Après avoir pris congé de la cocotte, nous nous sommes rendus au gîte " Chez Juliette" de la tribu de Haut Coulna.
Sur les brochures touristiques, on peut lire qu'il faut 1 H 30 pour s'y rendre. Nous avons mis plus de 2 heures. Le dernier tronçon est particulièrement difficile, la route est totalement défoncée après les dernières pluies.
Il n'y a aucun panneau qui précise si l'on est bien arrivé. Il nous a fallu demander deux fois notre chemin.
La tribu est toute petite et logée sur un terrain particulièrement pentu, en bas duquel, coule tranquillement la Ouaïème. J'ai du mal à m'imaginer habiter ici toute ma vie, non pas tant à cause de son isolement mais parce que l'étroitesse de l'espace et son escarpement, me taperaient sur le système, moi qui rêve de l'espace immense et désert des plaines de Patagonie, je ne pourrai pas m'y faire. Eh bien, heureusement, que nous sommes tous différents, les gens qui vivent ici, semblent heureux d'y être, leur tranquillité et leur accueil en sont la preuve formelle.
Nous n'avons pas vu Juliette mais Jacqueline, qui nous a préparé un repas de roi à base de produits du jardin et de cerf chassé par son mari.
Nous dormons dans une case au plafond tapissé de paréo, dans des lits avec des draps. Un cabinet de toilette (avec de l'eau froide seulement) jouxte la chambre. Je pense à tous les efforts de travail qui ont été nécessaires pour avoir ce confort, au niveau du transport par exemple et aussi pour laver les draps sans machine à laver. Vraiment, ce n'est pas cher payé.
Il n'est pas tard, néanmoins, du fait de la morphologie particulière de cet espace enclavé, la lumière est vite manquante. Je suis obligée de prendre un pied pour faire des photos, conséquence de cela, John, qui nous a si bien accueilli, a bien trop d'énergie pour être immortalisé sur ma carte mémoire.
C'est un petit paradis pour photographes, tant pis si je vous lasse, j'aime trop.
Les deux premières photos sont prises sur la route, puis c'est le faré "salle de réception/salle à manger" du gîte.








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Et pour finir des photos à l'intérieur d'une maison en torchis à moitié détruite.



1. Le dimanche 7 juin 2009 à 19:28, par Estelle
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