‘est hors de mon entendement. Le froid est une agression permanente, impossible à relayer en un quelconque, même ténu, plaisir. Il m’avoue que, quand bien même, l’absence de chauffage dans les maisons fait partie intégrante de la culture des gens de Cuzco, il a acheté en Argentine un poêle et qu’il chauffe sa maison au bois d’eucalyptus.
Le confort entre donc petit à petit dans les maisons péruviennes, bientôt, qui sait, on verra des cheminées fumer.

Le Machu Picchu



Nous avons réussi à aller au Machu Picchu. Je n’y ai cru qu’une fois sur place, couchée dans la chambre de notre hostel.




Le lendemain du jour de la réouverture officielle, on sent que l’organisation n’est pas encore bien ficelée, ce qui nous a d’ailleurs, valu quelques déboires financières mais dans l’ensemble, je pense que nous nous en sommes pas mal tirés.

Lorsque nous arrivons à l’agence pour récupérer nos billets et prendre le bus pour nous rendre à Ollantaytambo d’où tous les trains partent (la voie de chemin de fer entre cette ville et Cuzco n’est pas encore ouverte, de grosses réparations dont la construction d’un pont sont nécessaires), nous avons la surprise de voir que notre retour est prévu le samedi soir tard, alors que l’on nous avait promis d’être de retour vers treize heures. Nous montons dans la voiture qui nous promène à travers la ville sans raison apparente jusqu’à ce que montent avec nous deux filles de l’agence. Nous comprenons que nous partons avec ce véhicule plus les deux filles qui nous disent que finalement l’hôtel n’est pas compris dans la somme versée deux jours plus tôt et aucune réservation n'est faite. Bien…

Ces filles ne paraissent pas être des arnaqueuses, je penche plutôt vers de l’incompétence. Malgré tout, je continue à penser qu’elles ont essayé de faire de leur mieux dans le temps qui leur était imparti.

Elles nous laissent à la gare, il est presque quatre heures de l’après-midi.
Le train que nous devons prendre ne partira que vers vingt heures. De longues heures à attendre dans le froid. J’ai un livre à lire, tout va bien mais une légère angoisse me poursuit « Où vais-je dormir ce soir? »


A l’arrivée à Agua Caliente, des hôteliers sont là, en rang presque parfait, avec leur « panneau à noms». Le premier abordé nous dit qu’il a de la place à 500 dollars la nuit, un peu cher pour nous, de paroles en paroles nous trouvons un homme qui nous conduit dans une chambre spacieuse de son hostel pour moins de 20 euros la nuit, c’est très propre, cela sera parfait, un peu gênant peut-être, le fait qu’il n’y ait pas de réception mais l’on s’en accommode. Il s’agit du Rumillaqta hostal.

Il est presque dix heures du soir lorsque Cosmos notre guide vient nous rendre visite. (Nous avons pris un numéro de téléphone mobile au Pérou qui nous a bien servi, ceci expliquant cela.). Nous déclinons son offre de nous lever à quatre heures du matin pour prendre les billets afin de se rendre au sommet du pic. Seulement quatre cents personnes sont autorisées à y monter, par jour. C’est la course pour tous ceux qui le souhaitent, seuls les premiers servis y ont accès.

Pour moi, c’est hors de question, de part le fait que la journée a été suffisamment pleine d’émotions et de penser de s’y rendre à jeun de 24 heures et sans faire pipi puisque il n’y a pas de toilettes sur le site.


Le lendemain, dès que je sors dans la rue, je sais que j’aime cet endroit.
Est-ce la présence de la rivière Urubamba, qui par son bourdonnement emporte toutes les paroles très loin, les effaçant au fur et à mesure de leur écoulement de bouche? Par son bouillonnement intense, l’eau se charge d’oxygène, de vie. Je la sens naître, comme je la sens avide de parcourir les milliers de kilomètres qui par l’Amazone la relie à l’Atlantique.




Est-ce la présence de tous ces dieux montagnes protecteurs qui recentrent l’homme en lui rappelant la dimension qui est la sienne ? Est-ce la végétation tropicale qui envahit les parois les plus abruptes, sourit d’orchidées sauvages, rappelle des ailleurs chéris? Est-ce ce gros bourg, dénué de voitures, aux allées dallées de briques bétonnées d’une propreté presque immaculée, totalement désert à cette heure ?





Qu’est-ce qui fait qu’immédiatement un endroit plaise? Je ne sais. Peut-être est-ce la réponse à ce mystère que l’on cherche inlassablement en voyage?


Nous cherchons un café. Il n’est pourtant pas si tôt mais tout est fermé. Alain apostrophe un homme, qui fait les cents pas devant son restaurant. La conversation s’engage, nous venons de rencontrer Patrick, un cuisinier français qui nous offre un petit noir bien serré et nous fait visiter son restaurant. La déco est sympa, il nous dit qu’il est aussi le peintre de cette ambiance. De nombreux tableaux peints ornent les murs, les plafonds et les poutres. Je ne suis toujours pas sûre qu’il ait fait cela tout seul, mais ce qui m’impressionne, c’est que son restaurant est une vraie prolongation de sa personnalité. Lorsque l’on y pénètre, on entre dans son monde. Le soir, nous irons y dîner avec grand plaisir.








Nous prenons le bus, comme presque tous les autres touristes. Il y a une seule route qui monte au site, en une infinité d’épingles à cheveux. Ce chemin peut être fait à pied mais, je vous préviens, cela grimpe sec. Ce que j’aurai voulu faire éventuellement, c’est redescendre une partie en marchant, mais bon, après être restés plusieurs heures là-haut, l’envie de rentrer s’est faite sentir.

A l‘entrée, il y a un seul hôtel, deux ou trois restaurants et des toilettes payantes, il faut prendre ses précautions parce qu'après…
Jusqu’à présent, nous nous demandions bien pourquoi nous avions pris une agence pour venir jusqu’ici. Il nous semblait que nous aurions pu aussi bien faire tous seuls le boulot d’aller chercher les billets mais coup de théâtre, nous revenons sur nos sentiments confus. Juste avant d’entrer le guide nous demande nos tickets. Il regarde la date et nous les échange contre des valides du jour. Nous n’avions pas remarqué qu’ils étaient datés au 5 avril. Sans leur petit trafic de billets, nous serions restés sur le carreau.
Nous restons environ deux heures avec lui. Très vite, je m’ennuie, je voudrais bien me promener seule. Je ne crois pas avoir appris quoi que ce soit mais je n’ai pas non plus écouté beaucoup ce qu’il disait. Les touristes sont disséminés un peu partout sur le site. Il n’est pourtant pas possible de ne pas être gênés lors des photos et en même temps certains me donnent la possibilité de faire de beaux clichés qui seraient un peu tristes sans une présence humaine. Nous admirons la maitrise des architectes qui intègrent au mieux l’espace naturel. Ici, nous sommes comme à Versailles dans la mesure où seuls les nobles y vivaient. La populace n’avait pas droit aux maisons en pierre, matériau noble !

















Bien que je perçoive la majesté du lieu, je ne suis pas plus emballée que cela. Le site m’impressionne plus que les vestiges qui ne sont que de belles ruines. Les architectes, les tailleurs de pierre de l’époque nous démontrent sans aucun conteste, leur savoir-faire mais, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en Europe à la même époque, les cathédrales étaient déjà construites. Qu’est-ce qui fait que ce site attire autant de touristes ? C’est la question que je me suis posée assise sur une des terrasses en mangeant une pomme. La nostalgie d’une civilisation perdue ? Un peu d’aventure ? La magie du lieu ? La beauté des paysages? Probablement un peu de tout cela à la fois, et chacun finalement, y trouve son compte.









Il fait beau, c’est génial, nous avons eu de la chance parce que la veille, il avait fait un temps désespérant avec de fortes pluies qui ont quelque peu découragé tout le monde rappelant les affreuses journées du mois de janvier. Patrick nous a dit que la pluie était d’une force inouïe, elle a cassée ses vitres blindées. Partout de chaque côté de la voie ferrée, on voit des restes d’éboulement qui prennent des hectares entiers, flou…..p.
Quelques rencontres ce jour-là :
- Avec un drapeau breton flottant au point le plus haut.
- Avec les jambes aux mollets plus que charnus d’une américaine constellés de piqûres d’insectes.
- Aves des bourdons obèses et très snobs qui tournoyaient autour de moi sur les chemins des terrasses.
- Avec des hommes de main coupant les bambous du chemin de l’inca, écoutant de la flûte indienne sortant d’un poste de radio et me montrant une mue d’anaconda.
- Avec des lamas fatigués s’abritant dans les chaumières multi centenaires.
- Avec une bébête fort méchante qui a transformé main droite en ballon baudruche pour trois jours.
- Avec les chants d’une secte quelconque qui remerciait la vie.

Une belle journée, vraiment.




Ceci n'est pas un mauvais rêve



Il y a des jours comme cela où il vaut mieux ne pas se lever, rester au fond du lit afin que le mauvais sort s’échappe sans faire de fracas.

Notre réservation pour le Machu Picchu est tombée à l’eau. Hier soir, un employé penaud est venu à la maison et a trouvé un prétexte fallacieux pour annuler la vente faite il y a une dizaine de jours. De bonne heure ce matin, nous nous sommes rendu à son agence afin de récupérer notre argent. Je le soupçonne de nous avoir fait un prix qu’il n’a pas pu honorer. Nous faisons quelques pas et entrons dans une autre agence qui nous promet un départ le soir même en train. C’est plus cher mais nous n’avons pas vraiment le choix. La fille nous dit de repasser vers une heure de l’après-midi afin de récupérer tous les billets et donne nos passeports à une collègue qui part, Dieu sait où, en faire une photocopie. Avant de quitter l’agence, c’est par hasard qu’Alain se rend compte que la première page de son passeport est presque complètement déchirée. Colère, mais que faire ? Il oblige les filles à appeler l’ambassade à Lima, cela prend une bonne heure afin de trouver le numéro et un téléphone qui marche . Un fonctionnaire nous dit qu’il peut nous faire un laissez-passer en une heure mais il faut venir sur place hors, il n’est pas prévu de stop suffisamment long sur notre chemin du retour dans la capitale. Retour à la maison afin de prendre le code de notre vol de dimanche (jour de Pâques pour tout arranger). Sur le guide nous trouvons l’adresse de la compagnie aérienne. Nous décidons d’y aller immédiatement. Arrivés à la dite adresse, plus d’immeuble, il a été détruit et à la place se trouve un grand trou rempli de gravas. Nous demandons de l’aide dans une agence qui nous indique la nouvelle adresse tout près. L’hôtesse nous dit qu’il est possible de faire un changement d’horaire mais il n’y a de la place qu’en classe affaire. Nous déclinons l’offre pour y revenir par la suite parce que les différentes attentes dans les compagnies aériennes n’ont rien donné, elles sont encore moins avantageuses financièrement.

Un break pour le déjeuner dans un restaurant italien La musique des Beatle m’apaise un peu. Je suis tendue.

Retour dans l’agence pour le Machu. Nous attendons une heure que la patronne ne reviennent avec les billets pour nous annoncer qu’il n’y a plus de place dans le train ce soir ; la seule alternative qui nous reste est de partir demain pour revenir samedi chose que nous voulions éviter à tout prix. Encore une fois, l’on nous met devant le fait accompli. L’organisation ici est particulière. On s’en préoccupe au moment même de rendre les billets, rien n’est fait par anticipation, tout est à la bonne franquette et si cela se passe bien, c’est heureux.
Départ remis à demain donc…

L’après-midi est bien avancée. Je sais à présent que le temps que j’avais prévu en shopping est réduit à peau de chagrin. Nous allons dans une boutique que j’avais repéré pour acheter un pull en alpaga. Achat incontournable s’il en est.
En quittant la boutique nous partons à la recherche de film plastique qui enroulé autour des valises doit nous prévenir immédiatement si elles ont été ouvertes ou non. La première fois que j’ai vu cela à Rome je me suis dit « Eh bien, il l’aime sa valise celui-là pour l’empaqueter de la sorte. » Arrivés à Buenos Aires j’ai vite pigé le pourquoi du comment. Ici, il ne se vend pas de film plastique dans les super marchés comme chez nous. Il faut trouver une boutique de plastico qui ne vend que du plastique, une gageure dans une ville inconnue et de langue étrangère. Nous avons passé l’épreuve.
Le marchand est très sympa, cela sera le rayon de soleil de la journée parce qu’en matière de soleil celui-ci fait la gueule aujourd’hui, en sortant de la boutique, le temps de héler un taxi et de monter dedans on est trempé. L’expression : « Il pleut comme vache qui pisse. » prend toute sa dimension.
Pire, je fais tomber dans le caniveau qui s’est transformé en rivière en quelques minutes le précieux paquet qui contient mon pull, ça c’est ma bêtise, celle d’Alain a été d’oublier sa veste dans la boutique de laine. Nous sommes obligés d’y retourner dare-dare.

Les pantalons et les chaussures sont en train de sécher et un verre de maté de coca à la main, nous récupérons doucement.