Cathy me disait hier, qu’elle a passé un réveillon perturbé par des cris de démence venant d’une maison voisine. Une autre voisine ayant appelé la police, il lui a été répondu qu’il n’y avait plus d’équipes disponibles pour intervenir. Nous en sommes réduits à attendre une mort d’homme pour que la police se déplace pour les constats; cela n’est pas rassurant.
Sur l’Anse Vata hier matin, jetés çà et là, des cartons de feux d’artifice faisaient concurrence aux canettes de bière et autres cadavres de bouteilles vides.
Nous avons croisé des groupes de personnes endormis sur la pelouse qui leur faisait un matelas convenable. C’est une chance qu’ici, l’on ne meure pas de froid quand on couche dehors.
Il y avait aussi quelques malheureux encore debout, quelques bribes de paroles, des voix enrouées et pâteuses, c’est tout ce qu’ils étaient capables de donner.
J’ai trouvé ce tableau triste à souhait. Si, j’ai utilisé ce terme de “malheureux” cela n’est pas anodin, aucune joie ne transpirait d’eux, où est “l’esprit” de la fête qui est avant tout amitié et partage ?
En cette nouvelle année, je souhaite à tous ces malheureux et à leurs frères de connaitre la joie.
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