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Le carnet de route de la famille Rolly


Vive l'OPT

Pour fêter ses 50 ans l'OPT organise un concours de boîte aux lettres.
Voici la mienne :




N'hésitez pas à aller voter pour moi. Les Photos des boîtes en concurrence seront exposées entre le 9 et le 15 mai au centre d'art.

Fête des mamans et des papas

J'ai rangé mon bureau wouahhhh.
Le phénomène est tellement fantastique qu'il s'est mis à pousser des anémones sur le mur du fond.





Admirez aussi nos nouveaux sièges. Ce sont des Herman Miller, les Rolls-Royce en matière de fauteuil de bureau.
C'est notre cadeau mutuel entre Alain et moi pour nos fêtes respectives de parents comblés.
Non, ils ne sont pas chers parce qu'ils sont garantis 12 ans en utilisation continue 365 j /an et 24h/24.
Où pouvez-vous trouver des objets techniques garantis si longtemps dans notre société de consommation ? Même les maisons ne sont garantis que pendant 10 ans.
Alors suivez bien mon calcul :
1 jour = 1440 minutes
365 jours = 1 an = 525 600 mn
12 ans = 6 307 200 mn
90 000 F : 6 307 200 = 0,014 F
Donc si vous me suivez bien la minute d'utilisation de ma chaise ne me coute presque rien, merveilleux !

Le dicton "Je suis trop pauvre pour acheter bon marché" s'avère une fois de plus pertinent.

Leçon de chose

Un petit stop sur le chemin à la Fête de la crevette, de l'écrevisse, du cerf et du poussin, allez hop, Boulouparis en rajoute un chaque année.
Il n'y avait plus ni crevettes ni écrevisses à vendre mais nous avons quand même vu des crevettes dans l'aquarium de l'IFREMER.
Des vrais de la mer fraichement pêchées :




Et les fameuses "litopenaeux stylirostris" toniques et curieuses. Celles-là même qui font le tour du monde et que l'on peut acheter dans les rayons de Carrefour en Europe.




Enfin, un pot de hachard et de confiture de goyave plus tard, nous roulions tranquillou en direction de la maison.

Poé suite

Nous avons déjeuné au petit snack de la plage qui loue aussi des kayak et des pédalos.








En partant nous nous sommes arrêtés au restaurant ex Eden Rock qui abandonné depuis de nombreuses années ressemble à présent au château de la Belle aux bois dormant.
Nous connaissions le Monsieur qui a construit de ses mains en cassant chaque caillou cette bâtisse qui résiste malgré son abandon au temps qui passe.












La leçon d'archéologie


Dimanche nous avons fait 4 heures de route pour aller jusqu’à Bourail sur le site archéologique de Poé.




La leçon a été intéressante même si nous n’avons pu voir que peu de chose et si les photos des sépultures étaient interdites.




Les fouilles ont lieu au bord de la plage à côté du camp de vacances du CE de RFO. L’espace a été entièrement clôturé par une palissade en tôle de telle sorte que de la route l’on ne puisse rien voir et défriché, il n’y a plus aucune végétation.
Il s’agit ici d’archéologie préventive (ie : avant travaux). Les fouilles sont entreprises par une société privée STRATES. Le Boss de la société avec qui nous avons pu parler est passionné par ce qu’il fait.
La société est épaulée par de jeunes archéologues venus de France et quelques locaux. Elle travaille en étroite collaboration avec l’administration et les coutumiers et, comme il s’agit d’archéologie préventive, le site sera rendu aux promoteurs le 21 juin prochain.
Il ne fait pas de doute que tout le long des 20km de plage, il y a une présence forte d’occupation des sols et de nombreuses autres sépultures. L’occupation , n’est pas encore datée mais il semblerait (si j’ai bien compris) que les vestiges datent du 10 au 12 ° siècle.
Les archéo nous expliquaient qu’il ne s’agit pas de tout fouiller mais de tavailler sur des échantillons de terrain comme c’est le cas ici. Ce site précisément est connu depuis de nombreuses années à cause des différents travaux qui ont pu y avoir lieu mais à l’époque, on avait pris soin d’occulter le fait. Nous même, nous y avons trouvé de belles pièces de poterie néanmoins, j’étais loin d’imaginer que nous campions juste au-dessus de tombes à peine ensevelies.
C’est ce qui m’a le plus interpelé. Comme vous pouvez le voir sur cette photo les vestiges ne sont vraiment pas enterrés profondément. Il y a trente ans nous aurions pu tomber sur des ossements en creusant simplement nos tinettes, j’en ai froid dans le dos. Non pas, que je sois superstitieuse mais quand même !




Vous pouvez voir ici que les archéo ont découvert de belles pièces de poteries (exceptionnel : une anse en bas à gauche qui est gravé) et des objets lithiques (herminettes, polissoirs) bien conservés.








Leur travail au pinceau et aux instruments de dentiste est une leçon de patience. Il faut une journée pour mettre à jour un squelette et ils ont localisé 40 tombes. Tous les squelettes sont accroupis et on trouve aussi bien des enfants que des hommes ou des femmes.




Danse







La "Black Grace Dance company" présentait Shortsworks au centre Jean-Marie Tjibaou ce samedi soir.
Le spectacle était tout bonnement superbe.
Les danseurs font fi de la gravité. Ils occupent l’espace dans les trois dimensions qui semblent n’être pour eux qu’un subtil jeu virtuel.
J’étais tellement enthousiaste que je pensais que si j’avais gagné les 50 000 000 euros à euros million le matin même, je les aurais convié à une séance privée pour vivre un sentiment analogue à ces fous admirateurs qui vont jusqu’à voler les musées pour être les seuls à contempler une œuvre d’art.
Je pensais à Didi, j’aurai aimé qu’elle soit présente ce soir là avec moi.

Samedi matin

La bibliothèque Bernheim rendait hommage à Aimé Césaire à travers de la musique antillaise et des textes lus par de charmantes jeunes filles.




Dans la magnifique salle Eiffel, Mathieu Venon rendait lui aussi un hommage mais à nos amies les baleines. Sa dernière expo "Chaque baleine est une île" vaut sans conteste le détour.
Cliquez ici si vous voulez accédez à son blog pour en savoir plus.
L'éclairage y est de prime abord surprenant. Je m'imaginais entrant dans le ventre de la baleine qui a avalé Pinocchio. La bande son qui émet des cris de cétacés accentue encore cette impression. Au bout d'un moment je m'y suis faite, néanmoins, je continue à préférer la lumière du jour.




Un peu de culture ne fait pas de mal

Un WE culturel par excellence, j'ai eu droit à tout : théâtre, musique, danse, peinture, archéologie, et leçon de choses.
Commençons par vendredi soir, nous étions au musée de l'histoire maritime pour la nuit des musées.
Pas longtemps, 3/4 H à peine mais un moment sympa.
Le pub du musée disait :
"Mais qui sera au rendez-vous ? Un gardien de musée ou un gardien de phare troublé par de drôles de personnages historiques dans sa dernière tournée ?
Le Musée de l'histoire maritime vous offre un voyage maritime inoubliable au cœur de deux nuits très, très étranges….." Je ne vais pas jusqu'à dire que c'était inoubliable mais la prestation des jeunes acteurs amateurs ma foi, fort belle et prometteuse pour leur avenir artistique.
J'avais oublié mon appareil dommage, parce que l'optique du phare Amédée exposée en ce moment même vaut le détour d'objectif.

Palmier à coeur

Les membres de l'association Chambeyronia nous présentent leurs clichés à la Maison de la nature du Parc Forestier.
Pour cette occasion le staff du parc a réaménagé la salle qui se trouve en bas des escaliers. C'est une belle salle appelée à accueillir bien d'autres expos sur le thème de la nature.
L'expo ( visible jusqu'au 1° juin) présente les photos primées d'un concours interne à l'association sur les palmiers bien entendu.
Voici la photo de la photo gagnante bien plus belle en réalité que la mienne pour cause d'absence totale de lumière.




Et voici celle d'Henri heureux lauréat.




La salle a été décorée par Dany avec des graines de toutes les couleurs, merveilles absolues de la nature.








Oh la la

Dans une semaine je serai en France mais qu'est-ce qui me prend de toujours y aller quand le temps est désespérant !
A Toulouse hier : cliquer ci-avant pour une vidéo qui donne l'ambiance.

Séparés

Le week-end dernier Alain et moi nous n’étions :
Pas dans le même lit :
Lui :



Moi :







Pas dans la même maison :
Lui : Realm Hôtel



Moi :



Pas dans la même ville :
Lui : Canberra



Moi :



Pas dans le même pays :
Lui :



Moi :



Pas dans la même activité :
Lui : Il était entouré de petits hommes rouges et bleus qui couraient après des voitures pour les mettre en état ou pour les conduire et lui, était juge de course.






Moi : je parcourais la future propriété de Dum and co à Poquereux, je déjeunais en bonne compagnie à Ouano. Je découpais, je collais, je créais pour moi en vue du concours de l’OPT et pour d’autres en vue mariage.




Vue de la mer verte, futur emplacement du logis.




Le sous-bois :




La Foa, un long fleuve tranquille ?




Barbecue et Ouano Plage.








Mais nous étions tous les deux à l’ombre des niaoulis en fleur :
Lui : devant son hôtel à Sydney.




Moi : en balade comme d'hab.




Along beach

Le cadre :Calme, le retrait du restaurant par rapport à la route est appréciable. Le jardin du centre commercial est plaisant. Attention toutefois, ce n'est pas là-bas que vous devez aller si vous êtes nombreux, les tables sont toutes petites, idéales pour deux, ou trois (voire quatre maxi à l'intérieur).
L’ambiance :Cool, le nombre restreint de tables y est certainement pour quelque chose.
Le service :Bien, rien de spécial à dire.
La décoration :Il y a des nappes provençale sur les tables alors que nous sommes dans un restaurant vietnamien, pourquoi pas !
Dans l’assiette : :Les ingrédients sont frais et bons, c'est bien préparé et copieux. Il ne s'agit pas ici de grande cuisine mais nous avons aimé le côté fait maison, la fraicheur des ingrédients et le souci de servir quelque chose de qualité à un prix étudié.
Combien cela coûte ? Très raisonnable, entre 1300 et 1800 le plat.
Conclusion : Très bien, je le conseille pour un déjeuner entre copines ou en amoureux le soir avant le ciné. Ma note 16/20. Je souhaite que la qualité y reste constante.







Les sources d'eaux chaudes

Super balade samedi qui nous a conduit du Déversoir jusqu'aux sources d'eaux chaudes du fond de la Baie des Kaoris, puis retour par la Baie du Carénage.
Au début le sentier suit la rivière des Kaoris dont les remous mettait un touche claire dans la verdure du paysage.




La balade est facile seules quelques descentes, un peu à pic, demandent de l'attention. Les crocs sont à prévoir pour traverser la rivière.








Une ambiance bonne enfant régnait parmi les marcheurs. Il faut dire que le retour en force du soleil satisfaisait tout le monde et que le chemin nous réservait à la fois une touche de fantastique dans la Baie des Kaoris, de l'humour dans la baraque de pêcheurs de la baie du Carénage, de l'art rupestre ( création originale de Jean-Pierre) et de la xylo-peinture sur les poteaux de la baraque par un joyeux inconnu.




























Personne ne s'est perdu sur le chemin, il faut dire que même la nature nous indiquait la voie à suivre (pour ceux qui n'ont rien compris et qui pourraient penser que la couleur de mes cheveux commence sérieusement à atteindre mon cerveau, j'explique : regardez bien, la baie a une forme de grande flèche).




Le Calypso : restaurant de fruits de mer

Le cadre :Notre table est en terrasse, sous la tôle entouré de plantes vertes, il fait frais presque froid. Le bruit des voitures qui roulent juste à côté est parfois gênant, heureusement que nous sommes le 1° mai et qu’il y a peu de circulation. Les chaises sont des “pliables noires” de discounter de base, inconfortables au possible. Cathy est allée en chercher une plus confortable pour mamy qui avait mal aux fesses, vous comprendrez pourquoi, tout à l’heure (une touche de suspense dans une histoire cela en sublime le style).
Seul Alain, a testé les toilettes délabrées d’après ces dires mais relativement propres.


L’ambiance : Très bonne entre nous, nous avons ri plusieurs fois aux éclats, tellement la situation était surréaliste. Par ailleurs, une seule autre table de deux était occupée. C’est Cathy qui commence les hostilités en disant qu’elle enlève des points pour l’ambiance musicale.


Le service :Je pourrai parfaitement, commencer ici une nouvelle rien qu’avec ce que nous avons vécu aujourd’hui. Toutefois je vais essayer d’être la plus brève possible pour ne pas vous lasser (c’est un challenge ça mimi !).
Cela a commencé sur le coup de 10h quand j’ai reçu un coup de téléphone du restaurant. Une voix féminine :
-C’est quoi, vous voulez manger?
-Des fruits de mer, répondis-je.
-Oui mais quoi?
-A la limite, je pourrai vous le dire pour moi, mais je ne peux pas choisir pour les quatre autres personnes qui seront avec moi.
-C’est à la carte alors?
- Ben…. oui.
-On ferme à 2h et demie, parce qu’à 3h on a un anniversaire. Vous arrivez quand ?
-A midi.
-OK, a tout à l’heure.
-C’est cela, à tout à l’heure.

Une tahitienne nous accueille et nous fait choisir notre table.
Une jeune métisse, fort jolie, vient nous demander ce que nous voulons comme apéro, et prend notre commande, jusque là, tout va bien.
Nous attendons un bon quart d’heure pour avoir notre verre, mon Frontignan est servi dans un verre à cognac (détail futile….).
Retour de la tahitienne gantée de latex (sic) qui vient nous dire qu’elle n’a ni crabes farcis ou décortiqués ni popinées parce qu’avec le mauvais temps, il n’y a pas eu de pêche. Bien évidemment, c’est sur moi que cela tombe. Et, il n’y a pas non plus de maï-maï ; ah, quand même, pour une fois , je ne suis pas la seule à être désappointée. Les garçons acceptent du thon en remplacement. Pour ma part, je me rabats sur des coquilles saint Jacques et des crevettes à l’ail.
Un garçon vient nous poser sur la table une corbeille de pain. Je pouffe de rire, il avait oublié qu’il nous en avait déjà apportée une (que des broutilles tout cela!). Au bout d’une heure, mamy s’impatiente (d’où la chaise) elle a faim ! Je n’ai toujours pas compris comment on peut prendre une heure pour faire 4 assiettes de coquilles et ouvrir 6 huitres.
. On mange, une heure se passe encore…. Quand le deuxième plat arrive, les assiettes sont chaudes (super) mais trois d’entre nous n’avons pas de couvert. Nous en demandons. En attendant, je commence à manger mes crevettes avec les doigts, moi aussi j’ai faim. Enfin, Cathy a fini son plat, je lui pique sa fourchette pour manger mon riz. Quand le garçon apporte les couverts mais pas en nombre suffisant, nous avons fini de manger.
Alain C, nous regarde manger stoïquement, ils se sont trompés dans la commande et ont apporté des crevettes au lieu de son poisson, le temps que son plat arrive, les oiseaux des alentours ont eu le temps de nicher, de pondre et nous pouvons entendre les cui-cui de leurs petits.
Mamy veut un dessert. Sur la carte, elle avait repéré une tarte aux fruits qui lui faisait envie (mamy adore les tartes). Cathy va au nouvelles parce que si, il faut attendre encore une heure pour le dessert on ne sera sorti qu’après 14h 30. On lui a répondu qu’il n’y aura de la tarte que le lendemain (sic).
La note est demandée et arrive relativement vite. Je la vérifie et demande la carte. Panique, la note repart en coulisse à des fins de vérification et ne revient que longtemps après (là, Cathy a failli se fâcher) avec dessus les verres de vin qui avaient été oubliés. Et moi qui ne voulais que contrôler ce qu’il y avait dans les coquilles!


La décoration :Une nappe rose en tissu est posée sur la table. A un moment Alain nous dit que la nappe est à l’envers. Premier tilt : quelqu’un dit (je crois bien que c’est la mamy mais je n’en suis pas sûre) que c’est parce qu’il ont retourné la nappe au lieu de la changer. Deuxième tilt : j’avais trouvé bizarre les tâches que j’avais aperçu sur la nappe. Je la soulève et là, je vois clairement que la nappe est maculée de tâches sur l’envers. Nouveau délire qui nous fait une fois de plus éclater de rire. Cela me rappelle l’Inde et ses nappes sales mais au moins là-bas c’était plus sincère parce que bien visible. Note positive dans ce jonchement de délires : les assiettes sont bien présentées, c’est joli.


Dans l’assiette : :Note positive les produits sont bons et de bonne qualité. La préparation ne relève malheureusement d’aucun savoir gastronomique. Les coquilles saint Jacques sont cuites à point mais flottent dans de la crème tiède mais non cuite, point barre. Les crevettes à l’ail sont également bien grillées mais dans une matière grasse inconnue et insipide et il n’y a ni ail ni persil. La sauce au poivre vert pour le poisson n’est que de la crème tiède parsemée de quelques grains colorés. Les huitres gigas servies à mamy ne sont gigas qu’à Lilliput et mamy continue à crier famine.


Combien cela coute ? Alors que la cuisine est insipide à souhait la note pour sa part est trop salée : 26 140F pour 5 = 5228F/personne = 43 euros.


Conclusion :Nous étions tous d’accord pour un 5/20. Je trouve en y repensant que c’est une trop bonne note (influencés par le rire que cela nous avait occasionné). Un 2/20 aurait été déjà bien. Si j’écris ces critiques gastronomiques c’est pour que les choses évoluent dans ce pays mais là, ce n’est pas une évolution qu’il faut entreprendre mais une révolution. Il faut que l’on cesse de se moquer de nous.