C’est une véritable catastrophe à résonance sociale et gastronomique qui nous tombe dessus cette année.
Il n’y a pratiquement pas de letchis sur les arbres, ZERO. Une totale pénurie nous a privé de ces délices printaniers. Les arbres de mamy : vides, ceux de PDF vides aussi. Il m’est arrivé d’en apercevoir au marché il y a une quinzaine de jours au prix faramineux de 3 000F/kg (25 Euros), si vilains, maigrichons et tout et tout, que j’ai détourné mon regard et ma bourse d’un air dédaigneux.


C’est la faute au réchauffement de la planète qu’ils disent, je n’en sais rien, c’est en tout cas la première fois, que de mémoire d’homme, cela arrive ici.



Apparemment le réchauffement sert à d’autres cultures, moins prisées par mes papilles.
La culture du cannabis se porte bien. Les planteurs ont réussi à sélectionner des pieds qui présentent un taux élevé de tétrahydrocannabinol (THC), si bien que cela inquiète (enfin !) les autorités.
J’ai toujours su d’instinct que l’herbe avait quelque chose de morbifique. Il est aujourd’hui prouvé que quatre fumeurs sur dix développent des maladies psychiatriques chroniques invalidantes et irréversibles.. Le taux de THC est passé en quelques années de 1 à 14 % . Ceci peut être traumatisant pour un enfant qui n’a jamais consommé, l’expérience peut se révéler très angoissante, bouleversante, avec même des manifestations délirantes aiguës et on peut le retrouver en hôpital spécialisé, et cela, après un usage unique (dixit le pharmacien-biologiste Yann Barguil).
Cela fait carrément peur. Un copain me racontait un jour qu’il s’est retrouvé à flipper comme cela, après avoir gouté dans une soirée des biscuits cannabisés, il faut également se méfier des boissons qui peuvent également en contenir. On finira par dire à nos enfants de ne manger ou de ne boire que ce qu’ils apportent quand ils sont invités à des teufs d’enfer.