Nous attendons la distribution des bagages. Ces moments imposés semblent toujours être un test de patience. Un moment hors du temps où je me sens ni complètement arrivée ni totalement partie.
Alain et Betty partent à la recherche du loueur de voiture "Golf location", ils reviennent bredouille. Le jour n'est pas propice à une conscience professionnelle sans faille. Nous sommes pendus à nos téléphones. Les dring-dring de nos mobilis s'épuisent lentement dans un silence inquiétant au fur et à mesure que le parking se vide de tous ses véhicules.
JP a trouvé un bout de gazon au milieu de l'esplanade coaltarée. Un poteau lui servant de dossier, il est assis à même le sol, il somnole. L'enfant sautille entre les valises et les glacières.
Ouf, nous réussissons à avoir le gîte, une voiture vient nous chercher.
Notre aprem est fichue, nous sommes prisonniers au camp. Par chance, c'est un bien bel endroit.
Sans cette aventure nous n'aurions pas rencontré Charles, Brice, Lolita, Doug, ismaël et les autres, jeunes enfants maréens, croisés pendant une courte promenade. Nous parlons français, anglais et nengone avec eux. Ils sont ouverts, pas farouches. C'était le cadeau du jour.
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