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Le carnet de route de la famille Rolly


Nature morte de la salle de bain de mimi

Je continue à dessiner au crayon, comme les fleurs cela a la fâcheuse tendance à faner, je me suis lancée dans la nature morte. Pour ce faire, j'ai testé deux produits phare de la toilette branchée que vous reconnaitrez sur le dessin.
Le premier est le savon d'Alep (cliquer ici pour un lien). Il vient de Syrie et il est fabriqué à partir d'huile d'olive et de laurier.
Il a un look Bio d'enfer et une odeur qui porte en elle toute notre civilisation. Il laisse sur la peau un film particulier que j'apprécie beaucoup, on peut même l'utiliser sur le visage, il est parfait mais c'est surtout son histoire qui me fait rêver.
Le deuxième produit est sensé me réduire. 75% de cellulite en moins annonce la pub et en tout petit "si l'on s'en sert tous les jours". On prend donc un abonnement avec le labo, le piège ! Reste que c'est efficace sur moi, peut-être pas à 75% mais ma peau est plus lisse. Je ne sais pas si je poursuivrais l'aventure, si je serais toujours suffisamment riche pour subventionner le labo.









Les aventures de mimi chez Carrefour

J'ai trouvé un truc génial chez Carrefour, toutes les copines vont me l'envier, c'est certain.....
Il est probable que Carrefour, s'est entendu avec nos compagnies aériennes afin de proposer l'objet indispensable à nos longs courriers.
En ce moment, quand nous discutons entre amis à propos de nos voyages, nous nous étonnons :
- C'est vrai, tu as fait un bon voyage, incroyable ! Pas de retard d'avion ? Pas de bagages manquant ? Pas de grève ?
Il devient indispensable de prévoir dans un bagage à main des vêtements de rechange. Lors d'un de mes stop non prévu à Narita (Japon) qui a retardé mon voyage de deux nuits, j'avais discuté avec une suissesse qui me disait :
-Une nuit d'accord c'est faisable, il suffit de retourner sa culotte mais comment faire pour deux nuits ?
Eh bien, voilà la solution un double string (dont un amovible !) Il fallait y penser, Carrefour l'a fait pour vous.






De l'autre côté

Le soleil se lève à présent à gauche du Mont Dore. Je voudrais prendre en photo le soleil se levant juste au dessus du sommet. Ceci me parait réalisable au alentour de l'équinoxe, et j'aime à croire que c'est exactement ce jour-là que c'est possible A chaque équinoxe, je bous d'impatience et chaque fois quelque chose m'en empêche.
Cette année, plusieurs jours durant,
La dépression tropicale forte " Jasper" a masqué le soleil levant.
Nous sommes ici,
Jeudi,
Et en cette fin d'été,
Le beau temps semble être ressuscité







Les noces rebelles

La grande classe, cela pourrait être tout ce que j'ai à dire sur ce film.
Je le recommande vivement, surtout aux femmes.
L'émotion est constamment présente, par le jeu époustouflant des acteurs , par les images sans fausse note, par la musique qui résonne pile poil, par la mise en scène, par le scénario subtil.
Comment dire, c'est aussi parfait que ce que l'on pourrait espérer d'un simple humain. Le seul hic, c'est la déprime possible qu'il risque de provoquer durant la prochaine projection d'un film quelconque.
On s'habitue tellement trop facilement au meilleur !
Le thème abordé, la résignation est un sujet qui touche tout le monde. Ici, le personnage principal préfère prendre le risque de mourir plutôt que de renoncer à ses rêves. C'est une belle leçon d'héroïsme. Il faut avoir plus que du courage pour arriver à prendre suffisamment de recul et agir dans le but de pouvoir se dire à la fin de sa vie "si je devais recommencer une nouvelle vie, je n'en changerais rien".






Transparence




Ce matin, à la piscine,
J’ai appréhendé la transparence de l’eau.
Tout au cœur de la matière,
Par sa fluidité,
Par sa cohérence,
Par la perfection de sa structure,
Par son aboutissement,
J’ai été, une fois de plus, pénétrée
Par la simplicité de cette beauté.
Pourtant, ce matin,
Cette vision sublime a chargé
Mon cœur d’une mélancolie
Malheureusement déjà latente.
Cette transparence m’a renvoyée à la mienne.
Depuis combien de temps
En suis-je atteinte ?
Je n’en sais rien.
Cela s’est élaboré
Avec tant de légèreté.
Insidieusement,
Subrepticement,
Un peu plus chaque jour
Un peu moins chaque nuit.
Mais, pour un peu, c’est reconnu
Il y a incompatibilité légendaire
Entre transparence et obscurité.
Reste que, mon opacité, ma consistance
Se sont peu à peu échappées,
Laissant place à une émanation évanescente.
Pourtant, je suis toujours en vie.
Je me sens bien réelle, existante.
Comment retrouver une compacité salutaire ?
Comment imaginer cette possible capacité ?
J’ai essayé de trouver seule.
Pour cela, j’ai changé,
L’altération physique a engendré
Un soupçon de grâce,
Mais cela s’est avéré vain.
La transposition psychique
A eu un effet identique.
J’ai posé des couleurs
Surtout du rouge
Pour avoir plus de cœur.
J’ai cessé de parler
N’ai fait que penser,
Rien n’y a fait.
Il y a bien une solution
C’est la disparition.
Mais avec tout cela,
Je ne sais même pas, si,
J’en ai envie.
Après tout la transparence
Cela a certains avantages,
Aucune question,
Aucune altercation,
Une vraie paix bienveillante.
Mais, j’ai peut-être une solution,
Tout ceci n’étant qu’un sentiment
Un sentiment d’appartenance,
Je dois pouvoir le transcender,
Le remiser, l’oublier.


Il est quatre heures



Il fait encore sombre
La nuit d’équinoxe
Touche à sa fin
Savez-vous
Que l’équilibre des jours et des nuits
Est si fugace qu’il n’existe
Que deux fois l’an ?
Qu’à partir d’aujourd’hui
La nuit sera plus longue que le jour ?
Les ténèbres ont du bon
Elles nous distilleront
Un peu plus de fraicheur
Jusqu’à ce que nous prions
Pour un peu plus de chaleur.
Un margouillat lance son cri
Il broie ce silence fragile
Tout à coup, j’assiste impuissante
A la première tombée de pluie
Elle provoque une brillance
Sur les palmes des cocotiers
Une voiture passe
Le jour peine à se lever
Le ciel est plombé
Je me sens déjà mouillée
Moi qui dois aller au marché
Où une promesse
De goyaves fait fi de ce temps
Alors que l'autre passe.

Bientôt, il sera cinq heures

Ce matin



Ce matin, afin de se faire pardonner pour sa courte absence d'hier soir, mon ange gardien m'a rendu visite.






















Bobo



Hier soir, je voulais aller voir à la FOL le fameux film documentaire « Knowledge is the beginning ».
Sur la route, je décide d’aller faire un petit coucou à Alain qui se trouve avec ses amis au jeudis du centre ville.
Je me gare (mal) boulevard Vauban et fais ce que j’avais prévu.
Au moment de remonter dans la voiture, j’ouvre avec un peu trop de précipitation la portière de ma voiture. Le coin supérieur heurte violemment ma lèvre, bobo.
Après, un coup d’œil rapide dans le rétro, je me rends vite compte que la séance se privera de ma présence.
Vu, l’heure tardive, je décide d’aller rapidement consulter mon médecin.
J’arrive dans son cabinet, un patient attend.
Dès qu’il sort de sa salle de consultation, je m’approche de lui, à ma vue, il s’avance vers moi. Il entoure de ses deux mains mon visage avec une certaine délicatesse.
Je lui demande s’il peut faire quelque chose pour moi.
- Oui, attendez-moi, il vous faut des points de suture.
Ce geste, m’a ému.
Il était plein d’humanité, de sollicitude, de gratuité, d’empathie.
C’est avec de toutes petites attentions comme celles-ci que l’on se sent vivre, que l’on se rappelle que la vie est avant tout un don d’amour.
Il a bien travaillé, son geste était précis et sûr, je n’ai ressenti aucune douleur malgré tout, il m'a promis une cicatrice. J’ai gagné ma journée.

Controverse

La controverse en a engendré une autre.

La pièce de théâtre qui était jouée la semaine dernière au théâtre de L’Ile « La controverse de Valladolid » (texte de JL Carrière) a suscité de vives critiques de la part d’un journaliste des Nouvelles (Sy. A).
J’ai lu cette critique le matin et vu la pièce le soir. Une autre représentation a eu lieu le lendemain.
J’ai trouvé cette critique très négative, limite méchante rien que le titre « Une controverse plutôt molle » donnait le ton.
Il n’y a aucun point positif dans cet article. La comparaison entre la prestation des comédiens amateurs locaux avec celle de Marielle et de Trintigant est extrêmement déplacée.
Je suis sûre que cela n’était pas du tout le propos de ces derniers quand ils ont appris ce texte difficile.
C’est vrai que le jeu a manqué un peu d'emphase mais cela était largement compensé par la beauté du texte et perso, j’ai passé un bon moment à les écouter. Cela a d’ailleurs été le cas de bon nombre de mes amis présents.

Cette controverse en a engendré une autre : Dans quelle mesure est-il possible de critiquer un spectacle local ?
Ici, la critique n’est pas aisée parce que cela touche forcément quelqu’un de plus ou moins proches, ne serait-ce que le copain du copain de la copine.
Alors, faut-il s’en abstenir ? Pour moi, elle doit être, cela ne fait aucun doute. Toutefois, elle ne doit pas être une bête CNNC (critique négative, non constructive). Tout est question d’élégance et de respect.
De plus, il faut garder à l’esprit que le quasi monopole du quotidien local fait que l’on a « qu’un seul son de cloche ». C’est désobligent et peut faire changer d’idée un spectateur.
(Tout le monde ne lit pas mon blog ! ...)
Le journaliste aurait pu dire ce qu’il pensait du jeu des acteurs sans les comparer avec des pro. Cela n’a aucun sens et ne peut que décourager les initiatives artistiques sympa de cette sorte.
Dire que l’on a aimé ou pas, exprimer ses sentiments par rapport à l’évènement, c’est bien mais il faut toujours rechercher l’humilité, c’est la base de l’empathie.

Envoyés très spéciaux







Pour s'amuser, il faut avoir l'âme légère.
Je l'avais, hier soir, en entrant dans la salle de cinéma, et plus encore en sortant de celle-ci.
J'ai beaucoup ri avec ce film. Un humour qui s'inscrit dans une culture, un contexte connu.
Cela me fait toujours chaud au cœur de revoir Paris, de sentir la ville, ses habitants.
Le sujet est pourtant sérieux mais il est traité avec humour sans jamais casser pour casser. Les comédiens sont au top de leur art.
Je viens de lire les critiques spectateurs du site allocine, et deux d'entre eux disent qu'ils préfèrent ce film à "Bienvenus chez les Chtis". Je suis tout à fait d"accord. Moi, qui à contrario de millions de spectateurs, avais trouvé le film les chtis bien peu élégant, j'estime que celui d'Auburtin donne dans la subtilité, l'intelligence.
Je le reverrai avec beaucoup de plaisir, je lui mets 4 étoiles.

Ce matin

Je ne pensais pas, ce matin, pouvoir aller faire mon tour de photographie comme d'autres font leur tour de vélo. Météo-nc avait sorti ses icônes de pluie, hier soir sur son site. Vous savez celles des nuages gris et des gouttes énormes (proportionnellement).
Beau ciel bleu, ce matin et l'envie de balade en ville du côté de la rue de la Somme et du bas de la rue Galliéni.
Première surprise, ce graph qui semble avoir été tagger avec un pochoir sur une porte de la vieille bâtisse qui jouxte l'Hôtel des Impôts.






Toujours rue de la Somme, je rencontre le boucher qui fait le coin de la rue, lui achète de la bonne viande pas chère du tout (je sens que je retournerai le voir, tous les dimanches, pas de monde, accueil sympa, ouvert, génial !). Je lui parle de ce que je fais, que je suis amusée par la colonie de pigeons. Il me répond qu'il faut revenir avec du riz pour les voir bouger. Bonne idée, qui peut être en plus plaisante à mettre en œuvre avec des enfants.
Je pense à mes enfants qui ont zoné par ici. C'était un gouffre pour leur argent de poche, ils ont été les pigeons des tenanciers de ces lieux . Aujourd'hui d'autres pigeons ont investi cet espace, juste retour des choses.
































Rue Galliéni, d'autres photos, pas loin de là.


























Et pour finir, un morceau du container de l'assoc Macadam.






Vous avez dit sensible ?

Chaque être humain est unique.
Chaque être humain a une sensibilité propre.
Donc, chaque sensibilité est unique.

Tout le monde est d’accord là-dessus et cela n’est pas nouveau.
Les humains m’intéressent, ne serait-ce qu’à cause de mon appartenance à leur espèce.
La sensibilité des humains m’intéresse, ne serait-ce qu’à cause de leur caractère unique.
En revanche, ce qui me passionne, c’est la façon dont cette sensibilité se dévoile, s’exprime.
Mille et un médiums pour ce faire, mille et une façons séduisantes. Les possibilités sont infinies.
Parfois, je déplore de ne pas parvenir à me trouver un médium, un seul, qui me permettrait de m’exprimer pleinement.
Je suis admirative de la constance de certains artistes d’avoir trouver leur support et de s’y tenir tout au long de leur vie.
Cette constance, leur permet d’aller jusqu’au bout des choses, de maitriser la part technique, et ainsi d’avoir tout loisir de laisser aller leur créativité pour qu’elle s’exprime pleinement.
Moi, je papillonne de l’un à l’autre sans jamais aller au bout de chacun. J’ai la fâcheuse impression de ne rien connaitre, de ne rien maitriser vraiment.
Cela me donne l’impression de communiquer beaucoup et de ne jamais me dévoiler vraiment. Cela serait-il une stratégie pour masquer une pudeur excessive ? Je n’en sais rien, on est très mauvais juge de soi-même, souvent trop tolérant ou trop acide.
Heureusement qu’il y a « les autres », que l’on peut à loisir explorer sans qu’ils n’en sachent rien. Voler un peu de leur expérience, de leur manière, de leur essence.

Soyons fou

J’ai entre les mains le numéro 12 d’une nouvelle revue achetée à Koné.
« Rajeunir Magazine ».
J’en suis accro…
J’hésite néanmoins à m’abonner.
Une vague crainte de me retrouver après un an à me débattre dans les affres de l’adolescence et après deux, à sucer mon pouce.
Le beau mannequin de la couverture porte gravé en rouge sur son front « jeun ». Ah ! Jusqu’où est-elle allée pour en arriver là ?
On y trouve des articles captivants à propos de piqures pour combler les rides, de crèmes miraculeuses tri-actives ou assurant la protection des mitochondries de la peau, de logiciel anti-Alzheimer, des 10 ans du Viagra.
Instructif….
Je tombe en amour : les manchons Gym Lympho Tonic Bras (lien sur le site) sont l’objet technique qu’il me faut. Mes triceps ont trop tendance à ressembler à des gants de toilette mouillés, je sens qu’une lutte inévitable doit s’engager rapidement.
Comme toute guerre, cela a un cout, celui-ci est raisonnable : 42,5 euros, mais livrent-ils ici ? Cela, je ne le sais pas encore.

Hier soir, dans mon lit, à l’heure de la recherche du sommeil perdu et la revue ouverte sur mes genoux, je pense. Une idée me vient….(vive les Bogros !)
Composons ! Les gros titres m’inspirent un nouveau jeu (un peu, c’est vrai, copié sur la sculpture sur prose).
Voici le texte :
Enjeu ingrat
Vos cris et pleurs
Trahissent
L’envie
« De déposer Sa chique »

Il s’agit pour vous, à présent de retrouver sur la page de couverture (ci-dessous) les groupes de lettres (1, 2 ou 3) qui ont été utilisés pour composer ce texte.
J’aurais aimé ne prendre que des lettres groupées par deux mais cela a été impossible. Alors, je me suis dit que l’on pouvait avoir deux jokers.
Ici, il s’agit du double « s » du mot « trahissent » et « po » pour « déposer ».
Il faut également ne pas utiliser deux fois les mêmes lettres d’un même mot mais les lettres différentes d’un même mot sont possibles.
Bon, je sens que vous ne jouerez pas. Cela n’est pas important.
C’est l’exercice de composition qui a été intense, hier soir, épuisant, je me suis endormie après avoir senti les synapses de mes neurones grandir, s’étirer pour essayer de trouver de nouvelles connexions, un boulot pas facile pour elles, vous vous en doutez bien.
Un bienfait ! Je me sens ce matin, plus intelligente.
Plus intelligente mais pas plus sage, j’ai toujours autant de mal avec la gravité, le temps qui passe, l’inéluctable.




Premier café littéraire

L’Aventure de la vie se décline en mille et une aventures modiques, quotidiennes.
Chaque aventure instille en dose parfois légère parfois encombrante, une émotion à celui qui sait la saisir, la surprendre.
L’émotion a sa vie propre, fugace ou tenace, inconstante par essence, elle ne se suffit pas toujours d’une seule âme.
Lorsqu’elle parvient à s’extraire, elle devient capable de se vaporiser en une brume éthérée avant de se déposer avec délicatesse dans le cœur des autres, c’est le partage.
J’ai partagé, hier une myriades d’émotions ondoyantes pendant le premier café littéraire de l’année.
Une touche un peu trop accentuée de solennité ne m’a pas empêchée de les capter toutes, de les triturer, de les amplifier avant de les restituer à vau-l’eau.
J’étais venue seule, je suis repartie avec l’augure de nouvelles amitiés.
Merveilleux.

Max

C'est bien fait pour moi. J'ai fait une bêtise et j'en ai subi les conséquences.
Colette a dit "Faites des bêtises mais faites-les avec enthousiasme".
Je n'ai pas dû en mettre assez ....
J'ai oublié de rentrer ma poubelle, elle est restée 48 h extra-muros.
Rien de bien grave, si ce n'est que tout à l'heure en la rentrant, j'ai vu qu'une âme bien peu aimable l'a remplie d'une poche plastique. Rien de bien grave encore une fois, je soulève, alors celle-ci afin de la mettre dans un sac plus conséquent et là, cela m'atteint.

Une odeur immonde, pestilentielle de rat crevé s'insère dans mes narines, excite au maximum mes neurones récepteurs olfactifs. Ils sont des millions à correspondre dare dare avec mon pauvre cerveau qui m'imprime presque immédiatement un geste de repli qui se voudrait salvateur.
Je vous assure, si je vous raconte cette histoire, c'est que pour la première fois de ma vie j'ai senti cette exhalation pénétrer au cœur de mes cellules, c'est un souvenir inoubliable. Une sensation extraordinaire malgré la souffrance qu'elle m'a procurée.


En matière de relent, j'en ai le souvenir d'un autre, absolument intolérable et indéfinissable dans sa constitution . C'était à Hong Kong à l'intérieur d'un marché fermé des nouveaux territoires (si je me souviens bien). L'odeur était telle qu'elle est devenue instantanément obsédante générant une nausée que j'avais eu du mal à contenir. La sortie ou la mort, c'était à peu près à tout ce que j'avais été capable de penser pendant les minutes qui suivirent, jusqu'à... ma libération.

La pensée du jour



-Maitre, montrez-moi la voie de la délivrance.
-Qui t'a enchainé ? Interroge le maitre, nomme-le-moi.
-Personne, dit le disciple.
-Alors pourquoi demandes-tu la délivrance ?


"Contes Zen" d'Henri Bruel

Sculpture sur prose

Durant toute la semaine, des manifestations sympa se bousculent à la maison Célière.
Je viens d'assister au vernissage de l'expo : Sculpture sur prose à laquelle j'ai eu la chance de participer.
Le principe est simple : à partir d'un écrit de deux ou trois pages, on doit choisir des mots ou des groupes de mots (dans l'ordre du document) afin de recréer un texte poétique. On a le choix du texte et de ses mots.
J'ai beaucoup aimé me livrer à cet exercice, c'était très amusant. Je remercie Anne B d'avoir initié ce projet et de m'avoir si bien accueillie.
Cliquez ici, si vous désirez en savoir plus sur ce principe qui fait le tour du monde.


J'ai composé trois textes. Le premier que vous pouvez voir en couleur un peu en bas sur la photo a été écrit à partir d'un guide touristique qui parle de Bourail.





Je vous le livre, ici, tel quel, sachant qu'il ne prend tout son sens que lorsqu'il est accompagné de son texte original.


Bourail
Les plages
De roches tourmentées
Ourlés d'écume
Attirent
Sous l'œil moqueur
Des surfeurs
Aux creux d'un amphithéâtre de pins
Le bonheur
Des ombrages



Les deux autres sont tirés des "Contes cruels" de Villiers de l'Ile-Adam, un écrivain que j'adore.
Je me suis dis que c'est tellement beau ce qu'il écrit que je ne pouvais pas avoir de mal à trouver "mots à mon texte".


Devant
Les terrasses
Il existe
Inutilement
Toujours oubliées
Ces mélancoliques
Petites marchandes
De
Fleurs
Avec un sourire indifférent
Leur
Visages
Portent
L'emblème de l'amour



Sa disparition
M'intriguait
Par un légitime ennui
Je formai le dessein de rechercher
Entre deux banalités
Notre énigmatique amie
Toutefois
Absurdes à plaisir
Nous commençâmes
De raviver un bouquet de sensations fanées

Rhéhabilitation de la maison Célière

Une maison coloniale sauvée, cela met du baume au cœur. J'espère seulement que cela n'est pas qu'un peu de poudre aux yeux pour nous faire oublier qu'il s'en détruit presque chaque mois.
Cette maison sis au Faubourg Blanchot, hantée, il y a peu encore, par 13 familles de squatters, menaçait de s'écrouler. Elle appartient à présent à la ville qui en a fait une maison du livre. Pour ce faire, elle a été totalement reconstruite à l'identique. Le résultat est ravissant et onirique.















Mon appareil à la main, je suis partie à la recherche de quelques fragments encore authentiques :
Comme l'arche de cette pièce qui n'a plus d'autre utilité qu'un embellissement spatial.





ou bien, le grand lavoir et ces bribes de carrelages usés par le temps et la pluie.










Nouvelle passion

Je ne joue presque plus à free cell, à la place je dessine des fleurs. Bientôt je ne saurais plus quoi en faire....
Les hibiscus sont encore dédiés à Didi et Estelle.


















Le Koniambo

En fait, je ne sais pas si le restaurant de l'hôtel porte un nom différent, alors....
La chambre que nous avions était sympa et spacieuse. Au niveau de l'architecture : quelques détails par-ci par-là peu heureux mais dans l'ensemble c'était correct et propre.
Le soir, nous avons dîné au restau.


Le cadre :La salle est très grande, les tables et chaises : bien. Le buffet est placé au centre, la circulation est aisée.
L’ambiance :Il y a environ 80 personnes, c'est pas mal, je trouve pour un restau de brousse.
Face à la qualité des mets posés dans les vitrines réfrigérées, je sens très nettement le plaisir des hommes qui se servent, cela donne des vibrations très sympa que je capte avec joie et amusement.
Mais, cela a également une conséquence peu heureuse, c'est un bruit infernal qui envahi l'espace et me fait souffrir.
Dommage ....de se trouver dans une cantine scolaire, je n'aime pas du tout.
Cela ne semble pas gêner outre mesure la direction de l'établissement parce que cette critique leur a déjà été faite mais rien n'a changé.
Le service :Les filles sont super sympa mais le personnel n'est pas assez nombreux pour assurer correctement, nos assiettes sales sont restées très longtemps sur la table avant d'être dégagées.
La décoration : Triste à mourir : un set et une serviette en papier. Au mur une expo vente de tableaux hyper naïf en peau de Niaouli nous rappelle que nous sommes dans la brousse profonde.
Dans l’assiette : : Enfin quelque chose de positif. Le buffet est excellent par sa diversité, la qualité de ses produits, leur fraicheur. Cela fait oublier un peu le reste. Nous en profitons à fond (surtout Alain...). Un bémol pour les frites qui étaient immondes.
Moi, qui n'aime pas les huitres, j'en ai mangé plusieurs, c'est pour dire...
Combien cela coûte ? Chance pour nous nous n'avions pas demandé le prix en entrant, cela nous a permis d'en profiter sans arrière pensée. 5750 F par personne, c'est parfaitement acceptable pour ce qui est proposé.
Conclusion :Je recommande cette étape, c'est peu fréquent en brousse d'être aussi satisfait. Je déplore quand même le fait ne n'être pas suffisamment chouchouté au niveau de l'accueil. La vie est rude en Brousse.

Deux hibiscus

Pour Didi et Estelle......
Photos prises ce we à Koné. Je suis prise d'une nouvelle passion : dessiner au crayon des plantes et des fleurs et comme, cela fane vite les fleurs, je les prends en photo.










On the road Number one to Koné

Escapade à Koné ce we.

Sur la route je suis captivée par le ciel qui se reflète dans le rétroviseur. Je ne savais pas encore que cela serait prémonitoire et que je ferai plusieurs photos de ciels soit radieux soit chargés de nuages oh combien lourds d'innombrables perles d'eau prêtes à en découdre avec moi.






Avec les pluies de ces derniers jours et grâce à une chaleur bienfaisante, l'herbe est verte sur tout le chemin, non seulement verte mais haute ce qui a l'énorme avantage de cacher les canettes de bière Number one, la route est belle.

Me voici seule toujours on the road number one mais au village de Koné, c'est pour moi une chance inouïe. Une poubelle me souhaite la bienvenue :







Ici, c'est l'occasion pour moi de me laisser aller à ma passion pour la photo. J'exploite tous mes filons favoris : poubelle, fenêtre, insolite, graphique, année 50. C'est extraordinaire que sur un si petit espace je parvienne à me passionner de tout, à trouver des trucs surprenants, je me demande parfois si je suis normale. Si cet enthousiasme pour la vie n'est pas un peu valétudinaire.
Ma première passion est pour cette maison qui accueillait autrefois le magasin Sipa. Laissée à l'abandon, elle est devenue un tableau pour taggeurs en goguette. Mais ce qui fait l'originalité de ceux-ci, c'est qu'ils y ont collé aussi des décalcomanies, mettant ainsi une touche "année 50" à cette enseigne de style naïf, hallucinant.














J'ai, bien sûr, pris en photo également cette fenêtre cassée qui donne sur le haut du village, vous savez bien que j'ai du mal à résister aux fenêtres.




Et..... J'ai osé ouvrir un volet mal fermé et regardez ce que j'ai vu à l'intérieur :







Ensuite je suis allée m'acheter un chapeau et de l'eau. Je suis entrée à tout hasard dans le magasin de chasse du village, pour y trouver chapeau à ma tête pour un prix dérisoire. Il est en paille et orange, je jette avec cela, je vous dis pas.
Ainsi parée, je descends le long de la rue et m'amuse du contraste entre la flèche et la fleur de lys, toute une histoire.





Je me rends ensuite du côté de l'église et trouve deux autres fenêtres.
J'aime la première qui semble annoncer la venue prochaine de la vierge.








D'ailleurs la voici qui orne la petite école aux volets bleus "Marie". La présence du chambranle nous rappelle la préséance de façon subtile.








Encore une touche insolite avec cette pancarte qui a disparue de son support ne laissant que les traces de la (mauvaise ?) colle qui la faisait tenir.





Et puis, il y a eu ces ciels magnifiques mais peu cléments. Ils nous ont obligés à écourter notre promenade sur la presqu'ile de Foué De menaçants, ils sont devenus mouillés m'obligeant aujourd'hui à laver avec minutie la boue restée collée sur ma voiture.
Pas de regret, c'était magique, le coucher de soleil à l'extrême pointe du Koniambo.
Cela me fait penser que je dois vous raconter aussi notre nuit à l'hôtel, demain peut-être ?


















Et pour finir, on the way back, une photo prise de l'intérieur de la voiture, toujours pour le ciel.
Pas mal, je trouve, si l'on prend en compte les conditions de prises de vues.....



Par Mireille Rolly, dimanche 8 mars 2009 à 08:35 :: Balade

Débat

Voilà le mail que j'ai reçu à plusieurs reprises depuis hier soir :



POUR UNE HEURE DE CLARTE DE PLUS LE SOIR
Demandons à nos Elus d’avancer définitivement notre heure officiel d’1 heure, ainsi il fera jour plus tard le soir.
· Plus agréable
· Plus sûr
· Plus économique
Envoyez ce mail d’explications à vos amis et connaissances
ET
aux adresses mails suivantes :
(Ici figure les adresses mail de nos élus que je me refuse de mettre en ligne)

A LIRE ATTENTIVEMENT
CE CHANGEMENT PEUT ABOUTIR UNIQUEMENT GRACE A VOUS
Ne serait-il pas formidable de gagner une heure par jour ? Une heure de clarté de plus le soir pour des activités diverses.
Depuis quelques années, nos horaires se sont peu à peu calqués sur les habitudes métropolitaines. Le soleil pour sa part n’a absolument pas changé ses habitudes.
Ainsi, il y a quelques années les magasins et les écoles ouvraient leurs portes majoritairement à 7h.
Aujourd’hui, avant 8h, les portes sont closes pour la majorité des commerces, voire même 9h pour certains d’entre eux.
En été, le soleil se lève à 4h30 et l’hiver à 6h.
Tout le monde est unanime : les soirées de clarté en Nouvelle-Calédonie sont trop courtes.
Les heures du matin sont gâchées, personne ne peut en profiter pleinement avec des activités citoyennes, familiales, sportives ou autres…
Le plaisir de rester dehors comme en France jusqu'à 10h du soir ou pas si loin de nous en Nouvelle-Zélande ou en Australie est possible sur notre île.
Et là, elle sera paradisiaque.
Pour cela une seule chose à faire, obtenir de nos élus, un avancement d’1 heure sur notre horaire actuel, et ce définitivement !
Autres avantages non négligeables de ce changement d’horaire définitif.
· Pas de perturbation pour se caller car ce changement serait une fois pour toutes définitif
· Economie d’énergie (éclairage des tous les foyers 1 h de moins, etc….)
· Sécurité pour nos enfants qui pourraient rentrer de jour après l’école
· Tranquillité grâce à 1 heure de plus de clarté dans les parkings, pour les marcheurs, pour les joggeurs et autres sportifs le soir
· Relance économique suscitée par une envie de sortir après son travail plutôt que de rentrer directement chez soi à cause de la tombée de la nuit Alors, si vous être d’accord, le nombre de mails reçus démontrera que cette idée est notre idée de tous.
Plus vous enverrez de mails, plus elle a de chance d’aboutir pour notre bien-être à tous.
Envoyez aussi à vos amis, ils transmettront …..




Voilà ma réponse que j'ai réexpédiée à ceux qui me l'ont fait parvenir.



Puisque vous m'avez fait parvenir le mail non signé concernant la proposition de changement d'horaire en NC. Je vous demande de faire circuler ma réponse auprès de ceux qui vous l'ont envoyé.
Merci
Mireille Rolly



Si je me base uniquement sur mes envies et mes besoins alors oui, immédiatement je répondrais favorablement à cette idée de changement d’heure. J’ai bien conscience que j’habite Nouméa et que mes revenus me permettent d’avoir des activités de loisirs chaque soir. Profiter d’une clarté crépusculaire serait donc pour moi, une belle aubaine.
Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de penser à « l’autre » et de me demander si pour lui ce changement d’horaire serait aussi bénéfique que pour moi.
En Nouvelle-Calédonie plus de la moitié de la population (près de 60 %) touche le SMG. Est-ce que cette partie de la population possède un ordinateur et va-t-elle pouvoir exposer son point de vue ? L’informatique est une opportunité formidable pour la communication à condition que l’on soit sûr de toucher tout le monde. Ce qui n’est présentement pas le cas. Cette question mérite un débat territorial qui ne peut en aucun cas se limiter à de simples échanges de courrier électronique.
Je pense à nos élus. Il me semble qu’il est inopportun de leur envoyer des milliers de messages identiques. Ils ont d’autres problèmes plus urgents et plus importants à régler. Leurs boîtes risquent d’être saturées, ce qui pourrait gêner l’arrivée de messages plus pertinents et touchant à des domaines plus graves.
Je pense à nos broussards qui par leur travail souvent pénible et ingrat sustentent à notre premier besoin primaire « manger ». Pour moi, leur avis sur la question est primordial. Je suppose que le rythme de vie des animaux n’est pas le même que celui des véliplanchistes de l’Anse-Vata. Pour avoir habité longtemps en brousse, je sais que ce rythme est très différent de celui de Nouméa, je dirai « décalé ».
Je pense à certains enfants du primaire et du collège qui vivent un peu éloignés des centres scolaires, exemple près de Nouméa : les enfants de Tomo . Le car de ramassage scolaire les prend un peu après 5 h du matin. Pendant tout le deuxième trimestre, il fait nuit et froid à cette heure-là. S’ils devaient être décalés encore plus dans la nuit cela serait vraiment lourd pour eux. Le même problème se pose pour de nombreuses communes du pays qui ne possèdent pas le nombre de cars suffisants pour assurer plusieurs tournées en même temps.
Je pense que le titre du mail « requête citoyenne » porte mal son nom, pour moi, c’est une requête non citoyenne. Etre citoyen c’est avant tout avoir de l’empathie pour l’autre et non pas de faire montre de nombrilisme et de manichéisme.
Le groupe de personnes à l’origine de cette idée aurait mieux fait de retrousser ses manches pour faire des sondages et faire signer des pétitions dans les rues des différents centres urbains du pays. Les résultats de ceux-ci leur auraient peut-être remis leur pendule à l’heure.

L'échange







Première constatation à la sortie de la salle (même si, je ne me suis pas ennuyée pendant la projection) le film est long : 2 H 20. Je pense que cette impression de longueur vient du fait que ce n’est pas un film d’action, il est d’ailleurs placé dans la catégorie Drame.
Deuxièmement les prises de vues en portrait d’Angélina sont trop nombreuses. J’ai l'affligeante impression de n’avoir vu que son visage pendant deux heures. En tailleur ou en manteau à fourrure et chapeau cloche, j’en ai un peu assez. Il y a également cette fâcheuse tendance de rouge aux lèvres débordant de partout qui ne lui va vraiment pas, son maquillage est superbement raté.
Je n’ai pas envie de le revoir immédiatement et je me demande si j’ai envie de le revoir tout court. Hum, ce n’est pas bon signe ça.
Mais, creusons un peu voulez-vous ?
Il y a plusieurs choses intéressantes. D’abord le sujet qui est original même si il est un peu bateau dans la cinématographie américaine. Le « gentil » que rien ne destinait à ce qu’il devienne un héros lutte tout seul contre tous les « méchants » pour faire triompher la justice.
Cette justice est une justice dure, sans pitié qui va jusqu’à valoriser la peine de mort. Le méchant doit être puni, c’est la loi, et Dieu le veut ainsi.
En filigrane le début du féminisme et la misogynie de l’époque.
Le film est intéressant par la reconstitution historique de ses décors. Cela va du vieux tramway rouge, aux paquets de céréales en passant par le dring dring horripilant du réveil-matin.
Les abus de pouvoir qui peuvent exister partout et à toutes époques. Le réalisateur veut nous rappeler que nous devons toujours rester vigilant face à cela.
L’internement psychiatrique abusif n’a pas été que la marque de fabrique du stalinisme mais a existé aussi aux States. La bassesse de l’homme est indépendante des régimes politiques.
Le jeu d’Angélina est très irrégulier. Sa prestation sonne juste parfois et d’autres moments complètement décalée toutefois cela fait plaisir de voir que malgré son côté glamour, c’est une vraie actrice.
Un bravo au directeur de la photographie par contre coups de sifflet pour la musique que je trouve plus que quelconque.
CCL : Intéressant, allez le voir pourquoi pas. Je n'ai pas eu beaucoup d'émotions mais qui sait peut-être qu'à vous il parlera plus.