Le menu aussi préfigure Noël, je l'ai voulu particulièrement light, histoire de pouvoir faire face dans dix jours aux agapes qui nous attendent .
Le gaspacho était gouteux, j'y avais mis trois feuilles de basilic, un peu de piment d'Espelette, de l'ail mais pas d'oignon (en cuisine, je ne mélange jamais les deux).
J'avais pris soin d'éplucher les tomates et les poivrons ce qui m'avait pris pas mal de temps, mais le résultat était plus digeste.
Par contre je l'ai trouvé trop chargé en vinaigre. J'avais pourtant diminué de moitié les doses proposées par les différentes recettes lues ; j'aurais du me fier à mon instinct et ne mettre que ce que j'avais envie.
Je n'ai pas non plus mis de panade, j'ai trouvé cela inutile.
Le plat principal était composé d'un filet de vivaneau sur son lit de poireaux à l'indienne et son pavé de pomme de terre au thym.
Il y avait un petit moment que je voulais essayer la cuisson du poisson à basse température.
Le filet est cuit dans un mélange pour moitié d'huile d'olive et de graisse de canard à 65 °.
Cela fait fin bizarre quand cela cuit, on n'a pas l'impression qu'il se passe quelque chose, et pourtant si, la chair devient blanche petit à petit. La température augmente lentement dans la chair du poisson, et il est cuit à point et bien chaud entre 10 et 15 mn plus tard.
Enfin, du poisson chaud, cuit en profondeur et pourtant gardant son onctuosité. Vraiment bien.
Le vivaneau, étant un excellent poisson, c'était peut-être facile de bien le réussir.
Je déteste le thon mi-cuit, soit je le mange cru, soit cuit, hors, le thon trop cuit devient vite de la semelle, conclusion, je n'aime pas beaucoup le thon cuit.
Je me demande si cette méthode de cuisson, peut rendre au thon toutes ses lettres de noblesse, suite au prochain essai gastronomique.



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