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Le carnet de route de la famille Rolly


Triste



C’était très tendu aujourd’hui au niveau de l’état major du bateau. Dès huit heure, le Capitaine nous a prévenu qu’il était possible que l’on fasse demi-tour à cause du tremblement de terre qui a secoué pendant la nuit, le Chili à quelques miles de Puerto Montt. Nous avons attendu toute la journée d’autres informations et pour l’instant, aux dernières nouvelles, notre route devrait se poursuivre normalement jusqu’à Valparaiso que nous devons atteindre mardi.
Il est encore possible que des perturbations au niveau des transferts d’avion aient lieu, vu la situation dramatique. Ici, nous avons tous une pensée pour les victimes et leur familles.


Les fleurs de la Patagonie



Cet espace est dédié aux fleurs de la Patagonie, puisque en mettant le pied à Puerto Montt, nous quittons définitivement cette région sauvage.

Vous verrez une rose en souvenir de notre passage à El Calafate où cette fleur s’étale avec bonheur dans tous les jardins. Les grosses fleurs roses ( 10° photo) embellissent Buenos Aires, les arbres qui les portent ressemblent à des bouquets géants posés ça et là dans la ville.


























































Ushuaia la vilaine



Ushuaia nous a volé notre escale à Punta Arenas où nous avions prévu une sortie pour aller voir les pingouins. Je suis contrariée, je ne sais pas au juste si c’est plus parce je ne verrai pas les pingouins ou bien si parce que cela nous ajoute une journée en mer à tourner en rond.
Il y a des vents violents en Patagonie : c’est un pléonasme donc notre capt’ain aurait dû ne pas mettre le bateau à quai mais le laisser dans la rade.
J’explique: au moment de partir, hier soir, il nous annonce que cela n’est pas possible d’appareiller parce que le vent (40 nœuds) pousse le navire sur le ponton, il faut attendre que celui-ci tombe. Normalement, il s’atténue à la tombée de la nuit à cause des changements de température mais rien de tel ne s’est produit, nous restons collés au quai. Ushuaia ne veut plus nous laisser partir, la vilaine…
Diane me dit que je suis mal placée pour me plaindre. C’est certainement vrai. Si l’on considère le luxe dans lequel nous vivons sur ce navire, n’importe quelle plainte parait déplacée. En fait, je ne pense pas que je plaigne, c’est plutôt que je vous fais part de mes impressions tout en essayant de les analyser avec le peu de compétences humaines dont je suis dotée. Je suis vraiment impressionnée par les prestations qui nous sont offertes sur le bateau. Le prix que nous avons payé est insignifiant par rapport à tout ce que nous pouvons profiter gratuitement à bord. Les spectacles sont de qualité et le service est impeccable. Notre cabine est nettoyée deux fois par jour. A n’importe quelle heure du jour l’on peut se restaurer de façon fort appréciable. A table, nous avons des serviettes en tissu à tous les repas. Dès que l’on a terminé ne serait-ce qu’une tasse de thé, quelqu’un vient l’enlever. Les appareils de la salle de sport sont réparés sitôt qu’ils tombent en panne etc. Il y a 0 défaut.
Qu’est-ce qui me dérange alors ?
C’est le confinement. La fâcheuse impression d’être dans une prison dorée. Le manque d’espace et le bruit de centaines de voix dès que l’on est à l’intérieur (et dehors, il fait très froid, cela ne laisse guère de choix!).
Je suis trop jeune pour être enfermée dans un petit espace.
Regarder les chats. Au début de leur vie, ils restent près de leur mère puis petit à petit, ils explorent la pièce où ils se trouvent ensuite cela ils passent à la maison, puis la rue, le quartier. Adulte, leur territoire occupe une bonne superficie. Lorsqu’ils sont vieux, ils ne partent plus en vadrouille, se contentent de descendre de la chaise pour se mettre sur le fauteuil où parfois ils s’oublient.
Nous agissons de même, les personnes d’un âge honorable ne sortent plus beaucoup de chez elles. Lorsque pour des raisons de santé, elles doivent être déplacées, cela devient un drame personnel. On a beau dire : « Je ne serais jamais comme cela. » C’est faux, c’est la vie qui est faite ainsi.

Moi, je sens que je n’ai pas fini d’explorer mon territoire, il est vaste, c‘est le monde. J’apprécierai probablement plus les croisières quand j’aurai vingt ans de plus, quand mon espace sera en voie de réduction. Le bateau sera alors un havre douillet.

Pour l’instant, je trouve le temps long dans le sens où je n’ai plus rien à découvrir ici. S‘ajoute à cela, les « eux-autres » qui ne parlent pas la même langue, ne partagent pas les mêmes histoires. Il y a trop peu d’échanges enrichissants. Pire que tout, je déplore un certain ramollissement intellectuel, dès que je n’apprends plus rien, j’ai une impression d’ennui.

Encore deux jours de mer avant d’arriver à Puerto Montt. Je vais me recentrer et utiliser du temps pour me chouchouter cela sera toujours ça de pris.

Ushuaia la belle











Nous sommes à quai à Ushuaia. Nous descendons avec les autres C1 pour un tour organisé dans l’arrière pays de la ville, en Terre de Feu.
Ca le fait quand je dis cela…
L’organisation est spectaculaire, nous nous retrouvons dans un car avant même d’avoir dit ouf.
A l’arrivée au refuge, nous devons changer de chaussure. J’ai du mal à troquer mes LOWA toutes neuves contre des bottes sans couleur et glacées de surcroit. Elles s’avèrent très vite un élément indispensable dans cette région spongieuse. C’est un milieu totalement étranger pour moi. Le sol est recouvert de ce que l’on met sur les racines des orchidées pour garder l’humidité (Hep, Henri, cela s’appelle comment ce truc ?) vous voyez de quoi je parle, une sorte de mousse hydrophile. Eh bien ici sous mes petons il y en a une couche qui fait sept mètres de hauteur, heureusement que c’est relativement solide et que l’on n’y enfonce que jusqu’à mi-mollet.
C’est amusant d’y marcher mais c’est bien aussi quand cela s’arrête. Je suis mal à l’aise pour me déplacer avec ses bottes qui sont des anti-sept lieues.








Arrêtons de regarder mes pieds et levons un peu la tête. Le paysage est superbe, vraiment comme dans mon imaginaire. Des retenues d’eau fabriquées par les castors permettent au ciel de descendre sur terre.








La magie de la forêt est perceptible partout, dans le cœur d’une orchidée sauvage, sur l’écorce argentée des arbres, sur les champs de mousse colorés.
J’ai vraiment adoré cette balade.












Le côté peu drôle a été la présence de trop « d’autres ». C’est impersonnel à souhait parce qu’industriel ces tours touristiques tout prêt mais sans cette organisation, nous n’aurions jamais eu l’opportunité de voir tout cela. Alors… Les « eux-autres » dans la plaine (sauf Alain qui est un « nous-autres » vous aurez fait la différence tout(e) seul(e)):








J’aimerais bien rester ici quelques temps en été.
Ne perdons pas de vue quand même que l’été est comme un hiver en France. La guide nous disait que c’était une belle matinée de saison parce que nous n’avons eu ni pluie ni vent. On ne parle même pas de temps d’ensoleillement ou de températures clémentes. Elle se lamentait de ne jamais pouvoir mettre de robe d’été ; en fait, c’est juste l’inverse de chez nous, sauf que nous, on ne s’en plaint pas.

Le bout du monde (le vrai)

De bonne heure ce matin, j’ai été réveillée par un nouvel instrument de musique. Le cliquetis des cintres en bois qui, en se percutant les uns les autres, jouent des castagnettes dans la penderie.
Peu après sur le tapis de marche de la salle de sport, j’avais l’impression d’être sur un manège qui tourne, tourne, impossible de marcher sans se tenir fortement. La mer est démontée, approche du Cap Horn oblige. Des vagues de quatre mètres de haut viennent fouetter la coque du bateau en perturbant son équilibre, tout bouge. Je suis retournée dans la cabine pour rester allongée, le mal commence.

J’ai la fâcheuse impression d’être couchée sur un énorme soufflet de forgeron. Ca monte et piouf cela descend.

Cela sera donc une journée partiellement Off jusqu’à l’approche du fameux Cap Horn. La mer se calme un peu mais pas le vent. Il y a la foule des grands jours sur le pont pour voir « El fin del mundo ». Un piteux rocher photographié en quelques minutes bien plus que moi durant toute ma vie, je suis un peu jalouse.

C’est sympa quand même d’être ici, mythique. Toutes les histoires écoutées ou lues, de découvertes, de navigation, de naufrages, de vie impossible sous ce climat ingrat me reviennent à l’esprit. Je fais corps avec l’humanité dans ce qu’il a de plus grandiose. Je suis.












Port Stanley







Hier soir, nous avons assisté à un show qui m’a emballée. Il s’agit de Claude Eric un chanteur canadien. Il chante en français, anglais et espagnol avec une voix d’une puissance incroyable. Je le verrai bien venir en Calédonie en salle Sisia, il ferait un malheur.

Sinon, je déprime un peu aujourd’hui.
Nous sommes à Port Stanley aux Malouines. C’est un petit coin de paradis en Atlantique Sud si vous aimez le vent, le froid, la pluie, la neige (250 jours de précipitations par an) et le calme (2 500 habitants au total), les maisons au toit jaune et la mer couleur noire, venez vite vous y installer sinon, passez votre chemin après avoir vu quelques pingouins.












La pluie et le froid ont sacrément perturbé notre balade qui s’est réduite à une peau de chagrin et un chocolat chaud chez Michele café. Un peu de calme vite perturbé par l’arrivée d’un couple d’américain.
Ici, depuis la guerre on affiche son appartenance, des fois que…




Le plus amusant a été le transport en chaloupe et la remonter à bord où nous avons été scannés deux fois, des fois que…








Je me faisais une joie de cette sortie, une balade sur la terre ferme avec en fond d’écran le vol des cormorans, raté. La vie à bord commence à me peser. J’en ai assez d’entendre parler américain tout le temps et de supporter un brouhaha incessant. C’est la première fois que la musique d’une langue me dérange. Il est probable que la promiscuité et l’enfermement y sont pour quelque chose. Je me réfugie dans ma cabine qui est heureusement assez bien isolée.
Demain sera un autre jour.

Sur le bateau



Nous avons assisté à une vente aux enchères de tableaux de maître.
Ici, le staff est composé d’une quarantaine de nationalité différentes. Les présentateurs viennent tous des USA. Ils ont un accent à couper au couteau mais je parviens à les comprendre assez bien. Celui qui faisait les enchères est un vendeur hors pair même si je voyais venir de très loin son baratin. Il s’est vendu quelques tableaux. Il a essayé de venter les mérites de Nekita (pas certaine de l’orthographe) qui d’après ses dires arrache au niveau des ventes dans les galeries prestigieuses américaines mais sans succès.
No comment pour moi sur cette jeune artiste. Cela a été une expérience intéressante de voir se négocier des œuvres d’art comme des poissons au marché. C’est vrai, que c’était pour la plupart, comme les qualifie si bien Jean-Pierre de la peinture pour chambre d’hôtel.

Pendant la traversée de deux jours qui doit nous conduire jusqu’aux Malouines, les activités à bord sont incessantes. Et pendant les trous, nous pouvons toujours aller faire une promenade sur le pont du bateau. Il fait froid mais le temps est splendide.












Hier, nous avons eu un excellent show de tango et la fontaine de champagne offerte par le capitaine.




Les croisièristes avaient sorti le grand jeu, les Messieurs étaient en costume (voire en smoking) et les Dames étaient toutes fort élégantes. Il n’y avait que nous qui étions en jeans et pull. Les américains ne rigolent pas avec le protocole, nous avons pu en juger. Bien évidement, photo devant la fontaine de champagne et les bouquets de fleurs, rien ne manquait… Je regarde souvent les gens. La moyenne d’âge est fort honorable, nous passons pour des jeunots. Les femmes se déplacent partout avec accroché à leur épaule, leur sac, comme si, celui-ci était une prolongation de celle-là, une protubérance à exposer. Je me demande « Mais qu’est-ce qu’elles mettent dans leur sac ? » Pour une des rares fois de leur vie où elles pourraient sortir les bras ballants et libres (on n’est jamais qu’à moins de cinq minutes de sa cabine partout) et l’esprit serein (il y a un coffre dans chaque cabine), elles n’en profitent même pas.




Le soir, dégustation de vins français accompagnés de tapas un moment sympa.
En rentrant, je ne comprends pas bien pourquoi je ne marche pas droit alors que je n’avais pratiquement rien consommé jusqu’au moment où traversant l’espace de la piscine j’ai vu l’eau qui avait débordé partout. Ca tangue sur les bateaux même les gros.




Montevideo


Première escale : Montevideo
Après juste une nuit de navigation, nous arrivons à Montevideo, principale ville de l’Uruguay. Nous sortons à pied nous promener en ville. Il est vrai que cinq heures ne suffisent pas pour appréhender une grande ville mais je peux dire que je ne m’y suis pas plu. L’architecture est parfois austère au point que l’on se croirait dans Gotham city et parfois empreinte de fioritures baroques, le contraste est bizarre.
En sortant, on peut voir le Princess dans toute sa ma majesté :












Les gens dans la ville sont toute à leur occupation :
















Nous visitons le petit musée d’art précolombien. Nous sommes les seuls à arpenter ses collections intéressantes, c’est un havre de paix, pas de photos possibles et pas de brochures non plus parce qu’elles étaient payantes, l’entrée aussi du reste. Le musée du carnaval est lui bien plus animé. Il occupe une toute petite partie de l’immense dock qui sert à la préparation du carnaval annuel (que la ville de Nouméa en prenne de la graine!). Il n’est guère riche mais j’ai retenu quelque idées.
Comment se grandir ….




Accrocher derrière son dos une poupée.




Tenir dans ses mains une marionnette.
Se faire un gros ventre illuminé.




S’encadrer le portrait.




Un bateau illustrateur nous souhaite bon vent en partant.




Le départ sur le Star Princess




Je me demandais un peu comment aller se passer le départ de notre croisière. L’organisation a été sans faille, nous avons certes un peu attendu mais à peine. C’était presque moins long que pour un avion. Il y a quand même plus de 10 fois plus de passagers à enregistrer et à scanner.








Le bateau est impressionnant, il est immense. C’est un hôtel cinq étoiles flottant avec son lot de restaurants, de bars, de boites de nuit, de salle de spectacle, piscines chauffées, de magasins plus un casino et une galerie d’art.
Notre cabine est sympa suffisamment grande mais toute fermée d’autres plus chères ont des balcons privés.




Évidemment, il y a beaucoup de monde. La population de Bourail à peu près (y compris le personnel de service). Sur ce petit espace cela donne en pleine journée des vas et viens incessants et une occupation de la salle de sport à son max. On parle beaucoup anglais mais aussi espagnol, portugais (des brésiliens), italien, japonais. Nous savons qu’il y a des francophones à bord mais nous ne les avons pas encore entendu s’exprimer.

Le départ de Buenos Aires a été géant, la manœuvre pour sortir du port un bateau de cette taille, c’était quelque chose. Je vous rappelle que comme je suis une nana, ce genre de choses ne me passionne généralement pas mais là, chapeau! Bouger un truc pareil, il faut le faire.
Du pont, nous pouvons voir le port. J’ai toujours été fascinée par les containers. Ces boites qui transportent les préciosités de notre Carrefour préféré aux quatre coins du monde sont comme des énormes pochettes surprises. Je rêve de pouvoir explorer les plus grands ports afin de les photographier ainsi que les hommes aux gros bras qui les déchargent avec leurs grues monstrueuses. Du pont du bateau, je m’amuse à regarder les camions qui vont et viennent comme une enfant regarderait jouer son voisin de jeux aux petites voitures. Un particulièrement m’interpelle. Il transporte un container rempli de pneus de camion. Vous pouvez le voir en bas de la photo. Six pneus dans le container. C’est hors normes comme truc, ils doivent faire au bas mot plus de 3m50 de diamètre. Délirant ce que l’homme peut faire.








Bateau


Je suis sur le bateau, le bleu du ciel recouvre la mouvance de la mer, le vent souffle. Je vais tenir à jour ce carnet de voyage mais je n’y mettrai pas de photos pendant toute la durée de la croisière (15 jours environ) parce que la connexion coûte très cher ici. Cela me reviendrais à peu près à un euro par photo envoyée. Je les mettrai plus tard, vous aurez au moins de mes nouvelles et les belles images seront pour plus tard mais elles seront là, je vous le promets. J’ai fait quelques belles photos à Buenos Aires, j’ai hâte de vous les montrer.




Régine m’avait dit :
Tu dois aller à Buenos Aires, c’est une ville folle.
Son propos n’était pas péjoratif au contraire, elle pense que cette ville recèle suffisamment de fantaisie pour surprendre et attirer.
D’abord, il faut vous dire que nous avons eu de la chance pendant les deux jours de notre visite, ici.
Cela a commencé dès la sortie de l’aéroport. Il est alors 22H30, une file monumentale attend comme nous un taxi. Cela nous a pris une bonne heure pour arriver au bout. Enfin, lorsque Alain, d’une main ferme ouvre la portière et donne l’adresse au vieux chauffeur celui-ci commence par crier et lever les bras au ciel. Nous ne comprenons strictement rien, si ce n’est le fait qu’il ne veuille pas nous prendre. Néanmoins, il fini par rouler dans la bonne direction en continuant à marmonner. Cela n’est que longtemps après que nous comprenons que la ville a été inondée dans la journée et que notre route risque d’être coupée. Mais, rien de tel nous arrive et nous parvenons sans encombre chez Esteban notre couch surfeur. Cette pluie a eu la bonne idée d’arriver juste à point pour rafraichir l’atmosphère et nous avons échappé à une canicule de 38°. Chez Esteban, c’est notre première expérience de couch surfing dans l’autre sens, jusqu’à présent nous avions accueilli des voyageurs chez nous mais pas le contraire. Esteban place d’emblée la barre haute. Il ne me semble pas possible de retomber sur quelqu’un de plus charmant et de plus charismatique que lui.

Le lendemain, il nous sert de guide dans la ville.
Nous visitons la cathédrale et tous les bâtiments importants. Nous finissons dans La Boca, rue Caminito où pendant le déjeuner des jeunes gens dansent pour nous le tango.












Une promenade sur les anciens quais clôture cette journée exceptionnelle.












J’ai cherché ce qui pouvait être captivant et bizarre dans la ville. Voilà ce que j’ai vu :
Les gens ici semblent aimer les vieilles voitures. Il y en a qui sont garées dans les rues pour tout le temps semble-t-il. Nous avons vu une Ford 1929 dans un bar, impeccable, en vente pour 25000DUS. Je me demande encore comment elle a pu rentrer par la porte.








Beaucoup de murs sont peints par des artistes, c’est gai. Dans un bar, les tables aussi étaient peintes, c’est une super idée de support et de déco.








Partout, il y a des allées bordées d’arbres immenses. C’est vraiment appréciable, cela rafraichi énormément. Ces arbres aux troncs noirs me font penser à nos bugny. Ailleurs, les platanes ont des branches démesurées qui montent jusqu’au huitième étages, impressionnant.




Les arbres poussent même dans les palmiers (ceci n’est pas une photo montage ou autre feinte). Des oiseaux pioutent pioutent dans des parcs immenses tandis que les fourmis font des autoroutes pour entrer dans leur fourmilière (les fourmis étant trop petites, il faudra attendre les séquences vidéo que j‘ai faites sur le sujet).








Les façades des maisons en tôles centenaires sont peintes de couleur vives.








De belles personnes dansent le tango au milieu de la rue tandis que d’autres promènent les chiens de leurs clients alors qu’un vieux se demande ce que le cœur de la Saint Valentin offre d’amour gratuit.




Les trains passent au milieu des rues, comme ils sont prioritaires, nous sommes obligés de les regarder passer.




Des statues géantes et des hommes en armes dans la cathédrale rappellent sans cesse l’histoire du pays. La cathédrale ne ressemble pas à une église mais à un temple grec.












Bateau et glacier


Le texte qui accompagne ces photos est trop long a retranscrire. L'ordi sur lequel je travaille n'a pas le meme traitement de texte que le mien et le clavier est different ce qui me demanderai un effort consequant. Un jour ou l'autre vous pourrez le lire, je l'espere.















































Gestion



Cela n'est pas simple de gérer ses bagages et son linge lors des voyages.
Dans dix mois, je serai au point, je pense.
Ce qui est compliqué avec le voyage que nous faisons en ce moment, c'est qu'il faille à la fois du linge d'hiver et d'été. J'ai privilégié les vêtements d'hiver. Pour moi, la sensation de froid est insupportable alors que lorsque j'ai chaud, cela me met, certes, "hors circuit" mais cela n'est jamais désagréable, de plus s'il faut acheter un tee-shirt parce que l'on vient à en manquer, ce n'est pas un problème, on en trouve partout.
J'ai observé les gens d'ici. Ils ne portent plus les laines traditionnelles mais sont vêtus de polaire comme nous. Cette fibre synthétique a bel et bien fait le tour du monde.
D'une manière générale, je trouve les locaux bien plus habillés que je ne l'aurais imaginé, rien à voir quand même avec moi qui ressemble à un bibendum lorsque je mets le nez dehors.
Reste qu'il est nécessaire de laver le dit linge non pas de temps à autre mais presque tous les jours si l'on ne veut pas être débordé rapidement. J'ai acheté pour ce faire des mini épingles à linge à la Réunion et juste avant de partir de Toulouse, Estelle m'a donné un peu de ficelle. J'ai ainsi mon nécessaire à sécher le linge. Pour l'instant de laver à la main, m'amuse. Je me muscle drôlement les doigts et les bras en essorant avec vigueur. Il me faudrait un bouchon universel pour boucher le lavabo et le tour serait joué.
Je trouve toujours étrange que rien ne soit prévu dans les hôtels pour entretenir le linge, c'est comme si personne au monde ne lavait ses habits (zic de zic).





Guacanos et oiseaux



Je trouve extraordinaire le fait de vivre ici si près des animaux sauvages. J'ai déjà parlé des oiseaux et j'en reparle encore. Je regrette de ne pas être ornithologue pour en profiter encore plus. Les oiseaux vivent sur les rives du lac juste en bas des maisons coquettes. Il y en a de toutes sortes que je ne connais pas, cela ne m'empêche pas de les observer avec beaucoup de plaisir.
Sur les photos ce ne sont que de petits points...
A l'ouest de la ville, une sorte de strip a été construit afin de profiter de la vue lors d'une promenade des plus agréables.








Ici, un petit rapace s'abrite du vent.




A l'est du lac, nous croisons un troupeau de guanaco. Nous les voyons sauter les barrières à mouton avec une souplesse déconcertante. C'était fort joli.




Cette rivière qui vient du lac Viedma se jette dans le lac Argentino qui lui-même se termine par le rio Santa Cruz qui lui-même se jette dans l'Atlantique. On ne manque pas d'eau douce ici même si la région est désertique, tout cela grâce aux glaciers.
La rivière et encore le lac....









Les marguerites encore.



Les chenques



Malgré la rudesse du climat la région était habitée depuis fort longtemps, les vestiges datent l'occupation à -10000ans. Les Chenques, peuple de nomades, ont laissé des traces sur les parois de gros rochers bordant une partie du lac. Nous sommes allés les voir de près.
La visite coûte 10 euros, une jeune femme sert de guide, nous sommes quatre personnes, deux argentines et nous. La guide est précise dans ces explications dommage que son anglais le soit moins. Elle force mon admiration, parce que raconter plusieurs fois par jour la même chose doit avoir quelque chose d'hyper lassant pourtant elle le fait avec cœur.
La petite maison qui sert de réception n'est pas chauffée, c'est l'été ici. Pour nous il fait froid mais pour les locaux il fait bon. le poêle est vraiment particulier et de petits articles d'artisanat sont à vendre.












Dehors le lac ressemble à une mer, une mer de chez nous avec ses couleurs turquoises malheureusement, je n'ai pas pu rendre ses vraies couleurs, dommage.



Les traces sont peu visibles mais bien présentes, il y a des mains en négatif comme au temps des premiers hommes en Europe:




Certains motifs me font penser à l'art aborigène.

Des renforcements dans la roches servaient d'abri naturel. Leurs tentes étaient entièrement fabriquées à l'aide de peaux et de tendons de guanacos, toute leur vie était liée à celle de ces animaux comme les indiens avec les bisons en Amérique de Nord.









Le glacier



Nous avons loué une voiture pour nous faire un tour dans la région de El Calafate. Notre première promenade a été pour le fameux glacier Perito Moreno. Il est situé dans le parc National "Los Glaciares". Le droit d'entré s'élève à environ 15 euros. C'est une fois et demie plus que ce qui était indiqué sur notre guide papier le Lonely Planet, d'ailleurs tous leurs tarifs sont 50% de moins que la réalité.

Pour y aller nous traversons les grandes plaines de Patagonie. C'est exceptionnel lorsque nous croisons un maigre troupeau d'ovidé. Nous avons l'impression que les touristes sont les nouveaux moutons de la vie économique du pays. D'ailleurs dans le parc pour ne pas risquer de perdre le troupeau, nous devons suivre un chemin ferraillé jusqu'à des plateformes aménagées. Nous avons ainsi descendu et remonté plus de 500 marches.












Dans la ville, il y a plus de 4000 chambres d'hôtel, et tout le monde, ici travaille de près ou de loin pour le tourisme. C'est vrai, que le spectacle vaut le coup, il suffit de se poser là et d'attendre que les blocs de glace se brisent dans un bruit fracassant, c'est un peu magique.
























C'est le glacier qui donne naissance au lac "Lago Argentino" un des plus important du pays en surface, presque une mer.




Je viens de rentrer



d'une promenade près de l'étang, où d'une maisonnette, il est possible de pratiquer du bird watching. Nous sommes restés là, à apprécier le moment présent avec la même impression que l'on peut ressentir face à un aquarium.












Sur le chemin, j'ai trouvé un petit oiseau, j'ai essayé de lui faire un massage cardiaque, en vain. Cela meurt aussi les petits oiseaux.
J'ai réussi à prendre cette famille de cygnes noirs et blancs, une aubaine.




Les chevaux ici, courent plus vite qu'ailleurs, normal, ils ont plus de pattes.








L'hacienda



Entre Rome et Buenos Aires, nous avons assisté à un lever de soleil.
Les couleurs étaient saturée comme jamais je ne les avais vues et le soleil était rouge sang. C’est une image qui restera dans ma mémoire.

Nous sommes à El Calafate, en pleine Patagonie argentine près du fameux glacier qui se casse dans le lac. Nous le verrons très bientôt.
Dès notre arrivée, le vent est là, puissant, froid, obnubilant. Il est 19 H, le soleil est encore haut mais nous préférons ne pas sortir de l‘hôtel.
Le lendemain, nous changeons d’hébergement, nous voici à El Galpon del Glaciar. Nous avions choisi cet endroit en pensant arriver dans une hacienda et partager la vie des gauchos. Un genre de gîte de luxe vu le prix que nous avons payé. Eh bien, nous avons eu tout faux.





L’endroit est certes digne d’intérêt mais nous sommes à des miles de quelque chose d’authentique.
Il est éloigné de la ville, personne à des lieux à la ronde. Sans voiture, l’on se sent très isolé.
La vue du restaurant est magnifique, elle donne sur le lac et un étang, une sorte de mini réserve, d’où l’on peut observer toutes sortes d’oiseaux. Partout, le « calafate » est présent. C’est un arbuste doux et piquant à la fois qui est source de vie pour la faune parce qu’il donne des baies très nourrissantes au goût sucré.




Dès notre arrivée, je m’habille pour sortir. Je la joue en doublette : à part la veste, je double tout ce que je porte des chaussettes aux bonnets, des pantalons aux pulls, même les gants. Je ne peux pas faire mieux. Si cela ne marche pas, je me résignerai à rester enfermé. Ouf ! Ca va, je parviens à suivre Alain en balade sans avoir froid, je suis fin contente. La promenade est superbe, nous croisons toutes sortes d’oiseaux inconnus, et d’autres qui le sont moins dont un gros rapace et des flamants roses. Je pense aux enfants qui ne comprennent pas pourquoi le vent n’est pas vivant alors qu’il crée du mouvement. Pour eux, le mouvement est la vie. Le vent, ici, est si fort que lorsque l’on sort, on se sent davantage exister, on est vivifié, cela est visible à nos joues rouges et à la détente que cela procure.








Dans le forfait que nous avons pris, nous avons droit à une promenade à cheval. C’est un peu, un vieux rêve qui se réalise, alors que je chevauche dans la petite plaine de la propriété de l’hôtel, je me sens euphorique. La sortie qui ne dure à peine plus d’une heure est suffisante pour retrouver des sensations perdues et avoir un peu mal aux genoux.





En venant ici, nous recherchions une ambiance véridique, un moment de partage avec une culture si éloignée de la notre. C’est loupé, pire le show d’hier soir avec tonte de mouton et travail avec les chiens de berger était pitoyable. Les Néo-Zélandais font cela beaucoup mieux et depuis plus longtemps. Peut-être que les autres touristes présents ont trouvé cela séduisant mais moi, cela m’a plutôt déprimé. Non, pas que je dénigre le travail de tous mais j’ai eu l’impression, une fois de plus d’être « un touriste » et de ne pas pouvoir sortir de ce statut somme toute bien peu avantageux.




Nous avons été impressionnés par la cheminée géante et par les agneaux qui cuisaient debout autour du feu. Les danseurs de tango ont clôturé de fort belle manière, cette soirée somme toute agréable si l'on est prêt à jouer le jeu.

Ce n'est pas toujours tout rose



Toulouse, Rome, Buenos Aires, El Calafate.

Nous laissons Toulouse dans la légère brume du matin pour Rome sous un soleil radieux. La capitale italienne ne porte pas le nom de « ville rose » pourtant je trouve qu’elle est plus colorée et plus riante. Une promenade à pied qui nous a tenue en haleine pendant tout l’après midi nous a permis d’en apprécier toute sa beauté et n’a fait que me donner envie d’y retourner. Je me suis débrouillée admirablement pour tomber en panne de batterie, et n’ai donc fait qu’une ou deux photos. Finalement c’est moindre mal, cela me donnera un prétexte supplémentaire pour y revenir.
Alors que la veille nous étions tous d’accord pour aller à un endroit où l’homme serait totalement absent pour cause de saturation de foule habillée en noir (quelle idée aussi de se rendre en ville le dernier jour des soldes…) tout en posant mes yeux sur la démesure des vestiges romains, je me surprends à penser qu’il est extraordinaire de pouvoir appréhender tout ce que l’homme a fait de bien et de beau en ce bas monde. Dans sa folie, il ne fait pas que détruire et polluer mais il construit aussi et crée de la beauté.
Lorsque je suis en plein milieu d’une forêt primaire, euphorique à cause de l’excès d’oxygène, j’ai tendance à toujours préférer la nature à l’homme. Mais présentement sa créativité me laisse admirative et je ne peux que sourire.

Le vol jusqu’à Buenos Aires s’est bien passé, dodo tout à fait correct. A mon réveil, je me décide d’acheter sur la boutique de bord, « la » crème de soin qui me fait envie depuis quelques jours : Capture totale de Dior. Produit de luxe, s’il en faut qui me rapportera trois fois plus de miles que si je l’avais acheté dans un vulgum taxe free shop.
Je décide de l’essayer juste avant l’atterrissage. La boîte est bien scellée avec du cellophane, je l’ouvre avec précaution pour me rendre compte que la pastille de scellement est ouverte et que le pot est vide de son essence. Horreur, il est trop tard pour annuler la vente, l’avion touche presque le sol. Le steward me rend mon ticket signé en me promettant que je ne serai pas débité. J’en doute, il faudra que je suive cela de près. C’est costaud comme arnaque parce indécelable. Si je n’avais pas ouvert le coffret, j’en aurais été pour mes frais.
Il fait chaud à Buenos Aires et nous décidons de mettre nos vestes d’hiver dans les valises. La première sera la bonne… Nous nous rendons compte, alors que nous avons été volé. Le GPS rouge qui devait de sa belle voix nous indiquer le chemin en Espagne est entre d’autres mains ainsi que notre petit Exilim. Voilà nous sommes donc tout de suite dans l’ambiance de l’Amérique du Sud. Ce genre de choses n’arrive pas qu’aux autres. Ca casse un peu l’ambiance, je dirais.
Ce matin, un message de nos locataires, leur voiture a été volée ainsi que toutes les clefs de la maison. Décidément, cela n’était pas le jour des bonnes nouvelles, hier.

Dernière balade à la Réunion



Nouveau voyage, nouvelles adaptations… Je travaille à présent sur un joli jouet appelé « Ultra portable ». Il est tout noir et tout mignon mais j’ai beaucoup de mal à l’apprivoiser. Le majeur partie de mes photos sont restées sur mon macbook, je ne pourrai donc pas mettre toutes celles que j’avais prévues sur le blog pour la Réunion, déjà une libellule rose aurait dû accompagner les fraises et les framboises, trop tard.
Cela engendre un autre problème, celui de la qualité des photos, sans mon logiciel de retouche, je me sens toute nue. Je ne sais pas si j’aurai le temps de les reprendre toutes une à une dans trois mois pour la beauté du geste.








Notre dernière balade a été pour la ville de Cilaos dans le cœur de l’île, nous avons de la chance d’avoir un temps découvert qui nous permet d’embrasser tout le cirque. La route pour y monter est sinueuse à souhait avec ses trois cents virages en épingle et pas engageante avec ses chutes de pierres. Ce n’est donc pas une balade que l’on peut faire tous les jours à moins d’en avoir eu l’habitude depuis tout petit. C’est dimanche, jour de marché et nous pouvons goûter au vin local et acheter les fameuses lentilles de Cilaos. Le soir nous en commandons au restaurant qui nous accueille : un boucaner de lentilles de Cilaos chez le Vieux Cep, c‘est quelque chose, délicieux, je connaissais depuis longtemps leur existence pour avoir lu, il y a quelques années un article à ce sujet. Elles ne déméritent pas je peux vous l’assurer.








Je pensais trouver si haut dans la montagne, un village tout petit au milieu des champs de lentilles, pas du tout le village est important, et fort animé. Le lendemain, nous allons un peu plus loin à Lilette à Cornes. Ici, c’est vraiment comme dans mon imaginaire, une seule rue, des maisons accrochées aux collines, des champs remplis de cailloux et plantés en vigne et primeurs.
Un endroit hors du temps et en même temps où ce qui est gagné semble l’avoir été aux prix de larmes et de sang.








Le poumon vert



La Réunion est appelée « Le poumon vert » par les pro de la Com. Il est exact que partout dans l’intérieur du pays, tout est vert. Les arbres ont beaucoup de mérite de pousser sur les parois abruptes des montagnes. Vus d’en haut, ils ressemblent à de la mousse sur de vieilles pierres. De temps à autre, une, deux ou trois cascades en cascade percent la roche et placent une touche de blanc mousseuse dans ce paysage sauvage.
Moi, à l’affût de différentes couleurs, je cherche la pointe de rouge pour un contraste heureux. Une libellule rose, un fruit ou un oiseau rouge.








La vanille Bourbon




Nous avons visité la vanilleraie du domaine du Grand Hazier.

Son tenancier est un véritable livre ouvert sur tout ce qui concerne cette orchidée et sa culture réunionnaise.
I’ile de la Réunion a été le premier pays où un jeune esclave a réussi à marier la fleur pour donner la fameuse gousse. Pendant des dizaines d’années elle a été le premier producteur mondial de vanille.
Le marché étant devenu petit à petit très difficile, à cause de concurrence de Madagascar, les producteurs de la Réunion visent la qualité supérieure, celle qui intéresse les grands cuisiniers et pâtissiers de renom.

Depuis le mariage de la fleur jusqu’au moment de la vente, il se passe trois ans pendant lesquels la gousse de vanille Bourbon subira de nombreuses manipulations impossibles à mécaniser. J’ai été fascinée par le soin avec lequel le traitement est effectué et le temps que cela prend. Je trouve in fine que cela n’est pas cher payé. Un peu comme avec la truffe, cela semble à priori très onéreux mais lorsque l’on connaît tout le travail que cela demande, on trouve cela presque dérisoire.

J’ignorais que la vanilline se trouve autour des graines noires contenues dans la gousse (je croyais qu’elle était contenue dans la graine elle-même …binp). C’est une sorte de ciment protecteur de la graine (si j’ai bien compris). Donc, plus il y a de graines et plus il y a de vanilline, mais aussi plus la gousse est longue et plus elle contient de graines donc, tout cela nous donne une première info à retenir lors de son choix d’achat : Plus la gousse est longue et plus elle sera riche en vanilline donc en goût.
Une fois la gousse tuée par trempage dans de l’eau chaude, il faut l’étuver afin qu’elle ne s’ouvre pas, elle est ensuite séchée plusieurs jours au soleil et retournée souvent.
Elle reste ensuite dans les caisses pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que de l’huile jaunâtre sointera petit à petit de la gousse et la fera briller. Cette huile à un rôle protecteur.




Deuxième critère de choix : Au touché la gousse doit être légèrement huileuse et laisser sur les doigts des traces jaunâtres.
Pour les conserver et les empêcher de sécher, il est nécessaire de les mettre à l’abri de l’air. Un bocal étroit en verre (type asperge) fera bien l’affaire à la maison, mais ici elles sont attachées les unes aux autres le plus serré possible afin qu’elles gardent leur humidité. Avant de les lier, elles sont mesurées une à une afin que les fagots soient égaux.
Troisième critère de choix : Une bonne gousse doit être pulpeuse et souple, dès lors qu’elle perd cette souplesse, elle perd aussi ses qualités organoleptiques.




Un plant de vanille mutant, bizarrerie de la nature....




Les aventures de mimi chez Carrefour



D’autres balades ont continué à la Réunion et je les mettrai en ligne très bientôt, aujourd’hui, je fais une petite parenthèse pour vous raconter mes nouvelles aventures chez Carrefour.
Pendant la journée d’hier à Toulouse où nous avons atterri de bonne heure, il n’a pas fait si froid. Onze degrés qui m’ont permis de sortir en simple veste polaire pour aller chez Carrefour.

Wouah, ce Carrefour Toulousain est du genre king size. Les gens ici, n’ont plus besoin de se rendre à la campagne pour se dégourdir les gambettes. Il suffit qu'ils pénètrent dans cet antre magique dédié à la consommation et sans s’en rendre compte, ils marchent deux bonnes heures dans ce dédale de consoles scintillantes.
Les parents du Petit Poucet avaient du boulot pour paumer leurs gamins. Marcher jusqu’au cœur de la forêt et s’éclipser pendant leur sieste méritée. A présent, il suffit de les emmener au milieu du magasin de faire mine de s’intéresser à la dernière casserole qui fait toute seule la cuisine et pouf les gamins ont disparu par eux-mêmes. C’est propre, net, sans bavure. L’histoire est bouclée en moins de dix minutes.
Donc, un conseil si vous tenez un peu, aux personnes qui vous y accompagnent, RESTEZ GROUPER.
Le but de notre visite, hier, était d’acheter un matelas gonflable. Bien entendu, nous avons trouvé l’objet de tous nos désirs, il faut quand même préciser que nous avions un bon guide autrement, qui sait, nous y serions encore !
Il y a le choix en qualité et nous optons pour un matelas double épaisseur qui se gonfle en seulement quatre minutes, que désirer de plus ?
Le matelas en question, posé sur un tapis dans la chambre de la cabane au fond du jardin, est confortable, nous pensons passer une bonne nuit peuplée par les rêves de nos futurs achats chez Carrefour.
Eh bien, c’est là que l’on se dit que l’on apprend à tous les âges. Les voyages ne forment pas seulement la jeunesse mais réveillent les plus agés si vous voulez mon avis.
Nous n’avons jamais utilisé de matelas gonflable dans des pièces peu chauffées donc cette nuit, nous n’avons pas vraiment compris ce qui nous arrivait quand on a senti le froid qui sortait littéralement du matelas. Cela pouvait passer lorsque l’on ne bougeait pas mais sitôt que l’on voulait se retourner le froid se faisait mordant.
Comme on fait son lit on se couche dit le dicton, ce soir nous mettrons une couette sous le drap housse et on verra bien qui gagnera. Je n’ai plus qu’à attendre à présent l’ouverture de mon sauveur. Ah Carrefour bienfaiteur de l’humanité !

Délire fantasque



Quand il pleut, le plus souvent, ce n’est qu’un mauvais moment à passer mais, quand il pleut en voyage cela fait rager. C’est probablement la seule fois de ma vie que je viendrai à Maurice et la pluie m’empêche de profiter du moment présent. Zut alors !

Le grand bassin est normalement une promenade agréable mais sous la pluie cela c'est réduit à une simple photo avec Alain en tout petit pour donner l’échelle de la statue.




Les 7 couleurs des terres du sud : sont une attraction touristique indiquée dans toutes les brochures. C’est sympa mais tout petit, je trouve que c’est beaucoup de bla bla pour peu de choses, de plus j’ai saturé au maximum les couleurs pour les avoir comme sur les dépliants mais je n’ai pas réussi à faire aussi bien malgré le rayon de soleil qui a duré juste le temps de la prise de vue. Avec Alain, nous avons déliré en nous projetant dans le sud de la Grande Terre pour montrer à des hordes de touristes les couleurs de nos différentes terres à nous, bien composées dans un jardin minéral artistique, cela pourrait être une attraction toute aussi digne d’intérêt que celle-ci.








Les fleurs de l'océan Indien



Les fleurs sauvages ou domestiques foisonnent à l'Ile de la Réunion. Cela égaie les balades et embellie gracieusement les jardins.
A part une ou deux connues de tous je vous livre ici, toutes celles qui m'ont étonnée lors de mes différentes excursions dans les pays traversés.