La pleine lune scintille
La langouste croustille
Le champagne pétille
Cela résume assez bien la soirée. A l'aller, du pont du bateau, nous avons profité des couleurs ardentes d'un coucher de soleil languissant.
Au retour, j'ai trouvé notre langue bien pauvre pour exprimer toutes les nuances de gris que la lune dans sa grande mansuétude nous offrait.
Les esquimaux ont une dizaine de mots différents pour désigner la couleur de la neige, là où nous ne voyons que du blanc, eux perçoivent des nuances subtiles. C'est ce à quoi je pensais en voyant défiler le paysage de l'arroyo. Les arbres d'un gris anthracite se reflétaient parfaitement sur l'onde d'un gris à la brillance argentique, au loin les collines en camaïeu étaient adoucies par une légère brume qui leur donnait une nuance bleuté. Le ciel n'était qu'un interminable dégradé dont le cœur brillait au même rythme que le mien.
La langouste cuite au feu de bois, c'était quelque chose.....
1. Le dimanche 16 novembre 2008 à 19:07, par nicole
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