Dimanche soir, je me suis sentie comme :
Le Shérif Kane sur le quai de la gare dans Le Train sifflera trois fois, après avoir été abandonné par sa femme.
Le Petit Poucet quand il se rend compte qu’il n’a pas de caillou blanc au milieu de la forêt lugubre.
Blanche Neige quand son père épouse la mégère au miroir magique.
Oedipe quand il apprend qu’il n’est pas le fils de Polybe et Mérope.
Moïse quand Dieu l’abandonne dans le désert et qu’il y erre pendant quarante ans.
ABANDONNÉE, c’est abandonnée que je me suis sentie quand j’ai compris que personne dans le monde entier ne connaissait mon numéro de mobilis par cœur même pas mon mari.
L’abandon, je le sais à présent, est un sentiment affreux de solitude, mêlé à celui d’une injustice, d’une trahison.
Heureusement que la vie est belle et que cela continue…..
Je me suis pas trop mal sortie de cette épreuve en pensant :
Comme Gide :
“Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à sa tristesse.”
Et comme Charles de Gaulle :
“Le caractère, c'est d'abord de négliger d'être outragé ou abandonné par les siens.”
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