Plus tu payes, plus tu as de réduction or plus tu as de réduction moins tu payes donc, plus tu payes moins tu payes.
Pensez-vous que ce raisonnement soit absurde ? Mais non … il suffit d’aller chez Carrefour pour y vivre cette aventure funambulesque.

Comme je suis une bonne consommatrice, Carrefour m’a offert la carte « conso » toute dorée, c’est super classe. A présent à chaque fois que je dépense plus de 2000 F, la caissière me décroche un sourire béa et dit : "Vous avez la carte conso ?"
Avec fébrilité, j’ouvre mon sac pour en sortir l’objet précieux. Je le lui tends, et après un passage sur sa machine, des points se cumulent automatiquement sur mon compte, merveilleux.
Il faut beaucoup de temps, et une bonne dose d’opiniâtreté pour parvenir à bénéficier, par ce biais, d'un avoir valable.

Je l’ai fait et vous pouvez me féliciter ! Vous avez devant vous une mimi qui a réussi à accomplir , sans fléchir, ce travail d’Hercule.
Parce qu'il faut y penser à la carte, c'est déjà fin compliqué de se retrouver sur le parking du magasin et de consulter mentalement sa check list : La pièce pour le caddy, la veste pour ne pas mourir de froid, et les sacs bio. Trois infos, passe encore notre cerveau est capable de les mémoriser facilement mais quatre cela devient problématique, vous voyez, cela n'est pas aussi simple qu'il n'y parait.
Tout cela pour vous dire que mon aventure chez Carrefour de ce matin, consistait à me trouver un cadeau de départ pour utiliser un avoir qui autrement se perdrait dans les affres de la compta du magasin, cela serait bien dommage, plus d’aventures possibles.
Par contre, ce que j’ignorais, c’est la difficulté que j’aurais à trouver « un quelque chose » qui me plaise. Côté fringues, ce n'’est pas ça, il ne reste que les invendus clinquants des fêtes. Les sous-tifs sont dépourvus de bonnets rembourrés, les slips trop larges promettent de rentrer dans les fesses après le premier lavage. Je n’ai aucune envie d’acheter des petits pois, ou du cassoulet, encore moins du foie gras, j’en suis saturée.

Un tour vers le rayon d’électronique et je trouve enfin l’objet miraculeux. Un téléphone sans fil ! Moi qui venait la semaine dernière de jeter celui que j’avais pour cause d’incompatibilité d’humeur entre lui et la vie, je suis comblée. Seul hic, je ne le domestiquerai que l’année prochaine. Une promesse d’aventure à vivre en 2011, merci Carrefour.