Je suis un peu déçue, je pensais que Ile Maurice portait le prénom d’un illustre français eh bien non, c’est en fait un hollandais qui a baptisé l’île « Mauritius ». Trois nuits, quatre jours pour explorer un pays cela fait court surtout que notre première journée a été quelque peu tronquée par un retard conséquent de notre avion et qu’il nous a fallu une heure et demie pour arriver jusqu’à notre hôtel depuis l’aéroport.
Alors que nous traversons le long village du Triolet, je me revoie en Inde. Tout ici, rappelle l’immigration des indiens au 19° : l’horizontalité des toits des maisons, la finesse de la population, les uniformes des enfants sortant de l’école, les odeurs d’épices, d’encens mêlées au CO2 et une certaine nonchalance.

Je suis étonnée par la richesse du pays, je croyais bêtement, arriver dans un lieu où les infrastructures laisseraient à désirer, pas du tout, une kyrielle de belles voitures circulent sur des quatre voies, des magasins de luxe se succèdent dans certains quartiers. Heureusement, il n’y a pas que cela, le petit supermarché le plus proche de notre hôtel ne rassemble que peu de marchandises dans un désordre délirant. Un peu d’exotisme que diable !

Le soir notre première promenade est pour la plage. La mer est super calme, le sable blanc, fin et doux (cf : ile des Pins) tout pourrait être tranquille s’il n’y avait pas autant de monde. Les touristes sont en grande majorité des européens surtout des français. La plage près de laquelle nous sommes s’appelle Mon Choisy, elle est très longue et bordée de filaos plantés, nous n’avons pas pu apprécier ses couleurs à cause du temps maussade. C’est tout plat, il n’y a aucun relief. C’est certainement cela qui ajoute du calme au lieu et qui m’empêche de l’aimer à 100% . Je comprends les familles qui viennent là, pour passer des vacances à la vue d’un jeune couple avec leur petit garçon. Ils décompressent, c’est évident. Moi, je ne suis pas en vacances, et je n’ai aucun besoin de décompresser. Je me sens un peu en retrait de tous ces gens. Ce que je cherche moi, c’est la découverte, l’aventure.









Les gens du pays parlent tous plusieurs langues. Ils mélangent le créole, l’anglais et le français avec bonheur semble-t-il, néanmoins, je ne parviens pas toujours à les comprendre. A Nosy Be tout ce qui était écrit, l’était en français comme si le malgache ne s’écrivait pas (sic). Ici, l’on retrouve un peu la même chose. Les enseignes sont surtout en français, parfois en anglais, rarement en créole mais, on en trouve aussi qui mélangent les trois langues allègrement.