Régulièrement, les médias titrent en première page, ce qu’ils appellent le suicide collectif des dauphins et autres cétacés mais personne de parle du suicide collectifs des fourmies dans le pot de miel de la côte est (du bon je vous assure). Je suis la seule à m’en préoccuper.
Pourtant, elles ont eu du mal à arriver jusque dans cette mer douçâtre. Il y avait un couvercle sur le pot. Avec pugnacité elles l’ont escaladé, ont réussi à se contorsionner pour passer dessous avant de se laisser choir dans le liquide visqueux.
Ce matin, certaines étaient encore en vie et elles y nageaient tant bien que mal, groggy par cet excès de glucides. D’autres, hélas avaient déjà trépassé. Je me demande si c’était à cause de la fatigue de l’ascension ou bien si c’était après un nirvana gastronomique mérité.
C’est petit une fourmi et malgré leur centaine bien tassé cela ne faisait que bien peu de grammes. Je les ai consciencieusement ramassées et mises dans un immense linceul blanc ainsi elles auront droit à un enterrement collectif.
Cet hécatombe m’a serré le cœur et pour éviter que la tentation soit grande pour d’autres, j’ai mis le pot fatidique dans le frigo.
Je protège la vie, moi.
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