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Le carnet de route de la famille Rolly


Australia





Pendant les vacances, c'est toujours un peu le vide culturel, heureusement nous avons le ciné et j'en profite.
Autralia est, bien sûr, un film un peu "too much". Par certains côtés il donne dans le roman photo. Le réalisateur a sorti les violons et il en joue allègrement. Mis à part ce côté grande saga romantique remplie de clichés, je l'ai trouvé fort agréable.
Je n'ai pas vu passer le temps.
Si, a contrario, des critiques peu élogieuses, il m'a intéressé, c'est en grande partie parce que nous avons une proximité, un attachement que les français n'ont pas pour l'Australie, il y a une sorte de solidarité géographique évidente. Les cow-boys australiens me font penser à nos stockmen.
Ce que j'ai aimé dans ce film :
La féminité et la virilité bien marquée des acteurs. Kidman est certes un peu figée mais porte des tenues qui la mettent en valeur. Jackman viril et sexy à n'en plus pouvoir.
Les paysages, l'ambiance broussarde.
L'enfant aborigène qui joue super bien, il est attachant.
Le personnage du vieux aborigène est le plus intéressant. Il symbolise la tradition, la sagesse, la force. C'est un vrai magicien. La magie y est telle qu'elle existe peut-être : omniprésente et invisible.

Ouaméo le chien

Je suis Ouaméo le chien et j'ai de l'importance.
Je suis né sur la grande Terre et je veux rejoindre mes maitres qui résident à l'ile des Pins.
Pour mon voyage en avion, j'ai besoin de papiers délivrés par un véto. Ça va, je vais bien et mes vaccins sont à jour. Le véto a délivré le papier.
Mais cela n'est pas fini, je suis obligé de rester quelques jours de plus à Nouméa parce qu'il faut une autorisation de la chefferie pour que je puisse débarquer sur l'ile.
Je vous l'avez bien dit que j'étais quelqu'un d'important......

Musée haut, musée bas






Ce film m’a beaucoup plu.
La première raison à cela, c’est qu’un jour après, il m’habite encore.
De l’humour bien sûr, mêlé à une atmosphère surréaliste et loufoque : des ingrédients détonants.
Au-delà de cela, le film pose des questions cruciales concernant l’art et la culture.
L’homme est-il si imbu de lui-même qu’il dépense sans compter pour montrer au monde ce qu’il a fait ? Il a perdu sa qualité profonde, son rapport à la nature et celle-ci ne se laissera pas faire. Des fortunes sont dilapidées chaque année pour préserver le patrimoine culturel, dépense-t-on autant pour préserver notre planète ou aider ceux qui ont faim ?
Il y a beaucoup de déplacements dans ce musée, les gens bougent sans cesse, s’interrogent. Il y a là, une belle opposition entre le monde frénétique des vivants et le monde inerte des œuvres d’art qui sont posées là, depuis des siècles. Le spectateur est happé par ce mouvement et se retrouve naturellement aussi au cœur de ce musée. Il est ainsi entièrement partie prenante de l’histoire.
Le film joue à 100% sur la symbolique, mais c’est de façon ludique et légère.
L’œuvre d’art est-elle une croix à porter pour l’humanité comme nous le suggère le tableau de la mise au tombeau de JC (conservation, mise en valeur, sécurité). Les musées sont pleins, ils possèdent plus d’œuvres qu’ils n’en peuvent montrer. Leur valeur absolue est-elle méritée ?
Peut-on vivre en harmonie avec elles ? Trop d’œuvres tuent l’œuvre comme l’expliquent les gardiens fatigués. Le sketch est tordant de rire. On se croit un moment au théâtre et qu’ils ne jouent rien que pour nous.
Qu’est-ce qu’une œuvre d’art aujourd’hui ? Est-ce le reflet de ce que nous sommes ?
Dussolier découvrant l’expo sur les bites est extraordinaire, cette scène fera école, c’est sûr. La question « Est-ce qu’il (l’artiste) a photographié 350 fois la même bite ou est-ce qu’il en a photographié 350 différentes » me fait toujours rire aux éclats. Certains intellectuels aiment à se titiller les méninges sur des trucs qui n’ont de sens que pour eux. Est-ce que l’Art d’aujourd’hui est réservé à l’élite pensante ? Voilà encore une nouvelle question de poser.
L’art conceptuel en prend plein les dents et j’ai apprécié la manière progressive allant crescendo que le réalisateur a utilisé pour le montrer. L’étudiant des Beaux-Arts qui n’y « fout rien » comme il le dit, en vient à tuer sa mère, où le conceptuel va-t-il s’arrêter ?
L’art doit déranger, interpeler, changer sa façon de voir et de comprendre le monde. Les artistes devraient être des précurseurs, remplissent-ils toujours ce rôle ou bien sont-ils tributaires d’un système qui les conduit à faire les yeux doux aux critiques ? (Réf au « critique » qui a le droit, lui, d’embrasser la jeune fille). Qui tient vraiment les rênes de l’Art aujourd’hui ?
Le film est tellement riche en questionnements, en vérités et en psychologie humaine contemporaine que l’on pourrait écrire un livre dessus.
Je m’arrête là, espérant vous avoir donné le goût de le voir. Personnellement je voudrais le revoir et lui donne le maximum de petites étoiles possible.

Auto-portrait au chevalet

Grâce à mon "dispensateur de conseils" comme il aime à se définir, j'ai pénétré dans un nouveau monde.
Je suis comme Alice qui vient d'ouvrir la petite porte de l'arbre et qui découvre tout un univers de possibles.
J'apprends et c'est prodigieux.
J'apprends à percevoir des nuances jusqu'ici invisibles.
J'apprends la patience, la proximité, le doux passage du pinceau sur la toile tendue, la ligne presque imperceptible qui métamorphose une atmosphère naissante.
J'apprends l'amalgame et la puissance de la contrariété.
J'apprends l'effet papillon imprimant des effets subjuguants dans la matière.
J'apprends la vie, son ardeur, sa triste raison.

La raison d'une telle passion ?
Le professionnalisme sans faille de mon Maitre, il domine.




La Foa rivière

Dimanche, nous sommes allés faire un petit coucou aux cousins de Poquereux.
Leur coin borde la rivière imprimant aux lieux une tranquillité fantasmagorique.













La bambouseraie nous offre un véritable rideau de verdure et un bon repas en perspective.










A l'ombre des imposants érythrines, quelques insectes regroupés en colonie tentent, tant bien que mal, de se protéger des rayons ardents du soleil.








Le dîner du jeudi soir

Jeudi, j'avais fait une déco genre "la cabane au fond du jardin".
Une déco pas chère du tout avec les super affaires que j'ai pu faire chez Fly, les sets de table et le soliflore à 100 F pièce.
Au menu que du traditionnel : Pâté de lapin maison, Tournedos sauce champignons, gratin de pommes de terre, cornes de Gazelle et joue de mangue.
C'était bon.









Le gratin de pommes de terre


Cela n’est pas aisé de bien le réussir. Les pommes de terre doivent être à point, fondantes, bien imprégnées du gout du lait et du fromage, ne doivent être ni sèches ni flottées.

Le gratin est une spécialité de ma mère et de ma grand-mère savoyardes toutes les deux et j’ai mis du temps à bien le réussir mais je crois que je tiens une bonne recette que je vous livre ici, comme un héritage.

Ingrédients :
N’oubliez pas que dans n’importe quel plat cuisiné, le choix des ingrédients est primordial. Je dis toujours que si l’on y met de bonnes choses, cela sera forcément bon. C’est pour cela que vous devez choisir les meilleures pomme de terre à cuire à la vapeur (bio de préférence), du lait entier, du bon gruyère voire mélanger celui-ci avec un peu de Comté fruité, de la fleur de sel de Guérande, du poivre noir sorti du moulin, de la farine bio type 55 ou 65, de l’ail bien frais, de la bonne crème entière plutôt fluide, et enfin du beurre fin de qualité.

Si vous vous attachez à ce choix de produit, le gratin sera, certes, sublimé mais il vous reviendra aussi plus cher. Réservez donc cette recette pour de grandes occasions, mais ne tombez jamais dans l’à peu près, cela tue la gastronomie. Je déteste lire des recettes où l’on dit de mettre de la crème ou du lait allégée. Si vous êtes au régime, il vous suffira de prendre la moitié de votre portion habituelle, de savourer le plat lentement et de vous remplir l’estomac avec une crudité.

Je ne donne pas de quantités exactes, je m’adresse ici à des personnes qui savent déjà cuisiner et qui ont l’habitude de leur public, qui plus est, vous trouverez cela partout sur le net si vous voulez vous faire une idée.

Ustensiles :
Le plat à gratin en terre est peut-être le mieux adapté, néanmoins un plat en verre pyrex (comme celui que j’utilise) est bien aussi. Éviter les plats en tôle et revêtement téfal.
Le couteau à lame fine en céramique prend ici toute sa valeur, il évite l’oxydation accélérée et permet de trancher très finement.
Passoire, pinceau à beurrer.
Casserole à fond épais.
Tamiseur à farine.
Torchon propre.
Manique.

Allumer le four à 220°.
Râper le gruyère, réserver.
Écraser l’ail, réserver.
Graisser largement votre plat à gratin avec du beurre, réserver.
Laver bien vos pommes de terre, les sécher dans un torchon propre et les éplucher.
Attention: ne pas relaver les pommes de terre, au risque de leur enlever trop d’amidon.
Mettre le lait entier à chauffer. Attention que le lait n’attache pas dans le fond de la casserole.
Couper les pommes de terre en fines rondelles (4 à 5 mm d’épaisseur).
La coupe doit se faire au fur et à mesure de la mise dans le plat.
Étaler une couche uniforme de rondelles au fond du plat.
Saupoudrer très légèrement de farine avec le tamiseur.
Étaler le gruyère râpé, donner un tour de poivre, saler légèrement, et disperser un peu d’ail écrasé. Verser un peu de crème fraiche sur l’ensemble (pas partout juste en filet).

Remettre une nouvelle couche de pomme de terre.
Remettre une nouvelle couche du mélange : farine, ail, sel, poivre, gruyère et crème.
Terminer avec une couche de pomme de terre et parsemer de gruyère.
Les pommes de terre doivent remplir le plat jusqu’à 15 mm (environ, bien entendu) du bord.
Verser le lait bouillant, il doit affleurer la couche supérieure de pommes de terre.
Enfourner sans attendre.

Laisser environ 10 mn jusqu’à ce que le lait bout dans le plat puis baisser la température jusqu’à 180 ° et cuire 50 à 60 mn (pour un gratin familial, moins si c’est un petit plat).

Nota : Ma mère met du lait froid et laisse le gratin sur le feu pour qu’il commence à cuire (à éviter si c’est un plat en terre) avant de l’enfourner.

MV 2009

Meilleurs vœux 2009 à tous ceux qui n'ont pas déjà reçu la carte de cette année.




Le lac en huit

Nous avons repéré (plus ou moins) le passage pour aller s'abriter de la chaleur sous la petite forêt qui jouxte le lac en Huit.
Nous étions seuls au monde, un bain et un pique-nique dans un total calme nous a rendu un peu euphorique.
Nous avons comme des enfants observé les plantes et les fourmis. Gentilles et jolies, ces dernières sont devenues nos copines et nous avons partagé notre repas avec elles en toute simplicité. Je me demandais comment ces fourmis qui n'avaient jamais gouter ni pain, ni thon, savaient que c'était bon à manger (?) par contre elles ont snobé l'ananas par peur du diabète peut-être.
Un coin rien que pour nous que nous partagerons avec notre tribu l'année prochaine, promis, juré.


Le chemin pour y parvenir est rendu difficile par une végétation agressive pour les mollets.












Surface d'eau en abstraction :




Nos copines :








Les aventures de mimi chez Carrefour

Dimanche : Je vais rarement chez Carrefour en fin de semaine, trop de monde, néanmoins je n’en fais pas un principe et si le frigo crie famine, je m’y rends de bon cœur.

Pourquoi de bon cœur, parce je suis assurée d’y rencontrer une connaissance pour un papotage en règle et à cause des petites hôtesses. Le plus souvent ce sont de charmantes jeunes filles qui vous donne à manger et à boire gracieusement pour faire la promotion d’un produit qui ne se vend pas très bien. Évidemment je suis bon public et je goute à tout avec enthousiasme.

Je suis attirée par deux dames au rayon bébés. Étrange, elles sont d’un âge mûr, ce qui rend la promo bien moins charmante que d’habitude. Il faut tourner une roue (genre roue de la fortune) et l’on gagne un petit truc pour le bébé. C’est Pampers qui essaie de vendre ses couches anti-fuite et celles qui permettent l’éducation à la propreté (sic).
Moi, je veux évidemment tourner la roue, et la dame me dit alors que je suis trop vieille pour cela ( re-sic). Piquée à vif, je lui dis que oui bien sûr, mais que c’est pour mes petits enfants et même s’ils ne sont ici, je pourrai toujours leur envoyer le petit cadeau.
OK, cela s’appelle un mensonge, j’ai quand même potentiellement la possibilité d’en avoir, alors…..
J’ai gagné une petite marionnette nounours toute douce. Je vais la mettre de côté pour le trousseau de mon premier petit enfant ….. Merci Pampers.

Ce n'est pas du tout cuit

Pour les vœux cette année, je vais vous faire bosser :
Cliquer ici sur ce lien et entrer votre texte : ex Bonne année, meilleurs vœux, bonne santé, amour et convivialité, je vous laisse le choix....
Ensuite choisissez french et votre porte-parole, enfin cliquez sur "say it".

Vache

Situation :
Un après-midi dans un grand magasin parisien en période de soldes d’hiver. De grands bacs sont installés au rez-de-chaussée, ils contiennent divers articles de maroquinerie.

L’histoire :
Je fouille dans les bacs sans grande conviction, petit à petit, j’en viens à converser avec une maghrébine qui porte un foulard discret.
- Chez nous, me dit-elle, quand la nouvelle année arrive, on doit de s’acheter un nouveau porte-monnaie afin de s’assurer qu’il sera bien rempli pendant les mois à venir.
- Chez nous, lui répondis-je, nous ne sommes pas superstitieux, néanmoins pourquoi pas se rassurer en se faisant plaisir.

Réflexion :
J’ai tout de suite pensé que cela devait être la providence qui avait placé là cette femme et j’ai acheté le plus grand porte-monnaie de l’étalage preuve que je ne suis pas vierge de superstition également.

Conséquence :
Chaque nouvelle année, je repense à elle. Hier, j’ai acheté mon porte-monnaie de l’année, il ressemble à cela :




Ma p’tit vache à lait, avec cela nul doute qu’elle se remplisse au-delà de toute espérance.

Ile des Pins

Prenez-en plein les yeux comme nous l'avons fait durant les cinq jours qu'a duré notre escapade.
Logés chez l'habitant sous la tente à l'orée de la forêt, nous étions entourés par des vestiges du bagne. Une atmosphère particulière imprègne ce lieu chargé d'histoire. A notre façon, nous l'avons continué non pas dans la douleur et l'amertume mais dans la joie et le partage.








Nous avons pour la circonstance inventé trois jeux :
Chanter une chanson qui a un rapport plus ou moins direct avec son prénom, exemple Alain nous a interprété Aline et d'autres ont pris le prénom du chanteur.
Raconter la blague la plus courte possible et qui fasse rire au moins trois personnes (pas évident).
Trouver un alexandrin commençant par "Le bonheur c'est ....", l'écrire sur une feuille, échanger les feuilles et trouver qui a écrit le vers en question.
Cela devait se faire une coupe de champagne à la main devant le coucher de soleil en baie de Kuto (c'était déjà le bonheur, alors....)




Nous avons refait tous les classiques, c'est toujours aussi magique sauf peut-être le premier jour en baie de Kuto où deux mille touristes australiens avaient débarqués pour la journée, déposés là, par les chaloupes d'un grand paquebot touristique.
Un peu déçue par l'ilot Nokanhui, la marée haute empêchait de voir la langue de sable dans son ensemble, le beau temps a compensé ce petit inconvénient.
















Nous avons déjeuné sur l'ilot qui se trouve un peu plus loin. J'aime cet endroit, il est plein de surprise, j'en ai fait seule le tour, un régal :












A la baie d Oro, j'ai été fascinée par la couleur vert tendre des pins colonnaires. Je pense que la beauté du lieu est redevable à ces arbres qui mettent de la verticalité à cet espace ilien trop horizontal.










Les couchers de soleil, ont rivalisé entre eux, pour notre plus grand plaisir.
















Ceci n'est pas une bonne résolution

Quand j'étais jeune lycéenne, je faisais de l'auto-stop pour aller au lycée. A l'époque, il n'y avait pas autant de véhicules dans les rues et pas le sentiment d'insécurité qui existe aujourd'hui.
C'était la mode des minijupes et des sabots à talons compensés hauts.
Comme dans les films, j'ai été, un jour, la cause d'un accident de voiture. Un homme n'a pas freiné parce qu'il me regardait et a embouti la voiture qui roulait devant lui. J'ai refusé une seule fois de monter dans une voiture où, il y avait quatre individus qui semblaient alcoolisés. C'est à peu près toutes les aventures que j'ai pu vivre en tant qu'auto-stoppeuse.
J'avais mes chauffeurs attitrés, entendez par là, que souvent c'était les mêmes personnes qui me faisaient monter dans leur voiture.
L'un d'entre eux était professeur au lycée technique et faisait, donc, le même chemin que moi chaque jour (commode pour moi....).
Cet homme m'a avoué un jour qu'il lisait l'avenir dans les lignes de la main.
Qui aurait raté une occasion pareille de connaitre sa vie future ?
- Que veux-tu savoir me demanda-t-il ?
-Si un jour je serai célèbre, répondis-je candidement, avec des étoiles plein les yeux.
Il observa attentivement la paume de ma main encore immaculée par l'innocence de la jeunesse et me répondit.
-Il te faudra beaucoup travailler pour cela, fut sa seule réponse, éminemment psycho-pédagogique.


En fait, et je sais que c'était déjà le cas, je me fous de la célébrité et des honneurs. Par contre, ce qui m'importe, c'est de laisser une trace sur cette terre. J'ai toujours eu cette idée en tête alors que pour d'autres personnes cela n'a aucune importance, ils se contentent de vivre au mieux la vie qui leur est offerte.
Laisser une trace sur cette terre pour mes proches, voilà ce qui m'importe, voilà ce que j'aimerais faire.