Hier soir, je suis partie en voyage à travers le temps et l'espace assise confortablement dans mon fauteuil.
A la télé, repassait le film culte de Kubrick "2001, l'odyssée de l'espace". Le rythme lent et particulier du film, m'a incité à continuer à lire en même temps "Les contes cruels" de Villiers de L'Isle-Adam. J'étais donc à la fois projetée dans l'espace, le passé et le futur.
Je ne me souvenais que très peu du film et j'en ai apprécié ses superbes images enveloppées d'une musique ou de bruitages si étranges qu'elles vous font entrer complètement dans l'histoire. Je n'ai pas compris la fin mais cela ne m'a pas gêné outre mesure.
En même temps, je me retrouvais au 18° siècle où une reine faisait condamner son amant par jalousie, où des hommes s'entretuaient lors de duels sanglants.
Je notais les mots rares peu ou prou inusités aujourd'hui et qui ponctuent l'œuvre de Villiers : Cariatide, catafalque, caudine, dépure, falots, feudataires, haruspice et d'autres encore.
Chaque nouveau mot est une rencontre, un pas vers la compréhension de l'autre et du monde. Une aventure dont je ne me lasse pas.
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