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Le carnet de route de la famille Rolly


Ce matin

Un silence provoqué
L’horizon de l’océan perdu dans l’immensité du ciel
L’absence du moindre souffle d’air accentuant une attente crispante
La suppression totale du relief des choses faute d’ombre
Mes pas, ce matin, me conduisaient, sur le chemin d’un de nos mondes parallèle.




Boulot

Vendredi aprem avec Anne, nous sommes allées prendre notre premier cours de sculpture chez Jean-Pierre.
Il commence avec nous les bases des bases et nous fait travailler sur pâte à modeler.
C'est ludique et technique à la fois, petit à petit vous aurez droit à mes progrès. Il nous a donné un travail de maison pour le WE : Mélanger tous les bâtons de pâte afin d'obtenir une couleur grise uniforme. Avec mes doigts fins de princesse, j'en avais pour trois jours, heureusement mon prince ne manque pas de force virile et a mélangé la pâte en moins de deux (pas de jours, quelques petites minutes seulement).
Pendant que mes mains pétrissaient, je repensais à mon enfance et au fait que je détestais la pâte à modeler une fois qu'elle avait perdu ses atours colorés.




Pour 2008







Slam de fin d'année

Mes journées


Les autres me demandent
Ce que je fais de mes journées,
Et moi je me demande
Pourquoi toutes ces questions ?
Jalousie ou intérêt,
Tout dépend
De qui ça vient.
Amitié ou dédain
Voilà qui n’est pas bien.

Réveillée par les oiseaux
Je me lève sans réveil
Baskets aux pieds
Je rame ou je pédale
Dans la salle
Toutes les filles
Sont comme moi
Je ne suis pas la seule,
A rêver de corps bien fait.

L’eau du bain coule
Et s’écoule aussi du temps
Et plus j’en ai du temps
Et plus cela s’écoule.

Le curseur de mon ordi clignote
Je compose un billet
Parfois une vraie lettre
Je blogue à tir de cliques
Pour les connus et les inconnus
Pour l’esprit rien de tel
Ainsi, je reste au top
Je persiste en moi-même.

Tout cela est bien
Mais voilà, maintenant il s’agit
De garantir un équilibre domestique
Courses, vaisselle, repassage
Petites obligations nécessaires
De tous et de chacun

A midi
Un déjeuner seule
En couple
Ou entre amies
Et, nous voilà l’après midi
Lasse et fatiguée
Je retrouve Morphée
Et peu de temps après
Je fais
Bonbon, chocolat,
Réflexions et pensées
Lecture et confiture.

L’étoile du whisky
Brille déjà
Avec les filles
On partage un ciné, une expo, un slam

Chut, entends la nuit étendre
Son voile, doucement,
Tranquillement.
L’heure de la fin de journée
Est toujours à l’heure
Et à ce moment là,
Si je regarde mon cœur
Je n’y vois que bonheur.
A demain.

Table de Noël

J'ai fini la déco de la table pour mardi midi à la maison.
Je voulais quelque chose de brillant, puisque nous n'aurons pas les lumières de la nuit.










Pour mes canetons qui sont loin et pour vous aussi






La promenade

Il était 4 h 45 ce matin et je me marchais sur la promenade.
Ce que j'en dis :
C'est le seul moment de l'année où le soleil se lève au-dessus de l'ilot Sainte Marie.
La lumière rasante crée de belles ombres portées .
J'ai croisé un bonhomme, vieux avec un gros bide, qui promenait son chien, il était en slip (?), ce n'est pas un attentat à la pudeur ça ? Je voudrais voir si une nana faisait la même chose ce qui se passerait.
Un groupe de jeunes écoutait encore à plein tube de la musique sortie d'un coffre de voiture à la Côte Blanche.












Le diner du mercredi soir

Un peu plus de doré pour cette nouvelle déco de l'avant, l'orchidée que j'ai acheté samedi m'avait inspiré les couleurs.
Un menu fraicheur, que du bon.
J'ai copié une recette de Benoît Pepin chef de la "Plage rouge" à Marrakech. J'ai un peu modifié sa recette en ajoutant du poivre dans le jus de pastèque et en mettant des pois chiches grillés plutôt que des pistaches. D'avoir vu en vidéo sur le site cuisinerenligne, sa façon de procéder m'a appris des tours de mains que je ne connaissais pas. Cette entrée a été très appréciée pour sa fraicheur et sa légèreté.
Ensuite nous avons eu des boudins blancs accompagnés de champignons et marrons. C'était les boudins d'Arlette, toujours aussi bons.
Enfin, par dépit de n'avoir pas du tout mangé de letchis cette année, j'ai acheté des framboises de Païta et des cerises que j'ai servies avec une sauce au chocolat et quelques amandes mondées par mes soin.













Bientôt Noël

Mireille (une homonyme, cela existe oui, oui ) nous a convié mardi aprem pour un thé de Noël. Chaleur, piscine (j'y suis restée au moins deux heures),délicieux gâteaux et champagne (ici le thé à des bulles !) et compagnie féminine charmante ont fait de ce moment une oasis de bien-être.
Me doutant qu'il y aurait surproduction de gâteaux, j'ai préféré apporter une boisson de ma compo. J'ai décidé de boire cette été des infusions glacées. Toutes les herbes et fleurs y passeront afin de varier les gouts et les bienfaits des herbes. Voici la recette de mardi :
Faire infuser du thym frais dans de l'eau chaude .
Filtrer et mettre dans le blender avec des copeaux de gingembre frais, broubrouter le tout quelques instants.
Passer et écraser la pulpe de gingembre au maximum pour lui faire sortir tout ce qu'elle a.
Ajouter du jus de citron vert et un tout petit peu de miel du pays (quand c'est seulement pour moi, je ne mets pas de sucre).
Mettre en bouteille et glacer longtemps.
A la fin de la journée après avoir bu deux litres de cette potion, votre prince charmant sera ravi de vous sentir aussi aimante.












Orgasme planétaire

Tenez-vous fin prêts, demain le monde entier doit faire l'amour pour le cosmos.
Ici, cela sera entre midi et une heure.
Pour chaque pays c'est différent, comme cela, à chaque instant de la journée, quelqu'un s'enverra en l'air.
Je ne sais pas si cela marchera, mais je trouve l'idée amusante.

Le bouquet de la semaine

Je l'adore, je viens tout juste de le composer avec les quelques fleurs que j'avais hier et qui faisaient déjà, un bouquet sympa, et les lys offerts par Agnès et Robert. Il a pris d'un coup une dynamique que me fascine.





Cultivons notre jardin

C’est une véritable catastrophe à résonance sociale et gastronomique qui nous tombe dessus cette année.
Il n’y a pratiquement pas de letchis sur les arbres, ZERO. Une totale pénurie nous a privé de ces délices printaniers. Les arbres de mamy : vides, ceux de PDF vides aussi. Il m’est arrivé d’en apercevoir au marché il y a une quinzaine de jours au prix faramineux de 3 000F/kg (25 Euros), si vilains, maigrichons et tout et tout, que j’ai détourné mon regard et ma bourse d’un air dédaigneux.


C’est la faute au réchauffement de la planète qu’ils disent, je n’en sais rien, c’est en tout cas la première fois, que de mémoire d’homme, cela arrive ici.



Apparemment le réchauffement sert à d’autres cultures, moins prisées par mes papilles.
La culture du cannabis se porte bien. Les planteurs ont réussi à sélectionner des pieds qui présentent un taux élevé de tétrahydrocannabinol (THC), si bien que cela inquiète (enfin !) les autorités.
J’ai toujours su d’instinct que l’herbe avait quelque chose de morbifique. Il est aujourd’hui prouvé que quatre fumeurs sur dix développent des maladies psychiatriques chroniques invalidantes et irréversibles.. Le taux de THC est passé en quelques années de 1 à 14 % . Ceci peut être traumatisant pour un enfant qui n’a jamais consommé, l’expérience peut se révéler très angoissante, bouleversante, avec même des manifestations délirantes aiguës et on peut le retrouver en hôpital spécialisé, et cela, après un usage unique (dixit le pharmacien-biologiste Yann Barguil).
Cela fait carrément peur. Un copain me racontait un jour qu’il s’est retrouvé à flipper comme cela, après avoir gouté dans une soirée des biscuits cannabisés, il faut également se méfier des boissons qui peuvent également en contenir. On finira par dire à nos enfants de ne manger ou de ne boire que ce qu’ils apportent quand ils sont invités à des teufs d’enfer.

Tranquille

Nous avons trouvé un petit coin discret, sur la rivière des Pirogues pour se rafraichir dimanche midi.
Seul à deux, nous avons laissé tomber les maillots pour nager au milieu des petits poissons d'eau douce.






Rouge et tranquille la rivière s'écoule lentement.






Pour m'amuser, j'ai fait du Land Art avec des éléments trouvés dans le lit de la rivière : Un caillou blanc sphérique, et un autre troué comme une alliance, du fil électrique bleu (sic), la vertèbre d'un petit animal.



Fini

Nous étions vendredi soir, invités à une petite fête organisée par des collègues d'Alain afin de terminer en beauté une année bien remplie.



Chez Kadom

Kadom (Dominique Kuhn), ancienne camarade de Lycée, expose ses peintures chez elle, à Ouemo.















Ce billet doit être lu le plus vite possible.

Cet article que je vous propose de lire le plus vite possible est extrait du magasine Sciences et Avenir du mois de septembre.
"Développez une pensée maniaque."
La manie est un désordre mental caractérisé par une tachypsychie (pensée accélérée),
Une excitation psychomotrice mais aussi une euphorie pathologique.
Une pensée “maniaque” pourrait combattre la dépression et le stress, pire ennemis de la plasticité du cerveau. Emily Pronin et Daniel M. Wegner; des universitaires de Princeton et Havard, ont démontré que la pensée rapide et sentiment de bien-être étaient liés. 144 étudiants ont lu à voix haute une série de mots qui s’affichaient sur un écran, plus ou moins vite selon les groupes, puis ont décrit leurs sentiments individuellement. Résultat : Quelle que soit l’humeur de départ, la lecture accélérée les a rendus plus joyeux, augmentant leur énergie, leur sentiment de puissance, de confiance en soi et de créativité. Pour se sentir mieux, on peut donc, par exemple, lire un article à vitesse grand V, ou un billet de mimi à vitesse normale.
“Ces résultats suggèrent une possibilité étonnante, concluent les chercheurs. Même lorsque quelqu’un rumine est idées noires, accélérer ces idées-là peut le rebooster.
Faites-moi part de vos expériences ……

Chaleur tropicale

Il fait chaud, si chaud ....
Les persiennes de la chambre sont encore closes. Le moindre rayon de lumière y est interdit, banni ; la lumière même est ardente.
Nue, allongée sur le carrelage, je vole le peu de fraicheur qu'il reste encore de la nuit climatisée.

Pot

Cathy et deux de ses amies "potières" exposent ensemble pour la première et la dernière fois (Cathy déménage lundi) dans le jardin de sa maison rue des frères Vautrin à la vallée du tir (la maison orange et violette).
Allez-y vite les plus belles pièces sont déjà vendues, les prix étant très raisonnables.










J'ai acheté une de ces plaques de terre qui tourne sur elle-même à chaque souffle de vent.


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Vous pourrez aussi admirer son arbre magique qui décore un pan de mur oublié.


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Le diner du mercredi soir

La déco préfigure Noël avec des tons d'automne et mon arbre de Noël qui prône au milieu de la table.
Le menu aussi préfigure Noël, je l'ai voulu particulièrement light, histoire de pouvoir faire face dans dix jours aux agapes qui nous attendent .
Le gaspacho était gouteux, j'y avais mis trois feuilles de basilic, un peu de piment d'Espelette, de l'ail mais pas d'oignon (en cuisine, je ne mélange jamais les deux).
J'avais pris soin d'éplucher les tomates et les poivrons ce qui m'avait pris pas mal de temps, mais le résultat était plus digeste.
Par contre je l'ai trouvé trop chargé en vinaigre. J'avais pourtant diminué de moitié les doses proposées par les différentes recettes lues ; j'aurais du me fier à mon instinct et ne mettre que ce que j'avais envie.
Je n'ai pas non plus mis de panade, j'ai trouvé cela inutile.
Le plat principal était composé d'un filet de vivaneau sur son lit de poireaux à l'indienne et son pavé de pomme de terre au thym.

Il y avait un petit moment que je voulais essayer la cuisson du poisson à basse température.
Le filet est cuit dans un mélange pour moitié d'huile d'olive et de graisse de canard à 65 °.
Cela fait fin bizarre quand cela cuit, on n'a pas l'impression qu'il se passe quelque chose, et pourtant si, la chair devient blanche petit à petit. La température augmente lentement dans la chair du poisson, et il est cuit à point et bien chaud entre 10 et 15 mn plus tard.
Enfin, du poisson chaud, cuit en profondeur et pourtant gardant son onctuosité. Vraiment bien.
Le vivaneau, étant un excellent poisson, c'était peut-être facile de bien le réussir.
Je déteste le thon mi-cuit, soit je le mange cru, soit cuit, hors, le thon trop cuit devient vite de la semelle, conclusion, je n'aime pas beaucoup le thon cuit.
Je me demande si cette méthode de cuisson, peut rendre au thon toutes ses lettres de noblesse, suite au prochain essai gastronomique.












Surprise

En allant à la galerie 11&1/2 cet aprem, j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une de mes impressions en encre sur papier était exposée avec celles d'autres artistes ; toutes réalisées pendant le stage animé par Stéphanie en août.
A 18 h avait lieu le vernissage, autour d'un verre de vin, nous avons discuté avec les artistes présents.
Certaines impressions sont superbes, surtout bien sûr, celles de Stéphanie, et vendues vraiment pas chères, un cadeau tout trouvé pour Noël.


Les aventures de Mimi chez Carrefour

Non, pas Carrefour ce coup-ci mais Socama.
Socama emballage est devenu Socama évènements, tout un programme.
Guillerette, je m'y suis rendue lundi pour acheter du papier métal "orange". Il y en avait mais en rouleau de XXX mètres de quoi empaqueter tous les jouets de Carrefour.
Je me suis rabattue sur un rouleau doré d'un métrage plus humain. Mardi matin, je le déroule pour commencer mon petit boulot de déco. Mauvaise surprise, le papier présente une pliure qui se multiplie à intervalle régulier sur toute sa longueur et des petites marques genre griffures.
Ni une ni deux, me revoilà à la boutique pour un échange standard.
La vendeuse me dit que comme il est déballé, elle ne peut pas me l'échanger. Ok, elle est blonde mais quand même, je lui explique que j'ai bien été obligée de l'ouvrir pour me rendre compte du problème. Je demande à voir la patronne, " Elle est occupée" me répond-t-elle. Je reste plantée devant son comptoir plusieurs minutes , jusqu'à ce qu'elle me dise que la patronne est occupée et que cela va durer longtemps. AH
Je déroule le papier devant tout le monde, argumente rageusement, elle ne veut toujours rien savoir.
Ayant, la veille, repérée la dite patronne, je décide de faire du forcing, passer les portes interdites au public si besoin était.
Je trouve la dame en question à l'arrière du magasin, elle m'oblige à me calmer un peu, puis reconnait qu'il y a effectivement un problème sur le papier et décide de me l'échanger.
C'est malheureux de devoir se battre pour si peu de choses.

Fête des musiciens

Hier soir, à la maison avait lieu la deuxième fête des musiciens.
Cinq heures de musique live avec plus d'une vingtaine de musiciens différents ont fait trembler les murs de la maison.
Je n'oublie pas les chanteurs et chanteuses, tous plus excellents les uns que les autres.
On retiendra cette année tout particulièrement la prestation d'Anne qui chantait en public pour la première fois une chanson de sa composition et la voix de Franck envoutante.
Les répertoires étaient variés et si les guitaristes de tout poil étaient majoritaires nous avons eu aussi de la flute traversière, du violon, de l'accordéon diatonique, de la trompette, en plus, bien sur, du clavier de René et d'une batterie.
Ne voulant pas être de reste puisque je ne suis pas musicienne, j'ai déclamé un slam de ma composition. J'en avais préparé deux mais je n'ai pas senti le moment de dire le deuxième. Vous aurez ici même, bientôt, le privilège sinon de m'entendre, du moins de me lire.
Pour l'occaz, j'ai changé de look. En cette période de fêtes, j'ai voulu concurrencer le père Noël : Il est vieux, je suis (encore) jeune ; c'est un mec, je suis une nana ; il est barbu, moi pas ; il est vêtu de rouge, moi de bleu ; il apporte des cadeaux, moi je les crée (un peu prétentieux cela mais bon, c'est juste pour l'effet de style).
Me voici donc en Mère Noël :






Le bouquet de la semaine






Marmite et tire-bouchon

Le cadre : Nous sommes placés sur la terrasse et c'est bruyant, les voitures passent à deux pas de là.
L’ambiance : Sympa, rien à noter de spécial.
Le service : Efficace, mais un brin trop commercial, on nous pousse à consommer plus. Le restaurant a une carte des vins impressionnante, les amateurs du genre devraient apprécier.
La décoration : Bien, rien de marquant.
Dans l’assiette : : Le plat du jour est à 1400 F, ce qui est un bon prix mais il ne nous tente pas. La carte n'est pas vraiment riche ou originale. Je me laisse tenter par des coquilles St Jacques-crevettes à la citronnelle. Les ingrédients sont de bonne qualité mais la sauce est quelconque, je m'attendais à quelque chose de plus original et exotique. L'accompagnement est un riz qui est, quand à lui, très gouteux (c'est à noter parce que je ne suis pas très riz).




Les crevettes pastis ont plus de caractère, c'est bien.





Le sablé aux framboises très joli, dommage qu'il n'a pas été possible de changer la crème chantilly maison par une crème mousseline qui se serait mieux accommodée avec les excellentes framboises de Païta.





Combien cela coûte ? Les plats sont à 2300 F et le dessert à 950 F ce qui met le restau dans la catégorie up au niveau des prix pour un simple déjeuner.
Conclusion : Les notes 14 et 14 1/2, on peut y aller si l'on ne connait pas mais inutile d'en faire tout un plat.

Ile Ouen, le retour.

Le père Noël était de retour à l'ile Ouen ce week-end avec les Lions.
Au départ, c'est avec plaisir que je vois la baie de Plum sous un radieux soleil, tout y est calme comme un jour avec pain.
J'aurai dû me méfier......

Le hors-bord file à vive allure malgré son chargement. Dès qu'il s'agit d'emporter de quoi dormir, c'est l'horreur, les sacs se remplissent et s'accumulent sans que l'on puisse seulement rêver d'autre chose.
Il est tôt, des gouttelettes d'eau, précipitées par le sillage du bateau, rencontrent la lumière rasante du soleil. La lumière décomposée façonne alors un arc en ciel qui ressuscite à chaque splash d'écume.
Chacun, dans le silence de sa tête, y va de sa petite prière de remerciement pour le beau temps qui nous est offert.
A l'arrivée, après une coutume de bien-venu et une installation sommaire, une partie des personnes présentes repart faire un "coup de pêche".
Je vais me promener avec Imelda alias Starlette pour les intimes et Erika deux petites filles de l'ile sur une petite plage qui jouxte la tribu.
Je pénètre une nouvelle fois dans l'église qui subsiste décoiffée, délaissée par les hommes elle reste néanmoins envahie par une lumière divine, j'en profite pour faire des photos, espérant vaguement que cela sera la dernière fois que je pourrai le faire.
















Au fond de la baie, le courant ramène toutes sortes de remous peu engageants, traces de pollution liées au travail de la mine.




La faim me taraude, je déjeune avant tout le monde et pars faire une sieste. Je boude, je suis venue ici pour explorer davantage l'ile, pour emprunter ses chemins, pour grimper au sommet de ses collines. Je comprends que cela ne se fera pas au moment où sort d'un sac isotherme le Whisky et le Perrier.
Si c'est juste pour boire un coup, pourquoi avoir fait tout ce chemin ?
L'après-midi est déjà bien avancée quand nous nous rendons en bateau à la baie Blanche. Dans la baie, sont ancrés des voiliers terminant là une régate débutée en matinée.
Starlette, ne dénie pas son surnom et joue au mannequin.








Nous croisons des marins en promenade.




L'abord de la tribu est rendue difficile par la présence d'un récif de terre, nous accostons une nouvelle fois sans encombre malheureusement ce n'est pas le cas de l'autre bateau qui, à la suite d'un léger manque d'attention de son pilote, vient s'échouer dessus.
Cette histoire va occuper les hommes pendant de longues heures, le bateau présente une voie d'eau, il risque de couler.
Tard dans la soirée, alors que le feu consume les branches de gaiac pour le barbecue, des hommes colmatent la brèche comme ils le peuvent, et resteront sur le bateau pour le veiller toute la nuit.




Navrant cette histoire.
D'autant plus navrant que le lendemain, le soleil, las d'avoir trop briller la veille, laisse la place à de gros nuages chargés de pluie, de la vraie, celle qui mouille. Cela n'aidera pas pour les diverses manœuvres à engager.

Voilà le bateau "croché" sur le récif le lendemain matin :



Mais non, Mimi, ça c'est la photo que tu as prise en ayant oublié de régler l'appareil.
Oui mais, si elle me plait à moi......




Note de l'auteure pour ceux qui n'auraient pas bien pigé : Le bateau en question n'est pas la petite barque bleue mais celui que l'on peut voir au loin.


Un peu d'eau douce, cela n'a pas découragé le Père Noël qui en a vu d'autres, les enfants sont tous au rendez-vous et la joie est perceptible dans un regard, un sourire.




Un bougna royal vient peu après nous sustenter avec bonheur. Toutes les femmes de la tribu ont participé à sa confection. Les petites filles qui n'ont pas cuisiné ont fait la décoration de la salle commune en cueillant et piquant des fleurs fraiches un peu partout .




Les meilleures choses ont une fin et dans le cas présent, le meilleur n'était pas la fin.
Dans le bateau, couverte d'un pochon poubelle, je me mets en boule pour m'exposer le moins possible aux déluges récidivistes.
Mouiller pour mouiller, vous me direz, qu'importe. Eh bien non, la pluie dans le cas présent est la goutte en trop.
Dans la voiture, enfin à l'abri, essuyée et changée, je sentais encore l'humidité me pénétrer sournoisement par tous les pores. Ce n'est qu'à la maison que j'en suis venue à bout en soignant le mal par le mal par un bain divinement chaud et moussant.