Nous en avons fait fi, dimanche, ce qui m'a valu une blessure, néanmoins, la journée s'est bien terminée.
Météo NC annonçait un calme quasi plat dimanche matin. Belle aubaine pour aller se rafraichir en partant sur un ilot en scooteur.
Nous décidons d'aller explorer l'ilot qui se trouve en face du Mont Dore et de mettre à l'eau tout près. Premier problème, à l'arrivée de la mise à l'eau du Mont, nous découvrons une mer très agitée et la hauteur de l'eau à cet endroit nous fait un peu peur. Nous poursuivons jusqu'à Plum et là , mauvaise surprise, c'est pareil.
Pour mettre le navire (légalement un scooteur est un navire, sic) à l'eau c'est un peu sportif, mais rien ne nous fait peur sauf qu'un retour de vague me coince le majeur de la main droite entre le scooteur et la remorque. Douleur.....
L'écrasement a provoqué un "bleup", la peau de mon doigt s'est fissurée, il est sanguinolent et prend immédiatement la couleur d'un vinaigre de vin vieux (un peu de description gore dans ce blog, cela manquait).
Je vais tout de suite à la voiture pour me confectionner une poupée de compet avec ce que je trouve dans la trousse de secours.
Cela commence à faire pas mal pour un début de journée, le pompon vient avec le fait que le scooteur ne veut pas démarrer, et la mer qui continue à s'agiter......
Dans un moment de faiblesse, je veux dire à Alain que ça va là , on rentre. Ne pouvant m'entendre, le voilà déjà loin, il me "charge" depuis le ponton et c'est parti.
La traversée jusqu'à l'ilot me parait longue, ça tape, ça mouille. La douleur génère une nausée qui elle-même crée de l'angoisse. Je m'imagine tombant du bateau et le sang qui s'écoule doucement de mon doigt attire des requins qui viennent me dévorer, je vois déjà leurs mâchoires s'ouvrirent. Je me rappelle une histoire lue, celle de cette jeune femme qui se vide de son sang entre Madrid et Paris parce qu'elle a une petite blessure au doigt.
Nous voici enfin rendu. Nous faisons escale sur la côte abritée, le sol est recouvert de galets dorés, des palétuviers y agrippent leurs racines. Tout est calme, désertique, un espace de repos idéal, on n'oublie tout. Le retour est plus facile, moins mouillé, la tension s'est dissipée. C'est peut-être ça la sagesse "attendre que l'orage passe".
Lundi, journée bien occupée, attente chez le médecin, à la radio, de nouveau chez le médecin, à la pharmacie. Prescription d'antibiotiques, fracture ouverte oblige, bizarrement je ne souffre que très peu mais me voilà partiellement handicapée pendant un mois.
Des photos quand même.....
1. Le jeudi 15 novembre 2007 à 21:45, par Nicole
2. Le jeudi 15 novembre 2007 à 23:19, par Hellène
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