Ce matin, à l’heure du petit déjeuner un margouillat vert aux yeux turquoises se promenait tranquillement sur la table à côté de nous. Nous le voyons alors, s’approcher de la confiture et avec souplesse placer ses deux petites pattes sur le rebord de la coupelle. Il déroule sa langue et suce allègrement ce nectar offert. Toutefois, il n’en abuse pas et je n’aurais pas l’occasion de le reprendre en flagrant délit.





Nous allons aujourd'hui visiter l'intérieur de l'ile, plus précisément l'arbre sacré.
Nous nous arrêtons à la cascade où un groupe de femmes et d’enfants nous accompagne sur les 50 m du chemin qui y mène.




Une femme me prend par la main pour m’aider à descendre. D’emblée cela m’énerve parce que je sens que son geste est calculé. En effet à la fin de la visite tout ce petit monde nous demande un cadeau.
Nous n’accédons pas à leur requête pour diverses raisons :
- Nous n’avons rien à leur donner (que des grosses coupures dans les sacs).
- Quand on donne à l’un, il faut donner à tous et en fin de compte vu leur nombre cela aurait fait beaucoup.
- Nous nous sommes acquittés d’un droit de passage, à quoi sert-il ?
Ils montrent de la colère et probablement nous insultent dans leur langue. Ce n’est pas cool.
Visite de l’arbre sacré. Melting-pot entre religion indienne et histoire culturelle du pays l’arbre est un banian qui occupe un demi-hectare. Le petit musée attenant et le discours du guide sont intéressants sur le plan de l’histoire du pays.
L’après-midi promenade dans les rues de Hell Ville. L’allée « coloniale » a certes perdu de son panache mais pas son charme.
















Le soir alors que je donne un billet de 10 000 ariaris au taxi qui nous remonte à l’hôtel, je le vois examiner la coupure sous toutes ses coutures et enfin il lance : « Ce n’est pas 10 000 que je vous avais dit mais 17 000. »
Les hommes ne sont pas contents et il s'en va la carlingue basse.
Décidément, ce n’était pas le jour des relations cordiales avec les populations locales.