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Le carnet de route de la famille Rolly


Yaté

Le WE dernier, nous étions à Yaté. Le samedi nous avons marché jusqu'à l'ancien phare. Une marche tranquille d'une heure et quart. Depuis là-haut, nous avons admiré le panorama.




Le phare ne fonctionne plus depuis longtemps, il a une architecture particulière en proue de bateau ailée, un peu bunker.




Tout est cassé à l'intérieur, je me suis régalée : ambiance destroy à souhait.








C'est le seul bâtiment (à ma connaissance) calédonien qui a des meurtrières.







Une photo de poignet de porte dédiée à Nono.






Le dimanche, nous avons été nous baigner dans un des trous bleus de la rivière de Yaté. Pour y descendre, il faut s'accrocher (au sens propre et au sens figuré). Cela dure une vingtaine de minutes mais c'est difficulté D +++++.
En bas, le bain a été le bienvenu, nous avions tous très chaud à cause de l'effort physique fourni et du temps orageux généré par une dépression peu amicale.
Je n'ai même pas eu froid.....












C'est le printemps

Ici, ce sont les fleurs qui annoncent Noël ; voici une fleur-guirlande :




Les autres, je les ai croisées au grès des chemins de Yaté.













High school musical 3

Je suis allée toute seule voir ce film, parce qu'il m'est difficile de partager ce genre d'évènement avec les personnes qui me suivent d'habitude.

Kitch, romantique, énergique, un peu cucu la praline mais sympa pour ceux qui aiment le genre, dont moi.
Si le cinéma doit faire s'évader, c'est très réussi. Ne pas penser que cela puisse faire réfléchir, ce n'est pas, ici, le but. Il en faut des comme cela aussi.




La citation du jour

Un mauvais rêve suivi d'un réveil en douceur m'a inspiré cette citation :

"La jalousie est le pire ennemi de l'homme."

Fête des musiciens

Encore un excellent cru pour cette nouvelle fête des musiciens.
Il y a eu une super ambiance ponctuée par un répertoire varié.
Julie et Laura ont confirmé avec brio leur talent de chanteuse, Maxime nous a enchanté par son talent de guitariste, Alain a joué à l'ingénieur du son tout au long de la soirée, Jean-Pierre a sorti sa mandoline, le groupe de Thierry a craché des décibels rock, René s'est lâché dans de nouvelles compo, tous nous avions notre cœur et nos oreilles grand ouvert.

J'ai eu de la concurrence pour le slam. Vénael, comédien de formation m'a éclipsé de loin avec sa performance. Il a récité sans papier son texte et j'ai trouvé que cela changeait tout, cela fait pro. Je vais devoir m'y mettre si je veux être à la hauteur l'année prochaine.
La déco était dans l'opposition de tons chauds et froids. En ombre chinoise, un joueur de guitare.












Magie

Bien contente que la météo se soit plantée vendredi soir. On nous annonçait 92% de couverture nuageuse sur l'ilot Ténia alors que nous devions nous rendre sur le Petit Ténia juste à côté ; juste un peu déçue de n'avoir pas pris mon réflexe pour accentuer encore la magie du moment.




La pleine lune scintille
La langouste croustille
Le champagne pétille


Cela résume assez bien la soirée. A l'aller, du pont du bateau, nous avons profité des couleurs ardentes d'un coucher de soleil languissant.
Au retour, j'ai trouvé notre langue bien pauvre pour exprimer toutes les nuances de gris que la lune dans sa grande mansuétude nous offrait.
Les esquimaux ont une dizaine de mots différents pour désigner la couleur de la neige, là où nous ne voyons que du blanc, eux perçoivent des nuances subtiles. C'est ce à quoi je pensais en voyant défiler le paysage de l'arroyo. Les arbres d'un gris anthracite se reflétaient parfaitement sur l'onde d'un gris à la brillance argentique, au loin les collines en camaïeu étaient adoucies par une légère brume qui leur donnait une nuance bleuté. Le ciel n'était qu'un interminable dégradé dont le cœur brillait au même rythme que le mien.

La langouste cuite au feu de bois, c'était quelque chose.....






Parlez-moi de la pluie


J'étais hier soir à la première de ce film au Ciné City. La réalisatrice Agnès Jaoui étant à Nouméa pour chanter, elle a été invitée par la cellule audio-visuelle de la Province Sud pour en parler.

Le film a un énorme avantage, c'est d'être là, tout prêt à être regardé.
C'est un travail monumental de faire un film, je m'incline.

Le fait d'en raconter son histoire a tué en moi, le côté magique du cinéma. J'avais trouvé le scénario quelconque, la prise de vue pas du tout agréable avec des répétitions peu heureuses et le fait d'en discuter à mis en exergue ces défauts plutôt que d'en donner une explication qui aurait pu les inhiber.
J'ai bien aimé le personnage que joue Bacri. Ses faiblesses sont dévoilées petit à petit, par petites touches, tout au long du film. Il reste néanmoins attachant avec son côté naïf et affable. Je pense que c'est ce qui est le mieux réussi dans le film.




Le gîte

Je ne vais pas être méchante, je déteste tellement ce que j'appelle les "CNNC" (critiques négatives, non constructives), néanmoins il s'agit de dire les choses afin que cela évolue.


A Maré nous étions dans ce gîte :





Un bien bel endroit avec un ponton qui surplombe les rochers.




Nous dormions dans une petite case sur des matelas posés à même le sol.
Alain dort encore, alors que je viens tout juste de rallumer un tortillon anti-moustique qui fume. Tout devant, mes crocs veillent à mon réveil.








Nous avons été déçus par ce gîte. Il faut dire que tellement de personnes nous l'avaient vanté que notre déception a été d'autant plus cuisante.
Tout d'abord, nous n'avions pas été prévenu qu'il n'y avait pas de draps sur les matelas, dormir à même la couverture, je n'aime pas du tout cela, c'est pas hygiénique ; il serait étonnant qu'ils les lavent après chaque client.
"C'est très propre." Parole de l'hôtesse de l'agence Air Calédonie. Nous ne devons pas avoir la même représentation de ce qui est "très" propre. Pendant les trois jours que nous avons passé là-bas, nous n'avons vu personne faire le ménage dans le bloc sanitaire.
Je n'aurais jamais relevé ce genre de détail si, il n'y avait eu le coup de la tête de poisson.
Le premier soir, le dîner servi est traditionnel : riz, poisson et papaye verte râpée ; correct.
Le lendemain, nous assistons au retour de pêche du proprio, belle pêche, beaux poissons colorés dont nous ne verrons jamais la couleur.




Le repas de ce soir là est chagrin, il est encore traditionnel : poisson, riz et taros mais les quantités servies sont insuffisantes. Il n'y en avait que pour deux alors que nous étions cinq. Je demande du rab et l'on me sert alors la tête du poisson (sic). Vous connaissez les hommes, ils peuvent tout supporter mais les laisser avoir faim, c'est une grave erreur. A partir, de ce moment là, le décor a perdu de son panache, les moustiques ont piqué plus fort, le verrou de la douche cassé en a pris plein la figure.
Pour deux nuits, nous avons payé 41 000 F. Le coût de la bouffe n'a pas dépassé au grand maxi 5000 f. A ce prix, il vaut mieux avoir une case-gîte plutôt qu'un hôtel deux étoiles, c'est beaucoup plus rentable.
A noter que Betty avait apporté un gros pochon de viande en cadeau-coutume lors de notre arrivée sachant qu'il a peu de viande à Maré.

Maré

J'ai beaucoup aimé l'île de Maré. C'est un endroit sauvage et tranquille. Nous avons eu la chance d'avoir un beau temps qui a fait vibrer les couleurs de la mer.
La palette :




Le tour de l'île nous confirme ce que nous pouvions sentir, c'est quasi désertique. Nous croisons surtout des femmes, des enfants et des vieux. Nous ne voyons aucun des champs qui font sa réputation : avocats, igname etc.
Premier arrêt aux grottes de Padawa, elles sont minuscules et ne valent pas le détour si ce n'est qu'un jeune guide nous montre des ossements humains ; l'endroit devait servir de sépultures.








De petits doghis doivent habiter les lieux si l'on en croit cette photo insolite de quelques brindilles qui jouxtent les crânes humains.





Stop à Tadine, pour admirer l'aquarium naturel, les poissons ont partagé notre pain quotidien.








Il y a un truc particulier à Maré, c'est qu'il n'y a quasiment aucun panneau de signalisation. Trouver les spots touristiques relève d'un jeu de piste pour scouts avertis. Par chance, nos hommes sont très doués et nous ont amenées à bon port. C'est amusant, un peu, mais cela lasse aussi quand même.


L'entrée du trou de Bone, les garçons y sont allés à l'instinct :




C'est une réserve naturelle d'eau douce.








La citation du jour



"Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre. "

Galilée

Confiture

Hier, j'ai fait de la confiture de fraises.
Avec des fraises d'ici congelées par les soins des fraisiers de Païta.


Je suis déçue du résultat, je n'ai réussi à produire que de la confiture à yaourt (ie : que l'on mélange à du yaourt nature pour le sucrer).
Elle est sucrée - bien- ; elle a un gout de fraises -bien- mais c'est au niveau de la consistance que cela pêche.
Trop liquide.

Pourtant, j'ai fait un mélange de trois recettes différentes pour la réussir.
1 : J'ai mélangé de la chair de pommes vertes et mis à cuire les peaux et pépins avec, pour avoir de la pectine.
2 : Je l'ai faite cuire en deux fois, 10 mn la veille et le reste le jour suivant.
3 : J'ai ajouté du jus de citrons dans lequel avaient dissout des coquilles d'œufs, pour avoir du calcium qui est aussi un liant.

Je l'ai faite cuire plus longtemps que le temps donné (25 mn maxi) et attendu que la t° monte jusqu'à 108°.

J'ai épuisée là, toutes mes connaissances, au secours, aidez-moi.
En retour, je vous donnerai un de mes 16 pots de confiture à yaourt, il s'agit de les manger maintenant.

Billet

Cathy vient tout juste de revenir du Pérou, elle semble enchanté de son voyage.
Je lui avais passé commande d'un châle en vigogne.
Pour cela, je m'étais rendu à ma banque, la SG du coin, j'y avais échangé quelques milliers de nos francs contre un billet vert de 100 euros.
Cathy n'a pas pu honorer ma commande pour deux raisons :
200 g de laine de vigogne coutent 500 euros..... bon !
Elle a quand même pris un châle en baby alpaga qui rentrait dans le budget imposé. Le souci, c'est que quand elle a voulu payer avec mon billet de 100 euros ; le commerçant n'en a pas voulu, prétextant qu'il était faux. A deux autres reprises, elle a essayé de le passer sans plus de succès. Une banque locale lui a confirmé ce triste verdict.
Retour à la case départ avec mon billet en poche, explication de l'histoire, hurlements désespérés de ma part.
RDV est pris avec la banque, c'est Alain qui vient de s'y rendre.
Bon point, ils n'ont pas remis en cause notre parole, par contre pour eux le billet n'est pas faux (sic). Ils nous l'ont quand même échangé contre un autre qui semble plus vrai mais comment en être sûr ?
Ce n'est pas le Pérou ici.

Arrivée à Maré

Dimanche 13 H 30, l'avion se pose à l'heure sur l'aéroport de Maré.
Nous attendons la distribution des bagages. Ces moments imposés semblent toujours être un test de patience. Un moment hors du temps où je me sens ni complètement arrivée ni totalement partie.
Alain et Betty partent à la recherche du loueur de voiture "Golf location", ils reviennent bredouille. Le jour n'est pas propice à une conscience professionnelle sans faille. Nous sommes pendus à nos téléphones. Les dring-dring de nos mobilis s'épuisent lentement dans un silence inquiétant au fur et à mesure que le parking se vide de tous ses véhicules.




JP a trouvé un bout de gazon au milieu de l'esplanade coaltarée. Un poteau lui servant de dossier, il est assis à même le sol, il somnole. L'enfant sautille entre les valises et les glacières.
Ouf, nous réussissons à avoir le gîte, une voiture vient nous chercher.
Notre aprem est fichue, nous sommes prisonniers au camp. Par chance, c'est un bien bel endroit.








Sans cette aventure nous n'aurions pas rencontré Charles, Brice, Lolita, Doug, ismaël et les autres, jeunes enfants maréens, croisés pendant une courte promenade. Nous parlons français, anglais et nengone avec eux. Ils sont ouverts, pas farouches. C'était le cadeau du jour.




Maré

Après Lifou la mercantile, Ouvéa l'horizontale, nous nous sommes rendus à Maré la chaleureuse.


Je vous ferai un compte-rendu en règle de cette courte balade mais aujourd'hui je tenais à vous présenter ses quelques fleurs et feuillages afin de vous faire patienter non pas en musique, comme avec les téléphones, mais en images.





























Suite du salon de la Francophonie

Ce matin, à la mairie, il y avait la remise des prix du concours de Haïku.
J'ai participé au concours et je n'ai pas gagné.

Le concours a eu beaucoup plus de succès que prévu : 987 poèmes à traiter, c'est pas mal.
Claudine Jacques a gagné le premier prix.

Après cela, nous avons pu écouter des auteurs lire des textes notamment José-Louis Barbançon qui nous a enchanté avec ce texte inédit :
cliquer ici, si vous voulez vous offrir une minute de plaisir.