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Le carnet de route de la famille Rolly


Les grands domaines





Au 18° Monsieur de la Bourdonnais a beaucoup fait pour le pays. Il avait un immense domaine. Sa maison que vous voyez ici de derrière est en rénovation et ne peut pas se visiter en ce moment. Une pépinière et un verger toujours actifs bordent les dépendances dans lesquelles il est possible d’acheter des produits du terroir. J’ai pris des pâtes de fruits tropicaux délicieuses. La maison rénovée ouvrira ses portes en fin de cette année.




Le domaine des Aubineaux est la première étape de la route du thé. Pour près de 7 euros, l’on peut visiter la maison et déguster un thé. A la manière créole, la maison est recouverte de bardeaux peints en blanc. Ses vérandas sont très belles et les plafonds super hauts. Nous sommes allés au grenier et pour y monter nous avons eu l’impression de monter deux étages. Un peu comme dans les palais des maharadja en Inde, des photos de la dernière famille ayant occupée les lieux ornent les murs, cela fait un peu bizarre, j’ai l’impression de violer l’intimité de cette famille inconnue.
Le jardin est magnifique mais, la pluie nous interdit son accès. Le thé noir est très bon, léger. J’ai acheté à la boutique un énorme paquet de thé « Bois Chéri » Black Label.




















Le musée du sucre



J’ai un souci avec le sucre depuis un moment. Je suis en train de mettre une de mes nouvelles théories fumantes au point par rapport à notre consommation de sucre (je vous en parlerai un autre jour…). C’est donc peut-être le mauvais sort qui m’a envoyé dans cette ancienne usine à sucre transformée en musée. C’est super bien fait, très esthétique mais il y a trop de textes, j’ai décroché très vite.













J’ai appris quand même que l’histoire de l’île est intimement liée à celle du sucre depuis que des hollandais ont massacré la forêt primaire pour y planter de la canne. Que certaines variétés de canne ont été importées de Nouvelle-Calédonie et enfin que Nostradamus a écrit un livre sur les confitures. Je ne sais pas s’il prédisait aussi notre fin à tous gangréné par le diabète, mais bon.




Les tours des arbustes ne sont pas faits "à la tonton Marcel" avec des vieux pneus mais avec des roues dentées. Il y a eu ici, comme à la Réunion de nombreuses usines à sucre qui ont été détruites au profit de deux seulement plus modernes et plus grosses, d'où le musée et les dents à recycler.




Le jardin des Pamplemousses

C’est un jardin botanique. Un bel endroit de 26 hectares. Nous en n’avons pas fait le tour, parce que faim nous a envoyé ailleurs où les senteurs sont parfois semblables mais jamais aussi pures.

Le matin, dans le jardin de l’hôtel, Alain est attiré par ce palmier particulier qui est un « bouteille » mais semble différent de celui que nous connaissons. Nous apprendrons par le guide que c’est un palmier endémique de Maurice. Lorsqu’il est petit, il est super joli. Dans le parc Monsieur Palmier est une sorte de chouchou, il y en a 80 espèces différentes. Il borde plusieurs allées avec grâce et donne des graines colorées.

















Un étang est recouvert de lotus, c’est toujours magique de voir ces grosses fleurs. Des gouttes d’eau sur une feuille pour une batle avec Didi.




















Un autre étang est lui, recouvert de nénuphars géants. A contrario de ses feuilles, ses fleurs ne sont pas spectaculaires mais l’on ne peut pas tout avoir ! C’est une plante qui est originaire d’Amérique du Sud. Un bébé peut tenir sur ces grands disques qui peuvent faire jusqu’à deux mètres de diamètre. L’envers des feuilles est recouvert d’épines, attention au bébé !












Je passe sur toutes les plantes et les arbres pourtant majestueux que je connais déjà pour vous montrer l’arbre saucisse : on jurerait que c’est une installation d’art contemporain ou le délire d’un artiste du Land Art. Eh bien, non, ce ne sont que des calebasses.



Il y a quelques semaines, je me suis posée la question de savoir comment poussaient les noix de muscades. J’ai eu la réponse ce matin, elles se cachent tout simplement dans ces coquilles jaunes.




Ile Maurice



Je suis un peu déçue, je pensais que Ile Maurice portait le prénom d’un illustre français eh bien non, c’est en fait un hollandais qui a baptisé l’île « Mauritius ». Trois nuits, quatre jours pour explorer un pays cela fait court surtout que notre première journée a été quelque peu tronquée par un retard conséquent de notre avion et qu’il nous a fallu une heure et demie pour arriver jusqu’à notre hôtel depuis l’aéroport.
Alors que nous traversons le long village du Triolet, je me revoie en Inde. Tout ici, rappelle l’immigration des indiens au 19° : l’horizontalité des toits des maisons, la finesse de la population, les uniformes des enfants sortant de l’école, les odeurs d’épices, d’encens mêlées au CO2 et une certaine nonchalance.

Je suis étonnée par la richesse du pays, je croyais bêtement, arriver dans un lieu où les infrastructures laisseraient à désirer, pas du tout, une kyrielle de belles voitures circulent sur des quatre voies, des magasins de luxe se succèdent dans certains quartiers. Heureusement, il n’y a pas que cela, le petit supermarché le plus proche de notre hôtel ne rassemble que peu de marchandises dans un désordre délirant. Un peu d’exotisme que diable !

Le soir notre première promenade est pour la plage. La mer est super calme, le sable blanc, fin et doux (cf : ile des Pins) tout pourrait être tranquille s’il n’y avait pas autant de monde. Les touristes sont en grande majorité des européens surtout des français. La plage près de laquelle nous sommes s’appelle Mon Choisy, elle est très longue et bordée de filaos plantés, nous n’avons pas pu apprécier ses couleurs à cause du temps maussade. C’est tout plat, il n’y a aucun relief. C’est certainement cela qui ajoute du calme au lieu et qui m’empêche de l’aimer à 100% . Je comprends les familles qui viennent là, pour passer des vacances à la vue d’un jeune couple avec leur petit garçon. Ils décompressent, c’est évident. Moi, je ne suis pas en vacances, et je n’ai aucun besoin de décompresser. Je me sens un peu en retrait de tous ces gens. Ce que je cherche moi, c’est la découverte, l’aventure.









Les gens du pays parlent tous plusieurs langues. Ils mélangent le créole, l’anglais et le français avec bonheur semble-t-il, néanmoins, je ne parviens pas toujours à les comprendre. A Nosy Be tout ce qui était écrit, l’était en français comme si le malgache ne s’écrivait pas (sic). Ici, l’on retrouve un peu la même chose. Les enseignes sont surtout en français, parfois en anglais, rarement en créole mais, on en trouve aussi qui mélangent les trois langues allègrement.

Même pas mouillée



Pendant la balade, nous avons croisé, malgré le temps, beaucoup de marcheurs.
Souvent, à peine entrevus, j’observais leur tenue.

Un hollandais qui préférait son confort à son élégance était habillé avec un bas de pyjama et des chaussures montantes de montagne en cuir, il marchait d’un bon pas. Une jolie femme en tenue de ville très ajustée et baskets branchés descendait avec précaution. Une femme aux cheveux bleus, toute de bleu vêtue était suivie par une autre habillée en marron avec les cheveux marron.
J’ai demandé, intéressée, à un homme, genre militaire, pourquoi il portait des guêtres. Il m’a répondu que cela sert à éviter que des petits cailloux entrent dans les chaussures. Ce n’est pas idiot.

Et moi ?
Eh bien moi, j’ai essayé pour la première fois mon « Marmot ». C’est un vêtement dit technique. Il est si léger et doux que l’on croirait porter une caresse. Ses performances m’ont impressionnée. D’abord, je n’ai pas eu froid et rien que pour cela c’est déjà formidable. Quelqu’un m’aurait dit que je me promènerai par 14° en tee shirt léger, je lui aurais ri au nez. Ensuite, pendant tout le temps de l’ascension, alors que le brouillard épais mouille tout ce qu’il touche, je reste sèche. (Parenthèse : je n’ai pas pu garder mes lunettes, elles étaient tout le temps trempées malgré le chapeau parce qu’au contraire de la pluie les gouttelettes du brouillard arrivent de partout à la fois.) Enfin, après une demi-heure de marche sous une bonne pluie avec pour seule protection ma petite veste en polaire, je suis toujours au sec, impressionnant.
Par contre, il faudra que l’investisse dans un chapeau qui protège à la fois du soleil et de la pluie mais qui soit en même temps tout mou pour rentrer dans une valise. Je vais me rencarder là-dessus.
PS : Non, je ne suis pas payée par Marmot pour leur faire de la pub, mais s’ils insistent, je me laisserai faire.





Le Piton de la Fournaise



Nous sommes très occupés ici, à la Réunion et je mettrai en ligne d’autres sorties. Elles ne seront pas toutes dans un ordre chronologique, mais cela n’est pas le plus important.


Ce week-end, nous sommes allés voir le volcan… Tout d’abord je dois remercier une fois encore Betty et Jean-Pierre pour nous avoir servi de guide lors de cette nouvelle aventure. C’est un cadeau inestimable. Ceci étant dit, voici le volcan :



Non, ce n’est malheureusement pas ce que nous avons vu. Ceci, n’est qu’une piètre photocopie prise dans la Maison du Volcan. La réalité est bien plus captivante pour nous.

Donc, avant-hier nous sommes partis pour le Piton de la Fournaise, le fameux volcan qui fait régulièrement parlé de lui (dernière éruption en date : 3 janvier de cette année).
Au fur et à mesure que nous montons dans "les Hauts" la température baisse. De 34° nous passons à 15°, la fraicheur est la bienvenue mais ni la petite pluie ni le brouillard qui l’accompagnent. La végétation change également, on passe des cocotiers aux grands confères pour finir par une végétation plus rabougris mais pleine de charme à 2200m :






A l’heure du déjeuner nous pique-niquons près des montagnes et de l’horloge hydraulique de Bois Court. Il est midi, le temps semble s’écouler encore plus vite quand elle se vide entièrement.












Ensuite, nous visitons la Maison du Volcan. C’est sympa comme petit musée, on y apprend beaucoup de choses sur tous les volcans du monde. J’apprends, notament ce que sont les cheveux de Pelé. Ce sont des sortes de tas d’aiguilles qui s’envolent avec le vent pour retomber un peu n’importe où. Quand elles atterrissent dans les champs où les vaches paissent, elles peuvent être absorbées et tuer l’animal. C’est sournois comme truc.


Nous dormons au gîte qui se trouve au début de la piste. Une promenade au crépuscule comble nos mirettes, regardez : Le piton a l’air tout gentil et doux.
















Nous sommes au-dessus de la falaise que nous devrons descendre et remonter le lendemain. C’est très abrupte, la voici d’en bas :



Le soir une mer de nuage s’éclaire un peu. La salle du restau est chauffée mais l’on doit acheter des jetons pour se doucher à l’eau chaude.




Le lendemain, nous quittons le gîte, il fait presque beau l’ascension peut commencer. J'aime beaucoup marcher sur ces grosses dalles, je saute comme un cabri.








Très vite le ciel se couvre et nous marchons dans les nuages. J'ai une pensée pour mes anciens élèves. Ils avaient du mal à comprendre la différence entre de la fumée, le brouillard et les nuages et surtout qu'il n'y a que de l'eau (de la vraie celle qui mouille) dans les nuages.








Quand on marche, on joue au petit Poucet, tous les trois ou quatre pas il y a un gros point blanc qui indique le chemin et il et interdit de s'en éloigner sous peine de se perdre et cela arrive très vite quand le brouillard est épais.
Au sommet, après Deux heure et demie de marche et une petite pose, nous avons la chance de voir le fond du cratère se découvrir un peu.
J'adore cette photo parce que le haut est le bas et le bas est le haut.




Et mon plus beau cliché rien que pour vous :




Jean-Pierre a trouvé la technique pour regarder en bas sans prendre le risque de tomber....




Les roches ne sont pas toujours noires, elles dévoilent parfois des nuances extraordinaires.




Derniers jours



Nous terminons notre séjour dans un hôtel de charme « Chez Gérard et Francine ». C’est une grande maison de style coloniale qui donne sur la mer. C’est un espace ouvert et frais, très agréable en cette période chaude. Tout est fait ici pour que l’on puisse apprécier la douceur de vivre du pays. Si cela vous intéresse allez faire un tour (Choisissez l'option "visite à 360°") sur leur site : cliquez ici


Notre dernière « grande » balade : L’ile de Sakatia.
C’est un endroit qui m’a beaucoup plu. L’ile est suffisamment grande pour ne pas pouvoir en faire le tour en une journée de marche. A cause de son relief et de la proximité de Bosy Be, il n’y a pas de route. Quelques maisons s’abritent au fond des petites baies toutes calmes.
Vingt minutes très mouillées suffisent à rejoindre le Sakatia Lodge qui nous accueille pour la journée. Cet hôtel tenu par des italiens polyglottes est l’endroit révé pour décompresser. Il donne directement sur la mer. Le repas léger servi à midi est excellent. L’après-midi nous faisons une balade le long de la mangrove. Les palétuviers sont immenses, noirs complètement emmêlés les uns les autres créant le décor idéal pour un film fantastique. Pas de photos, malheureusement.


Une dernière promenade, au bout de la plage d’Ambatoloaka, nous marchons le long des rochers jusqu’au port de pêche. Un panneau amusant nous indique ce qu’il ne faut pas faire. Pour les amateurs de palmiers, j’ai pris cette hampe de fleurs qui m’a paru démesurée.
















L'arbre sacré


Ce matin, à l’heure du petit déjeuner un margouillat vert aux yeux turquoises se promenait tranquillement sur la table à côté de nous. Nous le voyons alors, s’approcher de la confiture et avec souplesse placer ses deux petites pattes sur le rebord de la coupelle. Il déroule sa langue et suce allègrement ce nectar offert. Toutefois, il n’en abuse pas et je n’aurais pas l’occasion de le reprendre en flagrant délit.





Nous allons aujourd'hui visiter l'intérieur de l'ile, plus précisément l'arbre sacré.
Nous nous arrêtons à la cascade où un groupe de femmes et d’enfants nous accompagne sur les 50 m du chemin qui y mène.




Une femme me prend par la main pour m’aider à descendre. D’emblée cela m’énerve parce que je sens que son geste est calculé. En effet à la fin de la visite tout ce petit monde nous demande un cadeau.
Nous n’accédons pas à leur requête pour diverses raisons :
- Nous n’avons rien à leur donner (que des grosses coupures dans les sacs).
- Quand on donne à l’un, il faut donner à tous et en fin de compte vu leur nombre cela aurait fait beaucoup.
- Nous nous sommes acquittés d’un droit de passage, à quoi sert-il ?
Ils montrent de la colère et probablement nous insultent dans leur langue. Ce n’est pas cool.
Visite de l’arbre sacré. Melting-pot entre religion indienne et histoire culturelle du pays l’arbre est un banian qui occupe un demi-hectare. Le petit musée attenant et le discours du guide sont intéressants sur le plan de l’histoire du pays.
L’après-midi promenade dans les rues de Hell Ville. L’allée « coloniale » a certes perdu de son panache mais pas son charme.
















Le soir alors que je donne un billet de 10 000 ariaris au taxi qui nous remonte à l’hôtel, je le vois examiner la coupure sous toutes ses coutures et enfin il lance : « Ce n’est pas 10 000 que je vous avais dit mais 17 000. »
Les hommes ne sont pas contents et il s'en va la carlingue basse.
Décidément, ce n’était pas le jour des relations cordiales avec les populations locales.

Nosy Comba



Nous profitons du beau temps pour visiter deux petites iles distantes d’une demie-heure en bateau à moteur de Nosy Bé.




Le guide qui devait nous accompagner nous laisse entre les mains de son pilote . En le voyant habillé en chaussure de ville chemise et pantalon, j’ai eu tout de suite un doute sur ses intentions touristiques, hors c’est bien une prestation avec guide que nous avions payée.

Bref, nous naviguons à présent vers l’est. L’extrême pointe des vagues s’allume, parsemant l’océan de mille diamants. C’est déjà ça.

Nosy Comba s’avère être un parfait piège à touristes. Nous débarquons sur la plage et un homme se prévalant guide nous prend en charge. Nous suivons un chemin qui serpente dans un village de pêcheur transformé pour l’heure en immense curios pour touristes. Mauvaise surprise nous devons payer un droit de passage (sic). Des lémuriens apprivoisés viennent manger des bananes offertes par les touristes, un boa et quelques tortues étalent leur paresse dans des enclos bétonnés. Des enfants chantent sur notre passage en nous montrant leur panier où trois fleurs d’hibiscus se battent en duel et ils nous demandant « un cadeau ».














Aucun intérêt, aucune authenticité.

La plage de l’îlot Tanikely (inhabitée ?) est bondée de touristes. A midi, nous sommes les seuls à être assis à table, nous nous sentons hyper priviligiés, notre guide aura au moins servit à ça, semble-t-il.








L’eau de la mer est trouble à cause des récentes pluies mais elle est chaude, ceci compense cela.
Je parviens tant bien que mal à photographier un phaéton.




En hauteur

Ce matin en allant voir la mer, j’ai eu l’impression de sortir de l’hôpital après cinq jours d’enfermement. Une sentiment bénéfique de retour à la vie m’étreind, tout cela grâce à quelques rayons de soleil, enfin.












Notre destination d'aujourd'hui : le mont Passo. Passo fût capitaine sous la coloniale en même temps que le gouverneur Hell. Celui-là même qui donna son nom à Hell Bourg à la Réunion et Hell Ville, ici sur l’île de Nosy Be (un peu de culture ne vous fera pas de mal…).

Sur la route nous voulions visiter l’ancienne usine (une bien rouillée comme je les aime) de canne à sucre mais personne n’était présent pour nous faire faire le tour du propriétaire. Tant pis pour nous, j’ai une belle compensation en photographiant des enfants charmants.




Arrêt déjeuner sur la plage d’Andilana au Nord Ouest de l’île, « Chez Loulou ».
Un menu pour deux suffit à notre maigre appétit.




Sur le chemin nous nous arrêtons aux bords des lacs qui occupent d’anciens cratères de volcans en espérant voir des crocodiles. Nous en apercevons un de très très loin, il est là sur la photo. Bon, n’en rajoutez pas SVP.




J’achète un peu de poivre à cet enfant. J’admire sa constance, attendre ainsi toute la journée les touristes avec ces maigres articles à vendre, il faut le faire.





Belle vue de là-haut. Les filles ici portent ce maquillage particulier. Nous n’avons pas réussi à savoir si c’est simplement pour faire joli ou bien si cela a une signification symbolique.












La route qui monte sur le mont est en si mauvais état que nous sommes parfois obligés de descendre du véhicule pour l’alléger comme au bon vieux temps des diligences.




Chaud devant



Nous changeons d’hôtel, nous nous rapprochons de la plage d’Ambatoloaka.
Le « Clair de Lune » est sympa, les cases traditionnelles sont très sombres mais confortables, il y a de l’eau chaude… Une piscine et un beau jardin tropical agrémentent l’espace extérieur.
C’est malheureusement mal placé et trop enfermé de plus, le patron un français à l’abord sympa n’est pas du tout ce qu’il parait être.




A l’heure du déjeuner (parce que l’hôtel n’est qu’un hôtel) nous descendons le chemin qui mène à la plage. Celui-ci est transformé en rivière et par endroit nous avons de l’eau jusqu’aux mollets. Un enfant profite de cette aubaine et joue aux petits bateaux avec des bouchons bleus de bouteille d’eau et des boîtes de concentré de tomate rouges.

Nous déjeunons à la gargote « Chez Mama » ; nous y mangeons des plats locaux pour trois fois rien.

De vieux européens sont attablés avec de jeunes malgaches. Ici nous sommes dans le quartier chaud de la ville, là où le tourisme sexuel bat son plein.

Les hommes nous rebattent les oreilles en disant qu’ils ne comprennent pas les femmes mais jamais il ne leur vient jamais à l’esprit que pour nous, c’est exactement la même chose.
Je ne comprends pas ce que viennent chercher ces vieux auprès de ces très jeunes filles.
A cette question des hommes croisés à l’hôtel me répondent :
- Les pauvres, ils sont seuls, c’est pour rompre leur solitude.
- Ils sont là parce qu’après 50 ans bobonne ne veut plus les satisfaire.
- C’est le plus vieux métier du monde, cela existera toujours.
- Ici, la prostitution n’a pas la même valeur que chez nous, il est normal qu’une femme demande un cadeau après avoir fait crack crack même avec son mari (sic).
- Avec le prix d’une passe en France ici, on peut avoir une fille pendant tout un mois.
On atteint le fond là…

C’est étrange qu’à aucun moment ils ne pensent aux jeunes filles ni à ce qu’elles subissent. Heureusement que certaines d’entre elles tirent leur épingle du jeu en jouant la carte de l’émotion pour se faire envoyer une petite rente mensuelle par leur vieux comme au temps des grandes cocottes.

Pour moi, un acte sexuel doit être un acte de liberté entre deux adultes responsables et consentants. Dès lors qu’il y a une pression quelconque sous quelle que forme que ce soit (argent, violence, ascendance) la relation devient inepte et engendre un malaise voire une douleur indélébile.

J’ai du mal à comprendre comment les hommes peuvent se prouver à eux-mêmes leur virilité quand ils payent et surtout quand ils décèlent dans les yeux de leur victime une marque de dédain, de douleur ou de grande indifférence. C’est totalement obscur pour moi, c’est hors de moi.

Un plaisir s’il n’est pas partagé n’est que poussière au vent.




Aventure



L’aventure c’est rompre avec ses habitudes et aller au-delà de ses limites (même si celles-ci ne sont pas trop élevées).

C’est une aventure mouillée qui nous attendait dans la réserve naturelle de Lokobé.
Notre hôtel est tout près du parc, c’est un hôtel d’application où les jeunes malgaches viennent 15 jours par mois se mettre en situation d’apprentissage.
Hier soir le repas était sympa. Une mention particulière aux boissons : jus de corosol en apéro et rhum arrangé en fin de repas, excellent, un savoir faire enviable. Le chef du restaurant est un .... (homme des hauts plateaux de la grande terre qui fournit les dignitaires du pays), il est intéressant et curieux de tout nous avons eu des conversations sympa avec lui.


Ce matin, départ avec notre guide local Ari en pirogue : objectif ramer et relier le sentier qui mène à la réserve. Le mauvais temps nous cueille à mi-parcours. Le ciel est sombre, la pluie qui tombe en rideau est infiniment présente.

En rythme régulier avec les hommes, je plante dans l’eau ma pagaie puis la tire vivement vers moi. A chaque mouvement le sens le déplacement du bateau, c’est grisant. J’ai l’impression d’agir sur les éléments, cependant je ne suis pas encore Dieu, il continue de pleuvoir fort. Nous apercevons une minuscule pirogue qui vogue toute seule au grès des vagues, c’est une offrande. Quelle prière renferme-t-elle ? Mystère.

Dans le village de pêcheur qui borde la forêt, nous nous reposons et attendons que le ciel se calme. Ne voyant rien venir, nous partons quand même, mouillés pour mouillés…
Les villageois jouent aux dominos pendant que les femmes brodent et essaient de nous vendre un peu d'artisanat.












La forêt est magnifique et les animaux sont là : boa, lémuriens, limaces jaunes et oranges, caméléons, petite grenouille orange, minuscule grenouille (à peine un cm). C’est le plaisir de la journée de pouvoir les observer de si près. Je n’ai pas mon appareil photo dans la forêt mais Jean-Pierre a pris quelques clichés. Cette marche ne paraît pas très authentique vu que le guide sait toujours où il doit aller pour voir tel ou tel animal, c’était néanmoins super sympa de voir tout ce petit monde dans son habitat et en liberté.




Nous déjeunons au village de brochette de tazard et de zébu, de pinces de crabes de riz au coco et de fruits frais banane, litchis, ananas. C’est typique et bon. Le retour sera tout autant mouillé. Je suis contente d’avoir vécu cette expérience. Chez moi je ne serais jamais sortie par un si vilain temps. Cela secoue drôlement mes habitudes confortables de vie.




Voeu



Ici les paillotes sont recouvertes de feuilles de l’arbre du voyageur (un palmier en fait) et les murs sont fabriqués à partir de leurs tiges.
Un toit en paille au-dessus de sa tête, c’est très Feng Sui. Je ne sais pas si cela permet à l’énergie de bien circuler mais cela présente parfois des défauts d’étanchéïté. Ce matin alors que je venais à peine d’ouvrir un œil et que tendant l’oreille, je ne percevais plus le bruit de la pluie, je suis aspergée par un jet brumisant qui finit de me réveiller.
Question cruciale : Est-ce un pipi de margouillat ou bien la pluie qui tombe à travers la moustiquaire ? Après réflexion je pense que les bébêtes qui attendaient sagement leur moustique au-dessus de moi ne sont pour rien dans cette histoire.

L’après-midi dans une stratégie d’évitement, nous optimisons Alain et moi le tir de la chasse d’eau afin que le bruit de remplissage de la cuvette soit le moins long possible.
Allongés sur les transat de la véranda du Lokobé Lodge avec face à nous une vue imprenable sur la mer, tout en appréciant le calme apaisant, il me demande d’imaginer que le bruit sus dit soit celui d’une rivière cristalline, bon.




Nous descendons ensuite au village à pied, nous y rencontrons Ari, il nous accompagne jusqu’à cette pierre sacrée en forme de femme. Une légende locale accompagne ce lieu que nous qualifierons de tabou. Les gens du pays y viennent pour demander à cette « déesse » d’exaucer leur vœux. Ari nous dit que cela marche vraiment, qu’elle exauce tous mais vraiment tous les vœux, alors j’ai fait comme chez nous, j’ai ramassé des coquillages et fait l’offrande.








Sur le chemin qui y mène, mes chaussures de sport aux pieds, je me fais distancer par Alain et Ari. Obligée de les enlever pour traverser une rivière je décide finalement de continuer nu pied. C’est une révélation ! Je sens que mon pas retrouve une souplesse ancestrale, une légèreté inconnue. Je marche avec aisance aussi vite que les hommes, fabuleux.
Le village des pêcheurs et les zébus.
















Il pleut



Objectif de la journée : acheter un parapluie.




Je sais à présent ce que c’est qu’une vraie pluie tropicale. Je me rappelle une image d’un de mes livres d’école : un homme marche dans la brousse avec une énorme feuille de taro sur la tête afin de se protéger de la forte pluie équatoriale qui s’abat sur lui. Ben, je pourrais facilement faire un copier/coller même si nous ne sommes pas ici sous l’équateur. Il ne pleut pas pour de rire je peux vous l’assurer.

Mais, même par mauvais temps, le pays reste émouvant.
Nous louons une voiture avec chauffeur pour la journée. Première visite sous une pluie battante les étales extérieurs des brodeuses.




Ensuite direction le marché couvert où des femmes vendent des crabes de palétuviers recouverts de boue pour les maintenir en vie. J’achète de la poudre de combava et Betty fait le plein de gousses de vanille.








Pas de chance le guide de la distillerie d’ylang-ylang est absent nous nous contentons d’admirer les alambics en cuivre.

Un pied d'ylang-ylang taillé depuis des années afin de pouvoir ramasser les fleurs à hauteur d'hommes.












Une fleur "mûre" prête à être distillée.




On s’embourbe en repartant mais les hommes parviennent à nous sortir de cette mauvaise ornière.




Déjeuner au restaurant de la mer où Alain et Jean-Pierre essaient la spécialité locale : le Romadsava sorte de soupe aux brèdes et viande ou crevettes. La maison nous offre en dégustation des rhums arrangés dont un au tamarin (très particulier…).
Un petit tour par le port pendant un moment de répit.












Visite au vieux cimetière indien (17°), on se croirait dans un décor de film pour Indiana Jones.








En repartant nous croisons deux dames absolument charmantes.








Nosy Be



Nous atterrissons sur l'île de Nosy Be "la grande Ile " en malgache. Pas moins de 5 personnes différentes vérifient et tamponnent notre passeport mais bonne surprise le visa est gratuit.
Nous roulons ensuite vers notre petit hôtel distant de 25 km de l'aéroport. Je ne suis surprise ni par la luxuriance, ni par la verdure mais par les vastes étendues désertes entourant les plantations d'ylang-ylang et de cajou.
Nous nous arrêtons pour observer un "endormi" comme ils disent à la Réunion. Il est vert pomme, impassible et semble être dans une position d'attente.




Sur la route, à la traversée des villages et de Hell Ville la capitale de l'île des centaines de photos attendent gentiment leur photographe.




Notre chambre est rustique et sous la pluie semble être perdue dans le temps, les meubles sommaires en vrai bois bien épais et la moustiquaire qui pend du plafond accentue encore cette atmosphère surannée.




La soirée est belle et tranquille, un léger voile de bonheur semble flotter sur la plage.
















Le soir nous dînons au P'ti Bônheur. Le restaurant est tenu par un cuisinier français baroudeur : Fred, il est curieux de tout et me montre sa plante fétiche ravivato en malgache l'arbre pierre c'est de cette plante que l'on extrait le curare ainsi que pachypodium un arbre vieux comme le monde qui ne pousse qu'un mm par an.




Sa cuisine est étonnante, il n'utilise que des produits locaux frais, cela va de la chanterelle à la cuisse de grenouille géante en passant par le tournedos de zébu qu'il garde 15 jours en chambre froide. Nous lui attribuons tous une note très élevée pour ce premier excellent repas.
Notre sortie en mer de 4 jours risque d'être compromise. Une dépression stationnaire plane au-dessus de nos têtes. L'accalmie du début de soirée laisse place à des averses impressionnantes et assourdissantes dans la nuit. Je ne peux m'empêcher de penser que je suis mieux ici que sous une tente. Notre lit, enveloppé par la moustiquaire, crée un cocon douillet autour de nos corps entièrement dénudés, nous transformant pour un petit moment en chrysalides vivantes. Parfois,pendant que le ciel fait une trêve le ressac de la mer semble nous murmurer sa présence bienveillante.



Des nouvelles

Tout va bien, impossible de me connecter sur canl aussi je mets un mot ici. bisous a tous

Nosy Be

Dans cette ile de Madagascar, apres cinq jours de pluie, nous avons vu le soleil auj. Tout va bien mais pas de possiblite d"ecrire plus longtemps pas de connexion facile et un clavier vasa.

Premier jour



Nous sommes bien arrivés à la Réunion et nous partons demain pour Madagascar.
Premier jour de voyage, il fait vert et blanc ici à la Réunion. Le vert est donné par la luxuriance de la végétation de la côte est et le blanc par l’écume des cascades qui tombent en cheveux d’ange le long des parois abruptes.








Jean-Pierre nous a emmené au cirque de Salazie, dans le seul village des "Plus beaux villages de France" situé hors de France : Hell Bourg. C’est une ancienne station thermale où au 19° les grandes familles créoles venaient y prendre les eaux. Elles y ont construit de belles « cases » où les jardins y tiennent une place prépondérante.















Déjeuner créole chez Ti'chouchou, exotisme garanti.




En sus des vestiges de la station, nous avons visité le cimetière et la maison Folio sorte de petit écomusée de la vie d’autrefois : www.maisonfolio.lareunion.com










Le cimetière est à l’image des jardins créoles : très fleuri, désordonné voire brouillon, plein de vie et amical. Moi, qui ne supporte pas l’idée d’être enterrée, je dois dire qu’ici cela pourrait être une chose envisageable, c’est vraiment la première fois que j’ai cette idée en visitant un cimetière.








Départ



Notre départ s’est placé sous le signe de la chaussette.
Alors que nous faisions la queue pour l’enregistrement, notre jeune voisin de derrière ouvre son sac pour en sortir une veste, il la tire si vivement que plop, plop deux paires de chaussettes pliées en boule saute du sac et roulent à mes pieds.
De déceler son léger embaras, nous occupe un moment et permet de nous faire oublier le sans gêne de la famille qui nous précède. Alors que je poussais tant bien que mal un chariot bien rempli, la mère m’a doublé sournoisement par la gauche. Une fois devant moi, les autres membres de sa tribu sont arrivés avec tout leur barda, nous avons dû de mauvaise grâce les laisser passer.
Dans la passerelle qui relie notre avion aux salles de l’aéroport de Sydney, une paire de chaussettes est posée là, toute seule au milieu du couloir. Avec précaution, les passagers l’évitent comme s’il s’agissait d’un objet précieux. Quelqu’un lance dans le silence : « Heureusement que cela n’est pas une petite culotte ». Enfin, dans le Boeing 777 de la compagnie d’Air Austral, il fait si froid que je suis obligée de porter deux paires de chaussettes pour avoir mes pieds à peu près au chaud.
Joies et déceptions pendant le vol :
Déceptions : Les sièges sont étroits et ne s’inclinent que très peu.
Les couleurs des uniformes des hôtesses bleu turquoise et bleu marine, bien mais leur veste est rose comme une glace à la framboise, je n’aime pas cette association de couleur.




La TV est accrochée au plafond et de nos sièges, on ne voit rien. J’ai repéré que les meilleures places étaient les n°30 et 10.
Joies : Les repas sont copieux et bons, on sent l’influence réunionnaise.
On garde le même avion donc moins de risques de se retrouver sans ses petites culottes à l'arrivée.
Les gens sont différents de ce que l’on a l’habitude de voir, plus jolis, plus colorés et plus sympa.


A Sydney, une pub pour l'Australie dédiée à Anne qui travaille sur les écritures.




A Saint Denis l'aéroport de Rolland Garros. Il fût un grand aviateur né à la Réunion donc rien à voir avec le tennis, cela c'est pour la petite histoire.








Nous verrons bien



Quand tout a été rangé dans les cartons et que la maison s’est affichée vide, nous avons ressenti un apaisement venant des tréfonds de notre conscience généré probablement par le sentiment de liberté que donne le dénuement, l’absence d’attache. Alain et moi avons pensé la même chose au même moment. C’est mieux ainsi ! A notre retour, je ne sais pas trop dans quel état d’esprit je serai : Présentement, j’ai envie de plus jamais les ouvrir, de les peindre avec des belles couleurs, d’aller au marché aux puces et des vendre comme des pochettes-surprises ; mais après avoir jouer au coucou pendant un an avec un minima, je serai peut-être heureuse de reconstruire un nid sympa. Nous verrons bien.

Rien que pour nous



Afin de nous souhaiter un bon voyage la mairie a fait fort, elle nous a fait vibrer avec des chouettes feux d’artifice ; accessoirement, il clôturait aussi les fêtes de fin d’année.
Pour l’occasion, je m’étais habillée en demain après avoir jeté sans état d’âme mes vêtements de travail de la journée.
Au dernier étage de l’immeuble le Surcouf en haut de la ville, une coupe de champagne à la main et un toast de foie gras dans l’autre, nous avons admiré le travail des artificiers, tout cela en bonne compagnie.
Une nouvelle rencontre qui en augure bien d’autres nous rappelle à sa façon que nous sommes encore à Nouméa : Allez donc voir le site de Caroline :
http://www.bonsplansnc.com/















La cuisine moléculaire

J’ai une nouvelle passion : la cuisine moléculaire. Je sens que cela va m’apporter du fun et le plaisir de faire plaisir.
Un copain m’a prêté ce livre. A Noël, Estelle a expérimenté les billes d’agar-agar colorées au sirop de violette. C’est une cuisine qui demande de l’attention, de la précision et un matériel particulier qui coûte souvent cher. La suite dans un avenir incertain.








Voilà



Dernière connexion avant le départ.
A nous l'aventure....

Les aventures de mimi chez Carrefour



Plus tu payes, plus tu as de réduction or plus tu as de réduction moins tu payes donc, plus tu payes moins tu payes.
Pensez-vous que ce raisonnement soit absurde ? Mais non … il suffit d’aller chez Carrefour pour y vivre cette aventure funambulesque.

Comme je suis une bonne consommatrice, Carrefour m’a offert la carte « conso » toute dorée, c’est super classe. A présent à chaque fois que je dépense plus de 2000 F, la caissière me décroche un sourire béa et dit : "Vous avez la carte conso ?"
Avec fébrilité, j’ouvre mon sac pour en sortir l’objet précieux. Je le lui tends, et après un passage sur sa machine, des points se cumulent automatiquement sur mon compte, merveilleux.
Il faut beaucoup de temps, et une bonne dose d’opiniâtreté pour parvenir à bénéficier, par ce biais, d'un avoir valable.

Je l’ai fait et vous pouvez me féliciter ! Vous avez devant vous une mimi qui a réussi à accomplir , sans fléchir, ce travail d’Hercule.
Parce qu'il faut y penser à la carte, c'est déjà fin compliqué de se retrouver sur le parking du magasin et de consulter mentalement sa check list : La pièce pour le caddy, la veste pour ne pas mourir de froid, et les sacs bio. Trois infos, passe encore notre cerveau est capable de les mémoriser facilement mais quatre cela devient problématique, vous voyez, cela n'est pas aussi simple qu'il n'y parait.
Tout cela pour vous dire que mon aventure chez Carrefour de ce matin, consistait à me trouver un cadeau de départ pour utiliser un avoir qui autrement se perdrait dans les affres de la compta du magasin, cela serait bien dommage, plus d’aventures possibles.
Par contre, ce que j’ignorais, c’est la difficulté que j’aurais à trouver « un quelque chose » qui me plaise. Côté fringues, ce n'’est pas ça, il ne reste que les invendus clinquants des fêtes. Les sous-tifs sont dépourvus de bonnets rembourrés, les slips trop larges promettent de rentrer dans les fesses après le premier lavage. Je n’ai aucune envie d’acheter des petits pois, ou du cassoulet, encore moins du foie gras, j’en suis saturée.

Un tour vers le rayon d’électronique et je trouve enfin l’objet miraculeux. Un téléphone sans fil ! Moi qui venait la semaine dernière de jeter celui que j’avais pour cause d’incompatibilité d’humeur entre lui et la vie, je suis comblée. Seul hic, je ne le domestiquerai que l’année prochaine. Une promesse d’aventure à vivre en 2011, merci Carrefour.