Pas au niveau du temps de marche 2H 1/2, pas plus en ce concerne la difficulté du parcours, juste un petit dénivelé pour gentilles novices. La difficulté qui a troublé la quiétude de l'esprit nature : a été le fait qu’il était tout simplement impossible de rester debout sur ce chemin en terre rouge damée. Affaire que je n'ai pas su mener avec brio puisque je me suis retrouvée les quatre fers en l'air.
Nous étions sur le sentier de la mine Renaissance dans le parc de la rivière Bleue. Donné pour difficile, il ne l'est pas vraiment, si comme nous, on le fait à l'envers.
Il faut vous dire ou vous redire qu’en ce moment, partout dans le grand Sud, tout est spongieux, saturé en eau depuis qu'il pleut presque tous les jours depuis 4 mois. Par endroit comme ici, le chemin devient carrément un cours d'eau.
Ailleurs les arbres vivent comme ils le peuvent dans l'eau rendue verdâtre par un environnement constamment gris et vert.
Là , les crevasses profondes des sentiers escarpés sont remplis d'eau chaque jour par une pluie parfois torrentielle.
Une sorte d'algue ou un lichen microscopique a envahi les parterres incultes donnant d'autres nuances à ce sol monochrome.
Comment voulez-vous qu'après cela, le sentier pris, samedi, ne concurrence pas le fameux sentier glissant. Je n’ai jamais parcouru ce dernier mais celui-ci en matière de glisse, il tenait, ce jour là , le haut du pavé.
Je me suis vue dans l'obligation de négocier chacun de mes pas, de louvoyer à gauche et à droite du sentier à la limite de la végétation qui offre souvent une accroche plus confortable. Une seule fois mon attention s’est délayée, je cherchais un angle propice à une photo qui d’ailleurs est restée virtuelle et boum pata boum je me suis retrouvée sur le derrière.
J’ai nettement senti la fonction physiologique de mes fessiers graisseux qui ont amorti le choc comme des coussins d’air, jaloux, mon poignet a voulu faire de même mais le pauvre n’a pas supporté mon poids. Bobo.
En dépit de cette aventure, la balade a été joyeuse et superbe, je me sentais vivante et heureuse, une véritable renaissance qui augure une nouvelle saison riche en bonheur.
Pendant la pause déjeuner, j’ai quitté la table pour aller m’amuser avec la nature.
L’eau omniprésente chantait et bougeait. C’était le seul élément qui paraissait quelque peu doué de vie. Aucun cri d’oiseau, aucun souffle d’air, je me sentais au milieu d’une carte postale en 3D.
Sur le chemin du retour, nous avons été attiré par le pont Pérignon. Voilà , une partie de l’affiche qui montre le pont dans son état habituel et voilà comment il était samedi.
Le parking était carrément sous l'eau.
Nous ne l’avions jamais vu ainsi.
La vie est belle et cela continue.
1. Le lundi 7 avril 2008 à 19:06, par nicole
2. Le lundi 7 avril 2008 à 21:37, par Mireille Rolly
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